

Ă” mon mental
Toi mon bien-aimé serviteur
Tu as été abusivement utilisé par un maître excessif
Pardonne-moi ces abus.
Dorénavant tu travailleras beaucoup moins
Et dans des conditions favorables.
Tu seras interpellé uniquement pour les tâches qui te siéent.
Tu pourras te reposer longuement
Et profiter de ton ami le silence
Que tu as trop peu fréquenté dans ta vie.
Je t’ai confié la lourde tâche de me rappeler sans cesse ce que je dois faire
De m’aider à réfléchir sur les idées que je voulais élucider
Mais surtout, comme un esclave j’ai exigé de toi que tu travailles sans relâche.
Je t’ai donné le lourd mandat de réagir sur tout ce que je vois, entends, goûte et ressens.
Même quand tu n’avais pas de tâches à effectuer, tu continuais de t’épuiser à travailler
Car j’oubliais de te mettre au repos
Ou bien, je ne savais pas comment mettre fin à tes activités.
Je t’ai demandé de résoudre des problèmes qui ne sont pas de ton ressort
Désolée, je ne connaissais pas tes limites
Je me suis adressée à la mauvaise enseigne.
J’aurais dû savoir que tu n’as pas été créé pour résoudre le mystère de la création,
Étant toi-même une création.
J’ai compris que pour ces questions je dois m’adresser à une autre instance
Le Créateur lui-même.
Malgré sa gentillesse et sa disponibilité illimitée
Je me suis parfois sentie intimidée à l’idée de l’interpeller
Nous nous sommes parlés et je me sens maintenant plus à l’aise de m’adresser à Lui.
Désormais, je vais utiliser la voix du coeur.
C’est un organe qui, me dit-on, jouis d’un système de régénération instantané et illimité
Il ne se fatigue donc jamais.
Tu t’es épuisé à la tâche sans jamais te plaindre
Même fatigué tu assumais tes responsabilités sans laisser entrevoir ton épuisement.
Je continuerai de t’utiliser pour mettre en mots, comprendre ou réfléchir.
Je ne peux me passer de toi tu sais.
Aussi, je serai plus sélective dans le choix dans mes demandes
Bon repos Ă” mon mental
Jouis de ces nombreux instants de douceur qui t’attendent
Et reçois ma gratitude infinie pour ta collaboration plus qu’exceptionnelle.