" Pour réaliser ce qui vous tient vraiment à coeur, VOUS ! "

La spiritualité commence où finit l'ego.

-- Gilbert Anken

La Vérité est un pays sans chemins, que l'on ne peut atteindre par aucune route, quelle qu'elle soit: aucune religion, aucune secte.

-- J. Krishnamurti

Quelle est votre nature réelle?

Est-elle d'écrire, de marcher ou bien est-elle tout simplement d'être?

La réalité unique et inaltérable est le fait d'être.

Tant que vous n'aurez pas réalisé ce niveau d'être à l'état pur, vous devrez poursuivre votre enquête.

-- Ramana Maharshi

Comme il est difficile de se désolidariser de soi! Il faut le faire sans un adieu, sans se retourner, avec le sourire de l’ami qui va bientôt retrouver le moi comme un prolongement de Soi, et vivre avec lui, dans l’acceptation pure et simple de sa merveilleuse... absence.

-- Roger Quesnoy

Le sage n’est pas celui qui sait résoudre les problèmes, mais celui qui sait ne pas les créer.

-- Auteur inconnu

Après tout, qu'est Dieu ? Un éternel enfant jouant un jeu éternel dans un éternel jardin.

-- Sri Aurobindo.

Archive pour octobre 2008

DE L’EGO AU COEUR

Mercredi 15 octobre 2008

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Photo Don Paulson

Je vous propose aujourd’hui une partie du texte intitulĂ© « De l’ego au coeur IV ». Vous trouverez les 4 textes De l’ego au coeur I, II, III et IV sur le site http://www.jeshua.net/fr/. Comme le texte est un peu long, je n’ai pas mis la quatrième partie au complet. Je vous recommande de lire la suite sur leur site. 

Merci André pour cette intéressante suggestion.

S’OUVRIR Ă€ L’ESPRIT

Nous avons distinguĂ© quatre Ă©tapes dans la transformation d’une conscience fondĂ©e sur l’ego Ă  une conscience fondĂ©e sur le coeur.

1) Etre insatisfait de ce qu’une conscience fondĂ©e sur l’ego peut offrir, aspirer Ă  « autre chose » : Le dĂ©but de la fin.      

2) Prendre conscience de ses attaches Ă  une conscience fondĂ©e sur l’ego, reconnaĂ®tre et se libĂ©rer des Ă©motions et des pensĂ©es qui les accompagnent : Le milieu de la fin.

3) Laisser mourir en soi les vieilles Ă©nergies fondĂ©es sur l’ego, se dĂ©barrasser du cocon, devenir son nouveau soi : La fin de la fin.

4) L’Ă©veil d’une conscience fondĂ©e sur le coeur, motivĂ©e par l’amour et la libertĂ© ; aider les autres Ă  faire la transition.

Nous allons maintenant parler du quatrième et dernier stade : s’ouvrir Ă  l’Esprit.

Lorsque vous passez Ă  ce stade, vous trouvez en vous un lieu de paix et de tranquillitĂ©. FrĂ©quemment, vous prenez contact avec un silence dans votre coeur que vous savez ĂŞtre Ă©ternel. Tout ce dont vous faites l’expĂ©rience est relatif par rapport Ă  cet Etre illimitĂ© qui imprègne tout.

Ce lieu de paix et de silence en vous est aussi appelé Esprit.

Selon vos traditions Ă©sotĂ©riques, il y a une distinction entre l’Esprit, l’âme et le corps.

Le corps est le lieu de rĂ©sidence physique de l’âme pour un temps limitĂ©.

L’âme est l’ancre psychologique, non-physique, de l’expĂ©rience. Elle vĂ©hicule les expĂ©riences de nombreuses vies. Elle se dĂ©veloppe avec le temps et croĂ®t lentement en un gemme Ă  multiples facettes, chacune d’elles reflĂ©tant un type d’expĂ©rience diffĂ©rent ainsi que la connaissance qui s’y rapporte.

L’Esprit ne change ni ne grandit avec le temps. Il est en-dehors du temps et de l’espace. L’Esprit en vous est  votre part Ă©ternelle, intemporelle, qui est Une avec le Dieu qui vous a créés. C’est la conscience divine qui est le fondement de votre expression dans le temps et l’espace. Vous ĂŞtes nĂ©s d’un royaume de pure conscience et vous avez vĂ©hiculĂ© une parcelle de cette conscience Ă  travers toutes vos manifestations sous une forme matĂ©rielle.

L’âme participe de la dualitĂ©. Elle est affectĂ©e et transformĂ©e par ses expĂ©riences dans la dualitĂ©. L’Esprit est en-dehors de la dualitĂ©. C’est l’arrière-plan sur lequel tout se dĂ©veloppe et Ă©volue. C’est l’alpha et l’omega que l’on appelle simplement l’Etre ou la Source.

Le silence, extĂ©rieur mais surtout intĂ©rieur, est la meilleure porte d’accès pour faire l’expĂ©rience de cette Ă©nergie toujours prĂ©sente, qui est Vous, dans votre noyau le plus intime. Dans le silence, vous pouvez entrer  en contact avec la chose la plus Ă©vidente et la plus miraculeuse qui soit : l’Esprit, Dieu, la Source, l’Etre.

L’âme vĂ©hicule des mĂ©moires de nombreuses incarnations. Elle connaĂ®t et comprend bien plus de choses que votre personnalitĂ© terrestre. L’âme est connectĂ©e Ă  des sources de connaissance extra-sensorielles, telles que les personnalitĂ©s de vos vies passĂ©es, des guides et des alliĂ©s sur les plans astraux. MalgrĂ© cette communion, l’âme peut se trouver dans un Ă©tat de confusion et ignorer sa vraie nature. Elle peut ĂŞtre traumatisĂ©e par des expĂ©riences et rester par consĂ©quent dans les tĂ©nèbres pendant quelque temps. Elle Ă©volue constamment et acquiert la comprĂ©hension de la dualitĂ© inhĂ©rente Ă  la vie sur la terre.

L’Esprit est l’Ă©lĂ©ment immuable dans ce dĂ©veloppement. L’âme peut se trouver dans les tĂ©nèbres ou l’illumination. Pas l’Esprit. Il est Etre, pure conscience. Il est dans les tĂ©nèbres aussi bien que dans la lumière.  Il est l’UnitĂ© sous-jacente Ă  toute dualitĂ©. Lorsque vous parvenez au quatrième stade de la transformation de l’ego au coeur, vous vous connectez Ă  l’Esprit. Vous vous connectez Ă  votre DivinitĂ©.

Vous connecter au Dieu qui est en vous est comme sortir de la dualitĂ© tout en restant complètement prĂ©sent et enracinĂ©. Dans cet Ă©tat, votre conscience est emplie d’une extase profonde mais tranquille : un mĂ©lange de paix et de joie.

Vous prenez conscience que vous ne dĂ©pendez de rien au-dehors de vous. Vous ĂŞtes libres. En vĂ©ritĂ©, vous ĂŞtes dans ce monde mais vous n’ĂŞtes pas de ce monde.

Vous connecter Ă  l’Esprit qui est en vous n’est pas quelque chose qui arrive une fois pour toutes. C’est un processus lent et graduel, au cours duquel vous vous connectez, dĂ©connectez et reconnectez… Peu Ă  peu, votre attention passe de la dualitĂ© Ă  l’unitĂ©. Elle se rĂ©oriente et trouve qu’en dĂ©finitive, elle est plus attirĂ©e par le silence que par les pensĂ©es et les Ă©motions. Par silence, nous entendons ĂŞtre complètement prĂ©sent et centrĂ©, dans un Ă©tat de vigilance qui ne porte pas de jugements.

Il n’existe pas de mĂ©thodes ou de moyens pour y accĂ©der. La clĂ© pour vous connecter Ă  votre Esprit n’est pas de suivre une discipline (mĂ©ditation, jeĂ»ne, etc.), mais de comprendre vĂ©ritablement que c’est le silence qui vous ramène Ă  la maison, et non les pensĂ©es ou les Ă©motions.

Cette comprĂ©hension se fait lentement Ă  mesure que vous ĂŞtes de plus en plus conscients des mĂ©canismes de vos pensĂ©es et de vos Ă©motions. Vous lâchez-prise de vos vieilles habitudes et vous vous ouvrez Ă  la nouvelle rĂ©alitĂ© d’une conscience qui repose sur le coeur. Votre conscience fondĂ©e sur l’ego se retire et meurt lentement.

Mourir n’est pas quelque chose que vous faites ; vous lui permettez d’arriver. Vous vous abandonnez au processus de la mort. La mort est un autre nom pour le changement, la transformation. Il en est toujours ainsi. La mort est toujours un relâchement de ce qui est ancien et une ouverture Ă  ce qui est neuf. Dans ce processus, il n’y a pas un seul instant oĂą vous « n’ĂŞtes pas », c’est-Ă -dire oĂą vous ĂŞtes mort, selon votre dĂ©finition. La mort telle que vous la dĂ©finissez est une illusion. C’est seulement la peur de changer qui vous fait craindre la mort.

Vous avez peur non seulement de mourir physiquement, mais aussi de mourir Ă©motionnellement et mentalement au cours de votre vie. Mais sans la mort, les choses deviendraient rigides et statiques. Vous deviendriez captifs de formes anciennes : un corps usĂ©, des schĂ©mas de pensĂ©e pĂ©rimĂ©s, des rĂ©actions Ă©motonnelles restrictives. Asphyxiant, n’est-ce-pas ? La mort libère. C’est une cascade d’eau pure qui brise  pour les ouvrir de vieux portails rouillĂ©s et vous propulse dans de nouveaux territoires d’expĂ©rience.

Ne craignez pas la mort. Il n’y a pas de mort, seulement du changement.

Le passage d’une conscience fondĂ©e sur l’ego Ă  une vie centrĂ©e sur le coeur est Ă  de nombreux Ă©gards une expĂ©rience de mort. Plus vous vous identifiez Ă  l’Esprit, au Dieu qui est en vous, plus vous relâchez des choses dont vous aviez l’habitude de vous soucier ou dans lesquelles vous mettiez beaucoup d’Ă©nergie.Vous prenez conscience Ă  des niveaux de plus en plus profonds qu’en vĂ©ritĂ©, il n’y a rien Ă  faire, exceptĂ© ĂŞtre. Lorsque vous vous identifiez Ă  votre ĂŞtretĂ©, au lieu des pensĂ©es fugaces et des Ă©motions qui vous traversent, votre vie en est immĂ©diatement affectĂ©e. L’Esprit n’est pas quelque chose d’abstrait. C’est une rĂ©alitĂ© que vous pouvez vĂ©ritablement faire passer dans votre vie. Etre en contact avec cette source qui est la plus pure qui soit, finira par tout changer dans votre vie. Dieu (la Source ou l’Esprit) est par nature crĂ©ateur, mais selon des voies qui vous sont quasi-incomprĂ©hensibles.

L’Esprit est silencieux, Ă©ternel et cependant crĂ©ateur. La rĂ©alitĂ© du divin ne peut ĂŞtre vraiment saisie par le mental. Elle ne peut qu’ĂŞtre ressentie. Si vous lui permettez d’entrer dans votre vie et que vous la reconnaissez dans les murmures de votre coeur, lentement, tout va trouver sa place. Quand vous ĂŞtes accordĂ© Ă  la rĂ©alitĂ© de l’Esprit, l’attention silencieuse qui se trouve derrière toutes vos expĂ©riences, vous cessez de forcer ou d’imposer votre volontĂ© sur la rĂ©alitĂ©. Vous permettez aux choses de retomber dans leur Ă©tat d’ĂŞtre naturel. Vous devenez votre Soi rĂ©el, naturel. Tout cela se passe de manière harmonieuse et pertinente. Vous faites l’expĂ©rience que les choses s’arrangent d’une façon qui a son rythme naturel, son cours naturel. Tout ce que vous avez Ă  faire, c’est rester accordĂ© Ă  ce rythme divin et lâcher-prise des peurs et des malentendus qui vous font vouloir intervenir.

SE REPOSER DANS RIEN

Vendredi 10 octobre 2008

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Photo Denis Flaherthy

Voici un extrait du livre de Gangaji « Le diamant dans votre poche» aux éditions Ronan Deniel.

Détendez-vous simplement en lisant ce qui suit. Observez si vous avez tendance à faire quelque chose en vous relâchant : essayez-vous de faire quelque chose de ce moment, de le maintenir, de le repousser ? Il me semble que toutes ces tendances sont construites pour vous défendre contre la conviction ou le pressentiment profond que vous n’êtes pas vraiment un organisme individuel, ni une personnalité, que vous n’êtes en fait rien du tout. Le mental perçoit le « rien du tout » comme une pensée terrifiante, qui rappelle la mort, l’absence de valeur, le fait d’être une quantité négligeable. Cette peur peut être très forte, tout dépend de la profondeur de votre identification au corps et aux pensées.
Vous pouvez reconnaître que les schémas de défense mentale contre le néant ou le vide sont construits autour de cette peur. Ces schémas sont des réactions automatiques à la peur. Le mental peut agir très rapidement : « Oui, mais qu’est-ce que ça veut dire ? Cela ne peut pas être ainsi. Comment vais-je continuer à travailler ? etc. » Laissez toutes ces pensées de côté pour un moment. Permettez à votre mental de se reposer dans rien – ne rien être, ne rien faire, ne rien avoir, ne rien obtenir, ne rien garder. Vous pouvez simplement ne rien être du tout, vraiment, volontairement et consciemment ; en un éclair, vous pouvez découvrir la paix, l’expansion et l’absence de limites inhérentes au néant.
La vérité est que vous n’êtes rien en réalité. Mais ce rien est plein, entier, infini, dans chaque chose, partout. Ce rien est la conscience elle-même. Elle est déjà pleine, complète, accomplie. Quel paradoxe étonnant : ce que vous fuyez et ce que vous recherchez sont une seule et même chose !
Je sais que vous pouvez expérimenter au moins une ébauche ou un écho de la paix illimitée qui est là. C’est un écho de votre véritable identité, qui est toujours présente. Peu importent la réaction du mental et ses nombreuses stratégies – construire, garder, cacher, protéger ou défendre, cette paix illimitée est toujours là et elle est votre vrai refuge. C’est votre vrai visage. Vous n’avez pas besoin d’années de pratique spirituelle pour trouver votre vrai visage, étant donné qu’il est toujours là. Vous n’avez pas non plus besoin de devenir une meilleure personne pour trouver votre vrai visage. Votre vrai visage luit maintenant, là où vous êtes, indépendamment de ce que vous imaginez être. En fait, il ne s’agit pas d’un visage, car il n’est pas question d’homme ou de femme, ni d’emploi du temps. Il luit simplement tel quel, car il est la lumière.
On me demande souvent pourquoi nous adhérons à cette fausse identité en premier lieu et pourquoi nous voilons notre vrai visage. Il existe de nombreuses théories spirituelles et métaphysiques à ce sujet ; celle qui a le plus de sens pour moi est que le délice extraordinaire de découvrir son vrai visage n’est possible que si l’on a beaucoup souffert de l’avoir voilé. Vous avez peut-être des souvenirs d’enfance des frissons qu’on éprouve en jouant à cache-cache : le frisson de se cacher, puis lorsqu’il s’est évanoui, le désir d’être trouvé.
Lorsque le désir d’être trouvé apparaît dans votre vie, il est alors temps que vous le soyez. Arrêtez de vous préserver de votre concept de néant et retournez à la vérité du néant. Il est temps de vous y reposer. Vous découvrirez alors que vos habitudes d’identification erronée, vos stratégies de contrôle et de dissimulation, vos croyances conditionnées justifiant la nécessité de vous cacher, seront toutes mises en lumière ; vous serez alors libre de simplement être.
L’expérience du pouvoir de l’individuation est fascinant, et il ne représente en aucune manière un obstacle. C’est une expérience de cache-cache : l’expérience du tout se déguisant en individu. Le tout a la possibilité aujourd’hui de rayonner à travers le déguisement de l’individu. Seuls sont nécessaires votre bonne volonté, votre consentement et votre proclamation : « Oui, je suis prêt maintenant, je suis vraiment prêt à être trouvé. »
Comme vous vous êtes caché durant des millions d’années dans une forme génétique ou l’autre, les forces énormes de votre conditionnement vont vous mettre à l’épreuve : « Non, pas encore, pas tout à fait, un peu plus tard, ce n’est pas le bon moment. » Mais vous pouvez choisir de répondre : « A cet instant, même si les forces du passé cherchent à m’influencer, il est temps que je sois trouvé. » Ces forces de conditionnement se transforment alors en combustible alimentant un immense feu de joie qui éclaire votre retour à la maison. Invitez tout votre conditionnement à être exposé à la lumière de ce feu, à être exposé à la lumière de la véritable self-inquiry.