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	<title>Eveil spirituel</title>
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	<description>Un blog sur la spiritualité</description>
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		<title>ACCOMPLIR L&#8217;ACTION JUSTE</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Jul 2010 21:06:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claudette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entre nous]]></category>

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		<description><![CDATA[

En spiritualité, nous parlons beaucoup d’accueillir et de lâcher prise. Notre société occidentale, portée sur l’action compulsive, est effectivement carencée au sujet de l’accueil et du lâcher prise. Il existe deux grands mouvements de vie : un qui va de l’intérieur vers l’extérieur et l&#8217;autre en sens inverse. Ces mouvements s’appellent donner et recevoir ou action [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.eveilspirituel.net/blog/wp-content/uploads/2010/07/goutte-eau-2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-224" title="goutte eau 2" src="http://www.eveilspirituel.net/blog/wp-content/uploads/2010/07/goutte-eau-2.jpg" alt="" width="121" height="121" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">En spiritualité, nous parlons beaucoup d’accueillir et de lâcher prise. Notre société occidentale, portée sur l’action compulsive, est effectivement carencée au sujet de l’accueil et du lâcher prise. Il existe deux grands mouvements de vie : un qui va de l’intérieur vers l’extérieur et l&#8217;autre en sens inverse. Ces mouvements s’appellent donner et recevoir ou action et accueil. S’il est primordial de parler de l’accueil, en tant qu’être incarné, nous avons aussi à poser des actions.</p>
<p style="text-align: justify;">L’action juste est un mouvement qui émerge de la présence et non de l’ego. Elle se révèle d’elle-même. Elle n’est pas le fruit d’un effort volontaire, ni d’une analyse. Elle surgit comme un éclair ; elle est vive et étonnamment pertinente. La paix intérieure précède l’action juste qui découle de façon fluide et naturelle d’une vision claire. Elle est une pure expression de la Source qui se manifeste à travers vous. L’action juste ne provient pas des conditionnements et n’est pas liée à des expériences passées. Elle est en parfaite harmonie avec ce qui est, ici et maintenant, souvent caché sous les apparences. C’est votre essence qui s’exprime en symbiose avec l’essence du Tout. Dans la plus grande harmonie, les actions à réaliser se présentent avec cohérence et légèreté. L’action est une célébration de la vie.</p>
<p style="text-align: justify;">L’action juste s’exécute dans le détachement ; personne ne s’approprie de son accomplissement ou de ses résultats. La personne se laisse mouvoir par la Source, elle est Son exécutant. Avec ouverture et courage, elle se laisse inspirer et guider par la Source. Quand vous posez l’action juste, vous êtes au service de la Vie.</p>
<p style="text-align: justify;">L’action juste procède de l’amour ; elle est engendrée par l’amour et diffuse l’amour. Elle est le lien entre le Créateur et sa création, une pure expression divine. Sans action, il n’y a pas de création. L’action qui émerge de l’ego est engendrée dans la souffrance, contient de la souffrance et y conduit. L’action juste conduit au divin. L’action juste n’est pas le résultat de tergiversations ou de manipulations psychologiques ; elle émerge de l’Unité. C’est l’énergie du Coeur versus celle du mental si couramment utilisée.</p>
<p style="text-align: justify;">L’impulsion précédant l’action juste est vive comme l’éclair, c’est un jaillissement, ici et maintenant. C’est une perception directe accompagnée d’une certitude sans inquiétude pour l’avenir. Elle est parfaitement adaptée et tient compte d’un maximum d’éléments. Elle n’est pas motivée par l’obtention d’une récompense ni par l’évitement d’un ressenti désagréable. Cette impulsion est intemporelle et se distingue par sa fraîcheur et sa spontanéité.</p>
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		<title>LE GRAND DOUTE</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Jun 2010 16:26:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claudette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sagesse]]></category>

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		<description><![CDATA[
Voici un extrait de LE BONHEUR EST EN SOI &#8211; auteur anomyne
Notre nature foncière est déjà complètement 				présente ici et maintenant, puisque c&#8217;est grâce à elle que 				vous lisez ces lignes !! Comprenez -vous? Nous la croyions gisant 				au fond de notre inconscience, recouverte par l’activité de 				notre conscience relative, fonctionnelle, c’est-à-dire de nos 				conceptions [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.eveilspirituel.net/blog/wp-content/uploads/2010/06/Feuille-sur-ondes-bleues.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-218  aligncenter" title="Feuille sur ondes bleues" src="http://www.eveilspirituel.net/blog/wp-content/uploads/2010/06/Feuille-sur-ondes-bleues-150x133.jpg" alt="" width="150" height="133" /></a></p>
<p><em><span style="font-size: x-small;">Voici un extrait de LE BONHEUR EST EN SOI &#8211; auteur anomyne</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: x-small;">Notre nature foncière est déjà complètement 				présente ici et maintenant, puisque c&#8217;est grâce à elle que 				vous lisez ces lignes !! Comprenez -vous? Nous la croyions gisant 				au fond de notre inconscience, recouverte par l’activité de 				notre conscience relative, fonctionnelle, c’est-à-dire de nos 				conceptions du monde extérieur et intérieur, orientées plutôt 				vers les oppositions, les choix et les refus, les désirs et les 				peurs, et elle était en fait totalement exposée, évidente dès 				lors que notre regard se tournait vers &laquo;&nbsp;ce qui voit&nbsp;&raquo;. 				Mais nous sommes si noyés bien souvent dans des opinions non 				vérifiées par nous-mêmes, l&#8217;expérience des autres, le vécu 				culturel de la société que nous vivons sur un ramassis d&#8217;idées, 				d&#8217;opinions de seconde main. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: x-small;">Découvrir cette réalité de nous-mêmes 				inchangeante, libre, insaisissable, impose de questionner tout ce 				que nous avons tenu pour réel jusqu&#8217;à maintenant. Il ne faudra 				pas ménager notre effort pour nous dégager des on-dit, des 				lieux communs, du consensus tacite qui pave notre chemin. Rien ne 				devra être accepté par nous sans vérification par expérience 				directe, en particulier l’existence de l’ego, consensus 				chimérique&#8230; </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: x-small;">Même l&#8217;essentiel est encombré d&#8217;opinions 				personnelles surimposées à la tradition déjà lourde. Là 				encore, mettre en doute absolument nous ouvrira la porte du Réel. 				C’est à ce prix que nous nous libérerons, car se libérer est 				avant tout se débarrasser des acquits du passé culturel, 				philosophique, spirituel que nos sociétés maintiennent, assez 				mal d&#8217;ailleurs, faute de nous donner à découvrir la Réalité 				directement. Au fond, sur quoi repose cette main mise de la 				dualité? Posez-vous la question et marquez un temps d’arrêt. 				Ne vous jetez pas sur la réponse qui suit&#8230; Elle n’éclora 				dans votre coeur que si vous vous interrogez réellement, 				profondément. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: x-small;">Le nom et la forme, la limitation des choses et 				des êtres résulte d’un seul acte de l’esprit: celui de 				projeter sa propre subjectivité sur l’environnement, donnant 				de la sorte à ces soi-disant objets et êtres une densité 				qu’ils n’ont aucunement. La présence des êtres individuels 				existe uniquement dans le cerveau des témoins, au point que 				chacun, devant la glace, finit par se prendre pour un être 				séparé, doué d’existence, par interprétation du regard des 				autres&#8230; Un jeu de miroir. Observez cela. N’est-ce pas vrai?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: x-small;">Chacun n’aspire-t-il pas à exister dans le 				regard d’autrui? Comme s’il savait déjà sa nature de néant. 				Je vous en prie, ceci est de la plus extrême importance. Voyez 				cela. A l’instant, les choses et les êtres retrouvent leur 				nature foncière: L’être sans trait. Aucune chose n’est, en 				elle-même, séparée. La séparation naît dans l’esprit qui 				contemple. Si ce dernier découvre la fausseté de cette 				projection universelle, alors&#8230; Envisagez cela! profondément, 				totalement, et le monde se vide de la dualité&#8230; </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: x-small;">Douter, ce sera observer le monde et distinguer 				ce voile subtil dont nous l&#8217;enveloppons. Voile du sens de 				l&#8217;univers, du sens des événements (« il n’y a pas de hasard! 				»); interprétation des choses du vécu, projection dans ce 				paysage pour séparer, puis accaparer ou repousser, qualifier ou 				nier. Percevoir notre monde et pas le monde. Voir nos 				contemporains à travers le prisme des préjugés, et non pas les 				considérer comme ils sont réellement, sans mes concepts 				personnels, ma vision des choses. Ce sera découvrir une montagne 				presque gigantesque de préjugés hâtivement enregistrés, 				prompts à nous induire sur la pente glissante de la bêtise. 				Notre conception du monde conditionne notre perception, à 				concepts dualistes, vision dualiste. Toute cette activité de la 				conscience dualiste ensemence l’inconscient et maintient le 				trésor caché&#8230; </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: x-small;">Douter, en accordant plus de valeur au soi-disant 				inconscient plutôt qu’à la conscience de veille, tant cette 				dernière est souillée de la dualité. Notre inconscient est 				également sali de dualité, mais par sa nature peu différenciée, 				il rapproche davantage du Soi. Le jeu se gagne dans 				l’inconscient, si l’on se rend compte alors du vide réel des 				choses et des êtres, puisque sans l’inconscient des 				spectateurs et sa capacité à discriminer, point d’existence 				séparée. Rien que l’être sans limite. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: x-small;">Douter, même d&#8217;exister, nous ouvrira à cette 				profondeur insondable dont on ne sait si c&#8217;est l&#8217;Etre ou le 				Néant&#8230; Si nous sommes convaincus que le monde est, alors nous 				nous privons de l&#8217;accès au Néant. Poser l’être du monde 				comme objet nous pose en tant que sujet. En revanche, ni être ni 				néant, ni objet ni sujet, et voici ouverte la bulle universelle, 				fleur de vacuité&#8230; Qualifier emprisonne l&#8217;objet. Si en revanche 				nous évitons la qualification, le monde prend un caractère de 				livre ouvert sans rien écrit dessus, d&#8217;une ouverture 				inconditionnelle à ce-qui-est, à « je ne sais pas&#8230; ». Cette 				ouverture est amour. </span></p>
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		<title>SAMÂDHI, L&#8217;ÉVEIL AU DELÀ DE TOUTE IDENTIFICATION</title>
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		<pubDate>Mon, 03 May 2010 21:43:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claudette</dc:creator>
				<category><![CDATA[À propos de l'éveil]]></category>

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		<description><![CDATA[

Andreas Mamet a commencé son parcours méditatif il y a plus de 30 ans.  Dans les années 70, il a vécu en Inde pendant 5 ans pour approfondir sa  pratique. Au début des années 80, il a enseigné la méditation au Japon  et en Allemagne. Il vit actuellement au Mont Shasta, en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><em><img class="aligncenter size-full wp-image-209" title="goutte eau" src="http://www.eveilspirituel.net/blog/wp-content/uploads/2010/05/goutte-eau.jpg" alt="goutte eau" width="232" height="161" /><br />
</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Andreas Mamet a commencé son parcours méditatif il y a plus de 30 ans.  Dans les années 70, il a vécu en Inde pendant 5 ans pour approfondir sa  pratique. Au début des années 80, il a enseigné la méditation au Japon  et en Allemagne. Il vit actuellement au Mont Shasta, en Californie, et  consacre son temps à enseigner à Paris et à Tokyo</em></p>
<p>De nos jours, beaucoup de choses sont écrites sur  l’Eveil (en Sanskrit : Samâdhi) et souvent, je m’aperçois qu’on le  décrit comme une expérience qui apporte une amélioration pour le  chercheur spirituel une fois qu’il a atteint l’état de Samâdhi. Le  chercheur devient spécial. Une version améliorée. Un modèle turbo.<br />
Rien ne saurait être plus éloigné de la vérité. L’expérience  de Samâdhi est inséparablement liée à l’annihilation du chercheur. La  survenue de la Samâdhi équivaut à la cessation du chercheur. La Samâdhi  est la suspension de la structure du soi mental.</p>
<p>Le mental existe en tant qu’entité qui a  pour fonction sempiternelle de s’approprier, de s’identifier. Il le fait  implacablement, sans cesse. Lorsque le mental dit : « J’ai faim », il  s’identifie à une sensation dans l’estomac. Lorsqu’il dit : « Je suis en  colère », il s’identifie à une émotion. Et la liste s’allonge sans  cesse. A chaque fois que le mental exprime une notion d’identité, il  perpétue un mensonge existentiel.</p>
<p>Chacun d’entre nous dans ce monde a déjà  fait face à la notion de « Je suis riche et célèbre » et aux modalités  subséquentes en terme d’arrogance et d’égocentrisme. Il est intéressant  de noter que les mêmes dynamiques du mental sont directement transférées  dans la dimension spirituelle. Le mental perpétue ses modalités  usuelles sans même sourciller. Il suit son cours.<br />
Désormais, son identité a pris une nouvelle forme : « Je  suis doué en méditation ».</p>
<p>Dès lors, on devient quelqu’un qui peut  affirmer : « Je canalise Dieu, Mère Marie ou Saint Germain ». Notre  nouvelle identité devient : « Je suis proche de Dieu » (et vous feriez  mieux d’écouter ce que je vous dis). Lorsque de telles notions sont  perpétuées, on continue bel et bien de nourrir son arrogance et son  égocentrisme, mais sous un nouveau déguisement.</p>
<p>La toute première ligne des Yoga Sutras de  Patanjali dit : « Yoga Chittam Vritti Nirodha ». Le yoga est atteint  lorsque tout mouvement du mental a cessé. En d’autres termes, il est  atteint lorsque la capacité du mental à s’approprier des identités cesse  totalement.</p>
<p>La Samâdhi est l’expérience de l’ouverture  de l’espace intérieur. Dans cette ouverture de l’espace intérieur, le  soi mental disparaît purement et simplement. Lors de cette disparition,  tout processus d’identification s’évapore.</p>
<p>La Samâdhi est la présence d’un silence si  vaste que le soi mental ne survit pas à l’émergence de cette présence.  Dans la réalité de cette présence, le mental doit être absent. Par voie  de conséquence, Samâdhi et soi mental n’existent pas simultanément. Ils  ne le peuvent pas. Si le soi mental est,<br />
la Samâdhi n’est pas. Si la Samâdhi est, le soi mental n’est  pas.</p>
<p>En Inde, il existe une technique  spirituelle qui a pour objectif d’aider le méditant à naviguer vers le  but final, l’ultime « ici et maintenant », la Samâdhi. On appelle cette  technique « neti, neti ». Cela signifie « ni ceci, ni cela ». A chaque  fois que le méditant détecte une identité qui émerge en lui, on lui  conseille de penser « Je ne suis pas ceci ». L’identité suivante  survient et à nouveau, le méditant pense : «  Je ne suis pas cela ».</p>
<p>Cette technique fait partie de la pratique  du Gyan Yoga, le yoga de l’intellect, puisqu’il a recours à l’intellect  pour en fait aller au-delà de l’intellect. Elle guide le méditant vers  l’expérience de liberté de toute identification : la Samâdhi.</p>
<p>Lors de la Samâdhi, le chercheur disparaît.  Ce qui reste est le flot de l’expérience. Toute séparation entre le  sujet et l’objet s’est évanouie. Tous les noms ont disparu et il ne  reste que les verbes. Seul demeure le processus d’expérience de  l’intensité électrifiante de l’instant même.</p>
<p>L’évènement de la Samâdhi est très  choquant. Aucune dose d’imagination, aussi créative soit-elle, ne pourra  préparer l’individu à cette expérience.</p>
<p>J’ai vécu la Samâdhi pour la première fois à  l’âge de 21 ans, après 3 années d’intense entraînement yoguique. Je me  suis assis en méditation et me suis concentré sur un point situé à 5  centimètres au-dessus de ma tête, en visualisant une flamme. Puis j’ai  visualisé que j’entrais au coeur de cette flamme. Soudain, depuis le  coeur de cette flamme, un espace a commencé à s’ouvrir rapidement et une  incroyable immensité s’est déployée, dans laquelle mon être et toute  activité mentale ont complètement disparu.</p>
<p>Le choc m’envahit jusqu’à la moelle. La  Samâdhi est comme une mort, car la vie et notre perception des choses  telles que nous les connaissions, disparaissent. Selon la puissance et  la profondeur de l’expérience de Samâdhi, il peut falloir des mois,  voire même des années, avant d’intégrer l’évènement. La Samâdhi crée  également un contraste dans le sens où, pour la première fois, il y a  éveil et dans cet éveil émerge la reconnaissance que la vie avant cette  immense ouverture était une vie de profond sommeil. Les écritures  yoguiques différencient Sarbij et Nirbij Samâdhi. Le premier terme  signifie « avec graine », le second « sans graine ». En réalité, cela  signifie que la structure ego-mental revient après l’évènement de Sarbij  Samâdhi. Non seulement elle revient, mais en outre, dans la plupart des  cas, la structure ego-mental s’approprie l’évènement et le revendique, à  moins que l’individu n’ait une conscience capable d’être témoin des  dynamiques en<br />
mouvement, et qu’elle ne l’en empêche. Existentiellement, la  situation est tout à fait comique : le mental revendique le non-mental.  Les mots revendiquent le silence. A la seconde même où le mental  revendique l’expérience de non-mental, un processus de corruption se met  en place.</p>
<p>Alors que la structure ego-mental revient  après Sarbij Samâdhi, ce n’est pas le cas après Nirbij Samâdhi. En  conséquence, Nirbij Samâdhi correspond à l’expérience de l’Eveil, Sarbij  Samâdhi non ; c’est un aperçu de l’Eveil.</p>
<p>Certaines personnes ont vécu des  expériences de Sarbij Samâdhi et les prennent pour l’Eveil. Alors,  immédiatement, elles s’en vont donner des satsangs à autrui, proclamant  qu’elles ont atteint un état élevé. Mais il ne s’agit pas de l’Eveil.  Des centaines, voire des milliers d’expériences de<br />
Sarbij Samâdhi peuvent survenir avant que ne se produise  l’évènement de Samâdhi de non-retour.</p>
<p>Je souhaite souligner que l’expérience de  Samâdhi ne crée pas l’infaillibilité. Même les rares êtres qui sont  pleinement ancrés en Samâdhi conservent la capacité humaine de commettre  des erreurs à différents niveaux. L’apprentissage continue. L’univers  évolue sans cesse, nous aussi.</p>
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		<title>COMPRÉHENSION</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Apr 2010 13:55:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claudette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sagesse]]></category>

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Quelques mots de Sri Nisargadatta Maharaj  

 
Le point de vue ultime est qu’il n’y a rien à comprendre.  Comprendre est une complaisance envers les acrobaties de la pensée. Tous  ces éléments spirituels sont dans l’illusoire. Toutes vos activités  matérielles et spirituelles appartiennent à cette illusion. La  conscience doit connaître [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-198" title="Maharaj" src="http://www.eveilspirituel.net/blog/wp-content/uploads/2010/04/Maharaj2-150x150.jpg" alt="Maharaj" width="150" height="150" /></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: 14px; color: #4c4c4c;"><em>Quelques mots de Sri Nisargadatta Maharaj </em></span><span style="font-size: 14px; color: #4c4c4c; font-weight: bold;"> </span><span style="font-size: 15px; color: #4c4c4c;"><br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14px; color: #4c4c4c;"><em> </em><br />
</span><span style="font-size: 13px; color: #4c4c4c;">Le point de vue ultime est qu’il n’y a rien à comprendre.  Comprendre est une complaisance envers les acrobaties de la pensée. Tous  ces éléments spirituels sont dans l’illusoire. Toutes vos activités  matérielles et spirituelles appartiennent à cette illusion. La  conscience doit connaître la conscience débarrassée du sensoriel. Vos  concepts obstruent le chemin. Ce que vous êtes est sans forme, ne peut  pas être observé, vous ne pouvez pas le savoir. Vous ne pourrez jamais  “connaître” le Soi </span><span style="font-size: 14px; color: #4c4c4c;"> </span><span style="font-size: 13px; color: #4c4c4c;">(connaître=objet). Vous devez “être ça” et en rester là, ne plus  en bouger. Une fois jeté tous les concept, y compris “je suis”, ce que  vous êtes est grand ouvert. Parce que vous êtes, l’univers est. Ce que  vous êtes, vous l’êtes sans modifications. Vous êtes, vous savez que  vous êtes. </span><span style="font-size: 14px; color: #4c4c4c;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 13px; color: #4c4c4c;">Abandonnez vous et  tout vous sera révélé. C’est au-delà de la compréhension parce que ce  n‘est </span><span style="font-size: 13px; color: #4c4c4c;">pas conceptuel. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 13px; color: #4c4c4c;">La grâce signifie  totale unicité, aucune fragmentation. La grâce du Guru est toujours  présente. C’est la réceptivité qui doit être là pour pouvoir accepter la  grâce. Et n’est-ce pas là un nouveau concept ? Le concept même est un  risque. Quoi que je vous dise, c’est ce par quoi vous avez saisi qui  compte. Il est toujours là, c’est l’état premier. Observez la montée des  concepts et ensuite, leur disparition. La connaissance que l’on peut  posséder est un ramassis d’ignorance. C’est un mystère seulement pour  l’ignorant. Pour qui ne s’identifie pas au corps, il n’y a plus de  mystère. Vous n’avez besoin de connaissances qu’aussi longtemps que  l’ignorance existe. Tous les concepts devront être jetés, même “je  suis”. Si vous abandonnez cette identification avec la personne, alors  tout devient simple, je suis là avant que quoi que ce soit puisse se  produire. Je ne suis même pas </span><span style="font-size: 13px; color: #4c4c4c;">le son primordial qui révèle l’existence, ni la  présence, ni le son révélant la présence. C’est pourtant simple.  Démolissez tous ces concepts. Toute ambition, tout espoir, tout désir,  tout effort est relié à une identité et tant qu’une identité subsiste,  la vérité ne peut pas être perçue. Mon Guru voulait que je fusionne.  C’est ainsi, et pas par des ratiocinations mentales, que j’ai réalisé la  connaissance. Vous ne pourrez jamais rien obtenir. Tout ce qui est  connu est connu par la conscience, dans le domaine de la conscience. La  connaissance de ce que vous êtes est déjà là. Quand je sais que cette  connaissance c’est moi, qu’est-ce que vous voulez que j’attrape à  l’extérieur ? Penser pouvoir atteindre la vérité ou posséder la  connaissance demeurent des concepts. Ce qui est, avant la connaissance,  Cela est la Vérité.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 13px; color: #4c4c4c;">Expérimentation, expérimentateur et expérimenté,  tout cela est Un. L’observateur lui-même change. Ce qui est observé  amène un changement dans l’observateur et, sans ce changement en lui,  l’observateur ne pourrait rien observer (pas de perception). La  conscience est à la fois la chose qui connait, la cognition et l’objet  de connaissance. La prise de conscience est cet état où la conscience  s’enfonce en elle-même au lieu de se projeter. Quand le “je” s’affaisse,  il ne reste plus que la prise de conscience directe.  Méditer sur  quelque chose est devenir cette chose.</span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>L&#8217;ÉVEIL</title>
		<link>http://www.eveilspirituel.net/blog/?p=182</link>
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		<pubDate>Fri, 19 Feb 2010 19:19:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claudette</dc:creator>
				<category><![CDATA[À propos de l'éveil]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.eveilspirituel.net/blog/?p=182</guid>
		<description><![CDATA[
L&#8217;éveil selon Anthony De Mello
Quand tu es éveillé, la vie continue, et, autour de toi, tout se passe de la même manière qu&#8217;avant de t&#8217;éveiller, seulement maintenant tu es conscient de ce qui se passe et tu y prends part
Ce qui a changé, c&#8217;est toi, car tu commences à voir et à sentir les personnes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-183 alignnone" title="Anthony de Mello" src="http://www.eveilspirituel.net/blog/wp-content/uploads/2010/02/Anthony-de-Mello.jpg" alt="Anthony de Mello" width="132" height="188" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong>L&#8217;éveil selon Anthony De Mello</strong></p>
<p style="text-align: left;">Quand tu es éveillé, la vie continue, et, autour de toi, tout se passe de la même manière qu&#8217;avant de t&#8217;éveiller, seulement maintenant tu es conscient de ce qui se passe et tu y prends part</p>
<p style="text-align: left;">Ce qui a changé, c&#8217;est toi, car tu commences à voir et à sentir les personnes et les choses de façon différente. Les problèmes persistent, mais ils ne t&#8217;affectent plus car maintenant tu ne les vis plus comme tels.</p>
<p style="text-align: left;">La différence vient de ce que tu es en paix et que plus rien ni personne ne peuvent te perturber.</p>
<p style="text-align: left;">Ton éveil te permet de voir les choses comme elles sont et cela te donne confiance et sérénité. C&#8217;est comme le lever du soleil après la nuit : la lumière, en chassant l&#8217;obscurité, permet de découvrir les formes, les mouvements, les couleurs, et elle t&#8217;aide à comprendre la signification des choses.</p>
<p style="text-align: left;">C&#8217;est comme la joie qui se révèle en elle-même, dépouillée de toute image.</p>
<p style="text-align: left;">Elle est pure joie et n&#8217;a besoin ni de masques ni de parures pour nous combler d&#8217;allégresse.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>OUI</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Jan 2010 09:28:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claudette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sagesse]]></category>

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		<description><![CDATA[

OUI
seulement, simplement &#171;&#160;oui&#160;&#187;,
toujours &#171;&#160;oui&#160;&#187;
un tel dit ceci et le dit même avec colère&#8230;
“oui” c&#8217;est qu&#8217;il ne pouvait pas parler autrement&#8230;
tel autre a fait cela qui peut sembler abominable&#8230;
“oui“&#8230;car il ne pouvait faire autrement&#8230;
Ce &#171;&#160;oui&#160;&#187;, ce simple &#171;&#160;oui&#160;&#187; dit calmement
et comme une compréhension profonde
emplie de patience et de compassion
est bien le plus haut des accomplissements
car il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><img class="aligncenter size-full wp-image-176" title="OUI" src="http://www.eveilspirituel.net/blog/wp-content/uploads/2010/01/OUI1.jpg" alt="OUI" width="97" height="123" /></p>
<p align="center">
<p align="center"><strong>OUI</strong></p>
<p align="center">seulement, simplement &laquo;&nbsp;oui&nbsp;&raquo;,</p>
<p align="center">toujours &laquo;&nbsp;oui&nbsp;&raquo;</p>
<p align="center">un tel dit ceci et le dit même avec colère&#8230;</p>
<p align="center">“oui” c&#8217;est qu&#8217;il ne pouvait pas parler autrement&#8230;</p>
<p align="center">tel autre a fait cela qui peut sembler abominable&#8230;</p>
<p align="center">“oui“&#8230;car il ne pouvait faire autrement&#8230;</p>
<p align="center">Ce &laquo;&nbsp;oui&nbsp;&raquo;, ce simple &laquo;&nbsp;oui&nbsp;&raquo; dit calmement</p>
<p align="center">et comme une compréhension profonde</p>
<p align="center">emplie de patience et de compassion</p>
<p align="center">est bien le plus haut des accomplissements</p>
<p align="center">car il n&#8217;est plus rien qui vous soit étranger</p>
<p align="center">dont vous soyez séparé</p>
<p align="center">tout ne fait plus qu&#8217;Un</p>
<p align="center">et cela,</p>
<p align="center">tout cela,</p>
<p align="center">ce n&#8217;est que vous.</p>
<p style="text-align: left;">Swami Prajnanpad</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Ô mon mental !</title>
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		<pubDate>Sat, 09 Jan 2010 09:53:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claudette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entre nous]]></category>

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		<description><![CDATA[


Ô mon mental
Toi mon bien-aimé serviteur
Tu as été abusivement utilisé par un maître excessif
Pardonne-moi ces abus.
Dorénavant tu travailleras beaucoup moins
Et dans des conditions favorables.
Tu seras interpellé uniquement pour les tâches qui te siéent.
Tu pourras te reposer longuement
Et profiter de ton ami le silence
Que tu as trop peu fréquenté dans ta vie.
Je t’ai confié la lourde [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-165  aligncenter" title="mains-priant Dürer" src="http://www.eveilspirituel.net/blog/wp-content/uploads/2010/01/mains-site-Aksysmundi.jpg" alt="mains-priant Dürer" width="131" height="187" /></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><img src="file:///Users/EveilSpirituel/Library/Caches/TemporaryItems/moz-screenshot-1.png" alt="" /></p>
<p style="text-align: left;">Ô mon mental<br />
Toi mon bien-aimé serviteur<br />
Tu as été abusivement utilisé par un maître excessif<br />
Pardonne-moi ces abus.</p>
<p style="text-align: left;">Dorénavant tu travailleras beaucoup moins<br />
Et dans des conditions favorables.<br />
Tu seras interpellé uniquement pour les tâches qui te siéent.<br />
Tu pourras te reposer longuement<br />
Et profiter de ton ami le silence<br />
Que tu as trop peu fréquenté dans ta vie.</p>
<p style="text-align: left;">Je t’ai confié la lourde tâche de me rappeler sans cesse ce que je dois faire<br />
De m’aider à réfléchir sur les idées que je voulais élucider<br />
Mais surtout, comme un esclave j’ai exigé de toi que tu travailles sans relâche.<br />
Je t’ai donné le lourd mandat de réagir sur tout ce que je vois, entends, goûte et ressens.<br />
Même quand tu n’avais pas de tâches à effectuer, tu continuais de t’épuiser à travailler<br />
Car j’oubliais de te mettre au repos<br />
Ou bien, je ne savais pas comment mettre fin à tes activités.</p>
<p style="text-align: left;">Je t’ai demandé de résoudre des problèmes qui ne sont pas de ton ressort<br />
Désolée, je ne connaissais pas tes limites<br />
Je me suis adressée à la mauvaise enseigne.<br />
J’aurais dû savoir que tu n’as pas été créé pour résoudre le mystère de la création,<br />
Étant toi-même une création.<br />
J’ai compris que pour ces questions je dois m’adresser à une autre instance<br />
Le Créateur lui-même.</p>
<p style="text-align: left;">Malgré sa gentillesse et sa disponibilité illimitée<br />
Je me suis parfois sentie intimidée à l’idée de l’interpeller<br />
Nous nous sommes parlés et je me sens maintenant plus à l’aise de m’adresser à Lui.<br />
Désormais, je vais utiliser la voix du coeur.<br />
C’est un organe qui, me dit-on, jouis d’un système de régénération instantané et illimité<br />
Il ne se fatigue donc jamais.</p>
<p style="text-align: left;">Tu t’es épuisé à la tâche sans jamais te plaindre<br />
Même fatigué tu assumais tes responsabilités sans laisser entrevoir ton épuisement.<br />
Je continuerai de t’utiliser pour mettre en mots, comprendre ou réfléchir.<br />
Je ne peux me passer de toi tu sais.<br />
Aussi, je serai plus sélective dans le choix dans mes demandes</p>
<p style="text-align: left;">Bon repos Ô mon mental<br />
Jouis de ces nombreux instants de douceur qui t’attendent<br />
Et reçois ma gratitude infinie pour ta collaboration plus qu’exceptionnelle.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>LA GRIPPE A(H1N1) ET LA SPIRITUALITÉ</title>
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		<comments>http://www.eveilspirituel.net/blog/?p=146#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 08 Dec 2009 08:41:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claudette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entre nous]]></category>

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		<description><![CDATA[
Depuis plusieurs mois les médias de toute la planète nous inondent d’informations sur le virus et  le risque de pandémie, puis sur les premiers cas de contagions et les premiers décès. Par la suite la «pandémie» a été officiellement déclarée. Enfin un vaste programme de vaccination se déroule encore à ce jour.
La très grande majorité [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-147 alignnone" title="Virus A(H1N1)" src="http://www.eveilspirituel.net/blog/wp-content/uploads/2009/12/Virus-AH1N1.jpg" alt="Virus A(H1N1)" width="183" height="148" /></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis plusieurs mois les médias de toute la planète nous inondent d’informations sur le virus et  le risque de pandémie, puis sur les premiers cas de contagions et les premiers décès. Par la suite la «pandémie» a été officiellement déclarée. Enfin un vaste programme de vaccination se déroule encore à ce jour.</p>
<p>La très grande majorité des informations que nous recevons de la part des autorités médicales et gouvernementales, autant que celles provenant des groupes anti-vaccination, sont basées sur la peur. Celle-ci est parfois voilée, mais elle est présente. Les personnes responsables utilisent tous les moyens à leur disposition pour inciter les gens à se faire vacciner. Pour eux, c’est la meilleure façon de prendre soin de la population. De leur côté les leaders anti-vaccination veulent sensibiliser et ébranler. Certains se font alarmistes. C’est aussi leur façon de prendre soin de la population. La peur est un moteur très puissant et très efficace. Quoi de mieux pour faire bouger les gens ? Tous ceux qui ont eu un quelconque pouvoir dans leur vie le savent.</p>
<p>La peur est de loin beaucoup plus contagieuse que la grippe.</p>
<p>Le virus est un être vivant que se comporte comme tous les êtres vivants, y compris vous et moi. Si vous le rejetez et le méprisez, il va s’accrocher. Saviez-vous que les chercheurs ayant une attitude guerrière face aux virus observent au microscope des réactions différentes des chercheurs ayant une attitude de fascination ? Que fait un chien dont vous avez peur et que vous essayez maladroitement d’éloigner ? Il s’agrippe&#8230;</p>
<p>Faut-il se faire vacciner ? Je ne peux pas répondre à cette question pour vous. Il m’apparaît plausible que la vaccination puisse être une action juste pour certaines personnes. Je n’ai par ailleurs aucune compétence pour évaluer la qualité et la valeur du vaccin en question. Je souhaite simplement partager un point de vue et éveiller les consciences. Il est si facile d’être piégé par la peur. Je ressens une grande compassion pour mes frères humains qui n’ont pas découvert en eux les ressources utiles pour agir à partir d’un espace sans peur.</p>
<p>Se faire vacciner ou ne pas se faire vacciner ? Nous sommes ici en présence d’une belle dualité. Une fois de plus, nous avons le pouvoir de prendre position en favorisant un point de vue au détriment de l’autre. Mon invitation est d’aller au-delà de la dualité et de retrouver votre espace d’unité. Après vous être posé la question, à savoir si c’est juste ou pas pour vous, écoutez votre petite voie intérieure, celle de votre cœur  ; c’est un sage conseiller.</p>
<p>Je sais que pour prendre une bonne décision, c’est-à-dire qui soit sage et juste pour soi, le meilleur chemin est celui de la conscience. À partir du moment où une peur est présente, la meilleure chose à faire est de différer sa décision et de prendre le temps de se libérer de sa peur. Il s’agit d’abord de prendre conscience et d’accueillir sa peur. Il s’agit ensuite de regarder  sa peur dans les yeux et de l’interroger. Demandez-lui d’où elle vient et quel est son véritable message. Est-elle vide comme le sont souvent les peurs ou vient-elle vous transmettre une information utile ?</p>
<p>Lorsque vous avez reconnu et accueilli votre peur dans la conscience et l’ouverture, elle disparaît rapidement. Vous retrouvez un espace sans formes et sans limites où règne la paix. Le champ de toutes les potentialités s’ouvre à vous. À partir de cet espace, il devient possible de prendre la décision qui est juste pour vous. Dans cet espace vous êtes libre de conditionnements et d’émotions, vous êtes en contact avec l’essence de la vie et votre parfum personnel. La vérité est en vous, pas dans les bulletins de nouvelles. «Vous» êtes l’autorité suprême de votre propre vie.</p>
<p>Revenir à soi, être dans le moment présent, se libérer de l’emprise de ses émotions et de ses conditionnements sont les fondements d’une vie vécue dans la conscience et l’amour. La spiritualité, ça se vit au quotidien. Chaque expérience est une occasion d’intégrer la conscience et l’amour dans sa vie. La grippe A-H1N1 en est une autre.</p>
<p>Claudette</p>
]]></content:encoded>
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		<title>LE BASCULEMENT</title>
		<link>http://www.eveilspirituel.net/blog/?p=139</link>
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		<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 06:03:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claudette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Récits d'éveil]]></category>

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		<description><![CDATA[
Il est 5 heures du matin le 6 octobre 2008, je dors profondément  dans mon appartement de St-Jean sur Richelieu en grande banlieue de Montréal au Québec. Je dors mais parallèlement je vis un bouleversement monumental. À l’accoutumée et depuis ma plus tendre enfance, ma phase de réveil matinal se produit en deux temps. Premièrement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-143" title="Crashing down" src="http://www.eveilspirituel.net/blog/wp-content/uploads/2009/11/Crashing-down.jpg" alt="Crashing down" width="280" height="210" /></p>
<p>Il est 5 heures du matin le 6 octobre 2008, je dors profondément  dans mon appartement de St-Jean sur Richelieu en grande banlieue de Montréal au Québec. Je dors mais parallèlement je vis un bouleversement monumental. À l’accoutumée et depuis ma plus tendre enfance, ma phase de réveil matinal se produit en deux temps. Premièrement je prends conscience de mon environnement de l’intérieur puis je demande à mon corps de s’activer, de se réveiller.  Le tout se succède en quelques secondes et je passe chaque matin par ces deux phases de démarrage comme un mécanisme bien huilé faisant partie de moi et je suis complètement à l’aise avec ce processus.</p>
<p>Mais ce matin tout marche de travers. Mon processus de réveil ne répond plus, j’essaie de prendre conscience de mon environnement de l’intérieur et de réveiller mon corps, mais quelque chose me garde à l’intérieur, quelque chose empêche le réveil du corps. Pourtant je suis en pleine lucidité, je suis consciente mais je n’arrive pas à ouvrir les yeux, je sens un grand malaise comme si j’étouffais, « ça y est » me dis-je « je suis en train de mourir, je manque d’air, je fais une crise cardiaque », je suis à la veille de trépasser, mais je ne ressens aucune panique, je suis capable d’en mesurer l’intensité, j’accepte ça calmement et je laisse aller. Je me laisse glisser et j’abandonne sans remords tout ce qui a été ma vie, mon corps, tout ce qui était Betty.</p>
<p>À l’instant où je me laisse glisser, je me retrouve debout à côté de mon lit à regarder mon corps souffrir. Il a des convulsions et je me dis : » ce n’est pas possible de souffrir comme ça », je constate cette chose qui tressaute et souffre à côté de moi, mais je ne m’assimile pas à ça, je n’ai aucune émotion, je regarde simplement.</p>
<p>Alors voilà, c’est simple je suis entrain de mourir et sans panique je l’accepte, je me laisse aller dans la mort d’une manière sereine, pas de lutte, pas de protestation, rien, seulement l’observation d’une situation. « Allons- y! Je suis prête ».</p>
<p>Le décor change brusquement.</p>
<p>À ce moment, j’observe deux moi-même assis l’un en face de l’autre autour de la table de la salle à manger.</p>
<p>Alors on résume, il y a mon corps qui est allongé dans mon lit qui souffre, il y a un premier moi qui observe ce corps et qui en même temps regarde deux autres moi qui se font face dans la salle à manger. On est quatre à intervenir en même temps, un moi qui joue comme le pivot et qui perçoit, un corps qui souffre, un moi qui est  toute émotion et un moi qui est rationnel et autoritaire, et le tout dans un perception globale, le tout faisant parti de moi. Ce n’est pas un observateur qui prend de la distance, non, tout est inclus et en même temps distinct et identifiable.</p>
<p>Le moi pivot regarde le moi émotif et constate une grande concentration de douleur, le moi émotif se plaint : « je n’en peux plus de toujours chercher à savoir qui je suis  et à ne jamais réussir » beaucoup de larmes, une douleur intolérable. « Je suis seule, personne ne s’est occupé de moi, l’enfance a été difficile pour moi, mais j’ai survécu et ça continu encore cet emprisonnement malgré mon acharnement a vouloir me sortir de là,  je ne réussirais jamais! »</p>
<p>Le moi rationnel qui est en face à l’autre bout de la table pointe du doigt le moi émotif et lui dit : » Tais-toi, arrête de te plaindre ça suffit! » Il se lève et avance en le menaçant. Il y a de l’exaspération presque de la violence  dans la voix; c’est un ordre.</p>
<p>À ce moment le moi pivot regarde le corps s’agiter douloureusement et se dit ça y est le corps va mourir, il ne va pas supporter cette expérience et curieusement ne se sent pas concerné.</p>
<p>Le moi émotif est épuisé, poussé à bout, sans force sans réaction, l’élastique qui lui permet de se ramener au calme est tendu au maximum, prêt de la rupture, il est au bord de la perte de contrôle. Il est tellement terrorisé par les ordres donnés par le moi rationnel qu’il se met à rapetisser et j’ai la sensation du corps qui diminue et je perçois mon incapacité à réagir. Mon corps ne mesure plus qu’environ six pouces (20 centimètres) maintenant et  n’a plus de forces, devient comme de la gélatine et tombe par terre, se frappe le visage contre le plancher de bois. J’entends le bruit de la tête qui frappe le sol dans un bruit mat.</p>
<p>À ce moment je m’abandonne, je dépose les armes, sachant que c’est la fin, je sens la mort m’envahir. C’est la deuxième sensation de mort, la première était uniquement physique, alors que celle-ci est émotive. C’est la personne qui souffrait, qui voulait diriger, qui voulait survivre à tout prix et qui ne s’en laissait imposer d’aucune manière qui trépasse, c’était celle qui passait des marchés avec Dieu. En même temps mourrait aussi la petite fille pieuse qui n’aspirait qu’à la paix, la partie intouchable, la partie que je préservais de moi-même et que personne ne pouvait atteindre.</p>
<p>Je sens que je me dissous, c’est le dernier souffle de Betty, j’abandonne totalement et je me dis: « c’est la fin! » je me sens lourdement écrasé.</p>
<p>Et là tout bascule, il n’y a plus de moi émotif, plus de moi rationnel, plus de corps qui souffre, juste une conscience totale.</p>
<p>Je marche dans le salon et j’étouffe de joie, je crie, je suis cette joie et j’ai de la difficulté à contenir cet état merveilleux, je regarde à l’extérieur et j’ai l’impression de ressentir l’univers, la lumière me pénètre, je suis ce que je vois mais aussi je suis l’air que je respire.</p>
<p>Je marche, je suis en mouvement comme ce flot qui me traverse, je ne peux pas rester en place. Je prends conscience que je ne suis plus un corps, je ne suis plus cette enveloppe limitée, mon petit corps de rien ne peut pas contenir cette énergie phénoménale. Voilà pourquoi je bouge, pourquoi je suis en mouvement, c’est trop puissant pour que je puisse rester en place,  je constate que je ne pourrais pas garder cette énergie à l’intérieure de mon corps, tout va exploser.</p>
<p>Et là je vois mon corps âgé d’environ 30 ans, habillé décontracté en jeans assis sur une petite chaise d’école, la tête penchée sur le côté droit.   Mon corps a les yeux ouverts, mais ils sont sans vie, comme les yeux vitreux d’un mort, il est moins vivant qu’une plante.</p>
<p>Je me dis, m’adressant à lui : « je suis tellement contente de te voir, je suis tellement contente de ne plus être associé a`toi, tellement contente de ne plus être responsable de toi. » Je m’avance vers mon corps et je le touche, je sens qu’il est vivant, qu’il fonctionne, mais je ne suis plus associé à lui, je le vois mais ce n’est plus moi. Je constate que je me suis trompé sur moi-même, je pensais que j’étais ce corps et de celui-ci tout partait, chaque pensée, chaque action, mais ce n’était pas vrai, c’était comme un robot que je programmais au gré de mes pensées.</p>
<p>En l’espace d’une seconde, je fais le tour de la situation. Je suis consciente de mon corps allongé dans mon lit qui tressaute et souffre, je suis consciente du moi rationnel et du moi émotif, mais je ne suis plus ça, le moi pivot a émergé et s’est transformé en cette vaste conscience, la perception est directe, pas de pensées pour classifier tout cela, et directement je constate que je ne peux pas supporter ça et je hurle Ah Ah Ah Ah!!! (à mettre en bon hurlement), je suis ce cri, je ne suis pas mon corps hurlant de terreur, je suis le cri dans toute son amplitude.</p>
<p>Ce que je vous dis c’est que je suis la voix, je suis la totalité de ce qui m’entoure, je n’ai pas de limite, si je dirige ma conscience sur quelque chose, je suis cette chose, je suis unie à tout. Et c’est irréversible, l’ancienne Betty n’existe plus, mon ancien mode de fonctionnement s’est éteint et je suis en train d’expérimenter quelque chose de phénoménalement nouveau.</p>
<p>Par ce cri l’ancien mécanisme à essayé de se  réanimer,  mais plus rien ne marche, mon ancien système de pensée est cassé à jamais.</p>
<p>Je regarde de nouveau mon corps sur la chaise, je constate qu’il est inerte, qu’il ne fait rien par lui même et je vois à quel point la folie nous pousse à torturer cette chose au gré de nos hallucinations, au gré de nos constructions mentales. Le corps est neutre, il n’a pas d’état d’âme et je ne suis pas un corps  je suis le tout et j’en suis intégralement consciente depuis les trois cent quatre vingt degrés de mon nouveau champ de vision.</p>
<p>Je me promène de nouveau dans le salon car il y a mouvement perpétuelle, rien n’est stable, rien sur quoi s’arrêter, tout bouge, tout vibre constamment. Là les meubles ont disparus, je vois les murs et le plafond fait d’une matière spongieuse bleutée vivante, en fait je ne vois pas comme vous pourriez voir avec vos yeux, je constate et je suis, et tout cela se passe de seconde en seconde, j’ai conscience que je ne vois plus de la même manière, j’essaye également de faire parler le corps, et j’entends comme un écho, comme une voix distordue inintelligible, la vision à changée, le son de ma voix n’est plus perçue et je ne suis plus mon corps, tout va bien rien ne m’affecte, pas de panique à bord.</p>
<p>Je regarde les murs bleutés qui s’effacent doucement, l’appartement à disparu, je suis dehors et inondé de lumière, la chaleur me pénètre agréablement, j’ai devant moi une chaîne de montagnes et sur le flan d’une des montagnes je vois défiler dans une couleur délavée l’hologramme des évènements de ma vie, les images sont pleines de vie, elles font partie de moi mais ne m’atteignent pas sur le plan émotif.  Je me sens unis à cet hologramme mais je ne me sens pas concernée.</p>
<p>Mes sens se rassemblent et deviennent une unique perception. Mes sens ne sont plus divisés  je suis le son, la couleur, la forme, rien n’est limité. Je marche doucement avec légèreté, je me sens libre et en paix.</p>
<p>Je reviens près du lit et je vois mon corps dormir paisiblement.</p>
<p>Je me retrouve sur un chemin de campagne et je vois une petite boulangerie; c’est le matin tôt. Je sens l’odeur du pain qui flotte. J’entre dans la boutique et je vois qu’il y a des gens qui font la queue pour être servi. Je dépasse tout le monde et je dis : « C’est moi qui était la première » en riant, pour plaisanter.</p>
<p>Je me retourne et vois un homme, le Jésus de mon enfance, une longue tunique, les yeux bleus fluo et la barbe longue. Je ne vois que ses yeux, son regard prend toute la place et je ressens mon ancien concept de tout l’amour du monde, ce désir de recherche de l’amour infini. La petite fille pieuse se sent humble face à cette force, cette pureté, cette beauté, cette image de Dieu. Jésus me regarde, me sourit et disparaît dans la lumière. Je sens qu’avec cette disparition, une armée de personnages mystiques disparaît également.</p>
<p>Une dame au comptoir me dit : « voici vos pains »…je me sens gênée, j’ai l’impression d’avoir pris la place de quelqu’un d’autre, elle me dit : « mais non c’est là pour toi » et elle me donne les pains. Elle me tend la main et je lui donne ce qui est dans la mienne : un cœur en chocolat noir.  Je regarde à l’extérieur, c’est immense dehors et tellement invitant.</p>
<p>Betty</p>
]]></content:encoded>
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		<title>LA NUDITÉ DE L&#8217;ÊTRE</title>
		<link>http://www.eveilspirituel.net/blog/?p=134</link>
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		<pubDate>Sat, 17 Oct 2009 01:47:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claudette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sagesse]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-136" title="Coeur sur la plage" src="http://www.eveilspirituel.net/blog/wp-content/uploads/2009/10/Coeur-sur-la-plage1.jpg" alt="Coeur sur la plage" width="248" height="165" /></p>
<p>Les êtres humains aspirent naturellement au bonheur. La majorité tente d&#8217;y accéder en ajoutant toutes sortes de choses : des connaissances, idées, expériences, etc. La sérénité et la joie profonde se trouvent à la Source, dans l&#8217;Être. Ceux qui y ont accédé disent que le chemin qui y mène est un chemin de renoncement. Il s&#8217;agit de soustraire bien plus que d&#8217;ajouter. Quand toutes les couches ont été enlevées, nous découvrons la radieuse beauté de l&#8217;Être.</p>
<p>La société nous invite constamment à «faire» davantage pour «avoir» plus. Tant de gens se retrouvent dans une course effrénée contre la montre. Le but de cette course ? Faire des milliers de choses qui vont leur permettre d’avoir : des émotions, de la considération, des idées bien arrêtées sur une multitude de sujets, de l’amour, des relations, de l’argent, du sexe, du plaisir, etc.</p>
<p>Au fil du temps, les gens accumulent des biens, mais aussi des souvenirs remplis d’émotions. Leur passé devient de plus en plus consistant, lourd. Pour échapper à la partie souffrante de leur passé, ils se projettent dans le futur, là où tous les rêves sont permis. Le futur  devient  un refuge pour les gens malheureux.</p>
<p>Pouvez-vous rester ici et maintenant et accueillir ce qui est ?</p>
<p>Une démarche spirituelle est un processus de libération de nos croyances, émotions, identités, de tout le contenu de notre conscience. L’aboutissement est la réalisation qu’au coeur de toute chose, il y a le vide. Inconsciemment et inévitablement, nous sommes aspirés par le vide. Il ne s’agit pas d’un vide dangereux, mais d’un vide plein de vie et de promesses.</p>
<p>C’est parce qu’au départ il y a le vide que nous pouvons créer. Il faut une pièce vide pour mettre les meubles qui me plaisent et dont j’aurai besoin. Si la pièce est déjà remplie, c’est impossible d’y ajouter quoique ce soit et d’y vivre.</p>
<p>Regardez votre coeur, il n’y a rien dedans. C’est pour cela qu’il peut aimer. Votre coeur est un espace vide et aimant qui peut accueillir toutes choses. Si votre coeur est rempli de tristesse ou d’enthousiasme, comment pourra-t-il accueillir la beauté d’un coucher de soleil ou le sourire d’un enfant. Pour accueillir, il faut un espace vierge, le plus vierge possible.</p>
<p>Les trois caractéristiques de l’être sont : la vacuité (le vide), le silence et l’immobilité.</p>
<p>Voulez-vous vivre dans la plénitude du moment présent ?</p>
<p>Si oui, vous devrez cesser d’accumuler des connaissances et commencer à voir en direct ce qui est. Je parle de voir sans préjugés et sans croyances. de voir sans juger, ni condamner, sans aimer ni détester. Simplement accueillir ce qui est, tel que ça se présente. C’est cela le véritable amour, accueillir sans volonté que ça disparaisse ou se transforme. Être avec quelque chose et rester avec, tout simplement. À partir de l’être, vous pouvez accueillir inconditionnellement. À partir de l’ego, ce n’est pas possible, car l’ego juge continuellement. L’ego veut tout contrôler.</p>
<p>Vous doutez de pouvoir accueillir inconditionnellement ? Rappelez-vous que fondamentalement vous êtes un être. Votre  véritable nature est donc vacuité, silence et immobilité. Vous n’avez rien à faire pour cela, c’est déjà là. C’est là depuis toujours. Il est possible que vous croyez le contraire. Rappelez-vous que vous pouvez changer une croyance, mais pas votre nature véritable.</p>
<p>En se libérant de nos vielles peaux, nous arrivons à vivre  de plus en plus dans la nudité de l’être. Vivre dans la nudité de l’être c’est vivre sans filet, sans aucune protection. C’est là que nous sommes nous-mêmes et vrai. C’est dans la nudité de l’être que se trouve la plénitude du moment présent, le bonheur éternel.</p>
<p>Claudette</p>
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