" Pour réaliser ce qui vous tient vraiment à coeur, VOUS ! "

La spiritualité commence où finit l'ego.

-- Gilbert Anken

La Vérité est un pays sans chemins, que l'on ne peut atteindre par aucune route, quelle qu'elle soit: aucune religion, aucune secte.

-- J. Krishnamurti

Quelle est votre nature réelle?

Est-elle d'écrire, de marcher ou bien est-elle tout simplement d'être?

La réalité unique et inaltérable est le fait d'être.

Tant que vous n'aurez pas réalisé ce niveau d'être à l'état pur, vous devrez poursuivre votre enquête.

-- Ramana Maharshi

Comme il est difficile de se désolidariser de soi! Il faut le faire sans un adieu, sans se retourner, avec le sourire de l’ami qui va bientôt retrouver le moi comme un prolongement de Soi, et vivre avec lui, dans l’acceptation pure et simple de sa merveilleuse... absence.

-- Roger Quesnoy

Le sage n’est pas celui qui sait résoudre les problèmes, mais celui qui sait ne pas les créer.

-- Auteur inconnu

Après tout, qu'est Dieu ? Un éternel enfant jouant un jeu éternel dans un éternel jardin.

-- Sri Aurobindo.

Archive pour janvier 2008

RÉCIT D’ÉVEIL DE WAYNE LIQUORMAN

Mardi 15 janvier 2008

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Image de Don Paulson

Wayne Liquorman et l’illumination

Extrait d’une interview de Wayne Liquorman. HabitĂ© par la puissance de la vision de son maĂ®tre Ramesh Balsekar, inspirĂ© par Nisargadatta et Ramana Maharshi, Wayne Liquorman tĂ©moigne de la vertigineuse perspective non-duelle…

Et la survenue de l’illumination alors ?
Lorsque survint le « non-Ă©vĂ©nement » ?…

Eh bien, voilĂ  l’histoire… J’entretenais une relation amoureuse avec deux femmes Ă  la fois, et Ă  mon retour d’Inde oĂą je rendais visite Ă  Ramesh S. Balsekar – c’Ă©tait en 1989 – ces deux femmes sont venues me voir dans la mĂŞme semaine pour me dire qu’elles m’aimaient infiniment mais me quittaient pour cĂ©der la place Ă  l’autre. Et lorsque la deuxième vint m’annoncer sa dĂ©cision, je fus saisi d’une tristesse incommensurable. Lorsque cette femme vint me dire qu’elle allait devoir me quitter malgrĂ© l’amour qu’elle Ă©prouvait pour moi, je ressentis un poids terrible, une profonde tristesse m’envahir. Et je commençais Ă  pleurer. Et cette tristesse commença Ă  croĂ®tre. Elle continua Ă  gonfler. Je sanglotais de plus belle, et cette profonde, très profonde tristesse continua Ă  me submerger par vagues successives comme autant de lames s’abattant sur moi. Et finalement je me retrouvai en train de tomber. J’avais littĂ©ralement l’impression de choir dans une fosse, un horrible abysse de souffrance, et le corps secouĂ© de sanglots. Et cela avait cessĂ© d’avoir quoi que ce soit de commun avec quelque chose du domaine fini.

J’Ă©tais simplement en chute libre dans ce puits sans fond d’immense douleur… et cela s’assombrissait et devenait plus atrocement douloureux Ă  chaque seconde. J’avais le sentiment de tomber dans cette fosse abyssale de souffrance qui Ă©tait toute la souffrance ayant jamais existĂ©e. Et puis il y eut un lâcher prise. Une dissolution, une fusion, si vous voulez, avec cette souffrance. Apparut alors la certitude que rien ne pouvait me faire du mal parce qu’il n’existait pas de moi Ă  blesser… il n’y avait plus de sĂ©paration. L’expĂ©rience reflua, je cessai de pleurer et pensai : « Quelqu’un va me poser des questions lĂ -dessus, je ferais bien de consigner ça par Ă©crit. » Et cependant, une partie de cette connaissance est exactement ce que je n’ai cessĂ© de dire tout du long… « littĂ©ralement, rien ne s’est produit. » Cette ComprĂ©hension n’avait jamais cessĂ© d’ĂŞtre lĂ . Ce qui se dissipa, c’est un voile illusoire, pas quelque chose de substantiel. Il n’y eut rien du tout de changĂ©. Tout Ă©tait exactement tel que cela avait jamais Ă©tĂ© et serait jamais. Tout ce qui Ă©tait, Ă©tait parfait. Tout, simplement, ETAIT. Pendant des annĂ©es, je restai très discret sur ce qui venait de se produire car je n’avais aucune envie de me voir envahi par une cohorte de malheureux chercheurs en quĂŞte de vĂ©ritĂ©. Je m’en tins simplement Ă  la publication – sur l’insistance de Ramesh – d’un recueil de poèmes sous un pseudonyme et continuais tranquillement Ă  vaquer Ă  mes affaires.

Extrait du n°5 de la revue « Sources »