" Pour réaliser ce qui vous tient vraiment à coeur, VOUS ! "

La spiritualité commence où finit l'ego.

-- Gilbert Anken

La Vérité est un pays sans chemins, que l'on ne peut atteindre par aucune route, quelle qu'elle soit: aucune religion, aucune secte.

-- J. Krishnamurti

Quelle est votre nature réelle?

Est-elle d'écrire, de marcher ou bien est-elle tout simplement d'être?

La réalité unique et inaltérable est le fait d'être.

Tant que vous n'aurez pas réalisé ce niveau d'être à l'état pur, vous devrez poursuivre votre enquête.

-- Ramana Maharshi

Comme il est difficile de se désolidariser de soi! Il faut le faire sans un adieu, sans se retourner, avec le sourire de l’ami qui va bientôt retrouver le moi comme un prolongement de Soi, et vivre avec lui, dans l’acceptation pure et simple de sa merveilleuse... absence.

-- Roger Quesnoy

Le sage n’est pas celui qui sait résoudre les problèmes, mais celui qui sait ne pas les créer.

-- Auteur inconnu

Après tout, qu'est Dieu ? Un éternel enfant jouant un jeu éternel dans un éternel jardin.

-- Sri Aurobindo.

Archive pour juin 2008

LÉGER RALENTISSEMENT

Dimanche 15 juin 2008

Chers amis (e)

Comme je serai en France pour donner des ateliers durant les prochaines semaines, je ralentirai légèrement le rythme de mes activités comme modérateur et animateur de ce blogue. Je crois pouvoir vous rejoindre sur le blogue aux deux ou trois jours plutôt qu’à chaque jour. Continuez d’écrire, tant de gens me disent en privé combien ils se ressourcent de vos questions et commentaires.

J’en profite pour vous remercier de partager avec autant de générosité et d’authenticité.

Bien affectueusement,

Claudette

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DISPARITION DE L’OBSERVATEUR

Vendredi 6 juin 2008

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Voici un texte que j’ai pris la liberté de titrer DISPARITION DE L’OBSERVATEUR. Ce texte est tiré du livre «Transmettre la lumière» de Jean Klein, Éditions du Relié 2005. Vos commentaires sont les bienvenus.

A. Je pense que mon problème est de ne pas arriver à faire cesser la ronde des pensées. Je pense que l’observateur est une pensée, mais cela est une autre pensée, et c’est un concept de plus.

JK. Au moment où vous faites ce constat, sortez de l’objet, de l’idée d’observateur ou du sentiment d’être un observateur, et sentez vous dans la vision seule. Je dirais même sentez vous derrière vous-mêmes! En un sens, cela ressemble d’abord à une localisation derrière, à la base de votre crâne.

A. Je vois bien cela, mais aussitôt je le conceptualise.

JK. Vous ne devez pas, vous devez le ressentir comme une perception globale

A. Qu’arrive t-il quand surgit immédiatement la pensée « Maintenant je suis derrière »?

JK. Toutes les pensées sont dans le front, aussi ne pouvez vous pas être derrière et en même temps penser « Je suis derrière ». En vous percevant derrière, vous percevez une extraordinaire énergie. Cette énergie n’est pas le courant qui frappe le cerveau et forme un concept. Elle demeure énergie. Elle n’aboutit pas à une formulation: « Je suis ceci ou cela ».

A. Donc il y a conscience d’une énergie dans sa globalité, mais il n’y a pas de pensée?

JK. Absolument. Complète absence de toute pensée.

A. Mais il y a encore le désir de s’approprier cette énergie, de faire quelque chose avec elle, de la pousser vers une fonction…

JK. Vous demeurez le maître de cette énergie, en un certain sens elle est encore orchestrée par vous. Vous êtes conscient qu’elle ne glisse pas vers une conceptualisation. Il est important pour vous, à ce moment là, de vous sentir derrière vous-mêmes. Ce sentiment d’être derrière vous-même peut se comparer à cette sorte de sensation tactile que vous éprouvez, quand vous êtes assis là, et que vous la laissez se déployer au contact du mur qui est derrière vous. Vous pouvez certainement le faire – non comme une idée mais comme une perception, comme une sensation. La sensation tactile réside plus ou moins à la surface, mais le sentiment de se percevoir derrière, le sentiment dont je parle, est très puissant. Il peut subsister, pour une seconde, une certaine dualité – qu’il y a quelqu’un qui perçoit et quelque chose de perçu – mais tous deux disparaissent, et il ne demeure que la perception.