" Pour réaliser ce qui vous tient vraiment à coeur, VOUS ! "

La spiritualité commence où finit l'ego.

-- Gilbert Anken

La Vérité est un pays sans chemins, que l'on ne peut atteindre par aucune route, quelle qu'elle soit: aucune religion, aucune secte.

-- J. Krishnamurti

Quelle est votre nature réelle?

Est-elle d'écrire, de marcher ou bien est-elle tout simplement d'être?

La réalité unique et inaltérable est le fait d'être.

Tant que vous n'aurez pas réalisé ce niveau d'être à l'état pur, vous devrez poursuivre votre enquête.

-- Ramana Maharshi

Comme il est difficile de se désolidariser de soi! Il faut le faire sans un adieu, sans se retourner, avec le sourire de l’ami qui va bientôt retrouver le moi comme un prolongement de Soi, et vivre avec lui, dans l’acceptation pure et simple de sa merveilleuse... absence.

-- Roger Quesnoy

Le sage n’est pas celui qui sait résoudre les problèmes, mais celui qui sait ne pas les créer.

-- Auteur inconnu

Après tout, qu'est Dieu ? Un éternel enfant jouant un jeu éternel dans un éternel jardin.

-- Sri Aurobindo.

Archive pour janvier 2009

LE SAVOIR

Mercredi 28 janvier 2009

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Krishnamurti mit constamment l’accent sur la juste place de la pensée dans la vie quotidienne. Il montra aussi les dangers de la pensée en tant que savoir et images mentales quand elle opère dans le champ des relations. Voici quelques extraits :

Comment l’esprit qui fonctionne Ă  partir du savoir – comment le cerveau qui enregistre tout le temps – va-t-il arriver Ă  son terme et voir l’importance de ce constant enregistrement pour ne plus le laisser aller dans n’importe quelle autre direction ? Très simplement : vous m’insultez, vous me blessez, par des mots, des gestes, par un acte rĂ©el ; cela laisse une trace dans le cerveau qui est mĂ©moire. Cette mĂ©moire est savoir, ce savoir va interfĂ©rer lors de notre prochaine rencontre – De toute Ă©vidence… Le savoir est nĂ©cessaire pour agir lorsqu’ il me faut rentrer Ă  la maison depuis cet endroit ; je dois avoir du savoir pour faire ceci. Il me faut du savoir pour parler Anglais ; il me faut du savoir pour Ă©crire une lettre et ainsi de suite. Le savoir en tant que fonction, fonction mĂ©canique, est nĂ©cessaire.

Maintenant si j’utilise ce savoir dans ma relation avec vous, un autre être humain, je mets en place une barrière, une division entre vous et moi, c’est-à-dire l’observateur. Ceci veut dire que le savoir, dans la relation, dans la relation humaine, est destructeur. Ce savoir qui est la tradition, la mémoire, l’image, que l’esprit a construite de vous, ce savoir est séparateur et par conséquent, crée du conflit dans notre relation.

Le cerveau a été entraîné à enregistrer parce que dans cet enregistrement il y a de la sûreté, de la sécurité, un sens de vitalité ; dans cet enregistrement l’esprit crée une image au sujet de soi-même. Et cette image sera constamment blessée. Est-il possible de vivre sans une seule image au sujet de vous-même, ou de votre mari, femme, enfants, ou au sujet des politiciens, des prêtres, ou d’un idéal ? C’est possible, et si vous ne le découvrez pas vous serez toujours blessé, vous vivrez toujours selon un modèle dans lequel il n’y a pas de liberté. Lorsque vous êtes totalement attentif il n’y a pas d’enregistrement. C’est seulement lorsqu’il y a inattention que vous enregistrez. C’est-à-dire : vous me flattez ; j’aime cela ; le fait d’aimer à ce moment-là est de l’inattention et par conséquent l’enregistrement a lieu. Mais si lorsque vous me flattez je l’écoute complètement sans aucune réaction, alors il n’y a pas de centre qui enregistre.

Le cerveau est la source de la pensĂ©e. Le cerveau est matière et la pensĂ©e est matière. Le cerveau peut-il – avec toutes ses rĂ©actions et ses rĂ©ponses immĂ©diates Ă  chaque dĂ©fi et chaque exigence – le cerveau peut-il ĂŞtre très calme ? La question n’est pas de mettre fin Ă  la pensĂ©e mais de savoir si le cerveau peut ĂŞtre complètement immobile. Cette immobilitĂ© n’est pas une mort physique. Regardez ce qui arrive lorsque le cerveau est complètement immobile.

ĂŠTRE

Lundi 12 janvier 2009

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Nathan Gill est né en Angleterre en 1960. Après avoir lu de nombreux auteurs dans le domaine de la spiritualité, sa vie bascule après sa rencontre avec Tony Parsons, pour qui nous sommes déjà éveillé. « A son contact, le tricotage mystique dont j’avais profusément paré le drame de l’illumination devint très clair. […] Il se trouva qu’en septembre 1998, il se produisit un évènement moins frappant mais similaire à l’évènement de la traversée du Parc que Tony décrit dans son livre. J’étais en train de jardiner et il bruinait. Me redressant, je regardais aux alentours : il y avait une subtile impression de moi n’étant pas là. […] Avec ce soudain évanouissement du moi, tout besoin de compréhension disparut, pendant que se révélait un savoir profond. […] Au fil de la journée, l’absorption en tant que “je” commença subtilement à réapparaître et à s’approprier cet évènement – qui était précisément la disparition du “je” – comme “mon” illumination, “mon” éveil. […] De toute évidence, l’évènement qui s’était produit dans le jardin n’avait aucune importance particulière… Sa survenue a seulement mis un terme à ma confusion, me permettant de me rendre compte comment j’avais subtilement attendu un évènement en guise de permission d’être ce que je suis déjà. Cette clarté ne dépend pas de l’absence ou de la présence du “je”. Si le “je” apparaît, il est simplement vu pour ce qu’il est. »

En tant que témoin d’éveil, Nathan Gill nous propulse de plein pied dans l’univers de l’être, pour nous percevoir à la fois dans l’identification aux manifestations de l’ego, et dans ce qui en nous est au-delà de toute identification. Au cours de ses entretiens avec des visiteurs de passage, de nombreux chercheurs dressent un bilan sans concession de leurs années d’errance spirituelle. L’auteur nous livre ces échanges émouvants dans leur intégralité et bien des lecteurs y trouveront un reflet de leur propre expérience. Dans un retour vers l’essentiel, il nous affirme constamment qu’il n’est aucune nécessité de changer ou d’atteindre quoi que ce soit pour être.

Nathan Gill déplace le questionnement habituel du chercheur spirituel.

« La recherche pour l’éveil se focalise en général sur “ se débarrasser du sens de l’individualité ”, comme s’il s’agissait de quelque chose de faux ou d’irréel. Mais s’il y a un sentiment d’individualité et une histoire tournant autour d’une recherche pour s’en débarrasser, c’est alors précisément cela la réalité.
Être n’exige absolument rien. Il n’est aucune nécessité de changer ou d’atteindre quoi que ce soit pour être. »

ÊTRE de Nathan Gill – Éd. Accarias L’originel 2008 – 160 p.