" Pour réaliser ce qui vous tient vraiment à coeur, VOUS ! "

La spiritualité commence où finit l'ego.

-- Gilbert Anken

La Vérité est un pays sans chemins, que l'on ne peut atteindre par aucune route, quelle qu'elle soit: aucune religion, aucune secte.

-- J. Krishnamurti

Quelle est votre nature réelle?

Est-elle d'écrire, de marcher ou bien est-elle tout simplement d'être?

La réalité unique et inaltérable est le fait d'être.

Tant que vous n'aurez pas réalisé ce niveau d'être à l'état pur, vous devrez poursuivre votre enquête.

-- Ramana Maharshi

Comme il est difficile de se désolidariser de soi! Il faut le faire sans un adieu, sans se retourner, avec le sourire de l’ami qui va bientôt retrouver le moi comme un prolongement de Soi, et vivre avec lui, dans l’acceptation pure et simple de sa merveilleuse... absence.

-- Roger Quesnoy

Le sage n’est pas celui qui sait résoudre les problèmes, mais celui qui sait ne pas les créer.

-- Auteur inconnu

Après tout, qu'est Dieu ? Un éternel enfant jouant un jeu éternel dans un éternel jardin.

-- Sri Aurobindo.

LA TRANSCENDANCE

sasaki-roshi.gif

Sokei-An Roshi

Les gens me demandent parfois : «Sokei-an, vous qui connaissez le monde de la transcendance, qui y demeurez continuellement, comment vivez-vous cela ?»

Ă€ quoi je rĂ©ponds : «J’avais dans les vingt ans quand j’ai pĂ©nĂ©trĂ© dans le monde de la transcendance pour ne plus en ressortir, et j’ai assez peu l’expĂ©rience de l’autre monde.

Comment ai-je accĂ©dĂ© Ă  la transcendance ? Je vous dirai la vĂ©ritĂ© : Un jour, j’ai effacĂ© toutes les reprĂ©sentations de mon esprit. J’ai renoncĂ© Ă  toutes les convoitises. J’ai Ă©cartĂ© tous les mots avec lesquels je pensais, et mon esprit s’est immobilisĂ©.
Une sensation quelque peu Ă©trange s’est alors emparĂ©e de moi – comme si j’avais Ă©tĂ© portĂ© quelque part ou que j’avais Ă©tĂ© mis en contact avec une puissance inconnue de moi. J’Ă©tais venu proche de cet Ă©tat antĂ©rieurement, j’en avais eu l’expĂ©rience Ă  plusieurs reprises, mais chaque fois j’avais secouĂ© la tète et Ă©tais parti en courant. Cette fois-lĂ , je dĂ©cidai de ne pas m’en Ă©loigner et, pfft ! j’y fus. Mon corps devint sans frontières. Naturellement, la peau Ă©tait toujours lĂ , mais le corps s’Ă©tendait jusqu’aux confins de l’univers.

Je m’Ă©loignai de deux, trois ou quatre mètres, mais restais au centre du cosmos. Je parlais, mais les mots avaient perdu tout sens. Je voyais les gens s’approcher de moi, mais tous Ă©taient le mĂŞme homme, c’est-Ă -dire moi-mĂŞme ! J’avais cru avoir Ă©tĂ© créé, mais j’ai dĂ» changer d’avis : je n’ai jamais Ă©tĂ© créé, je suis le cosmos, il n’existe aucun individu rĂ©pondant au nom de Sasaki.

Je me prĂ©sentai devant mon instructeur. Il me regarda et dit : «Raconte-moi ta nouvelle expĂ©rience, ton entrĂ©e dans le monde de la transcendance». Lui aurais-je rĂ©pondu, eus-je dit un seul mot, j’aurais Ă©tĂ© repoussĂ© de nouveau hors du monde dans lequel je venais de pĂ©nĂ©trer. Je regardai mon instructeur. Il souriait. Lui non plus ne prononça mot… Une seule clĂ© donne accès au monde de la transcendance. Je ne puis vĂ©hiculer l’expĂ©rience en un mot unique, mais peut-ĂŞtre en deux, Ă  savoir «transe Ă©clatante». Dans cette transe, Ă  la limpiditĂ© d’un cristal, l’on est projetĂ© dans le monde de la transcendance, sans que l’on y prenne garde. Cela se passe en un clin d’Ĺ“il ; en un clin d’Ĺ“il la vision se transforme du tout au tout.
Alors on comprend pourquoi les hommes construisent des églises, chantent des hymnes et font des choses singulières.

In Shigetsu Sasaki Sokei-an-Roshi, Sokei-An’s Ubertragung lies Zen – traduit en Français dans Le grand livre des symboles, Éditions MĂ©dicis. Vu sur le site Éveil Impersonnel http://eveilimpersonnel.blogspot.com/2007/08/le-monde-de-la-transcendance-sokei.html

107 commentaires pour “LA TRANSCENDANCE”

  1. joaquim dit :

    Sokei-An Roshi a dit: «Je me prĂ©sentai devant mon instructeur. Il me regarda et dit : «Raconte-moi ta nouvelle expĂ©rience, ton entrĂ©e dans le monde de la transcendance». Lui aurais-je rĂ©pondu, eus-je dit un seul mot, j’aurais Ă©tĂ© repoussĂ© de nouveau hors du monde dans lequel je venais de pĂ©nĂ©trer.»
    Et bien maintenant que c’est dit, c’est fait…

  2. Claudette dit :

    Bonjour Joaquim et les autres,

    J’aimerais savoir quelle explication vous donnez au fait certains connaissent l’Ă©veil et y restent en permanence ou presque et que pour d’autres, plusieurs annĂ©es sont nĂ©cessaires pour que la mutation soit permanente.

    Claudette

  3. nadia dit :

    Joachim a répondu:

    « Lui aurais-je rĂ©pondu, eus-je dit un seul mot, j’aurais Ă©tĂ© repoussĂ© de nouveau hors du monde dans lequel je venais de pĂ©nĂ©trer.»

    Et bien maintenant que c’est dit, c’est fait… »

    Oui, tout juste!…:-)
    Mais si tout est Un, peut ĂŞtre cet l’Ă©veil Ă  la transcendance (non manifestĂ©), Ă  notre « nature divine » n’est il pas le but ultime? peut-ĂŞtre est ce plus une fĂ©condation qu’une rĂ©alisation en soi?Une libĂ©ration de l’illusion, le dĂ©but d’un procĂ©ssus d’intĂ©gration, la porte ouverte Ă  la rĂ©alisation complĂ©mentaire et unitive de l’immanence?

    Claudette, tu écris:
    « J’aimerais savoir quelle explication vous donnez au fait certains connaissent l’éveil et y restent en permanence ou presque et que pour d’autres, plusieurs annĂ©es sont nĂ©cessaires pour que la mutation soit permanente »

    Il me semble Ă©vident que les explications que chacun pourrait donner proviendront de ses propres expĂ©riences, et que c’est une question qui ouvre vraiment Ă  l’expression de beaucoup de perspectives differentes.
    Ce qui me parait Ă©vident lĂ , dans une vision globale et unitive, c’est que ce qui conditionne pour chacun de nous la rĂ©ponse Ă  ta question, c’est, je le rĂ©pète, en fait ce que nous considĂ©rons intimement comme l’eveil et la RĂ©alisation Ultime, et que c’est complètement liĂ© Ă  la teneur de nos expĂ©riences intĂ©rieures.

    Si ce nous avons vĂ©cu, c’est cet Ă©veil Ă  la source non manifestĂ©e libre de toute identification, si ce que nous considĂ©rons comme la RĂ©alisation Ultime, c’est la stabilisation permanente dans le non manifestĂ© de cet Ă©veil a la transcendance, la rĂ©ponse ne sera pas du tout la mĂŞme que si ce qui a Ă©tĂ© « vĂ©cu » comme la rĂ©alisation ultime,c’est l’expĂ©rience de l’immanence ( Ă©veil du coeur…).
    Et ce sera encore diffĂ©rent si l’expĂ©rience c’est celle de l’Union du non manifestĂ© et du manifestĂ© au sein de Ce qui Est, et qui les contient et les transcende tout deux;

    Lorsque la Vision et ce qui spĂ©cifie l’expĂ©rience, c’est l’eveil au non manifestĂ© trancendant, cette rĂ©alisation stable ne peut avoir lieu que lorsque sa puissance balaie toutes les identifications de la personne, soit parce qu’elle a dĂ©jĂ  fait entiĂ©rement le tour de cadran de toute la rĂ©alisation potentielle de Ce qui Est au travers de sa forme propre, soit parce que l’Ă©veil du coeur n’ayant pas eu lieu, elle est habitĂ©e profondement par le refus complĂ©tement inconscient de la Vie, de la limitation qu’elle impose Ă  la nature originelle, de son rĂ´le et de la rĂ©alisation qu’elle propose.
    Sur cette voie et dans cette perspective lĂ  effectivement, ceux qui ne sont pas instalĂ©s dĂ©s l’Ă©veil de façon stable dans le transcendant, ce sont ceux qui n’ont pas encore « brulĂ©s » toutes les identifications, tous les vasanas et tous les attachements.

    Par contre, lorsque l’Ă©veil a « rĂ©vĂ©lĂ© » l’UnitĂ© totale et globale de Ce qui Est, la rĂ©alisation proposĂ©e n’est pas la rĂ©alisation du non-manifestĂ©, comme but ultime, mais comme base fondamentale de l’Etre au monde.L’Ă©veil Ă  la source est le dĂ©but..et comme la Source coule Ă©ternellement, on rĂ©alise que si avant il y avait la montagne,qu’ensuite il n’y a plus la montagne, apres il y a Ă  nouveau la montagne…
    DĂ©s lors, la « libĂ©ration » n’est pas vu comme but, mais « seulement » comme le chemin incontournable vers la LibertĂ© qui est l’Ă©tat fondamental de la rĂ©alisation de l’ETRE total.

    Alors effectivement la question n’a pas lĂ  le mĂŞme sens. Atteindre a cette libĂ©ration stable n’est plus recherchĂ© en soi comme but ultime, mais comme « passage obligĂ© », comme Ă©tape. Et cela prend aussi un tout autre sens. Celui d’installer la transparence nĂ©cĂ©ssaire, et non pas celui de « libĂ©ration »de la manifestation.
    Accepter une vision non duelle qui inclue le plan de la manifestation, c’est induire la notion de procĂ©ssus;
    A chaque seconde la LibertĂ© doit ĂŞtre atteinte en soi, et Ă  la seconde mĂŞme, dans la Conscience /Amour, elle est « sacrifiĂ©e » sur l’autel de cette PrĂ©sence Ă  la limite de l’ici et maintenant, Ă  la Vie, pour la fĂ©conder par cette nouvelle rĂ©alitĂ©: »Cela se passe en un clin d’œil ; en un clin d’œil la vision se transforme du tout au tout. »
    Quand la Vision se transforme du tout au Tout, c’est la vie qui se transforme du tout au Tout…

    Mais bien sur chère Claudette, ce n’est que le partage d’une perspective…

    Bien Ă  toi, et merci pour ces approfondissements
    que tu nous proposes ici

  4. Claudette dit :

    Bonsoir Nadia,

    Merci pour toutes ces informations fort intéressantes. Mon interrogation demeure cependant entière : Quelle explication donner au fait que certains connaissent l’éveil et y restent en permanence et que pour d’autres, plusieurs années sont nécessaires pour que la mutation soit permanente.

    Si tu as répondu à cette question, je suis désolée, je ne la saisis pas. Comment pourrais-tu résumer ta pensée au sujet de la permanence ou de la non permanence de ce qui est découvert.

    Je t’embrasse,

    Claudette

  5. sunyata dit :

    Bonjour Joaquim et les autres,

    J’aimerais savoir quelle explication vous donnez au fait certains connaissent l’éveil et y restent en permanence ou presque et que pour d’autres, plusieurs années sont nécessaires pour que la mutation soit permanente.

    Claudette

    il n’y a pas de « mutation » nĂ©cessaire,l’eveil est ce qui EST,cela ne concerne pas la personne.
    personne ne « s’Ă©veille » ,ce qui appartient Ă  l’histoire de quelqu’un n’est pas l’eveil mais une expĂ©rience transitoire et donc impermanente.
    l’expĂ©rience elle mĂŞme d’Ă©veil est sans importance,c’est ce qu’elle « rĂ©vèle » qui est important.
    si la personne reste attacher Ă  « l’expĂ©rience » elle va en faire un objet,un objet d’expĂ©rience,et de ce fait elle se donne une rĂ©alitĂ© en tant que sujet et voilĂ  la dualitĂ© qui reprend forme.
    l’expĂ©rience doit mourir Ă  elle mĂŞme,l’objet disparait avec le sujet.
    après cela peut importe ,tout est CELA,on peut en parler ou se taire,on peut ĂŞtre confronter Ă  toute les situation cela ne change rien ,cela ne varie pas,ne bouge pas,cela reste absolument intouchable est c’est ce que l’on EST.
    si il y a des variations c’est que la personne fonctionne d’une maniĂ©re duel et de ce fait il y a des va et viens.
    parceque le regard porte sur un resssentit ,une experience duel impliquant un sujet et un objet voilĂ  tout…
    il faut persĂ©vĂ©rer dans ‘linvestigation sans s’installer dans une experience avec une grande ferveur et alors tout seras « regler » definitivement car la veritĂ© ne connait pas d’obstructions ni de limite.

    voilĂ  claudette bonne fĂŞte et joyeux noĂ«l et bonne annĂ©e 2009….

    …………………….sunyata

  6. sunyata dit :

    l’expérience doit mourir à elle même,l’objet disparait avec le sujet.

    petite précision:

    quand » l’eveil vĂ©ritable » se produit cela n’est pas une expĂ©rience,cela n’est pas du domaine du sujet et de l’objet,cela est sans compromis et absolument hors toute notions,si il y a va et viens c’est que le doute persiste et lĂ  ce n’est pas encore cela.

    quand je parle d’expĂ©rience d’Ă©veil je parle de ces expĂ©rience qui nous donne un  » aperçus »le « gout » et qui nous transforme ,certain en vivent un seul,d’autres plusieurs.
    mais cela reste du domaine de la dualitĂ© ,il faut donc laisser mourir ce qui doit l’ĂŞtre tranquillement et poursuivre l’investigation jusqu’Ă  que le faux moi ou JE disparaisse,et lĂ  toute autre recherche sera impossible,tout les doutes serons dĂ©truit,plus rien d’AUTRE ne pourra ĂŞtre perçu,tout sera absolument parfait et Ă  sa place comme depuis toujours.

    cordialement

  7. Claudette dit :

    Bonjour Sunyata,

    Merci pour ta réponse.

    Tu dis « si il y a des variations c’est que la personne fonctionne d’une maniére duel et de ce fait il y a des va et viens.

    Pourquoi, selon toi, certains feront des va et viens pendant des annĂ©es alors que d’autres resteront dans le Soi dès la première expĂ©rience d’Ă©veil ? En d’autres mots, quelles sont les prĂ©dispositions pour que ne plus ĂŞtre piĂ©gĂ© dans la dualitĂ© ?

    Tu dis aussi « certains en vivent un seul, d’autres plusieurs.» C’est justement cela ma question, pourquoi ?

    Amicalement,

    Claudette

  8. sunyata dit :

    re bonjour claudette

    le pourquoi est un mystère,comme je le dis plus haut tout dépend de la ferveur de la personne.
    certain ont besoin de plus de temps Ă  cause des multiples doutes et des tendances liĂ© aux habitudes et des dĂ©sirs d’autres trouvent directement « la bonne direction » parce que leur dĂ©sir d’Ă©veil est si intense qu’ils ne dĂ©sirent pas autre chose mĂŞme si ils ne savent pas oĂą ils vont, leur confiance est inĂ©branlable .
    mais peu importe,tous arrivent finalement lĂ  oĂą plus aucunes actions volontaire n’est possible et s’Ă©veillent Ă  leur vĂ©ritable nature sans destination.

    donc je dirais les prĂ©dispositions sont: la confiance,un dĂ©sir unique(l’eveil),la ferveur ,une implication total sans dĂ©tour.

    maintenant les « chemins » sont multiple et cela s’exprime de diffĂ©rente manière selon les individus c’est sans limite.

    il n’y a pas de « recette » de l’eveil,mais donner des pistes peut ĂŞtre utile mĂŞme si la ferveur ne s’invente pas nous l’avons ou nous ne l’avons pas c’est pas plus compliquer.

    amitié

  9. nadia dit :

    Bonjour Claudette

    Chacun va ( ou pas..) donner « son point de vue » sur cette question, et on pourra toujours ajouter un pourquoi…:-)

    Puis je te demander quel sens et quelle réponse tu donnes toi-même à cette question que tu nous poses?

    Amicalement

  10. joaquim dit :

    Bonjour,

    Celui qui rechercherait l’Ă©veil permanent alors qu’il n’a pas coupĂ© en lui toutes les chaĂ®nes qui le rattachent Ă  quelque chose de personnel, autrement dit celui qui n’a pas brĂ»lĂ© tous les vasanas, comme diraient les Hindous, celui qui n’est pas devenu un saint, comme diraient les ChrĂ©tiens, celui-lĂ  serait semblable Ă  un foetus qui voudrait naĂ®tre avant terme. L’Ă©veil est une grâce, qui est donnĂ©e sans retenue pour peu qu’on ait dĂ©couvert le geste de s’ouvrir. Vouloir le pĂ©renniser, ce serait vouloir se l’approprier. J’aime bien citer ce texte de Daniel Odier, car je trouve qu’il en dit long:
    http://www.cafe-eveil.org/forum/viewtopic.php?p=48#48

    Avec un peu d’habitude, on peut se mettre en samadhi Ă  la demande, mais si on est honnĂŞte avec soi-mĂŞme, on se rend compte qu’on transforme ainsi le samadhi en illusion. On n’y accède Ă  nouveau pour de bon que par l’effet d’une nouvelle grâce, Ă  laquelle on se donne tout entier. Car le geste en question, c’est justement cela: se donner tout entier.

    C’est en fait une chance que nous ne soyons pas en permanence dans la bĂ©atitude de l’Ă©veil, car si tel Ă©tait le cas, nous serions avortĂ©s. Nous avons une lessive Ă  faire, nous avons Ă  transfigurer ce que nous sommes en l’offrant Ă  la lumière, et cela implique d’assumer ses parts d’ombres. Une ombre ne peut s’Ă©clairer que si elle est assumĂ©e. Tant qu’on demeure dans la bĂ©atitude, on est incapable d’assumer une quelconque ombre, car on ne la voit pas. Et pourtant, elle agit. Elle est lĂ , mais elle nous Ă©chappe. Autrement dit elle nous domine. Tous ces maĂ®tres qui vivent dans la bĂ©atitude de l’Ă©veil, mais dont les actes trahissent de multiples bassesses humaines, ce sont des avortĂ©s. Et prĂ©tendre, comme eux ou leurs disciples le font souvent, que leurs actes ne peuvent ĂŞtre jugĂ©s comme ceux du commun des mortels, car ils seraient dĂ©pourvus de tout sentiment d’appropriation, puisque la racine mĂŞme de l’appropriation aurait Ă©tĂ© arrachĂ©e en eux, cela ne fait que trahir leur aveuglement.

    Certains ĂŞtres ont vĂ©cu ce qu’on pourrait appeler une conversion. Le geste intĂ©rieur de l’Ă©veil, ils l’ont opĂ©rĂ© avec leur vie toute entière. Leur vie est devenue une offrande totale Ă  Dieu. Je pense Ă  St-François, qui rend Ă  son père jusqu’aux habits qu’il porte, et se retrouve nu sur la place d’Assise, ou Ă  Swami Ramdas, qui abandonne tout Ă  l’âge de 42 ans et part sur les routes de l’Inde pour ne plus faire qu’invoquer le nom de Ram, ou Ă  Ramana Maharshi, qui s’abĂ®me totalement dans la contemplation Ă  16 ans au point qu’il serait mort si personne n’Ă©tait venu le nourrir. Ces ĂŞtre ont fait un don total d’eux-mĂŞmes. On peut les admirer, on peut aspirer Ă  devenir comme eux, mais posons-nous honnĂŞtement la question: sommes-nous prĂŞts Ă  le faire, lĂ , maintenant?

  11. Claudette dit :

    Merci mes amis pour vos contributions.

    Nadia, ta question est très pertinente ;-) La première rĂ©ponse qui m’est venue c’est que c’est pour pour mieux aider les autres. La vraie rĂ©ponse est venue juste après, c’est pour moi. En fait, ça m’intĂ©resse de rĂ©duire le nombre d’aller et retour. La rĂ©ponse de Joaquim me remet les pendules Ă  l’heure.

    Sunyata, tes propos me mettent sur une piste intĂ©ressante. Je crois que la ferveur, que j’appelle parfois l’intention du retour Ă  la Source, est en effet un Ă©lĂ©ment crucial. La difficultĂ© est que cette intention est parfois altĂ©rĂ©e par un bout d’ego qui tente de se l’approprier et d’en faire son affaire. Comme dans la DB du lien que nous a envoyĂ© Joaquim. Je m’y retrouve bien ;-)
    En plus d’une intention puissante et pure, je crois qu’il faut faire la lessive jusqu’au bout, c’est-Ă -dire passer au crible de la conscience tous les vasanas. Sans forcer ou prĂ©cipiter quoique ce soit, il m’apparaĂ®t nĂ©cessaire de rencontrer avec amour chaque parcelle de ce qui constituĂ© notre faux moi. Je me rends compte durant mes ateliers que certaines personnes doivent inĂ©vitablement libĂ©rer une partie du contenu de leur conscience avant que le basculement se produise. J’appelle basculement une expĂ©rience d’Ă©veil dĂ©terminante qui rĂ©duit de façon significative les jeux de l’ego.

    Joaquim ton commentaire me touche profondĂ©ment. En plus de ramener une vĂ©ritĂ© basique, « apprĂ©cier ce qui est », je comprends qu’on ne peut rien prĂ©cipiter. On y revient toujours. Rien d’autre n’est possible. Se rendre disponible est peut-ĂŞtre la seule chose Ă  faire. Et encore, quelle pouvoir avons-nous rĂ©ellement sur cette disponibilitĂ© ?

    Affectueusement,

    Claudette

  12. Nicolas dit :

    Bonjour tout le monde!!

    Cette question m’intĂ©resse Ă©galement beaucoup. Il y a un p’tit bout de temps que je me demande pourquoi certains semblent ĂŞtre absorber dans le Soi de façon dĂ©finitive et d’autres ne font que des « aller-retour », ça tombe bien!!

    La rĂ©ponse de Sunyata, lorsqu’il dit que les prĂ©dispositions Ă  une complète dissolution du p’tit moi sont « la confiance, un dĂ©sir unique(l’eveil), la ferveur et une implication total sans dĂ©tour », semble ĂŞtre en accord avec ce que j’ai pu ressentir parfois. Je m’explique, mais d’abord un peu d’histoire personnelle!!
    Je me souviens qu’il y a trois ans, alors que j’Ă©tais en train de mettre en pratique un simple exercice de mĂ©ditation que propose E.Tolle dans « Le pouvoir du moment prĂ©sent », livre que je venais de dĂ©couvrir, il est arrivĂ© un moment oĂą mon corps m’a semblĂ© plus vaste que ce qu’il Ă©tait, jusque lĂ , rien d’extra, cette sensation, je la connaissais dĂ©jĂ !! Mais il est arrivĂ© un autre moment oĂą j’ai commencĂ© Ă  me sentir vraiment bizarre. Quelquechose s’est mis Ă  vibrer Ă  l’intĂ©rieur de moi, et je me suis senti aspirĂ© par je ne sais quoi, je ne sais oĂą.
    Ensuite, cette sensation s’est faite de plus en plus intense, j’ai eu l’impression que j’allais « tomber Ă  l’intĂ©rieur de moi-mĂŞme » (c’est ce que j’ai trouvĂ© de mieux!), et j’ai eu la sensation que ma tĂŞte s’ouvrait, comme quand on casse un oeuf, ou une noix de coco, Ă  vous de voir :-) , laissant Ă©merger une lumière vive, intense, douce…lumineuse!! Mais lĂ , j’ai Ă©tĂ© pris de panique. J’avais d’une part entendu dire qu’il Ă©tait dangereux de mĂ©diter sans ĂŞtre accompagnĂ© par quelqu’un d’expĂ©rimentĂ©, et j’Ă©tais seul, et d’autre part j’avais lu des rĂ©cits de sortie du corps, et je pensais que c’est ce qui m’arrivait!!
    J’ai donc ouvert les yeux et me suis mis Ă  bouger pour revenir Ă  moi et ne pas me laisser happer, mais j’ai eu l’impression de devoir faire un certain effort, c’Ă©tait quand mĂŞme puissant comme sensation. Puis,je me suis mis Ă  trembler, et mon coeur s’est mis Ă  battre, si fort que je pensais qu’il allait s’arrĂŞter!!

    Cette expĂ©rience m’a complètement retournĂ©, j’ai Ă©prouvĂ© une grande peur. Mais j’ai Ă©galement Ă©prouvĂ© une grande curiositĂ©, j’ai donc souvent cherchĂ© Ă  la revivre. Mais je n’ai jamais retrouvĂ© cette sensation en mĂ©ditant, du moins pas de façon aussi forte que cette fois lĂ . Chaque fois que je l’ai senti venir, ça s’est arrĂŞtĂ©, certainement parce que je la recherchais.
    Depuis, il m’est arrivĂ© de temps en temps de ressentir cette impression d’ĂŞtre absorbĂ© Ă  l’intĂ©rieur de moi-mĂŞme. Je remarque qu’Ă  chaque fois, c’Ă©tait quand je ne m’y attendais pas. C’est souvent arrivĂ© pendant mon sommeil dans des pĂ©riodes de grande fatigues, ou alors Ă  l’occasion de quelques crises d’angoisse!!

    La PrĂ©sence, que je ressens de plus en plus souvent, est une sensation qui s’en rapproche, mais c’est beaucoup plus doux. C’est une sensation de lumière, Ă  l’intĂ©rieur de moi, enfin c’est pas vraiment localisable. En tout cas, ça me semble ĂŞtre Ă  l’arrière plan de mes pensĂ©es ou de mes Ă©motions, parfois mĂŞme de mon corps, comme si c’Ă©tait plutĂ´t lui qui Ă©tait dedans. C’est une sensation d’espace dans lequel les pensĂ©es et les Ă©motions Ă©mergent, et ça me semble beaucoup plus durable que les expĂ©riences dĂ©crites plus haut. Bien que ce soit plus paisible, ça engendre souvent une grande vivacitĂ©, de la joie, de l’enthousiasme, je sens que c’est d’une grande force!Bref, je pourrais en parler pendant des heures en ayant toujours l’impression que les mots me manquent pour la dĂ©crire!!

    Pour en revenir Ă  cette fameuse expĂ©rience, il y a une question que je me pose souvent, c’est de savoir ce qui se serait passĂ© si je m’Ă©tais laisser aller? Aurais-je pu me laisser aller?
    En tout cas, je remarque qu’Ă  chaque fois que je me suis senti aspirĂ© Ă  l’intĂ©rieur par cette force, j’ai tout le temps eu peur. J’ai souvent eu peur de mourrir. Dans ces moments lĂ , j’ai Ă©galement souvent pensĂ© Ă  ce qui est « arrivĂ© » Ă  E.Tolle ou R.Maharshi, et j’ai eu peur qu’il m’arrive la mĂŞme chose!! Peur de ce que cela changerait dans ma vie, peur d’ĂŞtre diffĂ©rent!!Oui, croyez-le ou non, dans ces moments lĂ , j’ai me suis surpris Ă  avoir peur de ce que je recherchais!!
    Je trouve ça incroyable, de me surprendre Ă  ne plus ĂŞtre sĂ»r de « vouloir » l’illumination!! Et ça rejoint complètement les propos de Sunyata!! Mon choix Ă  ce moment lĂ  n’Ă©tait pas entier, et l’Ă©veil Ă  ce moment lĂ  n’Ă©tait plus, ou pas, la prioritĂ©. Je pensais aux Ă©ventuelles consĂ©quences: qu’est-ce que je deviendrais, comment mes proches percevraient ce changement? J’avais peur des nouveaux choix qui dĂ©couleraient de cette transformation, comme passer plusieurs annĂ©es assis sur un banc, ou isolĂ© dans une grotte, et de ce que mes proches en diraient!!

    Je sais pertinament que ces rĂ©actions et ces pensĂ©es sont plutĂ´t naĂŻves et immatures!! Facilement, une telle transformation ne changerait pas grand chose sur le plan de mes conditions de vie. Ou alors peut-ĂŞtre que si, et que cela me fait peur justement parce que je sais au fond de moi ce que je serais susceptible de faire si je n’avais plus aucune peur!!
    Je connais mes rĂŞves les plus fous, c’est peut-ĂŞtre ça qui me fait peur!!
    Ou bien, tout simplement la peur de mourrir. Il n’y a pas si longtemps, la semaine dernière, je me suis rĂ©veillĂ© en pleine nuit avec la peur et la sensation d’ĂŞtre en train de mourrir, comme ça m’est dĂ©jĂ  arrivĂ© lors de p’tites crises d’angoisses. Mais, encore une fois, je n’ai pas su y faire face, j’ai rĂ©sistĂ©.
    Tant pis, ce sera pour une prochaine fois!!!

    VoilĂ , c’est tout ce que je voulais dire!! A bientĂ´t!!

    Nicolas.

  13. sunyata dit :

    claudette

    tu pourras faire toutes les lessive du monde c’est sans fin,faire la lessive c’est croire que nous pouvons nous amĂ©liorer,aller vers….supprimer en nous le mauvais pour le bon…

    ce n’est que le reflet de l’arrogance humaine qui cherche ce qu’elle ne possède pas et qui refuse ce qui lui appartient de tout temps car en cela c’est comme une mort de la prĂ©tention et rien n’est obtenus qui n’est pas dĂ©jĂ  lĂ .

    tant qu’il y a va et viens c’est qu’il y a dualitĂ© point barre et ce n’est pas en fesant la lessive que cela va s’Ă©claircir.

    certain disent après l’eveil la lessive,excuse moi l’expression mais ,après la l’eveil mon cul..
    quand tu te rĂ©veille d’un cauchemar tu ne porte plus les actions que tu as produite dans ce cauchemar,un rĂŞve est une rĂŞve!!
    si il y a besoin de modifier le rĂŞve c’est que c’est un Ă©veil en rĂŞve ,tu rĂŞve que tu cherche et en suite tu rĂŞve que tu t’Ă©veille puis tu rĂŞve Ă  une bonne lessive…
    le faux moi qui se passe en revus lui mĂŞme,combien avez vous de moi 1,2,3?

    en vĂ©ritĂ© je suis juste passer sur ton site pour te souhaiter de bonne fĂŞtes et je n’ai pas pu rĂ©sister ,j’ai Ă©cris quelques mots ….

    et pour rĂ©pondre Ă  certain la bĂ©atitude de l’eveil c’est faire sa vaisselle,amener ces gosse a l’Ă©cole ,aller travailler ,toute ces chose que l’on nomme grossièrement l’ordinaire.

    rien Ă  voir avec des Ă©tat d’ĂŞtre spĂ©ciaux,sahaja samadhi c’est Ă©tat NATUREL d’ĂŞtre,c’est de cela qu’il est question,hishirio dans le zen la condition normal de l’esprit.

    ou bien si tu veux l’eveil sans s’Ă©veillĂ©.

    l’eveil n’est pas une grâce donner Ă  nous pauvre petit ĂŞtre humain cela c’est du langage de curĂ©,l’eveil c’est un droit de naissance et c’est la prĂ©tention persistante de chacun Ă  croire en sa pauvre petite misère qui crĂ©e la difficultĂ©.
    nous somme lĂ  a nous morfondre sur de petite choses grossis a la loupe par un Ă©go surdimensionner qui se caresse le nombril rĂŞvant d’idĂ©al et de perfection.
    comme autant de geste d’ouverture qu’ils croient effectuer comme si la rĂ©alitĂ© avait besoin d’un cadavre et de ses geste d’ouverture.
    la mort peu venir d’un instant a l’autre ou passe tout cela.

    alors quoi!!!! lève toi et marche disait il!!!

    le fesses assise sur une machine a laver hé hé

    voiçi un lien you tube sur nisargadatta en 7 partie:

    http://fr.youtube.com/watch?v=7ze0YqQp1hY&feature=related

    bonne fĂŞte Ă  tous et bonne discutions

  14. sunyata dit :

    claudette
    ce que je dis plus haut ce n’est que mon « point de vue » comme dit nadia.

    c’est juste que parfois j’ai les poils qui se hĂ©risse avec certaine lectures.

    en tout cas l’Ă©mission sur nisargadatta est bonne sauf les commentaire parfois « limite » Ă  mon avis,des intervenants qui affirme certaine chose au sujet de nisargadatta sans lui avoir demander son avis mais bon bref en ce qui me concerne je zape.

    cordialement

  15. nadia dit :

    Merci Joachim. Tu as en fait exprimĂ© avec d’autres mots en fait exactement ce que je disais plus haut…
    Entre autre lĂ :
    « Cette rĂ©alisation stable ne peut avoir lieu que lorsque sa puissance balaie toutes les identifications de la personne, soit parce qu’elle a dĂ©jĂ  fait entièrement le tour de cadran de toute la rĂ©alisation potentielle de Ce qui Est au travers de sa forme propre, soit parce que l’éveil du cĹ“ur n’ayant pas eu lieu, elle est habitĂ©e profondĂ©ment par le refus complètement inconscient de la Vie, de la limitation qu’elle impose Ă  la nature originelle, de son rĂ´le et de la rĂ©alisation qu’elle propose.
    Sur cette voie et dans cette perspective lĂ  effectivement, ceux qui ne sont pas installĂ©s dĂ©s l’éveil de façon stable dans le transcendant, ce sont ceux qui n’ont pas encore “brulĂ©s” toutes les identifications, tous les vasanas et tous les attachements. »

    Je suis totalement d’accord avec ce que tu dis lĂ :
    « Celui qui rechercherait l’éveil permanent alors qu’il n’a pas coupĂ© en lui toutes les chaĂ®nes qui le rattachent Ă  quelque chose de personnel, autrement dit celui qui n’a pas brĂ»lĂ© tous les vasanas, comme diraient les Hindous, celui qui n’est pas devenu un saint, comme diraient les ChrĂ©tiens, celui-lĂ  serait semblable Ă  un fĹ“tus qui voudrait naĂ®tre avant terme.(….)
    Tous ces maĂ®tres qui vivent dans la bĂ©atitude de l’éveil, mais dont les actes trahissent de multiples bassesses humaines, ce sont des avortĂ©s. Et prĂ©tendre, comme eux ou leurs disciples le font souvent, que leurs actes ne peuvent ĂŞtre jugĂ©s comme ceux du commun des mortels, car ils seraient dĂ©pourvus de tout sentiment d’appropriation, puisque la racine mĂŞme de l’appropriation aurait Ă©tĂ© arrachĂ©e en eux, cela ne fait que trahir leur aveuglement »
    Tu l’exprimes cela plus directement que je ne le fais, mais c’est exactement ce que je dis aussi, lorsque je parle de « fausse couche »…

    Je suis tout a fait d’accord lĂ  aussi:
    « Nous avons une lessive Ă  faire, nous avons Ă  transfigurer ce que nous sommes en l’offrant Ă  la lumière, et cela implique d’assumer ses parts d’ombres.Une ombre ne peut s’éclairer que si elle est assumĂ©e. »

    Cette acceptation totale et sans jugement jointe Ă  l’observation silencieuse de notre ombre l’illumine, et une ombre Ă©clairĂ©e disparait purement et simplement.
    L’acceptation et l’observation de notre forme et de nos limites spĂ©cifiques , c’est ce qui nous conduit Ă  trouver notre juste place et nous garde de « nous prendre pour Dieu ». Dans se sens lĂ , la « connaissance et l’acceptation de soi » sur le plan de la forme, est tout aussi importante.

    Tu dis, directement en réponse a la question de Claudette sur le basculement définitif:
    « On n’y accède Ă  nouveau pour de bon que par l’effet d’une nouvelle grâce, Ă  laquelle on se donne tout entier. Car le geste en question, c’est justement cela: se donner tout entier.(…)
    On peut les admirer, on peut aspirer Ă  devenir comme eux, mais posons-nous honnĂŞtement la question: sommes-nous prĂŞts Ă  le faire, lĂ , maintenant? »

    Oui se donner tout entier!!
    Et cette question rĂ©ellement essentielle et exige un e grande honnètetĂ©, car c’est elle qui dĂ©tient la clĂ©: sommes nous prĂŞts?LĂ , maintenant?
    Car rien d’autre que nos rĂ©sistances conscientes ou inconscientes Ă  nous abandonner totalement ne nous en empĂŞche! Des attachements des besoins, des dĂ©sirs que nous gardons encore en nous, et que nous croyons devoir assouvir…Les vasanas, oui!
    Rien d’autre ne m’en empĂŞche!

    Et c’est Ă  nouveau, encore et encore, devant l’Ă©vidence de ce constat en soi le retour a l’acceptation de ces ombres, et Ă  l’observation profonde de ce qui nous retient.

    C’est dans ce sans lĂ  que j’Ă©crivais plus haut:
    « Accepter et incarner une vision non duelle qui inclue le plan de la manifestation, c’est induire la notion de processus;
    A chaque seconde la LibertĂ© doit ĂŞtre atteinte en soi, et Ă  la seconde mĂŞme, dans la Conscience /Amour, elle est “sacrifiĂ©e” sur l’autel de cette PrĂ©sence Ă  la limite de l’ici et maintenant, Ă  la Vie, pour la fĂ©conder par cette nouvelle rĂ©alitĂ© »

    Le processus qui peut ou non suivre un expĂ©rience d’Ă©veil, c’est cela…

    Merci Chère Claudette de ta réponse à ma question..:-)
    rĂ©duire ce nombre d’aller retour, n’est ce pas ce qui nous « oblige » justement Ă  aller chercher le chemin et la « solution » ( dis-solution..)a l’intĂ©rieur de nous?N’est ce pas lĂ  justement la lessive en question?
    Nous sommes le creuset mĂŞme de la « quĂŞte alchimique », non?

    Tu écris:
    « on ne peut rien prĂ©cipiter. On y revient toujours. Rien d’autre n’est possible. Se rendre disponible est peut-ĂŞtre la seule chose Ă  faire. Et encore, quelle pouvoir avons-nous rĂ©ellement sur cette disponibilitĂ© ? »

    On ne peut pas griller les étapes, non.
    Notre pouvoir sur cette disponibilité?
    Toujours le mĂŞme: l’observation honnĂŞte de soi dans ce domaine: c’est comme le dit joachim aussi,( si je l’ai bien compris..) l’ombre vue, acceptĂ©e et assumĂ©e qui peut ĂŞtre illuminĂ©e et libĂ©rĂ©e.
    Lorsqu’on est vraiment prĂŞts.

    Merci Ă  toi Claudette

  16. Manfred dit :

    Bonjour chère Claudette,

    je voudrais apporter mon point de vue Ă  la question que tu poses. Gangaji rĂ©pondait Ă  une question semblable en disant que c’Ă©tait le karma, selon ma perception je dirais que c’est la grâce, qui est la libre dĂ©termination de la Vie, qui Ă©chappe Ă  toute saisie intellectuelle, et je vais le montrer par ces quelques exemples.

    Il y a des personnes qui s’Ă©veillent dĂ©finitivement sans jamais avoir entendu parler de l’Ă©veil, sans jamais avoir parcouru la littĂ©rature spirituelle Ă  ce sujet, et c’est après cette expĂ©rience qu’ils se mettent Ă  lire dans ce sens afin de mettre les mots sur ce qui leur est arrivĂ© pour pouvoir communiquer leur vĂ©cu aux autres.

    D’autres, après avoir tout essayĂ©, un beau jour lâchent volontairement tout et s’Ă©veillent, par contre certains lâchent Ă©galement tout sans pourtant s’Ă©veiller de façon dĂ©finitive.

    Pour une autre catĂ©gorie, des personnes dĂ©terminĂ©es, passionnĂ©es dans leur quĂŞte de la vĂ©ritĂ©, luttant, s’efforçant, loin du lâcher-prise, expĂ©rimentent qu’au beau milieu mĂŞme de cette lutte, l’Ă©vidence de la vĂ©ritĂ© ouvre comme une porte Ă  l’intĂ©rieur d’elles-mĂŞmes, qui les libère progressivement de toute lutte, de toute souffrance et les installe ainsi dans une paix et une joie profondes et durables.

    Il me semble donc que s’il y avait une rĂ©ponse positive et dĂ©finitive Ă  cette question, alors une telle mĂ©thode se serait depuis longtemps rĂ©pandue sur la terre et tout le monde serait dĂ©jĂ  complètement Ă©veillĂ©, mais je vois Ă©galement dans cette impuissance de la pensĂ©e, l’expression mĂŞme de la beautĂ© de la Vie, qui se rit de nos tentatives de vouloir la saisir, elle-mĂŞme et ses modes opĂ©ratoires.

    Toute mon affection Ă  tous.

    Manfred

  17. joaquim dit :

    Bonjour Claudette. Tu Ă©cris: « (…) je comprends qu’on ne peut rien prĂ©cipiter. Se rendre disponible est peut-ĂŞtre la seule chose Ă  faire. Et encore, quel pouvoir avons-nous rĂ©ellement sur cette disponibilitĂ© ? »

    VoilĂ  la vĂ©ritable humilitĂ©. Je crois que quand on a compris cela, vraiment, on flotte sans plus aucun ancrage, et on rĂ©alise que cela, l’absence d’ancrage, et la confiance qui permet de l’accepter, c’est prĂ©cisĂ©ment l’ancrage inĂ©branlable et dĂ©finitif qu’on rechercherait ailleurs en vain. Paradoxale solution d’un paradoxe…

    Dans le clip mis en lien ci-dessus par sunyata, Nisagardatta Maharaj dit: «Occasionnellement, il se produit une ancienne rĂ©action, Ă©motionnelle ou mentale, mais elle est immĂ©diatement remarquĂ©e et Ă©cartĂ©e. Après tout, tant qu’on est encombrĂ© d’une personnalitĂ©, on est exposĂ© Ă  ses particularitĂ©s et Ă  ses habitudes.» (min 6:15) Ainsi, mĂŞme quelqu’un comme Nisagardatta Maharaj porte attention aux ombres qui pourraient s’Ă©tendre sur lui, et poursuit, quand bien mĂŞme c’est devenu rare pour lui, sa lessive. Ceux qui prĂ©tendent ne plus avoir Ă  en faire devraient lui emprunter son humilitĂ©. Elle est la seule garante d’une ouverture vĂ©ritablement dĂ©sappropriante.

  18. André P. dit :

    Joyeuses Fêtes à toi Claudette, et aux autres qui participent à ce lieu d’échange.
    Au-delà des nombreux mots dits ici, significatifs pour certains, vides pour d’autres, il y a cette humanité qui fait son chemin en nous et qui prend différentes expressions selon chacun. Cette diversité fait notre richesse, comme autant de fleurs différentes aux couleurs et senteurs diverses, baignées dans la lumière du grand soleil aimant de l’Être.
    André.

  19. sunyata dit :

    «Occasionnellement, il se produit une ancienne réaction, émotionnelle ou mentale, mais elle est immédiatement remarquée et écartée. Après tout, tant qu’on est encombré d’une personnalité, on est exposé à ses particularités et à ses habitudes.»

    joaquim

    je suis d’accord avec cela mĂŞme si je me mĂ©fis des traductions,je ne vois pas cela comme une « lessive »

    « Après tout, tant qu’on est encombrĂ© d’une personnalitĂ©, on est exposĂ© Ă  ses particularitĂ©s et Ă  ses habitudes.»

    c’est naturel de ressentir des Ă©motions ou d’avoir des pensĂ©e cela ne pose aucuns problème.
    mais il est vrai que en ce que me concerne je ne ressent pas le besoin « d’Ă©carter » quoi que ce soit c’est mon expĂ©rience en tout cas,et je ne vois pas lĂ  le rapport avec une quelconque humilitĂ©….
    tu Ă  envie d’appeler cela une lessive pour justifier la tienne,c’est très bien,chacun retire des mots ce qu’il veut entendre car les mots ne peuvent exprimer ce qui relève de la « non-dualitĂ© »

    bonne année à toi tout de même joaquim et joyeux noel

  20. nadia dit :

    Manfred écrit:
    « mais je vois Ă©galement dans cette impuissance de la pensĂ©e, l’expression mĂŞme de la beautĂ© de la Vie, qui se rit de nos tentatives de vouloir la saisir, elle-mĂŞme et ses modes opĂ©ratoires. »

    Oui Manfred…. Et cela nous ramène toujours face a cette tentative de saisie, et Ă  nos « prĂ©tentions »..Tant de choses, « Dieu merci »nous Ă©chappe.
    Cela a ses Raisons que la raison ne connait pas…

  21. Patrice dit :

    Bonnes fĂŞtes Ă  toutes et tous !

    Juste une info : plutĂ´t que de regarder pĂ©niblement le film/reportage sur Nisargadatta en « sept » parties, sachez qu’il existe en une seule :

    http://eveilimpersonnel.blogspot.com/2008/10/votre-propre-soi-sri-nisargadatta.html

  22. Nicolas dit :

    Bonjour tout le monde !!

    Toute cette histoire de lessive et de savoir si on peut, face Ă  l’Ă©veil, « faire » quelque chose ou pas me tourne la tĂŞte!!
    En ce qui me concerne, j’aimerais tout simplement vous faire part de mes rĂ©flexions et de ce que j’ai pu remarquer.

    Quand j’ai essayĂ© Ă  plusieurs reprises d’abandonner le fait de maintenir mon attention sur le corps et l’esprit, il se trouve que l’activitĂ© mentale s’est faite de plus en plus intense. Le mental s’est remis Ă  s’attacher et Ă  retenir mes Ă©motions qui, elles, se sont agglutinĂ©es, au lieu de tout simplement glisser et de s’Ă©vaporer. Et c’est ainsi qu’au bout d’un certain temps j’ai retrouvĂ© cet ancien Ă©tat de lourdeur, d’agitation, de nervositĂ©, de pensĂ©e incessante, d’anxiĂ©tĂ© et tout ce qui s’ensuit!! C’est lĂ  que j’ai pris conscience que c’est vraiment Ă©pouvantable de se perdre dans le bruit incessant du monde et du mental, d’ĂŞtre dans l’incapacitĂ© d’apprĂ©cier des choses aussi simples que les pĂ©piements d’un oiseau ou l’odeur de la rosĂ©e matinale!! Quand je pense que c’est comme ça que la plupart des gens vivent…
    C’est aussi lĂ  que j’ai compris, ou pense avoir compris, que l’attention consciente portĂ©e au corps permet de ne pas se laisser entraĂ®ner par le mental, et de s’y perdre.

    L’autre question que je me pose, c’est que si vraiment il n’y a rien Ă  faire, pourquoi des gens comme Krishnamurti, Ramana Maharshi, Eckhart Tolle ou d’autres nous incitent Ă  dĂ©velopper notre facultĂ© Ă  observer et explorer notre monde intĂ©rieur, comme un choix???
    J’ai commencĂ© Ă  me poser cette question Ă  l’Ă©poque oĂą j’ai dĂ©couvert un livre qui s’appelle « J’espère que vous allez mourir bientĂ´t » de Richard Sylvester. Il dit de façon radicale qu’on a aucun choix. Selon lui, nos actes, qu’ils proviennent de l’ego ou pas, se posent bien avant qu’on l’ait dĂ©cidĂ©. Il dit mĂŞme qu’il n’existe pas d’un cĂ´tĂ© des actes qui proviennent de l’unitĂ©, et de l’autre des actes qui proviennent de notre individualitĂ©, que tout vient de l’unitĂ©.
    Je pense ne pas avoir saisi toute la profondeur de ce livre. J’avoue qu’il m’a tout de mĂŞme touchĂ©, et m’a amenĂ© Ă  envisager les choses sous un autre angle. Il m’a amenĂ© entre autre Ă  ĂŞtre beaucoup plus indulgent envers les activitĂ©s que l’ont dit superficielles. Avant ça, j’imaginais que certaines activitĂ©s Ă©taient trop superficielles et renforçaient l’ego ; je reconnais que c’Ă©tait une vision naĂŻve et prĂ©tentieuse!! Aujourd’hui, je me rends compte qu’on peut prendre part Ă  n’importe quelle activitĂ© sans pour autant faire intervenir l’ego, juste comme ça, par pur plaisir! Plaisir que l’on peut partager avec d’autres personnes, c’est gĂ©niale!!

    MalgrĂ© tout ce qu’on peut dire, j’ai vraiment l’impression d’avoir le choix d’être attentif ou pas , d’être prĂ©sent ou pas Ă  mes rĂ©actions, Ă  mes pensĂ©es, Ă  mes Ă©motions, Ă  mon corps de souffrance… Il y a deux minutes, alors que j’étais en train d’écrire, ma sĹ“ur m’a interpelĂ© ; j’ai remarquĂ© qu’une partie de mon attention voulait se tourner vers elle, et qu’une autre partie de mon esprit a rĂ©sistĂ© pour rester concentrĂ© afin de finir de taper ma phrase . D’habitude, c’est ce que je fais, mais ça demande un certain effort. Mais lĂ , au lieu de faire comme d’habitude, j’ai simplement laissĂ© mon esprit se diriger totalement vers ma sĹ“ur, et je me suis rendu compte que c’était beaucoup plus fluide, que mon attention Ă©tait totale, sans aucun effort, sans aucune tension, sans aucun conflit. Et il m’a semblĂ©, durant la fraction de seconde oĂą j’ai perçu cette tension, que j’avais eu le choix de continuer de rĂ©sister ou de cĂ©der, le choix entre le conflit intĂ©rieur ou pas.
    Est-ce que j’ai réellement eu le choix, ou alors est-ce que c’est une simple erreur de perception ? Je ne sais pas!

    Je remarque Ă©galement que ces trois dernières annĂ©es, ma capacitĂ© d’observation s’est dĂ©veloppĂ©e, qu’elle est devenue beaucoup plus fine qu’avant. Que se serait-il passĂ© si ces trois dernières annĂ©es j’avais continuĂ© de vivre comme je le faisais auparavant? Est-ce que ma capacitĂ© d’observation se serait affinĂ©e malgrĂ© tout, ou pas du tout?
    LĂ  aussi, j’ai l’impression d’avoir eu le choix, celui de prendre l’option « observation » ou pas!!
    Choix ou illusion? Je ne sais toujours pas!!

    Sur ce, je vous souhaite un joyeux Noël, et vous dis à bientôt!!!

    Nicolas.

  23. Claudette dit :

    Chers ami(e)s,

    Nous avons encore tant d’idĂ©es, de questions et d’expĂ©riences Ă  partager, mais aujourd’hui mon coeur est tout remplie d’une douce joie qui veut se dire, se donner.

    Vous me comblez par la richesse et la pertinence de vos commentaires. Que de profondeur et de justesse ! J’aimerais d’abord exprimer ma gratitude infinie Ă  chacun de ceux qui contribuent Ă  ce blogue de mĂŞme qu’Ă  ceux qui le lisent silencieusement. Nous sommes tous les co-crĂ©ateurs de cette oeuvre que je trouve enrichissante et utile.

    C’est la diversitĂ© qui permet l’enrichissement. Alors bravo si nous ne sommes pas toujours d’accord, nous sommes forcĂ©s Ă  scruter Ă  la loupe de la conscience chaque points que nous avançons.

    J’adresse un merci particulier Ă  ceux et celles qui accepte de remettre en questions leurs points de vue et qui font preuve d’ouverture. Ce que nous sommes est immuable, par contre le système de croyances Ă  travers lequel nous faisons l’expĂ©rience de la vie, Ă©volue rapidement. Une mise Ă  jour rĂ©gulière s’impose. Je suis ravie que nous la fassions ensemble.

    Je souhaite Ă  chacun ce vous que cette pĂ©riode des fĂŞtes sotr une occasion de cĂ©lĂ©brer la Vie dans toutes ses formes d’expression.

    Avec toute ma tendresse,

    Claudette

  24. Nicolas dit :

    Bonjour, et Joyeux Noël!!

    « … Il y a deux minutes, alors que j’étais en train d’écrire, ma sœur m’a interpelé ; j’ai remarqué qu’une partie de mon attention voulait se tourner vers elle, et qu’une autre partie de mon esprit a résisté pour rester concentré afin de finir de taper ma phrase . D’habitude, c’est ce que je fais, mais ça demande un certain effort. Mais là, au lieu de faire comme d’habitude, j’ai simplement laissé mon esprit se diriger totalement vers ma sœur, et je me suis rendu compte que c’était beaucoup plus fluide, que mon attention était totale, sans aucun effort, sans aucune tension, sans aucun conflit. Et il m’a semblé, durant la fraction de seconde où j’ai perçu cette tension, que j’avais eu le choix de continuer de résister ou de céder, le choix entre le conflit intérieur ou pas.
    Est-ce que j’ai réellement eu le choix, ou alors est-ce que c’est une simple erreur de perception ? Je ne sais pas! »

    Après réflexion sur mon intervention d’hier, sur ce passage, je me suis demandé quel choix j’avais eu dans le fait que mon attention veuille se porter sur ce que disait ma sœur ?
    Il semblerait à première vue que je n’ai pas eu le choix de ressentir cette attraction, que j’ai juste eu le choix d’y résister- créant ainsi une tension, un conflit intérieur- ou de céder. Dans un sens, on peut donc penser que cette attraction se soit imposée à moi, me laissant un semblant de choix !! Ce point de vue me semble très humain, très mental !! Il me semble que seul l’esprit humain soit capable de laisser un tel choix !! A mon avis, ma perception n’est pas assez fine pour discerner la subtilité qui se cache derrière, s’il y en a une !

    La question qu’on peut également se poser, c’est de savoir d’où émanait cette attraction ?
    Bien entendu, dans une anecdote aussi banale, il n’y a aucune importance, il n’y a pas lieu d’écrire un roman !! Certains risquent de penser que je fais de la rhétorique pure et dure (c’est juste un p’tit clin d’œil à quelqu’un qui se reconnaîtra :-) !! Mais je suis curieux de savoir d’où venait cette attention : d’une simple difficulté de ma petite personne à se concentrer, ou y avait-il une force plus vaste ? Par analogie, on peut étendre cette petite et banale anecdote :-) au processus de l’éveil dans son intégralité.
    Il semble que pour beaucoup de personnes, un certain processus se soit déclenché à la suite d’un aperçu d’une dimension plus vaste que notre petite existence. En ce sens, il n’y a aucun choix, c’est une grâce, du moins, il me semble. Certain en sont conscient, et accueillent ce processus ; ils développent leur faculté à observer leurs réactions, leurs émotions, leur corps de souffrance, leurs pensées… Lorsqu’on observe nos pensées, on ne peut nier le fait que certaines sont ternes, fades, répétitives, et que d’autres s’accompagnent d’une certaine fraîcheur, d’un certain enjouement, comme si elles émergeaient d’une source plus profonde… Autrement dit, même si tout est divin, on ne peut nier que certaines réactions sont d’origines égoïques, s’enracinent dans la peur, alors que d’autres prennent plutôt leur source dans l’Amour !!
    De cette observation, donc, semble naître une certaine compréhension, et par extension une transformation de la conscience. Comme je l’ai déjà mentionné, j’ai remarqué que l’attention portée au corps à l’esprit semble mettre en mouvement ce qui stagne dans notre esprit. Mais j’ai également remarqué l’ouverture sur l’espace intérieur qui en découle, et il semblerait que lorsqu’on observe son corps de souffrance « à partir » de cet espace, le corps de souffrance se met en mouvement et s’évapore, ou se transforme, je ne sais pas. En tout cas, la prise de conscience et l’acceptation de ce processus semble susciter une certaine tranquillité de l’esprit. D’autres personnes ne sont pas conscientes de ce processus et de ses manifestations, et y résistent de façon inconsciente ; il semblerait que cela engendre des tensions, des conflits, de la souffrance. C’est en ce sens que je me suis demandé d’où venait la force qui m’incitait à détourner mon attention de ce que j’étais en train de faire.

    Il semble donc y avoir deux choix en ce qui concerne ce processus : l’accueille ou la rĂ©sistance. Est-ce qu’au final cela change quelque chose ? Est-ce qu’une des deux voies est plus rapide qu’une autre en ce qui concerne la transformation du contenu de la conscience ? Je ne sais pas ! Partons du principe que ce choix lĂ  soit possible ; qu’est-ce que cela change sur le « plan » universel ? Y en a-t-il un ? Supposons que oui .J’ai l’impression que ce plan, s’il existe, ne soit pas un plan préétabli au sens oĂą le mental l’entend, c’est-Ă -dire que ce n’est pas un plan figĂ© , fixe, rigide, mais plutĂ´t un plan qui serait en constant changement, en permanente redĂ©finition, « prenant en compte » les choix de chacun, dans un système complexe. Si je choisis la voie de l’Amour, l’univers « fait avec » et « modifie son plan ». Une aisance, une sĂ©rĂ©nitĂ©, une harmonie semblerait dĂ©couler d’un tel choix, ainsi que des actes et des consĂ©quences, avec la teinte et la marque de fabrique de l’Amour Ă  l’état pur !! Si je choisis la voie de la peur, l’univers « fait avec » et « modifie son plan » ! Mais une certaine souffrance semble dĂ©couler d’un tel choix, ainsi que des actes et des consĂ©quences, avec la teinte et la marque de fabrique de la peur !! D’oĂą vient la peur ? Je ne sais pas !! D’ailleurs, je ne sais rien, je ne fais que rĂ©flĂ©chir Ă  haute voix !! Je continu. Que se passe–t-il au niveau de la finalitĂ© ? Que se passe-t-il si l’homme choisit de se laisser porter par la pulsion de l’éveil, ou au contraire y rĂ©siste ? Dans le premier cas, peut-ĂŞtre que cela change son monde extĂ©rieur, amenant l’Amour sous sa forme la plus pure dans le monde manifestĂ©, transformant ainsi sa condition. Et dans le second cas , il continue d’aller au suicide !!
    Mais finalement, quoi qu’il arrive, tout retourne au Un. Ce ne serait donc qu’une question de temps ? Je ne sais toujours pas ! L’Univers est donc un chat, il retombe toujours sur ces pattes !!

    Voilà, ceci n’est que le fruit d’une réflexion qui s’est faite à haute voix, et je tenais à vous le faire partager! J’utilise parfois le ton de l’affirmation, mais sachez que ce ne sont que des hypothèses, je n’affirme rien.
    Je sais Ă©galement qu’il n’y a peut-ĂŞtre aucune pertinence dans ce que j’écris! Mais j’y prend toujours plaisir, et ça, je sais que c’est contagieux, et c’est le plus important Ă  mes yeux !!
    Le fait d’écrire m’aide à réfléchir, et si je le partage avec vous, ce n’est qu’en espérant que vous y réagirez !!

    A bientĂ´t !!

    Nicolas.

  25. Kea dit :

    À Nicolas :

    « Quelque chose s’est mis Ă  vibrer Ă  l’intĂ©rieur de moi,… »

    Je suis contente que tu parles de cela Nicolas, car personne n’en parle jamais. La vibration dont tu parles je la ressens depuis environ 2 ans et cela s’intensifie de jour en jour. Je sais que c’est un tournant important qui est en train de se produire et ce que tu dis m’Ă©claire. Je ne veux rien prĂ©cipiter, ce serait trop dommage d’avoir Ă  rebrousser chemin Ă  cause de la peur. Alors j’y vais graduellement. Je reste en compagnie de cette vibration et la savoure de tout mon coeur en mĂŞme temps que je respire. Je la laisse grandir d’elle-mĂŞme. Elle prend soin de moi on dirait.

    Merci de ton témoignage Nicolas.

  26. André P. dit :

    Salut Nicolas et joyeuses FĂŞtes,
    Il est bien certain que la rĂ©alitĂ© ne concerne pas votre voisin mais vous, en tant que personne humaine. Quoiqu’il arrive, cela vous concerne. Cette rĂ©alitĂ©, bien que vous ne puissiez pas vous y identifier sans la dĂ©naturer, c’est vous aussi. Vous ĂŞtes rĂ©el et vivant. On peut â€s’enfarger dans les fleurs du tapis’ (enfarger, terme quĂ©bĂ©cois = trĂ©bucher) et ne pas voir cette Ă©vidence. â€Cela’ c’est vous. â€Cela’ existe et il n’y a rien qui en soit en dehors. La confusion vient non pas de l’opĂ©ration de la pensĂ©e et de son obligatoire processus de fragmentation de la rĂ©alitĂ© en Ă©lĂ©ments, mais du fait que vous, votre attention, s’identifie avec ces quelconques fragments. Voir cela, c’est aussi pouvoir s’en dĂ©gager, c’est comprendre le processus d’identification. La peur consiste dans le maintien de l’identification parce que vous croyez que c’est â€vous’ et qu’étant confrontĂ© Ă  votre mort, vous ne pouvez pas vous y rĂ©soudre. C’est dĂ©jĂ  un grand Ă©veil que de comprendre oĂą se situe votre propre rĂ©alitĂ©, que vous ĂŞtes vous-mĂŞmes, ce vaste espace de la conscience et non ces fragments de rĂ©alitĂ© (vos dĂ©sirs, vos possessions, vos peurs) oĂą votre attention est piĂ©gĂ©e parce que vous croyez que c’est â€vous’. La fin naturelle des identifications ne concerne pas votre voisin mais vous. En laissant ĂŞtre â€cela’, la rĂ©alitĂ© que vous ĂŞtes, dans le champ de votre attention, un vaste espace de conscience et d’intelligence qui se situe dans l’instant, et qui indubitablement â€est’ votre propre rĂ©alitĂ©, prend en charge la vie que vous vivez, et ce feu vous travaille en chassant la fumĂ©e du temps oĂą vous logiez en grande partie auparavant. Encore lĂ , cette attention n’est pas le fait de votre voisin, mais le vĂ´tre.
    André.

  27. nadia dit :

    Bonsoir, Nicolas…:-)

    Je crois que c’est vraiment parfait de partir dans cette observation »sans savoir ».C’est mĂŞme certainement un avantage d’ ĂŞtre vierge d’aprioris, car l’esprit est tellement conditionnable, et la suggestion fonctionne si bien qu’on peut ĂŞtre certain de trouver ce qu’on s’attend Ă  trouver.

    « Mais j’ai Ă©galement remarquĂ© l’ouverture sur l’espace intĂ©rieur qui en dĂ©coule, et il semblerait que lorsqu’on observe son corps de souffrance « Ă  partir » de cet espace, le corps de souffrance se met en mouvement et s’évapore, ou se transforme, je ne sais pas. »

    c’est lĂ , il y a « Ă  creuser », je dirais…:-)
    DĂ©-couvrir cet espace intĂ©rieur, « rester lĂ  » et observer Ă  partir de lĂ .Observer aussi ce qui se passe avec ce qui est observĂ©, effectivement, et surtout ne pas commencer Ă  analyser…

  28. nadia dit :

    Nicolas, juste un lien sur un texte de Eckart Tolle qui aborde cela avec beaucoup de justesse et de subtilité:

    http://mushotoku.com1.over-blog.com/article-26125884-6.html

  29. Claudette dit :

    Bonjour Nicolas,

    Tu dis « Que se passe-t-il si l’homme choisit de se laisser porter par la pulsion de l’éveil, ou au contraire y résiste ? Dans le premier cas, peut-être que cela change son monde extérieur, amenant l’Amour sous sa forme la plus pure dans le monde manifesté, transformant ainsi sa condition. Et dans le second cas , il continue d’aller au suicide.»

    Voici la réponse de Ramesh Balsekar et Ramana Marharshi à une question semblable à la tienne. Source http://www.enlightennext.org/magazine/FR/j20/balsekar2.asp

    « WIE: Est-ce que la recherche spirituelle est un obstacle à l’éveil ?

    RB:Oui, la quĂŞte spirituelle est le plus grand obstacle Ă  cause de celui qui cherche. C’est le chercheur qui est l’obstacle – pas le fait de chercher ; la quĂŞte se fait d’elle-mĂŞme. La quĂŞte se fait d’elle-mĂŞme parce que l’organisme corps-esprit est programmĂ© pour chercher ce qu’il cherche. Alors si la recherche de l’éveil se fait, c’est que l’organisme corps-esprit a Ă©tĂ© programmĂ© pour cette quĂŞte. L’obstacle est le chercheur qui dit : « Je veux l’éveil. »

    WIE: Comment se fait-il que beaucoup de grands sages ont parlĂ© de l’importance de la quĂŞte ? Ramana Maharshi a dit que celui qui cherche doit dĂ©sirer l’éveil autant qu’un homme qui se noie dĂ©sir respirer – avec ce niveau de concentration et de sincĂ©ritĂ© lĂ .

    RB: Bien sûr. Cela veut dire qu’il faut ce genre d’intensité dans la recherche. Mais il a aussi dit : « Si vous voulez faire un effort, vous devez faire un effort ; si le destin ne l’a pas prévu, l’effort ne se fera pas ». C’est ce que Ramana Maharshi a dit. Alors vous voyez, que l’on cherche ou que l’on ne cherche pas, c’est hors de votre contrôle. Ni la recherche de Dieu, ni celle de l’argent n’est à votre crédit ou de votre faute.

    Claudette

  30. Béatrice dit :

    Eckart Tolle dit dans son texte :
    « Maintenant le dernier secret, le secret de maintenant, c’est de sentir ce maintenant directement, non pas en tant que ce qui s’y passe, mais en tant que le champ sous-jacent. Et alors vous rĂ©alisez que le « maintenant » n’est pas vraiment sĂ©parĂ© de ce que vous ĂŞtes, parce que vous ĂŞtes ce champ de prĂ©sence consciente. »

    Effectivement comme il le dit, «vous ĂŞtes ce champ de prĂ©sence consciente». Mais pour cela il faut que la notion de sĂ©paration, « Dieu aimĂ© en tant qu’objet extĂ©rieur » disparaisse, et que celle de l’UnitĂ© oĂą Dieu est aimĂ© en lui-mĂŞme soit prĂ©sente.

    Nisargadatta dit dans la cassette :
    «Quand je vois que je ne suis Rien c’est la sagesse. Quand je vois que je suis Tout c’est l’amour et entre les deux ma vie s’écoule»

    C’est par l’intermĂ©diaire de la trinitĂ©, les 3 aspects de l’Un, que Dieu peut se connaĂ®tre lui-mĂŞme, car dans sa pure subjectivitĂ© et comme l’œil il ne peut se voir et se connaĂ®tre.
    La place du Christ dans la Trinité représente la relation de chaque être humain envers Dieu. Il nous a montré le chemin, comment abandonner volontairement son moi égotique sur la croix.
    C’est lui qui demeure en l’absence du moi car il est l’acte, la manifestation et le prolongement de Dieu. Le Christ est donc tout ce qu’il est possible de connaître de Dieu car c’est par ses actes que Dieu se connaît lui-même.
    L’acte Est la révélation de Dieu et cette révélation n’est pas séparée de Dieu, elle est Dieu. Ainsi lui seul contemple Dieu éternellement. L’ultime message semble être : « Sache que je suis Dieu ».

    On entre ainsi dans un courant de vie Ă©largi oĂą l’on perçoit l’unicitĂ© de l’existence, son caractère sacrĂ©, sa nature immortelle et la relation entre le monde et Dieu oĂą toute vie est en rĂ©alitĂ© un aspect de lui-mĂŞme. C’est le dĂ©but d’un nouveau mode de connaissance qui va au-delĂ  de l’objectivitĂ© mais aussi de la pure subjectivitĂ© inconsciente d’elle-mĂŞme.

  31. Claudette dit :

    Bonjour Béatrice,

    La première chose qui m’est venue Ă  l’esprit, après avoir lu ton commentaire, a Ă©tĂ© de dire Amen. Je suis d’accord avec tout ce que tu dis. Ton propos est inspirant et rĂ©sonne fortement en moi. Il est Ă©vident pour moi que je ne suis pas dans le moment prĂ©sent, mais que je suis le moment prĂ©sent.

    J’aime aussi beaucoup la citation de Nisargadatta. Quel poème !

    Quand je mets mon attention sur le non-manifestĂ© puis sur le manifestĂ©, je rĂ©alise que chaque passage d’un Ă©tat Ă  l’autre est un miracle. Des milliards de transformations se produisent Ă  chaque instant et pourtant elles sont toutes prodigieuses et fascinantes. Parce que nous y sommes habituĂ©s, nous perdons notre Ă©merveillement. Je crois qu’il faudrait cĂ©lĂ©brer chaque manifestation.

    Tu utilises le mot prolongement de Dieu. Je trouve que chaque manifestation est autant un prolongement (naturel) qu’une transformation radicale d’un Ă©tat Ă  un un autre. Encore un paradoxe… Lorsque nous sommes Ă  l’essence, nous sommes au royaume du paradoxe.

  32. nadia dit :

     » Bea, tu Ă©cris:
    « L’acte Est la rĂ©vĂ©lation de Dieu et cette rĂ©vĂ©lation n’est pas sĂ©parĂ©e de Dieu, elle est Dieu. Ainsi lui seul contemple Dieu Ă©ternellement. L’ultime message semble ĂŞtre : « Sache que je suis Dieu » ».

    la formulation peut aussi ĂŞtre differente: L’Acte, c’est la manifestation de Dieu, nĂ© de la fĂ©condation de la « rĂ©vĂ©lation », du dĂ©-couvrement de Cela au le cĹ“ur mĂŞme de notre matière humaine…
    SĂ©parĂ©?? Rien n’est sĂ©parĂ© de rien, sauf dans notre esprit…

    Merci pour cette citation, que je venais aussi juste de faire circuler ailleurs.
    Elle me parle profondement…

    Claudette, tu dis:
    « Je trouve que chaque manifestation est autant un prolongement (naturel) qu’une transformation radicale d’un Ă©tat Ă  un un autre. Encore un paradoxe… Lorsque nous sommes Ă  l’essence, nous sommes au royaume du paradoxe. »

    Oui le paradoxe: autant un prolongement naturel qu’une transformation radicale d’un Ă©tat Ă  un autre.
    Justement!
    Ne serait ce pas la leçon qu’offre depuis toujours Ă  nos « regards aveugles » le procĂ©ssus mĂŞme de la manifestation?
    Que le « prolongement naturel de Cela » passe toujours par une transformation radicale d’un Ă©tat Ă  un autre??
    Toute la nature nous l’enseigne: nous ne pouvons Ă©viter la trans-formation…

    merci Ă  vous…

  33. Miboogh dit :

    Bonjour Claudette, et Ă  toutes et tous,

    Bien qu’absent de ces nombreux commentaires je viens rĂ©gulièrement « respirer » la tonalitĂ© paisible et Ă©clairante du forum, merci Ă  toi Claudette d’avoir su maintenir cette harmonie ouverte.

    Quand Eckart Tolle dit
    « …vous rĂ©alisez que le « maintenant » n’est pas vraiment sĂ©parĂ© de ce que vous ĂŞtes, parce que vous ĂŞtes ce champ de prĂ©sence consciente.” il propose d’observer en soi l’incontournable prĂ©sence de ce champ du maintenant, expĂ©rimentalement, lĂ  dans l’instant, et cela se passe sous nos yeux, dans l’Ă©ternel prĂ©sent.

    BĂ©atrice, si cette conjonction, cette unitĂ© entre soi et le champ est Vu, dans l’instant de cette reconnaissance l’idĂ©e de sĂ©paration disparaĂ®t.

    Comme dit Claudette « nous sommes le moment prĂ©sent ».
    ÉclairĂ© d’instant en instant par la ClartĂ© de notre Voir.

    Effectivement Dieu ne peut se voir et se connaĂ®tre, mais il ne s’ignore pas sans pour cela se dĂ©finir. Comme nous-mĂŞme nous sommes rĂ©duit Ă  la mĂŞme impossibilitĂ© ultime de « Voir » ou de mettre un mot sur notre Essence. NĂ©anmoins, sans avoir besoin de se le dire nous nous savons « ĂŠtre ».

    Mais, pour autant, personnellement …, il me semble devoir faire une diffĂ©rence entre se savoir « de » l’essence de Dieu, et faire de soi, par sa propre humilitĂ©, le vecteur de Son Expression; et se penser Dieu. Se confondre, se donner, plutĂ´t enfant de Dieu.

    Claudette, tu dis :
    « Quand je mets mon attention sur le non-manifestĂ© puis sur le manifestĂ©, je rĂ©alise que chaque passage d’un Ă©tat Ă  l’autre est un miracle. »
    C’est un sujet que nous avions dĂ©jĂ  abordĂ© lors de ta venue sur CafĂ©-Éveil, porter son attention sur le non-manifestĂ© me semble de l’ordre de l’impossible, ne s’agit-il pas plutĂ´t, en revenant Ă  la notion de champ de Tolle, de voir le champ qui se rĂ©vèle dans cette conjonction voir/vu, Ă  l’opposĂ© de n’expĂ©rimenter que l’absence que l’absence de forme dans le champ ?

    Reste bien sûr à mettre le même sens à la notion de non-manifesté, si tu veux bien préciser ta pensée.

    Bien Ă  vous et joyeuses fĂŞtes

  34. Béatrice dit :

    Bonjour Miboogh,

    Tu dis :
    « Effectivement Dieu ne peut se voir et se connaître, mais il ne s’ignore pas sans pour cela se définir.. »

    Non bien sĂ»r Dieu ne s’ignore pas, mais il ne se rĂ©vèle pas non plus dans sa pure subjectivitĂ© car il est alors pur sujet. Alors qu’en tant que vacuitĂ© absolue il n’y a plus ni sujet, ni objet. C’est grâce aux 3 aspects de l’Un oĂą l’unicitĂ© prĂ©domine qu’il peut se voir et se connaĂ®tre lui-mĂŞme.

    Tu dis :
    « Mais, pour autant, personnellement …, il me semble devoir faire une différence entre se savoir “de” l’essence de Dieu, et faire de soi, par sa propre humilité, le vecteur de Son Expression; et se penser Dieu. Se confondre, se donner, plutôt enfant de Dieu. »

    Ce dont tu parles est l’union avec Dieu où un « moi » se donne et s’offre à Dieu. Ce mouvement contient encore le créateur et sa créature et il n’est pas celui dont je parle.
    Pour comprendre la manière dont œuvre Dieu il faut aller au-delà de cette union, la transcender.
    L’instant présent se dévoile alors, se révèle dans toute sa plénitude parce que le regard voit, sait, comprend et a conscience d’être cela, d’être ce mouvement qui donne la vie et permet à Dieu de se déployer dans toute sa magnificience.
    C’est Dieu qui se révèle et se manifeste en lui-même. Ce n’est que tout récemment et par hasard que j’ai compris qu’il s’agissait de la révélation du Christ.

    Paul dit que le Christ se rĂ©vĂ©lait « en » lui, pas seulement « Ă  » lui (voir Galates 1:16) Paul parle souvent du Christ vivant, il dit aussi : “Car en lui nous avons la vie, le mouvement, et l’ĂŞtre. »

    Voilà ce que j’ai trouvé dans le Shivaïsme :
    Le Shivaïsme attribue 5 activités au Dieu Shiva : la création, la destruction, la maintien, la dissimulation et la révélation.
    Shiva joue à se dissimuler à lui-même, puis à s’auto-révéler. L’auto révélation passe par l’appréhension du présent.
    Si l’image n’existe pas, la perception de l’image existe. Pour pouvoir prendre conscience «qu’il y a une image» et «non pas que l’on est l’image» il faut faire l’expérience de l’impermanence de l’image.

    Et voici ce que dit S. Muktananda :
    «C’est grâce à la connaissance que se révèle Dieu pleinement. Ouvrez l’œil de la connaissance»

    Bien Ă  toi Miboogh

  35. joaquim dit :

    Bonjour Miboogh et Béatrice,

    Pour ma part, lorsque je lis ces mots de Miboogh: «il me semble devoir faire une diffĂ©rence entre se savoir « de » l’essence de Dieu, et faire de soi, par sa propre humilitĂ©, le vecteur de Son Expression; et se penser Dieu.», j’y vois la mise en perspective vivante de cette vĂ©ritĂ© qu’on est Dieu lorsqu’on s’abĂ®me en lui dans un mouvement de totale humilitĂ©, alors qu’on ne l’est plus aussitĂ´t qu’on se croit assurĂ© de pouvoir l’affirmer. On peut savoir, par connaissance, que l’on est de l’essence de Dieu, mais ce savoir demeure vain aussi longtemps qu’on ne se fait pas « par sa propre humilitĂ©, le vecteur de Son Expression ».

    Bonne année à toutes et à tous. :)

  36. Béatrice dit :

    Oui Joaquim l’humilitĂ© reste toujours de mise de toute façon. Dans ce dont je tĂ©moigne il y a une connaissance qui s’inscrit en Dieu et qui lui permet de se connaĂ®tre, mais pas Ă  partir du soi habituel mais Ă  partir d’un soi qui se « sait ĂŞtre ». J’en ai Ă©tĂ© la première Ă©tonnĂ©e, n’en ayant jamais entendu parler avant de l’avoir expĂ©rimentĂ©.
    Depuis je constate que c’est par mĂ©connaissance parce cette expĂ©rience Ă©tait connue dans diffĂ©rente philosophie.

    Voici un passage de Lilian Silburn dans « Hymnes aux KâlĂ® » qui sera peut-ĂŞtre plus explicite :

    « L’Energie par essence n’est pas diffĂ©renciĂ©e en sujet, objet et moyen de connaissance. NĂ©anmoins, par sa libre puissance et sans perdre sa nature de Conscience immuable, elle rĂ©vèle en elle-mĂŞme le sujet et l’objet comme sĂ©parĂ©s et autres qu’elle, bien qu’en rĂ©alitĂ© ce soit elle, toujours elle, qui se dĂ©ploie Ă  travers l’ensemble des choses.
    Abhinavagupta le dit en ces termes :
    « Mais d’abord la suprĂŞme Conscience tout en demeurant identique Ă  elle-mĂŞme se manifeste sous un double aspect : intĂ©rieur et extĂ©rieur; et lĂ  en elle-mĂŞme ayant pour ainsi dire fait apparaĂ®tre « l’autre » elle resplendit. »

    Bien Ă  toi

  37. Claudette dit :

    Bonjour Ă  tous et Ă  Miboogh que je suis contente de retrouver.

    Miboogh tu dis « porter son attention sur le non-manifestĂ© me semble de l’ordre de l’impossible, ne s’agit-il pas plutĂ´t, en revenant Ă  la notion de champ de Tolle, de voir le champ qui se rĂ©vèle dans cette conjonction voir/vu, Ă  l’opposĂ© de n’expĂ©rimenter que l’absence que l’absence de forme dans le champ ? Je suis d’accord avec ta façon de parler de l’indicible. En effet, le non-manifestĂ© est le champ qui se rĂ©vèle dans cette conjonction voir/vu. C’est la Conscience (vide) consciente d’elle-mĂŞme. Nous pourrions aussi dire que c’est ma nature vĂ©ritable, que c’est Cela, que Ça contient tout et C’est tout. Bref, il y a tant Ă  dire sur ce Rien… Je ne sais pas si je m’Ă©carte, mais je crois que nous parlons de la mĂŞme chose.

    Tu dis aussi « Mais, pour autant, personnellement …, il me semble devoir faire une différence entre se savoir “de” l’essence de Dieu, et faire de soi, par sa propre humilité, le vecteur de Son Expression; et se penser Dieu. Se confondre, se donner, plutôt enfant de Dieu.»
    Je fais une distinction entre ce je suis et l’expĂ©rience que je fais. Ce sont 2 niveaux diffĂ©rents. Se reconnaĂ®tre comme Dieu n’implique pas d’humilitĂ© car Dieu est Rien. S’il y a orgueil ou humilitĂ© ce n’est plus Dieu, c’est l’expression de Dieu. Et l’expression de Dieu, c’est Dieu incarnĂ©, mais c’est complètement Dieu. IL n’y a que Dieu, rien d’autre existe.
    Ă€ partir du Rien, Dieu a créé l’orgueil ou l’humilitĂ© et doit maintenant en faire l’expĂ©rience. Nous avons quittĂ© le Rien pour le Tout. Le Rien doit faire l’expĂ©rience de ce quelque chose pour que celui-ci revienne au Rien. L’orgueil ou l’humilitĂ© peuvent ĂŞtre expĂ©rimentĂ© tels quels ou bien on peut crĂ©er un jugement tel que l’un est bien et l’autre pas bien. Comme un jugement a Ă©tĂ© créé, il devra aussi ĂŞtre expĂ©rimentĂ©. Le cycle crĂ©ation, dĂ©crĂ©ation est permanent.

    Je me vis alternativement comme Ă©tant l’ĂŞtre CrĂ©ateur la crĂ©ation et ce qui fait l’expĂ©rience de la crĂ©ation. Chaque crĂ©ation est Dieu qui a pris forme ou quelque chose de sĂ©parĂ© et d’autonome, une illusion, selon d’oĂą l’on regarde. En tant que crĂ©ation, je sais que lorsque je suis dans un espace limitĂ©, une dĂ©finition, je puis reprendre mon Ă©tat originel qui est sans forme et sans limite. Je vis tout ça comme Ă©tant diverses possibilitĂ©s, aucune Ă©tant meilleure ou plus vraie, elles sont diffĂ©rentes. Bien que je puisse reconnaĂ®tre le CrĂ©ateur dans le non-manifestĂ©, je le reconnais aussi dans toutes formes de crĂ©ations qu’elles soient objectives ou subjectives, qu’elles soient dans mon espace personnel ou dans l’espace impersonnel. Depuis quelques temps je Le reconnaĂ®t partout, tout le temps. Et qui Le reconnaĂ®t partout ? Lui-mĂŞme sous la forme de quelqu’un en train de dire qu’il se reconnaĂ®t partout.

  38. Claudette dit :

    Mes voeux,

    Merci Ă  tous ceux qui m’ont offert leurs voeux.

    Hier nous avons dĂ©butĂ© une nouvelle annĂ©e, un nouveau mois, une nouvelle journĂ©e. Hier soir la journĂ©e s’est terminĂ©e puis aujourd’hui une autre journĂ©e a dĂ©butĂ©. Il en est ainsi dans le monde du manifestĂ©.

    Ce temps Ă©merge d’un temps Ă©ternel, l’ÉternitĂ©. Puissions-nous reconnaĂ®tre l’ÉternitĂ© dans chaque instant et vivre Ă  partir de cet ÉternitĂ©.

    Bonnes célébrations à chaque instant et éternellement,

    Claudette

  39. joaquim dit :

    «(…) pas Ă  partir du soi habituel mais Ă  partir d’un soi qui se “sait ĂŞtre”. J’en ai Ă©tĂ© la première Ă©tonnĂ©e, n’en ayant jamais entendu parler avant de l’avoir expĂ©rimentĂ©.» Oui, BĂ©atrice, c’est bien cela. On ne peut pas s’en faire une idĂ©e avant de l’avoir vĂ©cu. On croit savoir “qui” l’on est, jusqu’à ce qu’on soit totalement renversĂ© par “qui” l’on dĂ©couvre. C’est le secret le mieux gardĂ© qui soit, car aucun mot n’est en mesure de le divulguer. Mais lorsqu’on le connaĂ®t, on le retrouve dans des textes qu’on croyait pourtant connaĂ®tre, et oĂą on ne l’avait pourtant pas perçu.

  40. nadia dit :

    Bonjour à tous, en ce début de la nouvelle année et merci pour la profondeur de ces échanges, que tu autorises par ton ouverture, Claudette..

    Miboogh écrit :« Mais, pour autant, personnellement …, il me semble devoir faire une différence entre se savoir “de” l’essence de Dieu, et faire de soi, par sa propre humilité, le vecteur de Son Expression; et se penser Dieu. Se confondre, se donner, plutôt enfant de Dieu. »
    Bonjour Mibboogh, heureuse de te voir là…
    La notion d’orgueil et celle d’humilité( comme toutes les notions et tous les concepts d’ailleurs…) sont complètement reliées à l’identification et à la séparation. Lorsque c’est cet espace intérieur qui Est, il n’ y a ni orgueil ni humilité, simplement Conscience d’Etre.
    L’orgueil, au fond, si on regarde bien, c’est l’appropriation par l’ego de son intuition ou de son expérience de son Essence d’être et de tous ces attributs. L’humilité c’est l’intuition de cette appropriation et de ce détournement de fond, la conscience des limites de la forme, et celle de la « distance infinie », même si elle est illusoire entre l’ego et le Soi …
    C’est donc la cette conscience de nos limites, juxtaposée à l’expérience intérieure de notre véritable Nature qui est l’attitude juste. Et elle ne se décline pas dans les termes d’orgueil, ou d’humilité, car dans cet Etre LA, ces notions même n’existent pas.
    Lorsque nous ne sommes pas LA en vérité d’Etre, alors c’est ce mouvement qui joue. Si le « je » s’identifie à Dieu, c’est de l’orgueil, bien sur. Lorsqu’il reste conscient de ses limites spécifiques, et de ses aspects encore identifiées, c’est de l’humilité.
    Dans ce sens « Christ en soi », en tant que « fils de Dieu » et « Fils de l’homme » est aussi limité par la forme qui l’exprime. Il est donc Humble ( de la même racine que humus…) de par sa condition incarné, et à aucun moment il ne se considère comme « le Père » ni en tant qu’Absolu, mais seulement comme son émanation dans la manifestation…

    Béa, tu ecris, justement : :« Ce dont tu parles est l’union avec Dieu où un « moi » se donne et s’offre à Dieu. Ce mouvement contient encore le créateur et sa créature et il n’est pas celui dont je parle.
    Pour comprendre la manière dont œuvre Dieu il faut aller au-delà de cette union, la transcender.
    L’instant présent se dévoile alors, se révèle dans toute sa plénitude parce que le regard voit, sait, comprend et a conscience d’être cela, d’être ce mouvement qui donne la vie et permet à Dieu de se déployer dans toute sa magnificence.
    C’est Dieu qui se révèle et se manifeste en lui-même. Ce n’est que tout récemment et par hasard que j’ai compris qu’il s’agissait de la révélation du Christ. »
    Tu écris aussi :
    « Dans ce dont je témoigne il y a une connaissance qui s’inscrit en Dieu et qui lui permet de se connaître, mais pas à partir du soi habituel mais à partir d’un soi qui se “sait être”. J’en ai été la première étonnée, n’en ayant jamais entendu parler avant de l’avoir expérimenté ».

    C’est exactement de cela que je parle lors de tous ces échanges quand je mentionne l’expérience de l’Unité du Paradoxe, et de la naissance du « Christ »en nous. De Cela qui devient Conscient de lui –même. C’était exactement de cela que je t’ai parlé lors de nos longs échanges ;-) C’est intéressant de voir comment on « n’entends pas » ce dont l’autre témoigne avant que d’avoir expérimenté soi – même ce dont il parle…
    C’est bien pour avoir vécu cette Expérience là avec une Evidence et une puissance totale que je ne fais absolument pas la confusion entre ce Christ en manifestation et l’ego qui s’approprie l’idée d’être dieu en expérimentation de lui -même;
    Comme tu le dis la profonde et essentielle différence entre ces deux abords s’articule là: « il faut aller au-delà de cette union, la transcender, pour Voir ce possible de Dieu qui se révèle et se manifeste lui – même ».
    Cette étape là ne peut être zappée. Pour Etre ce Christ dont tu parles et dont je parle,il ne peut s’agir d’une simple « prise de conscience », mais d’une « expérience/ Non expérience » profonde et Réelle qui ne peut pas non plus être intellectualisée, ni gardée en « mémoire ».Il faut Etre LA !
    Ce « Christ » là ne vient pas pour « expérimenter à l’aveugle » l’orgueil ou l’humilité, un tas de rêves, de désirs et de croyances personnels mais il se manifeste selon les lois et les modes de sa Nature, qui n’ont rien avoir avec les nôtres lorsque nous sommes encore identifiés.

    Claudette tu écris :

    « Je fais une distinction entre ce je suis et l’expérience que je fais. Ce sont 2 niveaux différents. Se reconnaître comme Dieu n’implique pas d’humilité car Dieu est Rien. S’il y a orgueil ou humilité ce n’est plus Dieu, c’est l’expression de Dieu »

    Qui es tu ? Qui fait l’expérience ? Qui distingue quoi ?Ce sont deux niveaux différents oui, mais pourquoi ? Qu’est ce qui les rend différents ?
    Comment l’expression de Dieu pourrait elle trahir son Etre ?
    Si il y a humilité, ou orgueil, est ce vraiment l’expression de Dieu, ou est ce l’expression de l’identification à un « moi » séparé ?

    Pour ma part je Vois la différence avec « QUI JE SUIS » et le « je » identifié qui fait l’expérience de l’illusion et de l’identification avec tous ce qui en émerge. Et à partir de cet espace intérieur, je Vois aussi la différence entre l’acte qui naît du « moi », et celui du « Je Suis », cet Acte créateur Spontané qui émerge de la transparence.

    Tu écris aussi :
    « À partir du Rien, Dieu a créé l’orgueil ou l’humilité et doit maintenant en faire l’expérience. Nous avons quitté le Rien pour le Tout. Le Rien doit faire l’expérience de ce quelque chose pour que celui-ci revienne au Rien. L’orgueil ou l’humilité peuvent être expérimenté tels quels ou bien on peut créer un jugement tel que l’un est bien et l’autre pas bien. Comme un jugement a été créé, il devra aussi être expérimenté. »

    Je ne crois pas qu’il s’agisse là de « créer un jugement » sur les notions d’orgueil et d’humilité,Claudette, mais plutôt d’ observer à partir de « cet espace intérieur ».
    Ce que tu dis là, c’est exactement ce qu’enseigne N. D. Walsh : Mots pour mots…Si on adhère à l’idée et au point de vue qui se déploie si « Dieu à crée » le monde et la séparation pour faire l’expérience de lui-même et de tous les possibles, alors pourquoi pas ?
    Oui bien sur, c’est Cela qui Est partout.
    Comme toutes les perspectives, il y a là une précieuse part de vérité, et toute une construction logique autour.
    Chacun de nous crée effectivement sa « vérité », suit son chemin avec ces certitudes et apprends ainsi les leçons qu’il a à apprendre, et en fin de compte toutes nous proposent de traverser le voile.
    Seulement, celle de « se prendre pour Dieu » abusivement n’est pas neuve et elle a justifié d’assez d’auto complaisance pour démontrer abondamment de ses résultats, de maintes et maintes façons.
    Bien sur on peut toujours en découvrir et en expérimenter de nouvelles, mais aucune ne sera jamais à la « hauteur » de la manifestation de Cela en nous…
    J’entends bien, je crois, ce que tu exprimes et si je suis très prudente à ce sujet c’est pour en connaître l’exigence et les pièges.

    Tu écris encore : « . Depuis quelques temps je Le reconnais partout, tout le temps. »
    Oui…Partout et tout le temps en tant que ce qui anime et soutient tout ce qui Est et qui existe.
    En tant que ce qui tente d’émerger et de s’exprimer sous toutes les distorsions de l’ego.
    C’est magnifique d’Amour, d’émerveillement … et de compassion, lorsque c’est Vu..

    Joachim , tu dis :
    « On ne peut pas s’en faire une idée avant de l’avoir vécu. On croit savoir “qui” l’on est, jusqu’à ce qu’on soit totalement renversé par “qui” l’on découvre. C’est le secret le mieux gardé qui soit, car aucun mot n’est en mesure de le divulguer. »
    ….. !!!
    « Mais lorsqu’on le connaît, on le retrouve dans des textes qu’on croyait pourtant connaître, et où on ne l’avait pourtant pas perçu »
    Dans des textes que l’on connaissait, et souvent même très bien, mais qu’on ne pouvoir « com-prendre » avant que de le Co-naitre ».
    N’est ce pas le sens caché de cette parole : « Que celui qui a des oreilles pour entendre entende… » ?
    Le secret est bien gardé : nous pouvons lire et relire, partager et partager encore et encore mais cette connaissance reste « ésotérique » tant que le voile intérieur n’est pas levé sur sa Signifiance profonde.

  41. Claudette dit :

    Chère Nadia tu es en feu. Quel billet ! Quelle énergie !

    Il y aurait beaucoup à dire, je vais me concentrer sue les quelques questions que tu me poses, je les trouve particulièrement intéressantes.

    Tu dis « Qui es tu ? » Je suis Cela.
    «Qui fait l’expĂ©rience ? » C’est moi qui fait l’expĂ©rience. Je suis ce qui expĂ©rimente et l’expĂ©rience. Pour donner une rĂ©ponse plus complète je dirais que je suis le crĂ©ateur, la crĂ©ation et ce qui expĂ©rimente la crĂ©ation.
    «Qui distingue quoi ?Ce sont deux niveaux diffĂ©rents oui, mais pourquoi ? Qu’est ce qui les rend diffĂ©rents ? » Ce sont 3 facettes de l’ĂŞtre. Comme pour le diamant, ce sont des aspects ou diffĂ©rents visages de Dieu.
    «Comment l’expression de Dieu pourrait elle trahir son Etre ? » Je ne sais pas où tu prends cette idée de Dieu qui trahit son Être. Je crois que je ne comprends pas cette question.
    «Si il y a humilitĂ©, ou orgueil, est ce vraiment l’expression de Dieu, ou est ce l’expression de l’identification Ă  un « moi » sĂ©parĂ© ?». Je crois que les 2 sources sont possibles. Nous pouvons crĂ©er Ă  partir de nous ou Ă  partir d’un moi sĂ©parĂ©. Bien que fondamentalement tout vient de Dieu, y compris le moi sĂ©parĂ© qui se prend pour Dieu.

    Tu dis aussi «Seulement, celle de « se prendre pour Dieu » abusivement n’est pas neuve et elle a justifié d’assez d’auto complaisance pour démontrer abondamment de ses résultats, de maintes et maintes façons.»
    Ce dont tu parles fĂ»t une source d’apprentissage assez extraordinaire pour moi, et j’ai sans doute encore beaucoup Ă  apprendre. DĂ©couvrir qui je suis vraiment a Ă©tĂ© absolument extraordinaire pour moi, comme pour tous ceux qui ont fait cette dĂ©couverte. Puis l’ego a voulu s’approprier de chose grandiose. Je me rappelle avoir tellement voulu me libĂ©rer de ce mĂ©chant ego qui faisait ombrage Ă  Dieu. Encore l’ego qui me fait suer avec son satanĂ© orgueil. Puis un jour je me suis rendue compte le mĂ©chant ego, c’Ă©tait Dieu qui jouait Ă  s’imiter. J’ai pouffĂ© de rire ;-)

    J’ai compris que juger ou rĂ©sister Ă  l’orgueil m’empĂŞchait de m’unir Ă  Dieu.

  42. Miboogh dit :

    Bonjour Ă  toutes et tous, et meilleurs voeux,

    Bonjour Béatrice,
    Ce don de soi (Ă   »  » ) ne s’entendait Ă©videmment pas comme un moi s’activant Ă  cela, mais avec le sens profond de l’humilitĂ©, mourir Ă  soi-mĂŞme. Qui de fait devient une renaissance Ă  la plĂ©nitude. Cependant, la rĂ©vĂ©lation que la ClartĂ© qui traverse mon regard sur le monde procède de l’absolu, ouvre aussi Ă  une autre dimension de l’humilitĂ©, n’ĂŞtre qu’une « particule de ClartĂ© » comparĂ© Ă  l’Ă©blouissante puissance de Dieu. Le Christ ne se disait-il pas fils de son Père ? Bonjour Joaquim, C’est une joie de te retrouver ici, oui, la RĂ©vĂ©lation d’ĂŞtre de Cela, se poursuit par l’effacement de ce qui en voile la manifestation en Soi, et Cela ne demeure une Ă©vidence que dans l’incommensurable silence de l’impossibilitĂ© de se dire.

    Bonjour Claudette, merci de ton accueil,
    « Bref, il y a tant Ă  dire sur ce Rien…  » Et son contraire ! Oui nous parlons de la mĂŞme chose, et de son « dire » ou de l’impossibilitĂ© de « dire » Cela. :-)

    Orgueil et HumilitĂ© sont plutĂ´t expression de la nature humaine qui « parasite » la nature divine ne penses-tu pas ? « Ă€ partir du Rien, Dieu a créé l’orgueil ou l’humilitĂ© et doit maintenant en faire l’expĂ©rience. » Les turpitudes de l’humanitĂ©, si elles sont indispensables Ă  son Ă©dification, pourraient faire la dĂ©sespĂ©rance de Dieu plutĂ´t qu’un nĂ©cessaire « devoir expĂ©rimenter ». Bien Ă  toi

    (dĂ©solĂ©, des problèmes de connexion ont retardĂ© l’arrivĂ©e de ce message)

  43. Miboogh dit :

    Bonjour Claudette,

    Tu dis : « DĂ©couvrir qui je suis vraiment a Ă©tĂ© absolument extraordinaire pour moi, comme pour tous ceux qui ont fait cette dĂ©couverte. »

    Quel a été le processus de cette découverte ?
    Est-ce sur un mode expĂ©rimental, un vĂ©cu particulier, ou/et, sur un mode introspectif, au coeur de son propre silence, dans lequel l’Esprit apparaĂ®t dans ses fonctionnements ?

    Cette découverte ouvre sur deux formes de liberté :
    l’une accepte toute expĂ©rience comme manifestation divine, jeu de Dieu, pour reprendre tes propos;
    l’autre, voit comment notre nature dualiste, parasite de l’esprit, pollue en soi, une expĂ©rience d’ĂŞtre qui ne prendrait sa source qu’en l’unitĂ© en Cela.

    Cette « Unification » ouvre sur le Sens fondamental de la manifestation divine qui tend vers la magnificence de son expression, et de ses qualitĂ©s les plus Ă©levĂ©es inhĂ©rentes Ă  sa Nature. Le propre de la ClartĂ© est d’apporter la lumière ou règne l’ombre et non de s’en satisfaire.

    Bien Ă  toi

  44. nadia dit :

    Oups..:-( effectivement Ă  la relecture, cela parait plutĂ´t « feu », comme tu dis Claudette…Et très long aussi:-(!
    ( dans ce petit encart, je ne vois pas la longueur de ce que j’ Ă©cris, et comme je ne relis pas je le dĂ©couvre après dans tes commentaires.)
    Pourtant il n’y avait aucun « feu » Ă  l’Ă©criture, ni dans les questions que je te posais, et si tu l’as ressenti nĂ©gativement je m’excuse pour cette forme qui pouvait porter Ă  confusion, et je te remercies pour ta rĂ©ponse claire a ce qui pouvait paraitre très inquisiteur.

    Il y avait simplement la conscience aigĂĽe que chacun de nous donne effectivement sens au travers de son mental et de ses Ă©motions, de ses vasanas et d’un tas de conditionnements inconscients. On donne sens Ă  nos expĂ©riences, en les interprĂ©tant, on donne sens ensuite, et toujours et on va ensuite expĂ©rimenter l’intĂ©rioritĂ© qui correspond a ce sens, effectivement.
    Et après, oui il y a encore le sens que l’on donne Ă  cette constation.
    Bien sur que cela a son utilitĂ©, cette construction de sens, a un moment donnĂ©: celle qui nous conduit vers l’Ă©veil. Nous grimpons sur nos sens induits et sur les expĂ©rimentations associĂ©es, marches après marche jusqu’Ă  ce que le pot au roses soit dĂ©couvert, et c’est ça, l’Ă©veil.
    Mais n’est ce pas exactement ainsi que nous construisons l’illusion?N’est ce pas ce principe mĂŞme qui est en jeu, et peut il persister si l’Ă©veil nous l’a dĂ©voilĂ©, et qu’il a Ă©tĂ© Vu pour ce qu’il est?

    Que ce passerait t-il si,ce procĂ©ssus d’auto illusion enfin dĂ©voilĂ©, on acceptait de Voir ce qui est lĂ  sans interprĂ©ter, sans donner de sens et faire l’expĂ©rience de ce sens lĂ ?
    Ce pourrait il que la fin du « jeu » cela soit enfin le RĂ©el?

    Chère Claudette, tu dis:
    « Puis un jour je me suis rendue compte le mĂ©chant ego, c’était Dieu qui jouait Ă  s’imiter. »

    Que ce passerait t-il si Dieu arretait de « jouer Ă  s’imiter »et Ă  se chercher et Ă  s’expĂ©rimenter a travers l’illusion (puisque c’est ainsi que le formule N. D W, n’est ce pas?), et commencer a Etre Ă  travers nous?
    Que ce passerait il si nous sortions des rôles que nous jouons dans la grand théâtre de la Vie pour Etre et laisser se manifester ce que nous Sommes vraiment?

    Tu me demandes:
    « Comment l’expression de Dieu pourrait elle trahir son Etre ? » Je ne sais pas oĂą tu prends cette idĂ©e de Dieu qui trahit son ĂŠtre. »

    Que fait il d’autre, lorsque c’Ă©tant reconnu dans sa Vraie Nature lors de l’Ă©veil, il choisi de continuer Ă  fabriquer de l’illusion pour expĂ©rimenter ses « trips », ou Ă  s’imiter au lieu d’Etre?
    ( bien sur cette formulation Ă©trange et spĂ©cifique ne correspond qu’a la vision et au langage ND Walsh..)

    Vois tu Claudette, je ne « me suis rendue compte » de rien, mais il y a eu ces « expĂ©riences » indicibles et c’est cela qui a Ă©tĂ© dĂ©voilĂ© et Connu.
    Et l’empreinte intĂ©rieure en est indĂ©lĂ©bile…

    Mais il ne s’agit ici pas d’opposer des perspectives, n’est ce pas?Ni de tenter de convaincre , de propager sa propre vision et de faire des adeptes.
    Chacun de nous est sur son chemin, j’en suis tout Ă  fait certaine, et chacun est sincère, juste et « lĂ©gitime » Ă©tant donnĂ© son modèle du monde…

    affectueusement Claudette…

  45. joaquim dit :

    Claudette, tu Ă©cris: « J’ai compris que juger ou rĂ©sister Ă  l’orgueil m’empĂŞchait de m’unir Ă  Dieu. » N’est-ce pas lĂ  l’exemple mĂŞme de ce geste crĂ©ateur dont tu essayais de parler dans un prĂ©cĂ©dent sujet? Transgresser la morale bien-pensante, le carcan de l’ego spirituel, ne faire plus confiance qu’Ă  ce petit « je » qui n’est rien, mais qui rĂ©vèle tout?

  46. Claudette dit :

    Bonjour Miboogh et les autres,

    Tu me demandes « Quel a été le processus de cette découverte ? »

    J’ai dĂ©couvert qui je suis lors d’une rencontre avec Gangaji. Ce fĂ»t un Ă©vènement marquant qui a Ă©tĂ© suivi de plusieurs autres durant le mois qui a suivi. Je savais, plus ou moins, qu’en allant la rencontrer il pouvait se passer ce que je souhaitais le plus au monde. Durant le stage j’ai fait cette dĂ©couverte, puis dans les semaines qui ont suivies j’ai vĂ©cu l’anĂ©antissement de toutes mes constructions mentales puis un Ă©norme feux d’artifices oĂą l’amour, la fĂ©licitĂ© et la joie explosaient.

    Il y avait eu 15 ans de recherche spirituelle avant cet Ă©vènement, 15 ans sur le chemin du Retour Ă  la Source oĂą je me suis dĂ©conditionnĂ©e d’abord en faisant de l’introspection, mais aussi en apprenant Ă  aider les autres et en les aidant Ă  se dĂ©conditionner.

    Un jour oĂą je lisais un livre d’Osho, j’ai compris que la question centrale d’une dĂ©marche spirituelle Ă©tait la question Qui suis-je ? Cette question ne m’a pas plus quittĂ© jusqu’Ă  ce que je le dĂ©couvre pas moi-mĂŞme. Après avoir rĂ©alisĂ© tout ce que je n’Ă©tais pas, j’Ă©tais prĂŞte Ă  dĂ©couvrir qui j’Ă©tais. Après cette expĂ©rience d’Ă©veil qui a durĂ© environ un mois, tout Ă©tait transformĂ©. J’Ă©tais devenu ou plutĂ´t j’avais retrouvĂ© ce que je cherchais, l’amour, la joie, la sĂ©rĂ©nitĂ©, le silence, le moment prĂ©sent. J’ai trouvĂ© la libertĂ© et la vĂ©ritĂ©. La recherche Ă©tait terminĂ©e, la dĂ©couverte dĂ©butait.

    VoilĂ  Miboogh, c’est ce que je puis dire dans un premier temps sur mon processus. Ce qui est important ce n’est pas cette expĂ©rience mais la transformation intĂ©rieure qu’elle a permise.

    Bien cordialement,

    Claudette

  47. Claudette dit :

    Bonjour Nadia,

    Quand je parlais de feu, je parlais plutĂ´t d’un grand Ă©lan, comme si tu avais Ă©cris d’un seul trait en Ă©tant embrasĂ©e. Ce n’est pas du tout pĂ©joratif ;-)
    De plus, je n’ai pas perçu tes questions comme une inquisition. Au contraire, j’aime bien cette dynamique oĂą l’on s’interroge plutĂ´t que de toujours affirmer notre pensĂ©e. Ça crĂ©e de belles ouvertures.

    Tu dis « Que ce passerait t-il si Dieu arretait de “jouer à s’imiter”et à se chercher et à s’expérimenter a travers l’illusion (puisque c’est ainsi que le formule N. D W, n’est ce pas?), et commencer a Etre à travers nous? »
    C’est ce que j’essaie de faire, mais je suis loin de toujours rĂ©ussir ;-) Cela implique de mettre beaucoup, beaucoup de conscience Ă  chaque instant, j’y travaille ;-)

    Merci pour la clarification au sujet de la trahison de son ĂŞtre, c’est maintenant limpide.

    Tu dis « Vois tu Claudette, je ne “me suis rendue compte” de rien, mais il y a eu ces “expériences” indicibles et c’est cela qui a été dévoilé et Connu.
    Et l’empreinte intérieure en est indélébile… »
    Je trouve ça très très beau quand tu dis ça. Merci ! As-tu encore des moments où tu dis « “me suis rendue compte”» où est-ce permanent ?

    Tu dis « Mais il ne s’agit ici pas d’opposer des perspectives, n’est ce pas?Ni de tenter de convaincre , de propager sa propre vision et de faire des adeptes.
    Chacun de nous est sur son chemin, j’en suis tout à fait certaine, et chacun est sincère, juste et “légitime” étant donné son modèle du monde…»
    Ça ne fait aucun doute. Je crois que nous nous enrichissons en partageant nos points de vue différents. Je ne souhaite pas que tous disent la même chose en des mots différents.

    Bise affectueuse,

  48. Claudette dit :

    Bonjour Joaquim,

    J’intuitionne que tu dis quelque chose de beau, juste et profond, mais je ne le saisis pas bien. Pourrais-tu ĂŞtre plus explicite ?

    Merci,

    Claudette

  49. joaquim dit :

    Chère Claudette, tu dis: « Pourrais-tu ĂŞtre plus explicite ? » Je vais essayer. ;)
    Nous sommes tous d’accord, je crois, pour reconnaĂ®tre que seule l’humilitĂ© peut nous conduire Ă  ce retournement de nous-mĂŞmes qui permet de se dĂ©couvrir ĂŞtre, au sens d’ĂŞtre de l’ĂŞtre de Dieu. Il s’agit de se reconnaĂ®tre n’ĂŞtre « rien », pour devenir espace d’accueil de « tout ». Dit comme cela, c’est logique et complet au niveau des mots, mais pourtant il manque une partie essentielle. Il manque la part active. Celle-ci est plus difficile Ă  dĂ©crire. Car bien peu d’actes mĂ©ritent le terme d’acte, au sens d’acte crĂ©ateur. Ils sont la plupart du temps de simples rĂ©actions. Une rĂ©action conditionnĂ©e par les caractĂ©ristiques de l’organisme que l’on est lorsqu’il entre en contact avec son environnement. MĂŞme nos rĂ©voltes trahissent une forme de conditionnement. On refuse quelque chose au nom d’une idĂ©e que l’on se fait de soi. Une idĂ©e construite sur des emprunts multiples que l’on a fait Ă  notre environnement. L’humilitĂ©, c’est reconnaĂ®tre notre incapacitĂ© propre Ă  sortir de ce conditionnement, c’est reconnaĂ®tre que nous sommes entièrement conditionnĂ©s. Accepter cela, accepter de n’ĂŞtre « rien », c’est dĂ©jĂ  dĂ©velopper une activitĂ© qui n’est pas une simple rĂ©action. C’est devenir attentif, simplement prĂ©sent, sans rien saisir, sans rien s’approprier. C’est devenir pure attention. C’est gravir l’arĂŞte vive de soi. Au bout de ce chemin de dĂ©pouillement, lorsqu’il n’y a vraiment plus aucune autre attente que l’attente elle-mĂŞme, l’attente de rien, l’attente satisfaite d’elle-mĂŞme, on bascule en Dieu. Mais pour que ce basculement se produise, il faut un dernier geste, un geste neuf, un geste qui « se » fait en mĂŞme temps qu’il « me » fait. Il faut renoncer Ă  la toute dernière coquille, il faut oser ne plus ĂŞtre seulement « rien », mais « je ». Après avoir renoncĂ© Ă  tout, il faut se donner Ă  soi-mĂŞme tout pouvoir, se faire entière confiance, ne plus rester sur un chemin d’humilitĂ©, mais sur le chemin que « je » suis. C’est cette confiance, qui risque tout, qui transgresse mĂŞme l’impĂ©ratif d’humilitĂ©, que j’ai lu dans tes mots. « Renoncer Ă  rĂ©sister Ă  l’orgueil », c’est ĂŞtre ce que je suis sans aucune limitation, c’est un geste par lequel on advient Ă  soi. L’orgueil de ce geste, c’est de se donner Ă  soi-mĂŞme tout pouvoir. Mais lĂ , on est Ă  la limite des mots, car ils n’ont de sens que dans cet instant solennel on est seul avec soi-mĂŞme, anĂ©anti dans le « rien » assumĂ© de notre ĂŞtre conditionnĂ©. C’est un geste de soi aussi bien que de Dieu, c’est le geste que « je » suis.

  50. nadia dit :

    Chère Claudette, tu dis:
    « Quand je parlais de feu, je parlais plutĂ´t d’un grand Ă©lan, comme si tu avais Ă©crit d’un seul trait en Ă©tant embrasĂ©e.  »
    Dans ce domaine lĂ  c’est effectivement toujours ainsi que j’Ă©cris, et si ce n’est pas le cas, « si je dois rĂ©flĂ©chir » Ă  ma rĂ©ponse, alors je n’Ă©cris pas…

    Tu dis: »De plus, je n’ai pas perçu tes questions comme une inquisition. Au contraire, j’aime bien cette dynamique oĂą l’on s’interroge plutĂ´t que de toujours affirmer notre pensĂ©e. Ça crĂ©e de belles ouvertures. »
    Oui , c’est tout a fait ça…Merci pour cette ouverture, et pour toutes les Ouvertures qu’elle permet

    Tu me demandes « As-tu encore des moments oĂą tu dis « “me suis rendue compte”» oĂą est-ce permanent ? »
    Dans ce qui a Ă©tĂ© dĂ©voilĂ© et Connu, ( ce que j’appelle les Evidences,) c’est permanent.
    La seule chose dont « je me rends compte » c’est dans le domaine de l’intĂ©gration du Connu ici et maintenant.
    Un peu comme tu le dis plus haut, c’est que « C’est ce que j’essaie de faire, mais je suis loin de toujours rĂ©ussir ;-) Cela implique de mettre beaucoup, beaucoup de conscience Ă  chaque instant, j’y travaille ;-)  »

    tendresse :-)

  51. Béatrice dit :

    Bonjour Nadia,

    Tu dis :
    « C’est exactement de cela que je parle lors de tous ces Ă©changes quand je mentionne l’expĂ©rience de l’UnitĂ© du Paradoxe, et de la naissance du « Christ »en nous. De Cela qui devient Conscient de lui –mĂŞme. C’était exactement de cela que je t’ai parlĂ© lors de nos longs Ă©changes C’est intĂ©ressant de voir comment on « n’entends pas » ce dont l’autre tĂ©moigne avant que d’avoir expĂ©rimentĂ© soi – mĂŞme ce dont il parle…
    C’est bien pour avoir vĂ©cu cette ExpĂ©rience lĂ  avec une Evidence et une puissance totale que je ne fais absolument pas la confusion entre ce Christ en manifestation et l’ego qui s’approprie l’idĂ©e d’être dieu en expĂ©rimentation de lui -mĂŞme; »

    Ce que j’ai « entendu » dans ce dont tu tĂ©moignais c’était un «moi» qui considĂ©rait Dieu comme Ă©tant extĂ©rieur Ă  lui-mĂŞme. Tant que Dieu demeure un objet, une force supĂ©rieure Ă  soi, cela semble impensable, inconcevable pour notre esprit que «Tout soit Dieu». Mais lorsque cette vision s’inscrit en nous il vient un moment oĂą elle prend toute la place et cela devient Ă  l’inverse inconcevable que l’on puisse s’imaginer comme Ă©tant «extĂ©rieur Ă  Dieu». Et c’est lĂ  que la vision diffère totalement. Un Ă©tat d’union est certes une transition manifeste mais il faut qu’elle fasse place Ă  la rĂ©vĂ©lation de l’Un.
    L’unité du paradoxe fait partie de tout le travail qui est fait en amont pour la transcendance du moi, travail indispensable et magnifique auxquel personne n’échappe (enfin pas à ma connaissance). Alors bien sûr et comme tu le dis ce travail ne peut être zappé, mais il concerne le moi et pas les 3 aspects qui sont Dieu, même si pour que Dieu se révèle à lui-même il fait appel à un sujet-objet.
    Le Christ parlait de son père en tant qu’objet mais en même temps il parlait de son Unité avec lui et dans cette unité il devenait omniprésent. Aussi malgré l’apparente séparation partout où il regarde il ne voit que lui-même.

    Il me semble qu’il faut être très clair sur ce point parce que c’est lui qui détermine ensuite tout ce qui suit.

    Joaquim tu écris :
    « On ne peut pas s’en faire une idĂ©e avant de l’avoir vĂ©cu. On croit savoir “qui” l’on est, jusqu’à ce qu’on soit totalement renversĂ© par “qui” l’on dĂ©couvre. C’est le secret le mieux gardĂ© qui soit, car aucun mot n’est en mesure de le divulguer. Mais lorsqu’on le connaĂ®t, on le retrouve dans des textes qu’on croyait pourtant connaĂ®tre, et oĂą on ne l’avait pourtant pas perçu. »

    Oui Joaquim c’est bien cela, et on le reconnaĂ®t ensuite derrière les mots en filigrane. Il se dĂ©couvre, se dĂ©voile, se manifeste ….
    C’est ce dont Maitre Eckart tĂ©moignait dans sa « percĂ©e » :
    « Quand je rĂ©-Ă©mergeais du sein de Dieu tout me disait : « Dieu est ». Mais cela ne peut me satisfaire, car c’est l’indication que je suis une crĂ©ature. Dans la percĂ©e par contre, je suis libĂ©rĂ© de ma volontĂ© et de celle de Dieu. (…) Je suis ce que j’Ă©tais et ce que je resterais maintenant et Ă  jamais. Dans cette percĂ©e, je dĂ©couvre que Dieu et moi sommes Un. »

  52. Miboogh dit :

    Bonjour Claudette,
    Merci pour le « processus de dĂ©couverte », bien sĂ»r la dĂ©couverte de « qui » nous ne sommes pas ouvre sur l’expression de ce que nous sommes.

    tu écris :
    « Après avoir rĂ©alisĂ© tout ce que je n’étais pas, j’étais prĂŞte Ă  dĂ©couvrir qui j’étais. »

    La dĂ©couverte de « qui » nous sommes peut-elle alors encore subsister ? Par contre après avoir vu comment ce que « je » ne suis pas interfère dans la relation au prĂ©sent, je reste confrontĂ© Ă  la nĂ©cessitĂ© de mettre de l’ordre dans le mental et de trouver cette relation « juste » au prĂ©sent, oĂą il n’y a pas de « je » mais « Soi Ă©tant », et Ă  ton intention Joaquim, il ne s’agit pas de revenir sur le sujet de l’impersonnel, mais juste le principe de ne pas confondre je et… je :-)

  53. nadia dit :

    Merci Joachim, que tu as formulé là avec une subtilité impressionnante..

    Tu dis:
    « L’humilitĂ©, c’est reconnaĂ®tre notre incapacitĂ© propre Ă  sortir de ce conditionnement, c’est reconnaĂ®tre que nous sommes entièrement conditionnĂ©s. »

    !!!

    « Accepter cela, accepter de n’être “rien”, c’est dĂ©jĂ  dĂ©velopper une activitĂ© qui n’est pas une simple rĂ©action. C’est devenir attentif, simplement prĂ©sent, sans rien saisir, sans rien s’approprier. C’est devenir pure attention. C’est gravir l’arĂŞte vive de soi. »

    Et c’est dans la lumière de cette pure attention, soutenue dans cette acceptation sans saisie ni jugement que ce qui est rencontrĂ© se dissout.
    Reste et restera l’incontournable conditionnement de la spĂ©cificitĂ© de notre forme Ă©nergĂ©tique et de son interdĂ©pendance avec l’autre et le monde..

     » Au bout de ce chemin de dĂ©pouillement, lorsqu’il n’y a vraiment plus aucune autre attente que l’attente elle-mĂŞme, l’attente de rien, l’attente satisfaite d’elle-mĂŞme,….  »

    De ce triple dĂ©pouillement de cette image de nous:d’abord de l’image elle mĂŞme, Ă  travers cette acceptation de n’ĂŞtre rien qu’un paquet de conditionnements. Ensuite grâce a cette attention nue, des fonctionnements provoquĂ©s par cette identification.Puis face Ă  l’incontournable de cet « ultime » conditionnement de la forme, ce dĂ©pouillement total de cette attente-non attente

    « …on bascule en Dieu. Mais pour que ce basculement se produise, il faut un dernier geste, un geste neuf, un geste qui “se” fait en mĂŞme temps qu’il “me” fait. Il faut renoncer Ă  la toute dernière coquille, il faut oser ne plus ĂŞtre seulement “rien”, mais “je”. Après avoir renoncĂ© Ă  tout, il faut se donner Ă  soi-mĂŞme tout pouvoir, se faire entière confiance, ne plus rester sur un chemin d’humilitĂ©, mais sur le chemin que “je” suis.  »

    Et ce n’est au bout de ce dĂ©pouillement total effectif, ce n’est que lĂ  que cette Ă©tape se prĂ©sente! Pas avant.
    Et c’est lĂ  aussi que chacun se trouve devant ce signifie pour lui ce dĂ©pouillement, ce qu’il considère ĂŞtre ou non le vĂ©ritable dĂ©pouillement, et que les Ă©changes permettent de « se rendre compte » ( ;-) …) que la notion peut ĂŞtre très relative…
    Car si ce dĂ©pouillement n’est pas rĂ©ellement effectif, c’est le « je » qui va dĂ©cider d’ĂŞtre plus que lui – mĂŞme…

    Oui, cette dernière coquille, ce dernier geste, ce geste neuf et paradoxal, lorsqu’on est rĂ©ellement face Ă  lui peut Ă©veiller aussi ce qui peut se rĂ©vĂ©ler notre « peur »ou notre « rĂ©cupĂ©ration » la plus profonde.
    Une dernière identification paradoxale qui bloque le passage.L’Ă©go spirituel a ce niveau emprunte deux formes:
    l ‘idĂ©e que je ne suis rien, ou celle que je suis tout a pu prendre la place du vĂ©ritable n’ Etre rien, ou Etre Tout…
    Et alors face à ce rien que nous nous savons être la Grandeur et la Puissance du Divin en nous peut se révéler terrorisante, tout comme Elle peut nous attirer et nous fasciner comme la flamme attire le papillon.

    « L’orgueil de ce geste, c’est de se donner Ă  soi-mĂŞme tout pouvoir. »

    La geste de la bascule est fondamentalement paradoxal, ni geste d’orgueil, ni d’humilitĂ©.
    Pour ouvrir ce passage il ne peut qu’ĂŞtre complètement unitif.
    C’est celui du lieu sacrĂ© en soi: « la chambre des noces mystiques », ou le « je » acceptant totalement de n’ĂŞtre rien, s’ouvre en mĂŞme temps Ă  ĂŞtre le champs du monde mĂŞme. Ou le « je » dĂ©cide de se donner tout entier a Cela, et Cela pĂ©nètre le « je ».

    « L’orgueil du geste » il est dans la part de la dĂ©marche intĂ©rieure yang, active, dans le « se donner Ă  soi -mĂŞme ».
     » l’humilitĂ© du geste », est dans l’attitude intĂ©rieure Yin, cette acceptation totale de se donner absolument, l’ouverture Ă  tous pouvoirs..
    La « cause », le geste actif de ce passage, la dĂ©cision, elle est dans l’engagement total de soi, et son « effet », la naissance effective du « je suis » elle est dans cet Ouverture , cet abandon et cette acceptation totale de Cela qui nous dĂ©passe

    Mais comme tu le dis si bien :

     » .. lĂ , on est Ă  la limite des mots, car ils n’ont de sens que dans cet instant solennel on est seul avec soi-mĂŞme, anĂ©anti dans le “rien” assumĂ© de notre ĂŞtre conditionnĂ©. C’est un geste de soi aussi bien que de Dieu, c’est le geste que “je” suis. »

    Merci Ă  toi pour cet Ă©change profond et subtil qui permet Ă  chacun d’aller en soi visiter ces espaces lĂ …

  54. Claudette dit :

    Wow ! Merci Joaquim. Ton propos est lipide et en plus je le trouve beau et touchant. Tu as un grand talent pour parler de Ça.

    Il me paraĂ®t possible de dire qu’Il y a la fausse humilitĂ©, celle de l’ego qui nous fait croire que nous sommes plus grand ou plus petit que nous ne le sommes en rĂ©alitĂ©. Puis il y a l’humilitĂ© de l’ĂŞtre, celle qui permet de rester objectif, juste et impartial face Ă  ce que nous sommes ou Ă  ce que nous crĂ©ons. Dire Je suis Dieu peur ĂŞtre un sacrilège bâti sur un montage d’orgueil ou sur la reconnaissance de qui je suis. Tout dĂ©pend oĂą je suis lorsque je le dis. Ce qui a Ă©tĂ© vrai il y a une minute peut avoir Ă©tĂ© remplacĂ© par l’orgueil quelques instants après.

    Nelson Mandella, dans son discours d’inauguration, cite un texte de Marianne Williamson intitulĂ© Osez ĂŞtre puissant et extrait de « A return to love : Reflections on the Principles of A Course in Miracles » http://marianne.com/book/index.htm . Le voici.

    « Notre peur la plus profonde n’est pas d’être incapable. Notre peur la plus profonde est d’être puissant au-delà de toute mesure. C’est notre lumière, pas notre ombre qui nous effraie le plus. Nous nous demandons: « Qui suis-je pour être brillant, magnifique, talentueux et fabuleux ? » En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ? Vous êtes un enfant de Dieu. Jouer petit ne rend pas service au monde. Il n’y a rien de sage à rétrécir pour que les autres ne se sentent pas en danger à cause de vous. Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est au-dedans de nous. Elle n’est pas seulement dans certains d’entre nous, elle est en chacun. Et en laissant notre lumière briller, nous donnons aux autres la permission d’en faire autant. Lorsque nous sommes libérés de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres. »

  55. Claudette dit :

    Bonjour Béatrice et les autres,

    BĂ©atrice, je viens de dĂ©couvrir un commentaire que tu aurais envoyĂ© hier. Je viens tout juste de l’approuver. Je suis dĂ©solĂ©e pour toi car il est maintenant Ă  travers les autres et les gens risquent de le manquer.

    J’aimerais attirer l’attention de tous sur le commentaire de BĂ©atrice du 4 janvier qui vient d’ĂŞtre ajoutĂ©. Ne le manquez pas, il est très intĂ©ressant.

    Bise,

    Claudette

  56. Nicolas dit :

    Bonjour tout le monde!!

    Je fais juste un passage éclair pour vous souhaiter une bonne année!!

    Et merci pour vos commentaires concernant mon dernier passage!!

    A bientĂ´t!!

    Nicolas.

  57. nadia dit :

    Beatrice, tu écris:

    « Ce que j’ai « entendu » dans ce dont tu tĂ©moignais c’était un «moi» qui considĂ©rait Dieu comme Ă©tant extĂ©rieur Ă  lui-mĂŞme. Tant que Dieu demeure un objet, une force supĂ©rieure Ă  soi, cela semble impensable, inconcevable pour notre esprit que «Tout soit Dieu». Mais lorsque cette vision s’inscrit en nous il vient un moment oĂą elle prend toute la place et cela devient Ă  l’inverse inconcevable que l’on puisse s’imaginer comme Ă©tant «extĂ©rieur Ă  Dieu». »

    ???? Vraiment, c’est ce que tu as entendu au travers de nos Ă©changes? De tous mes Ă©changes sur le divers forums?:-(
    Alors il doit y avoir un profond quiproquos depuis longtemps…
    Il m’est en effet complètement inconcevable que l’on puisse s’imaginer, et imaginer quoique ce soit extĂ©rieur Ă  Dieu.

    Tu dis aussi:

    « Un Ă©tat d’union est certes une transition manifeste mais il faut qu’elle fasse place Ă  la rĂ©vĂ©lation de l’Un.
    L’unitĂ© du paradoxe fait partie de tout le travail qui est fait en amont pour la transcendance du moi,… »
    ?? l’UnitĂ© du Paradoxe, un travail? Ce dont je parle lorsque je parle d’UnitĂ© du paradoxe, c’est de l’ExpĂ©rience de L’Un, pas du tout d’un « travail » Ă  effectuer pour la transcendance du moi…

    Béa tu dis:
     » “travail indispensable et magnifique auxquel personne n’échappe (enfin pas Ă  ma connaissance). Alors bien sĂ»r et comme tu le dis ce travail ne peut ĂŞtre zappĂ©, mais il concerne le moi et pas les 3 aspects qui sont Dieu, mĂŞme si pour que Dieu se rĂ©vèle Ă  lui-mĂŞme il fait appel Ă  un sujet-objet.”

    Pardon , mais je ne comprends pas de quel travail tu parles , du coup…:-(. Je ne vois pas comment l’unitĂ© du paradoxe pourrait etre un travail a effectuer en amont pour la transcendance du moi…
    Je ne comprends toujours pas bien. Bien sur que tout travail ne peut que concerner le « moi » lĂ  ou il subsiste, consciemment ou pas.De quels aspects de Dieu parles tu lĂ ?

    « Le Christ parlait de son père en tant qu’objet mais en mĂŞme temps il parlait de son UnitĂ© avec lui et dans cette unitĂ© il devenait omniprĂ©sent. Aussi malgrĂ© l’apparente sĂ©paration partout oĂą il regarde il ne voit que lui-mĂŞme.

    Il me semble qu’il faut ĂŞtre très clair sur ce point parce que c’est lui qui dĂ©termine ensuite tout ce qui suit. « 

    C’est effectivement trĂ©s clair… Et c’est le mĂŞme Christ qui enseigne tres clairement aussi le chemin pour dĂ©couvrir Christ en soi…

    « â€śQuand je rĂ©-Ă©mergeais du sein de Dieu tout me disait : “Dieu est”. Mais cela ne peut me satisfaire, car c’est l’indication que je suis une crĂ©ature. Dans la percĂ©e par contre, je suis libĂ©rĂ© de ma volontĂ© et de celle de Dieu. (…) Je suis ce que j’étais et ce que je resterais maintenant et Ă  jamais. Dans cette percĂ©e, je dĂ©couvre que Dieu et moi sommes Un.” »

    OUI… Dans cette percĂ©e je dĂ©couvres aussi que dieu et moi sommes Un.
    Puis je te poser une question Béa? Es tu définitivement installée de manière stable et inébranlable dans cette Evidence vécue? 24 H sur 24?
    Plus rien ne t’affectes?

    Toutes ces evidences sont aussi les miennes.

    Je crois que les mots portent vraiment a confusion…

  58. Miboogh dit :

    Bonsoir Joaquim,
    tout en reconnaissant la valeur de l’humilitĂ©, je ne le pense pas seul facteur dĂ©terminant le « retournement ». Il m’apparaĂ®t que la part active est incontournable dès les premiers instants oĂą l’esprit se penche sur lui-mĂŞme Ă  la rencontre des ses propres processus. Rien ne se fait, sans que l’esprit n’agisse, mĂŞme dans ses activitĂ©s intrinsèques les plus subtiles.

    Tu Ă©cris : « Dit comme cela, c’est logique et complet au niveau des mots, mais pourtant il manque une partie essentielle. Il manque la part active. »

    Il faudrait bien sĂ»r que tu prĂ©cises le sens que tu donnes ici Ă  l’humilitĂ©, mais qu’est-ce uniquement au niveau des mots s’il n’y a pas sa rĂ©sonance active ?

    Avant d’accepter d’ĂŞtre « rien », (je prĂ©fère « n’ĂŞtre pas ce l’on se pensait ĂŞtre ») il faut l’avoir dĂ©couvert, ce qui n’apparaĂ®t que lorsque l’esprit se penche sur lui-mĂŞme. Sa part active dĂ©jĂ .
    Se dĂ©couvrir « rien » est la consĂ©quence de se dĂ©couvrir conditionnĂ©. Traverser les identifications que reste-t-il ?

    Comment traverser, tu le dis clairement : ». C’est devenir attentif, simplement prĂ©sent, sans rien saisir, sans rien s’approprier. C’est devenir pure attention. »
    ComplĂ©tĂ© tout aussi clairement par Nadia ici : »Et c’est dans la lumière de cette pure attention, soutenue dans cette acceptation sans saisie ni jugement que ce qui est rencontrĂ© se dissout. »

    L’humilitĂ© c’est accepter cette dissolution de ce que l’on se croyait ĂŞtre, accepter de ne pas saisir, de ne pas accumuler des connaissances spirituelles, ne pas se penser, cette humilitĂ© -lĂ  ouvre sur le pur ĂŞtre ce qui est, le geste crĂ©ateur oĂą aucun « je » n’est prĂ©sent, c’est le geste qui Est. OĂą la prĂ©sence l’est au Tout, dans l’expression de notre ĂŞtre libĂ©rĂ© de ses voiles.

  59. nadia dit :

    Merci Miboogh pour ce complément auquel je résonne
    profondément .
    Tu dis avec d’autres mots, justes et subtils exactement ce que je tente assez vainement d’exprimer…

     »
    Comment traverser, tu le dis clairement :”. C’est devenir attentif, simplement présent, sans rien saisir, sans rien s’approprier. C’est devenir pure attention.”
    Complété tout aussi clairement par Nadia ici :”Et c’est dans la lumière de cette pure attention, soutenue dans cette acceptation sans saisie ni jugement que ce qui est rencontré se dissout.”

    Cette pure attention c’est toujours la part active de l’esprit qui se penche sur lui -mĂŞme

    « L’humilitĂ© c’est accepter cette dissolution de ce que l’on se croyait ĂŞtre, accepter de ne pas saisir, de ne pas accumuler des connaissances spirituelles, ne pas se penser, cette humilitĂ© -lĂ  ouvre sur le pur ĂŞtre ce qui est, le geste crĂ©ateur oĂą aucun “je” n’est prĂ©sent, c’est le geste qui Est. OĂą la prĂ©sence l’est au Tout, dans l’expression de notre ĂŞtre libĂ©rĂ© de ses voiles. »

    Et cette acceptation, cette ouverture c’est l’aspect passif, yin…
    Cette PrĂ©sence lĂ , ce n’est pas un refus du « je », une nĂ©gation de soi et de sa dimension humaine, c’est le « je » passĂ© Ă  l’athanor, la purification nĂ©cessaire de « ce qu’on croyait ĂŞtre »et de ce besoin compulsif de l’Ă©go et du mental Ă  se redonner forme aux travers des saisies et des dĂ©finitions…
    C’est devenir la Personne  » ce pur ĂŞtre ce qui est » de notre forme spĂ©cifique, la dĂ©couverte et la manifestation de notre Etre essentiel…

    C’est en tous cas ainsi que je comprends tes mots, Miboogh.

  60. Béatrice dit :

    Ma chère Nadia, j’espère ne pas t’avoir peiné. Ce que je n’ai pas compris dans ton dernier message c’est que tu me dises :
    «C’était exactement de cela que je t’ai parlé lors de nos longs échanges C’est intéressant de voir comment on « n’entends pas» ce dont l’autre témoigne avant que d’avoir expérimenté soi – même ce dont il parle… »

    Alors que lorsque je parlais de cette même expérience un peu avant tu me disais :
    «Les réticences, si il y en a ne sont certainement pas là.
    Elles sont seulement sur le fait de “croire” être dieu, et sur le besoin d’expérimenter quelque chose pour en être sur.»

    Pour ma part je diffĂ©rencie 2 mouvements pour les avoir expĂ©rimentĂ©s sĂ©parĂ©ment. Celui de l’union du moi avec Dieu et celui oĂą Dieu s’aime en lui-mĂŞme, et lĂ  il n’y a personne qui se «croit ĂŞtre Dieu», parce qu’il n’y a plus que Dieu. C’est Dieu qui connaĂ®t Dieu, et c’est Dieu qui s’aime en lui-mĂŞme et il n’y a plus que lui partout.

    Tu dis plus loin :
    « Seulement, celle de « se prendre pour Dieu » abusivement n’est pas neuve et elle a justifié d’assez d’auto complaisance pour démontrer abondamment de ses résultats, de maintes et maintes façons.»

    Nous Sommes Dieu, nous ne pouvons pas être autre chose. Nous pouvons nous «croire» être autre chose, mais c’est là que nous sommes dans la plus grande des illusions qui est la séparation.
    Ce scepticisme qui s’exprime nous le rendons manifeste par manque de confiance. C’est un cercle vicieux, parce que plus nous lui accordons d’importance et plus il devient «vivant».

    Je crois Ă©galement comme le dit le texte qu’a mis Claudette que la peur se situe surtout dans l’expression de notre lumière :

    « Notre peur la plus profonde est d’être puissant au-delà de toute mesure. C’est notre lumière, pas notre ombre qui nous effraie le plus. Nous nous demandons: « Qui suis-je pour être brillant, magnifique, talentueux et fabuleux ? » En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ? Vous êtes un enfant de Dieu. »(..)
    Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est au-dedans de nous. »

    Bien à toi ma chère Nadia

  61. Claudette dit :

    Bonjour Béatrice et Nadia,

    Béatrice tu dis « Nous Sommes Dieu, nous ne pouvons pas être autre chose. Nous pouvons nous «croire» être autre chose, mais c’est là que nous sommes dans la plus grande des illusions qui est la séparation.»
    Je suis d’accord avec toi. Je dirais dans mes mots que CROIRE que nous sommes Dieu est une erreur, presqu’un sacrilège. C’est de la vantardise. Et pourquoi pas… Mais c’est faux. Ceux qui Le connaissent s’en rendent compte tout de suite. Tant que ça reste une croyance c’est du domaine du mental. Ça peut mĂŞme ĂŞtre une «expĂ©rience mentale». Ce n’est pas la vĂ©ritable rĂ©vĂ©lation oĂą Dieu se rĂ©vèle Ă  lui-mĂŞme. Cette dernière est une expĂ©rience transcendante, plus rien n’est pareil après. Quand Dieu s’est rĂ©vĂ©lĂ© Ă  lui-mĂŞme, gĂ©nĂ©ralement il ne se rendort pas, quoique… ;-)

    C’est de cela dont parle Marianne Williamson dans son texte. Elle ne parle pas de CROIE que nous sommes puissant mais de RECONNAĂŽTRE notre vĂ©ritable puissance.

    LOVE

  62. joaquim dit :

    Bonjour Miboogh,

    Je ne suis pas sĂ»r d’avoir bien compris les rĂ©serves que tu exprimes.

    Tu dis: « le geste crĂ©ateur oĂą aucun « je » n’est prĂ©sent, c’est le geste qui Est. »

    Pour ma part, j’avais dit: « C’est un geste de soi aussi bien que de Dieu, c’est le geste que « je » suis. »

    Les formulations sont opposĂ©es. Veux-tu dire que pour toi, il n’y a plus aucun « je » dans ce geste suprĂŞme?

  63. nadia dit :

    Ma chère Béa,tu écris:
    « Ma chère Nadia, j’espère ne pas t’avoir peinĂ©.
    PeinĂ©e non, mais surprise…Vois tu, je me rend compte une fois de plus Ă  quel point les mots, surtout par internet, sont vidĂ©s en partie de leur sens par le manque de tout ce langage infra verbal qui l’accompagne dans la prĂ©sence physique..

    C’est exactement de tout cela que je parle depuis le dĂ©but BĂ©a. De rien d’autre…

    C’est justement cela que j’exprimais dans cette phrase. /p>
    «Les réticences, si il y en a ne sont certainement pas là.
    Elles sont seulement sur le fait de “croire” être dieu, et sur le besoin d’expérimenter quelque chose pour en être sur.»

  64. nadia dit :

    Tu dis:
    « Nous Sommes Dieu, nous ne pouvons pas ĂŞtre autre chose. Nous pouvons nous «croire» ĂŞtre autre chose, mais c’est lĂ  que nous sommes dans la plus grande des illusions qui est la sĂ©paration »
    Oui, l’eveil nous rĂ©vèle que nous sommes Dieu. Il nous rĂ©vèle aussi que les nuages de l’identification nous donne l’illusion de ne pas l’Etre, et nous retiennent prisonniers de tous les schĂ©mas qui domine l’ego.

    L’ExpĂ©rience d’ ETRE Christ qui nait au coeur de l’UnitĂ© du paradoxe nous rĂ©vèle aussi que lorsque nous vivons cet Etre lĂ , dans sa saveur intĂ©rieure Vivante et RĂ©elle, nous sommes dans l’instant libres de tous ces schĂ©mas. Tous! Que c’est lĂ  uniquement que le potentiel de ce Christ devient rĂ©el et s’exprime ici et maintenant.
    Mais que lorsque les nuages passants viennent voiler cette Ă©vidence d’Etre, alors le mental s’empare de concept.
    C’est lĂ  que le « moi » commence Ă  « se prendre pour dieu » , Ă  « se croire rĂ©alisĂ© ».
    Bien sur, rien de grave dans l’absolu..; Dieu joue juste Ă  nouveau « Ă  s’imiter » Ă  travers nous, et il a juste oubliĂ© son aspiration a se manifester dans sa puretĂ© d’ETRE…

    Ce n’est pas du septicisme BĂ©a..
    Simplement la conscience de la transparence qu’exige la manifestation de Christ, le fils de l’homme fils de Dieu, lorsqu’il aspire Ă  ce manifester dans sa puretĂ© d’Etre, et d’arreter de « jouer Ă  s’imiter  » Ă  travers les identifications de l’ego.

    Impossible de faire autrement depuis « tout ça »…
    Alors c’est vrai que je regarde avec vigilance et attention les taches sur la transparence.
    Exactement comme une bonne mĂ©nagère qui fait la diffĂ©rence entre des vitres sales et des vitres propres.Qui fait ce qui doit ĂŞtre fait, sans obsession, sans passion, sans rejet…:-)

    En fait je crois que c’est plus une incomprĂ©hension due a une perspective diffĂ©rente que d’ une divergence rĂ©elle…

    Claudette, tu écris:
    « Tant que ça reste une croyance c’est du domaine du mental. Ça peut mĂŞme ĂŞtre une «expĂ©rience mentale». Ce n’est pas la vĂ©ritable rĂ©vĂ©lation oĂą Dieu se rĂ©vèle Ă  lui-mĂŞme. Cette dernière est une expĂ©rience transcendante, plus rien n’est pareil après. »

    OUI..
     » Quand Dieu s’est rĂ©vĂ©lĂ© Ă  lui-mĂŞme, gĂ©nĂ©ralement il ne se rendort pas, quoique… ;-)  »

    Tu es bien sure de cela chère Claudette?? Les endormis ne peuvent s’endormir, car ils dorment dĂ©jĂ .
    Il n’ y a que les Ă©veillĂ©s qui peuvent se rendormir, justement!
    … Et qui peuvent malheureusement en plus rĂŞver qu’ils sont Ă©veillĂ©s…
    Dans ce cas c’est exactement cela qu’on appelle l’ego spirituel.

    De tout coeur et avec tout mon amour Ă  toutes les deux

  65. Claudette dit :

    Bonjour Ă  tous,

    DU NOUVEAU SUR LE BLOGUE !

    Dorénavant, toutes les personnes qui ont déjà écrit une fois sur le blogue verront leur commentaire être autorisé automatiquement et immédiatement.

    Merci Joaquim pour cette astuce. Nous venons de gagner beaucoup en convivialitĂ©…

    Claudette

  66. Miboogh dit :

    Bonsoir Joaquim, et bonsoir Ă  toutes et tous de passage ici,

    Tu écris :
    « Les formulations sont opposĂ©es. Veux-tu dire que pour toi, il n’y a plus aucun “je” dans ce geste suprĂŞme? »

    Les formulations ne sont pas opposĂ©es, simplement, ce geste suprĂŞme transcende le je, il y a action pure, et absolument aucun « je » en action. L’idĂ©e d’un je ne peut ĂŞtre qu’une saisie mentale Ă  posteriori, quand la conscience se saisit du geste accompli, ou Ă  travers quelqu’autre activitĂ© de la pensĂ©e qui met en jeu la mĂ©moire.

    Quand le processus de connaissance de soi montre que « je » est l’identification Ă  un ensemble de conditionnements qui voile la nature rĂ©elle, pourquoi avoir tant de rĂ©ticence Ă  cesser de lui donner une rĂ©alitĂ© ? Ce ne sera toujours qu’une saisie mentale Ă  posteriori.

    Accepter la disparition du « je » n’est pas s’extraire du monde mais au contraire lui ĂŞtre absolument prĂ©sent en expression de pure libertĂ©. Pourquoi vouloir encore donner un nom Ă  cette forme d’ĂŞtre ? Il ne pourra absolument pas correspondre Ă  la rĂ©alitĂ©.

  67. sunyata dit :

    bonjour miboogh

    ce que tu dis plus haut me parle bien,mais en mĂŞme temps je ne crois pas que cela soit un choix de prendre ce « je » pour rĂ©el ou non,soit il y a rĂ©alisation radical de notre vrai nature et de ce fait l’idĂ©e ou le concept d’un « je » actif ne peut plus tenir,soit l’illusion du « je » reste bel et bien prĂ©sente ,mĂŞme si elle est camoufler derrière certaine expĂ©rience ou autres qui semble nous faire vivre les choses de manière diffĂ©rente qu’avant.
    de lĂ  dĂ©coule l’idĂ©e fausse de l’avant et après Ă©veil avec tout son cortège d’expĂ©riences et de lessives .
    quand je dis « je » il s’agit lĂ  du concept d’une personne qui crois ĂŞtre nĂ©e un jour et mourir un autre et qui parle de l’entre deux comme de son histoire ,de sa vie.
    tant que cela semble avoir une rĂ©alitĂ© objective c’est qu’il y a bien lĂ  un « je »,un acteur,un contrĂ´leur…
    alors pour moi il ne s’agit pas vraiment d’un choix,sans quoi nous parlons lĂ  simplement de points de vue.
    en mĂŞme temps ne plus POUVOIR se « rĂ©duire » Ă  un « je » ne veux pas dire faire n’importe quoi,et avoir des actes irresponsables sous prĂ©texte que l’on ne se sent plus auteur car cela reflète simplement l’ignorance d’un homme qui semble vouloir justifier des actes mĂ©prisable par son soi disant Ă©veil .
    une choses n’a rien a voir avec une autre,il y a des règles des lois mais surtout du simple bon sens c’est avant tout humain comme le dit si bien jourdain,l’Ă©veil redescend directement en marge de lui mĂŞme si l’on peux dire c’est sa mesure de « sauvegarde »dans le cĹ“ur d’un homme,son humanitĂ©e .

    cordialement miboogh et tous

  68. joaquim dit :

    Bonjour Miboogh, merci pour ta réponse.

    Tu dis: Les formulations ne sont pas opposĂ©es, simplement, ce geste suprĂŞme transcende le je, il y a action pure, et absolument aucun « je » en action.

    Pour ma part, et de la manière la plus Ă©minente qui soit, je suis cette action. Je croyais ĂŞtre l’Ă©cran sur lequel se projetait la lumière du monde, je me croyais confinĂ© Ă  cette salle de cinĂ©ma qui s’appelait « moi », et voilĂ  que je me dĂ©couvre ĂŞtre, moi, ce qui fait que le monde est, l’ĂŞtretĂ© du monde.

    Tu dis: L’idĂ©e d’un je ne peut ĂŞtre qu’une saisie mentale Ă  posteriori, quand la conscience se saisit du geste accompli, ou Ă  travers quelqu’autre activitĂ© de la pensĂ©e qui met en jeu la mĂ©moire.

    Tu parles lĂ  d’une reprĂ©sentation. Effectivement, un je reprĂ©sentĂ©, un je-objet, n’est qu’une construction mentale a posteriori. Je parlais d’un je-acte, un je-acte-d’ĂŞtre.

    Je ne sais pas si ce n’est qu’une affaire de mots, ou si nous ne parlons pas tout-Ă -fait de la mĂŞme chose…

  69. Miboogh dit :

    Bonjour Sunyata

    Je comprends ta réticence à propos du choix et je vais en préciser le sens.
    Bien que la rĂ©alisation de notre nature rĂ©elle transcende le concept « je » nous n’en sommes pas moins confrontĂ©s Ă  la persistance de son influence, et c’est ici que le choix s’impose, celui d’ĂŞtre en accord avec la rĂ©vĂ©lation de notre ĂŞtre profond. Et c’est le contraire du laisser faire n’importe quoi.

    Le choix est tout intĂ©rieur, c’est entrer en discipline pour mettre de l’ordre dans ses processus mentaux.

    ĂŠtre en prĂ©sence, en vigilance, et voir nos rĂ©activitĂ©s, nos attachements se dĂ©ployer, les traverser, pour laisser le cours Ă  la libertĂ© de l’ĂŠtre. C’est un choix fait par notre ĂŞtre essentiel qui est une discipline profonde car le « je » s’impose avec une telle insistance familière que nous nous surprenons souvent sous son influence. La vigilance s’impose d’instant en instant.

    Ce choix est, en quelque sorte celui de rĂ©sorber ce que nous ne sommes pas, s’agissant de l’Etre, le lâcher prise ouvre Ă  l’espace juste de son expression et aucun choix ne le prĂ©side.

    Si notre responsabilitĂ© envers ce que nous sommes sait maintenir cette « discipline » de prĂ©sence vigilante, notre espace de conscience devient de plus en plus ouvert Ă  l’instant prĂ©sent et notre ĂŞtre exprime et rĂ©vèle ses valeurs intrinsèques, ses qualitĂ©s profondes et justes.

    Bien Ă  toi.

  70. Miboogh dit :

    Bonjour Joaquim, merci à toi pour cet échange,

    Il y a certainement une affaire de mots dans ce qui est notre manière de « dire » notre expĂ©rience qui peut laisser penser Ă  une diffĂ©rence de sens. Essayons d’y voir plus clair ! :-)

    Tu dis :
    « …et voilĂ  que je me dĂ©couvre ĂŞtre, moi, ce qui fait que le monde est, l’êtretĂ© du monde. »
    « Pour ma part, et de la manière la plus Ă©minente qui soit, je suis cette action. »

    Parfait condensĂ©, objectivĂ©, de l’essentiel de la spiritualitĂ©.
    Il y a des nuances nĂ©cessaires qu’il faut prĂ©ciser cependant.

    Nous dĂ©couvrons d’une part cet espace de conscience oĂą se dĂ©ploie « notre » perception de l’univers relatif, il y est entièrement contenu et est sans substance.
    Si ta perception est « ce qui fait que le monde est », en lui-mĂŞme, il ne peut ĂŞtre l’effet d’un moi je, mais d’une ĂŞtretĂ© qui est le Tout et dont « tu es ».

    Je suppose que lorsque tu dis « je suis cette action » tu entends que je et action sont confondus dans l’action, et il n’est que l’action.

  71. nadia dit :

    Tous ces derniers Ă©changes m’ont emmenĂ©s Ă  rentrer plus profondement dans le Sens de mes propres Ă©vidences…
    Ce qui avait Ă©tĂ©, entre autre, un des « points forts » de l’Ă©veil vĂ©cu lors de la NDE, c’Ă©tait justement cette Connaissance que cette lumière de l’Eveil , grâce et Ă  cause de sa puissance de vĂ©ritĂ©, cette Lumière intĂ©rieure Ă©parpillĂ©e sur toute la terre , destinĂ©e Ă  ĂŞtre sa bĂ©nĂ©diction outil de libĂ©ration, devenait paradoxalement un objet de sĂ©paration.

    Parce que l’Ă©veil du Coeur qui accueille et relie n’Ă©tait pas mariĂ© Ă  l’eveil de conscience, et Ă  cause des certitudes, de la saisie, des spĂ©cificitĂ©s de points de vue et d’interprĂ©tation que la forme particulière imprime dessus, ce qui devrait rĂ©-unir, devenait objet de litige.
    Avec toutes les religions, les voies, et ce que le monde a crĂ©e avec cela…

    Plus je lis, et cela depuis longtemps, tous ces Ă©changes sur ce sujet, plus il m’est Ă©vident que les divers points de vue sur la mĂŞme chose portent vraiment Ă  confusion et Ă  malentendus.
    Il semble difficile d’oublier sa propre Ă©vidence, de s’oublier complètement pour entrer dans l’Ă©coute rĂ©elle de celle que voile les mots de l’autre.
    D’aller chercher les perles de « vĂ©ritĂ© » complĂ©mentaire qui se cachent dans la perspective particulière de l’autre, ces « points » si « litigieux » en apparnence, sur lequel il insiste.
    S’ouvrir Ă  cet abord particulier de la mĂŞme Essence, de façon Ă  ce que le puzzle d’une vision globale qui transcende tous les points de vue particulier puisse Ă©merger..

    Par exemple, si je rentre dans l’Ă©coute profonde, dans le « gouter » Ă  partir de cet « espace intĂ©rieur »de ce qui est Ă©crit, il m’est complètement Ă©vident que lorsque Miboogh dit:

    « Quand le processus de connaissance de soi montre que “je” est l’identification Ă  un ensemble de conditionnements qui voile la nature rĂ©elle, pourquoi avoir tant de rĂ©ticence Ă  cesser de lui donner une rĂ©alitĂ© ? Ce ne sera toujours qu’une saisie mentale Ă  posteriori.(….)Accepter la disparition du “je” n’est pas s’extraire du monde mais au contraire lui ĂŞtre absolument prĂ©sent en expression de pure libertĂ©. »,

    et Joachim:

    « je me croyais confinĂ© Ă  cette salle de cinĂ©ma qui s’appelait “moi”, et voilĂ  que je me dĂ©couvre ĂŞtre, moi, ce qui fait que le monde est, l’êtretĂ© du monde.(…)Effectivement, un je reprĂ©sentĂ©, un je-objet, n’est qu’une construction mentale a posteriori. Je parlais d’un je-acte, un je-acte-d’être. »

    et Sahaja:

    « quand je dis “je” il s’agit lĂ  du concept d’une personne qui crois ĂŞtre nĂ©e un jour et mourir un autre et qui parle de l’entre deux comme de son histoire ,de sa vie.
    tant que cela semble avoir une rĂ©alitĂ© objective c’est qu’il y a bien lĂ  un “je”,un acteur,un contrĂ´leur… »

    Et BĂ©a, et Claudette, lorsqu’elles disent d’un mĂŞme coeur:

    « Â« Nous Sommes Dieu, nous ne pouvons pas ĂŞtre autre chose. Nous pouvons nous «croire» ĂŞtre autre chose, mais c’est lĂ  que nous sommes dans la plus grande des illusions qui est la sĂ©paration.»

    J’entend et je reconnais exactement la saveur de la mĂŞme Ă©vidence initiale, de la mĂŞme Essence.
    Et voilĂ  comment je perçois les divers points de vue portĂ©s sur elle, avec les logiques cohĂ©rentes qu’ils entrainent.

    Ce que je vois, c’est que Mibboogh aborde cela en pointant la nĂ©cessitĂ© de l’effacement du « je »et de la non dĂ©finition.( nĂ©ti-nĂ©ti). Il souligne donc ce qui ne peut plus ĂŞtre pour que cela Soit
    Que Joachim, lui la parle en tant que dĂ©couverte de l’EtretĂ© ( vĂ©ritable nature), et donc insiste sur le saut qui consiste a accepter entiĂ©rement ce « moi » lĂ , cette EtretĂ© Essencielle.

    Sahaja le formule comme Ă©tant une rĂ©alitĂ© absolue dont il est impossible de sortir, et donc rĂ©fute tout processus, toute « expĂ©rience  » et tout travail relatif…
    BĂ©a et Claudette,l’ exprime comme une RĂ©alitĂ© essentielle Une qui s’exprime et se manifeste dans le monde

    Et Nadia? Elle insiste sur l’Ă©vidence que cet Ă©tat unique et unitif s’exprime Ă  travers des formes diverses, de multiples points de vue avec les logiques et les concepts qui se dĂ©ploient incontournablement.
    Sur l’illusion de sĂ©paration et les quiproquos que cela provoque.
    Sur le fait que la Réalité est Une, et que chacun en exprime et en manifeste des aspects qui ne sont ni opposés, ni contradictoires, mais merveilleusement complémentaires.
    Un si beau jardin potentiel…

    Et aussi c’est vrai, sur le fait rĂ©el et effectif qu’il n’y a que des Ă©veillĂ©s qui peuvent se rendormir et rĂŞver qu’ils sont Ă©veillĂ©s…
    (Une part de ma « richesse » qui manifestement est souvent comprise comme une identification persistante…:-)…)

    Merci Ă  vous tous

  72. joaquim dit :

    Bonjour Ă  tou(te)s, et excusez la longueur de ce message…

    Que le « je » n’existe pas, qu’il est une illusion, une hallucination, c’est une vĂ©ritĂ© que les neurosciences ont aujourd’hui amplement dĂ©montrĂ©e. Dans son dernier ouvrage, « Je suis une boucle Ă©trange », Douglas Hofstadter l’a illustrĂ© de manière très parlante:

    «Il y a bien des annĂ©es, j’ai voulu un jour sortir toutes les enveloppes d’une boĂ®te en carton qui traĂ®nait sur le sol de mon bureau pour les ranger dans un tiroir. J’ai donc ramassĂ© la boĂ®te, ai glissĂ© la main droite autour du paquet d’enveloppes (environ une centaine) en les pressant Ă©troitement pour sortir l’ensemble d’un coup. Jusque lĂ , pas de surprise. Puis, tout Ă  coup, j’ai senti entre mon pouce et le reste des doigts quelque chose de très Ă©tonnant. Curieusement, une bille se trouvait (ou flottait?) juste au milieu de cette fragile petite boĂ®te!

    «Comme beaucoup d’adultes de ma gĂ©nĂ©ration, j’ai eu enfant des billes en main des centaines de fois, et je n’avais aucun doute sur ce que je sentais. Comme vous, cher lecteur, je suis « expert en billes ». Mais comment l’une d’elle avait-elle pu se nicher dans une boĂ®te qui se trouvait d’habitude sur mon bureau? A cette Ă©poque, je n’avais pas d’enfant, ce ne pouvait donc pas ĂŞtre l’explication. De toute façon, pourquoi restait-elle en suspension en plein milieu de la boĂ®te et non au fond? Pourquoi la gravitation Ă©tait-elle en panne?

    «J’ai scrutĂ© entre les enveloppes, Ă  la recherche d’une de ces petites boules de verre lisses et colorĂ©es. Pas de chance. J’ai fouillĂ© des doigts entre les enveloppes Ă  sa recherche. Que dalle! Mais dès que j’ai serrĂ© tout le paquet comme au dĂ©but, elle s’est Ă  nouveau manifestĂ©e au mĂŞme endroit, aussi solide que jamais! OĂą donc ce petit dĂ©mon marbrĂ© se cachait-il? J’ai regardĂ© plus attentivement, ai Ă©videmment sorti les enveloppes en essayant de les secouer pour la dĂ©nicher: mauvaise pioche! Pour finir, j’ai vĂ©rifiĂ© chaque enveloppe: elles Ă©taient toutes vides. Mince alors! C’Ă©tait quoi, cette histoire?

    «Pour vous, astucieux lecteur (sĂ»rement expert en enveloppes de surcroĂ®t), c’est peut-ĂŞtre Ă©vident mais, croyez-moi, j’en ai perdu mon latin une minute ou deux. J’ai fini par comprendre qu’il n’y avait pas de bille du tout mais quelque chose que les doigts du vieux joueur de billes que j’Ă©tais ressentaient exactement comme une bille. Il s’agissait d’un Ă©piphĂ©nomène dĂ» Ă  ce que, sur chaque enveloppe, au sommet du « V » formĂ© par son rabat, il y a une triple Ă©paisseur de papier plus une lĂ©gère Ă©paisseur de colle. ConsĂ©quence inattendue de cet innocent design: quand vous serrez entre vos doigts une centaine d’enveloppes parfaitement superposĂ©es, vous ne pouvez pas comprimer cette zone autant que les autres – il y a une rĂ©sistance. Ce que vous ressentez au bout des doigts Ă©voque Ă©trangement une duretĂ© plus familière (devrais-je dire plus rĂ©elle?).

    «Un Ă©piphĂ©nomène, nous l’avons vu dans les chapitres antĂ©rieurs, est le rĂ©sultat collectif apparemment unique de nombreux Ă©vĂ©nements minuscules, souvent invisibles ou imperceptibles, voire complètement insoupçonnĂ©s. En d’autre termes, on pourrait dire qu’un Ă©piphĂ©nomène est une illusion Ă  grande Ă©chelle créée par la collusion de nombreux petits Ă©vĂ©nements qui n’on rien d’illusoire.

    «Bref, l’illusion Ă©piphĂ©nomĂ©nale de la bille dans la boĂ®te m’a si bien charmĂ© et fascinĂ© que j’ai baptisĂ© la boĂ®te d’enveloppes « Epi » et l’ai gardĂ©e depuis – cela fait bien trente ans ou plus. (Malheureusement, après tout ce temps, la boĂ®te se dĂ©glingue). Il m’arrive d’aller donner une confĂ©rence sur le soi ou le « Je » en prenant Epi avec moi, histoire de permettre Ă  mes auditeurs de ressentir l’effet par eux-mĂŞmes et de leur rendre le concept d’Ă©piphĂ©nomène – en l’occurrence le phĂ©nomène Epi – extrĂŞmement vivant et rĂ©el.

    (…)

    «Le plus curieux dans ma bille Ă©piphĂ©nomĂ©nale Ă©tait que j’Ă©tais sĂ»r que cet « objet » dans la boĂ®te Ă©tait sphĂ©rique, que j’aurais pu estimer sans hĂ©siter son diamètre (un peu plus d’un centimètre, comme la plupart des billes d’agate) et Ă©valuer sa duretĂ© (comparĂ©e, disons, Ă  un jaune d’oeuf ou une boule de glaise). Bien des aspects de cet objet imaginaire avaient une consistance Ă©vidente et familière. En un mot, je me suis laissĂ© entraĂ®ner par une illusion tactile. Il n’y avait aucune bille lĂ -dedans: juste un Ă©piphĂ©nomène statistique.

    «Il est toutefois indĂ©niable que la phrase « quelque chose que les doigts (…) ressentaient (…) comme une bille » apparaĂ®t bien plus clair au lecteur que si j’avais Ă©crit: « J’ai ressenti l’effet collectif de l’alignement prĂ©cis d’une centaine d’Ă©paisseurs triples de papier et de couches de colle ». Il a suffi que je parle d’une « bille » pour que vous compreniez clairement ce que je ressentais. Si je n’avais pas utilisĂ© ce terme, auriez-vous pu prĂ©dire qu’un Ă©pais paquet d’enveloppes ferait apparaĂ®tre en son milieu quelque chose (quelque chose?) donnant l’illusion d’une sphère parfaite, dont on puisse estimer la taille, avec une consistance extrĂŞmement solide, bref, que cet effet collectif pĂ»t ĂŞtre ressenti comme un objet physique très simple et très familier? J’en doute fortement. Il y a donc avantage Ă  ne pas rejeter le terme de « bille », mĂŞme s’il n’y a pas de bille vĂ©ritable dans la boĂ®te. Il existe quelque chose qu’on ressent parfaitement comme Ă©tant une bille. C’est lĂ  un fait essentiel dans ma façon de dĂ©peindre et dans votre façon de comprendre la situation.»

    Il y a donc avantage Ă  ne pas rejeter le terme de « bille », mĂŞme s’il n’y a pas de bille vĂ©ritable dans la boĂ®te. Ce n’est pas parce qu’une personne a rĂ©alisĂ© que « je » n’Ă©tait qu’un Ă©piphĂ©nomène illusoire, ce qui est la pure vĂ©ritĂ©, que cet Ă©piphĂ©nomène n’est plus agissant. Il n’a pas d’existence propre, certes, mais ce qu’il recouvre, ce qu’il dĂ©crit et ce qu’il explique, lui, est bien rĂ©el. Ce n’est pas parce qu’on apprend que l’anticyclone des Açores n’est qu’un Ă©piphĂ©nomène rĂ©sultant de la convergence de certains courants atmosphĂ©riques et marins, autrement dit qu’il n’a aucune rĂ©alitĂ© intrinsèque, que les Ă©lĂ©ments qui « le » constituent ne sont pas pour autant agissants. La seule manière adĂ©quate, mĂŞme si elle fait appel Ă  une illusion, de dĂ©crire l’effet rĂ©el de ces constituants est de dire: « C’est l’anticyclone des Açores qui dĂ©termine le beau temps en Europe de l’Ouest. » De la mĂŞme manière, quelqu’un qui aurait percĂ© Ă  jour l’illusion de « je », n’a pas pour autant rĂ©glĂ© son compte au fait que ce terme de « je » recouvre un faisceau d’Ă©lĂ©ments bien rĂ©els et agissants, et, qu’on le veuille ou non, il n’y a aucun autre moyen, dans le langage courant, de parler de ce faisceau autrement qu’en l’appelant: « je ». De plus, et quoi qu’elle en pense, cette personne n’est non plus nullement dispensĂ©e de s’occuper de ce faisceau ni de lui faire subir la lessive qu’il nĂ©cessite, sous prĂ©texte que « je » n’existerait pas.

  73. Claudette dit :

    Bonjour,

    Ă€ travers cette abondance de commentaires riches et profonds, je vous confirme que l’autorisation automatique de fonctionne pas actuellement. Ma webmestre s’en occupe.

    Claudette

  74. joaquim dit :

    Bonjour Miboogh,

    Tu dis: « Si ta perception est « ce qui fait que le monde est », en lui-mĂŞme, il ne peut ĂŞtre l’effet d’un moi je, mais d’une ĂŞtretĂ© qui est le Tout et dont « tu es ».

    Je veux dire (et j’y tiens ;) ) que cette ĂŞtretĂ© du monde est très exactement « je ». Il n’y a pas de « je » qui ferait partie du Tout: « je » est l’ĂŞtretĂ© du Tout.

    Tu dis: « Je suppose que lorsque tu dis « je suis cette action » tu entends que je et action sont confondus dans l’action, et il n’est que l’action. »

    Pas vraiment… J’entends littĂ©ralement: « je suis cette action ». « Je » n’a pas disparu, il ne s’est pas fondu dans l’action. Il dĂ©couvre – c’est lĂ  justement le caractère proprement renversant de l’Ă©veil – que ce qu’il est, c’est cette action: crĂ©er l’ĂŞtre.

    Il ne s’agit bien sĂ»r pas d’un moi-je au sens appropriatif du terme, ni de « je » en tant que personnalitĂ© dĂ©finie, mais de « je » en tant qu’il est pure conscience.

    Merci à toi pour cet échange. :)

  75. nadia dit :

    Joachim ecrit: »

    « De la mĂŞme manière, quelqu’un qui aurait percĂ© Ă  jour l’illusion de “je”, n’a pas pour autant rĂ©glĂ© son compte au fait que ce terme de “je” recouvre un faisceau d’élĂ©ments bien rĂ©els et agissants, et, qu’on le veuille ou non, il n’y a aucun autre moyen, dans le langage courant, de parler de ce faisceau autrement qu’en l’appelant: “je”. De plus, et quoi qu’elle en pense, cette personne n’est non plus nullement dispensĂ©e de s’occuper de ce faisceau ni de lui faire subir la lessive qu’il nĂ©cessite, sous prĂ©texte que “je” n’existerait pas.

    Oui….

    « Il ne s’agit bien sĂ»r pas d’un moi-je au sens appropriatif du terme, ni de “je” en tant que personnalitĂ© dĂ©finie, mais de “je” en tant qu’il est pure conscience. »

    Et voilĂ …:-)

  76. sunyata dit :

    miboogh

    tu écris:
    je comprends ta réticence à propos du choix et je vais en préciser le sens.
    Bien que la réalisation de notre nature réelle transcende le concept “je” nous n’en sommes pas moins confrontés à la persistance de son influence, et c’est ici que le choix s’impose, celui d’être en accord avec la révélation de notre être profond. Et c’est le contraire du laisser faire n’importe quoi.

    Le choix est tout intérieur, c’est entrer en discipline pour mettre de l’ordre dans ses processus mentaux.

    je dois dire miboogh que finalement je ne comprend pas un mot de tout cela,comme je ne comprend pas un mot de vos histoires de lessive etc…

    la nuit ,quand vous dormez profondément,où passe toute ces histoires?
    qui reste lĂ  pour faire une lessive ou mettre de l’ordre dans des processus mentaux!!
    mon expérience est la suivante:

    quand cette « rĂ©alisation » c’est produite en un instant le sentiment d’ĂŞtre une personne sĂ©parer Ă  disparus,je n’Ă©prouve aucunement le besoin de modifier quoi que se soit,d’effectuer un acte volontaire dans le but de nettoyer ou de purifier quoi que se soit pour la simple et bonne raison que toute choses est perçu comme une « extension » de moi mĂŞme ,de la rĂ©alitĂ© de qui je suis!!
    alors pour qui ou pour quoi je devrais lessiver ou faire du ménage.
    rien que de tenir cette pensĂ©e plus de quelque minute m’est impossible.
    encore une fois lorsque je dis « je » je pourrais dire banane ou poire cela signifierai Ă  mes eux la mĂŞme chose ,il n’y a pas de point de rĂ©fĂ©rence mĂŞme si la personnalitĂ© persiste.

    alors faire une lessive !!!? je ne saurais pas mĂŞme quoi lessiver.
    je reste vraiment sur le « cul » quand je lis ou quand on me parle de ce genre de choses.
    je peux comprendre se genre de dialogue quand il y a une recherche,quand le chercheur n’est pas liquidĂ©,mais du « point de vue » de la rĂ©alitĂ© que je suis cela est impossible.
    il n’y a rien qui soit Ă  rejeter,Ă  modifier,rien qui Ă©volue ou qui se purifie.
    comme le dis un certain,rien ne peut y etre ajouté ou retranché .
    la personnalitĂ© n’a pas d’importance,elle vie son propre destin,elle est sujette aux lois de causes a effets et cela est tout Ă  fait naturel,cela ne pause aucun problème.

    bref j’ai vraiment du mal Ă  vous comprendre,vous ditent parler de l’après de votre Ă©veil mais il me semble Ă  moi que nous ne parlons pas de la mĂŞme chose aux risque de paraitre encore une fois mĂ©prisable mais j’ai l’habitude maintenant,mĂŞme si nadia fait l’effort de chercher le ciment commun qui nous unis.

    bref je ne reconnais pas vos propos qui me sont étranger .
    ceci est mon expĂ©rience et je ne demande Ă  personne d’ĂŞtre d’accord .

    alors miboogh pour moi la rĂ©alisation ne transcende pas le « je » elle le liquide,le pulvĂ©rise ainsi que toutes les constructions qui s’y rattache.
    de la mĂŞme manière qu’un rĂŞve est pulvĂ©riser au rĂ©veil ,si l’on vous demande comment vous alliez dans votre rĂŞve vous allez dire que ce n’Ă©tait qu’un rĂŞve qu’il n’y a pas de lien avec la rĂ©alitĂ© que vous ete.
    et cela même si durant votre rêve cette fausse réalité semblait bien réel .

    la personnalitĂ© persiste mais toutes ses tendance sont vue et Ă©cartĂ©,cela ne tĂ©moigne pas d’un effort volontaire mais cela est naturel,cela se fait naturellement.
    exactement comme toujours ,sauf que dans la fausse rĂ©alitĂ© du « je » les choses semblent ĂŞtre liĂ©es et semblent former l’histoire d’une personne.

    de la mĂŞme manière etent vous « conscient » la nuit quand vous dormez?,qu’est ce qu’a Ă  voir la conscience avec la rĂ©alitĂ©?
    pure conscience ?
    la rĂ©alitĂ© n’est pas consciente,elle EST.
    ETRE ce que nous somme n’est pas ĂŞtre CONSCIENT de ce que nous somme.
    il n’y a pour elle aucune erreurs nulle part,que reste t’il a lessiver.

    cela n’a rien Ă  voir,soit l’erreur persiste soit elle est liquidĂ© .
    cela ne dépend de rien ni de personne.

    enfin tout cela ce ne sont aussi que des concepts et je n’y tient pas plus que cela.

    a bientĂ´t

    Le Tathagata n’est ni vĂ©ritĂ© ni mensonge ni sortie ni entrĂ©e, ni allĂ©e ni venue : il est la coupure de tout discours et de toute pratique. […] Le Tathagata n’est ni vu ni entendu ni pensĂ© ni connu. [ …] Il a rĂ©alisĂ© l’Ă©galitĂ© avec le savoir omniscient. Il a obtenu la non-dualitĂ© de tous les ĂŞtres et atteint l’indiffĂ©renciation de toutes les choses.

    Vimalakirti

  77. Béatrice dit :

    Bonjour Sunyata,

    Comme Nadia je dirais aussi que l’Un s’exprime sous bien des aspects diffĂ©rents et la vision sera diffĂ©rente suivant le point de vue que l’on expĂ©rimentera.
    Nous avions déjà eu l’occasion d’en débattre avec toi Sunyata, à partir du texte « les 3 visages de l’éveil » qu’avait mis Claudette.
    Je remet ci-après l’extrait de Ramana Maharshi :

    « «Une fois atteint, l’état de Réalisation est identique, quelle que soit la voie qu’on a suivi et la religion à laquelle on appartenait au départ. Il y a trois aspects de dieu, selon la façon dont on a accédé à la Réalisation. Ce sont Sat (Être), Chit, (Conscience), Ananda (Félécité).
    L’aspect d’Être est remarquable chez les jnani dont on dit qu’ils reposent dans l’Essence de l’Être au bout d’une quête incessante et qu’ils ont l’individualité perdue dans le Suprême.
    L’aspect de la Conscience est cultivé par les yogis qui s’exercent à contrôler leur respiration afin d’assujettir le mental, et qui passent ensuite pour voir la Gloire (la Conscience d’Être) de Dieu sous la forme de l’unique Lumière rayonnant dans toutes les directions.
    L’aspect de la Béatitude est connu des dévots qui deviennent intoxiqués par le nectar de l’amour de Dieu et s’abîment dans l’expérience de la Félicité, qu’ils ne souhaitent pas quitter, et demeurent à jamais fusionnées avec Dieu. »

    Les 3 aspects sont l’Etre, la Conscience, et la Félicité, et la Réalisation c’est lorsque ces 3 aspects ne font plus qu’Un.
    Manifestement ce que tu expérimentes c’est l’une de ces facettes qui est l’Etre et dans laquelle effectivement et comme tu le dis la conscience est absente, ainsi que l’amour comme tu l’avais déjà précisé sur cet échange-là.

    Et il s’agit là du manifesté parce que l’on peut comme je l’avais déjà évoqué, expérimenter le non-manifesté, si tant est que l’on puisse parler « d’expérimentations » dans ce cas-là tant le corps s’y prête mal.
    Dans mon expérience le « moi » avait bien sûr disparu, mais mon « âme » également. Il n’y avait plus rien, plus qu’un grand vide abyssal. J’étais un « robot creux », et c’était pareil pour tous les individus que je rencontrais. C’est difficile d’imaginer pouvoir encore « vivre » dans un corps où tous les repères ont disparu.
    B. Roberts témoigne du même genre d’expérience qui va durer plus d’un an. N’ayant plus aucune vie intérieure, elle va tenter de trouver un équilibre avec la vie extérieure. Seulement un jour même la vie extérieure va disparaître.
    Elle raconte :
    « L’esprit demeurait plongĂ© dans un vide Ă©pouvantable sans un endroit oĂą tourner le regard puisqu’il ne pouvait se fixer sur rien.(…)
    Mais voilà qu’à présent ce silence intérieur ne correspondait plus à un être libéré du moi mais à un moi prisonnier, un moi paralysé inamovible qui faisait partie intégrante du spectacle de ce néant insidieux qui étouffait la vie. (…)
    Il se révéla par la suite que ce Passage se situait au-delà du désespoir, au-delà même de la folie. Si le moi avait été vivant il serait devenu fou sur le champ. »
    Pour elle il s’agit d’un « passage ». C’est également mon avis. Ce passage est en principe effectué au moment de la mort du corps physique, mais certains l’expérimentent dans leur corps actuels.
    Alors oui, les possibilités sont diverses et variées mais justement il me semble que la seule chose qui peut les différencier c’est la conscience que l’on en a.

    Et puis il y a cette expérience ultime dont j’ai parlé dernièrement et que Joaquim me semble décrire ici :

    « « J’entends littĂ©ralement: “je suis cette action”. “Je” n’a pas disparu, il ne s’est pas fondu dans l’action. Il dĂ©couvre – c’est lĂ  justement le caractère proprement renversant de l’éveil – que ce qu’il est, c’est cette action: crĂ©er l’être. »

    C’est là dans l’instant à partir d’un « moi » qui se « sait être » que Dieu se réalise, se définit et se créé à l’infini. Voilà la véritable fonction de l’Etre humain, se libérer d’un « moi » réducteur non pour vivre une vacuité continue inconsciente d’elle-même, mais pour renaître dans la demeure du Père. Libérée du moi, l’âme renaît dans une nouvelle conscience totale et universelle où elle va exprimer la splendeur de Dieu.
    Ce « nouveau moi » c’est la naissance du Christ en nous.

    Comme tu le vois Sunyata pour l’instant « nos vérités » diffèrent mais elles sont en réalité aussi vraies l’une que l’autre parce que c’est « nous » qui les animons et les rendons réelles, et à travers ce regard c’est Dieu qui vit cela.
    Bien Ă  toi

  78. Miboogh dit :

    Bonjour Nadia,
    Merci pour cette approche très synthĂ©tique de nos diffĂ©rents regards « spirituels », de montrer ce qui rapproche et complète et de nous porter Ă  voir au delĂ  de nos propres certitudes.

    Joaquim écrit :
    « il n’y a aucun autre moyen, dans le langage courant, de parler de ce faisceau(d’élĂ©ments bien rĂ©els et agissant) autrement qu’en l’appelant “je”. De plus, et quoi qu’elle en pense, cette personne n’est non plus nullement dispensĂ©e de s’occuper de ce faisceau ni de lui faire subir la lessive qu’il nĂ©cessite, sous prĂ©texte que “je” n’existerait pas. »

    D’accord pour le « je » du langage courant.
    La difficultĂ© provient d’une confusion du sens rĂ©el de cette « disparition du je ». Comme tu le dis le faisceau agissant demeure et l’interrelation avec le monde ne disparaĂ®t pas, il s’agit simplement de voir au plus subtil comment le « monde » surgit en soi par la facultĂ© crĂ©atrice de l’esprit, il ne surgit cependant pas du nĂ©ant, mais de l’interrelation. L’univers est interdĂ©pendance, cet facultĂ© de l’esprit qui se dĂ©couvre en soi, devient l’En Soi Absolu, tout est Un. Contenu, Contenant, n’ont d’autre substance que l’interdĂ©pendance Ă©nergĂ©tique et relationnelle qui les unit.
    L’idĂ©e d’un « je » disparaĂ®t, le faisceau, seul rĂ©alitĂ© en fait, demeure. Il est incontestable aussi, tout au moins dans l’expĂ©rience relative au monde, que nous occupons un « espace » personnel d’ĂŞtre, dans une sĂ©parativitĂ© apparente, qui rĂ©sulte probablement de notre manière de le saisir mentalement. A moins de lâcher les frontières de soi, nous restons enfermĂ©s dans notre peau et dans un « je » Ă©tant !! :-)

    merci Ă  toi.

  79. Miboogh dit :

    Bonjour Sunyata,
    C’est un plaisir de te retrouver ici, :-)

    Tu dis :
    « alors miboogh pour moi la rĂ©alisation ne transcende pas le “je” elle le liquide,le pulvĂ©rise ainsi que toutes les constructions qui s’y rattache. »

    Comment pulvĂ©riser, liquider, ce qui n’a pas de rĂ©alitĂ© ?

    D’autre part tu dis :

    « je n’éprouve aucunement le besoin de modifier quoi que se soit,d’effectuer un acte volontaire dans le but de nettoyer ou de purifier quoi que se soit pour la simple et bonne raison que toute choses est perçu comme une “extension” de moi mĂŞme ,de la rĂ©alitĂ© de qui je suis!!  »

    Donc rien n’est pulvĂ©risĂ©, tu continues d’ĂŞtre qui tu es.
    As-tu fait l’expĂ©rience d’ĂŞtre plus pleinement ce que tu es et de voir en quoi les identifications voilent tes qualitĂ©s d’ĂŞtre qui te sont naturelles ?

    Bien Ă  toi

  80. sunyata dit :

    bonjour béa

    je comprend tes propos mais sans vouloir ĂŞtre dĂ©sagrĂ©able,je ne me sent pas comme un » robot creux » ou comme une vacuitĂ© continue inconsciente d’elle mĂŞme!

    ceci c’est ce que tu comprend.

    je dis simplement que je ne perçois rien qui soit sĂ©parer de ce que je suis en rĂ©alitĂ©,c’est une grand fĂ©licitĂ©e,car tout a sa place rien n’est Ă  jeter il n’y a pas d’erreur voilĂ  tout.
    ce n’est pas quelque chose de vide et mort c’est au contraire vivant mais insaisissable.
    enfin bref tu dis l’âme renait dans la maison du père comme un nouveau moi qui exprime la splendeur de dieu.

    mon expĂ©rience c’est que je n’est pas d’âme qui exprime la splendeur de dieu mais je suis dieu,voilĂ  en gros..
    je suis dieu mais dieu n’est pas ce que je semble ĂŞtre!

    pour ce qui est du « je » et de ses soit disant action encore une fois je ne vois aucune action nulle part,les choses arrivent point,une cause entraine un effet et tout s’enchaine de cette manière.
    et cela ce sont les actions de ce que tu appelle dieu,c’est un mouvement permanent comme une explosion crĂ©ative Ă  chaque instant renouveler .
    cela ne concerne personne et surtout pas un « je » ou une « moi » qui ne sont que des constructions recurente de l’esprit liĂ© Ă  des habitutes de fonctionement.

    l’eveil met fin Ă  tout concepts et toutes notions liĂ©e a l’idĂ©e d’un moi ou d’un « je » c’est a dire Ă  une vie de dualitĂ©,une vie basĂ©e sur la relation duel.
    la relation d’un « je » avec le monde ou avec dieu qui ne sont que des concept des crĂ©ations des pensĂ©e auto crĂ©e de ce « je » qui se prend pour rĂ©el.

    tu dis bea:

    «  »C’est lĂ  dans l’instant Ă  partir d’un « moi » qui se « sait ĂŞtre » que Dieu se rĂ©alise »"

    et lĂ  encore une fois ces mots sont peut ĂŞtre très jolie,ton explication me sĂ©duit dans sa forme mais je ne l’accepte pas.
    un moi qui se sait ĂŞtre cela n’existe pas en rĂ©alitĂ©,un moi qui se sait ĂŞtre par rapport Ă  quoi?
    par rapport au sens,par rapport aux sentiment,aux sensations,Ă  l’intuition,Ă  la pensĂ©e ,au ressentit ,au Ă©motion,bref Ă  des perceptions

    c’est Ă  dire Ă  la relation,c’est a dire un sujet et un objet c’est Ă  dire une expĂ©rience duel,le JE SUIS proviens de lĂ .

    l’expĂ©rience JE SUIS n’a pas d’existence rĂ©el tout comme JE NE SUIS PAS.

    il y a le JE SUIS dĂ©gager des phĂ©nomènes que l’on nomme pure conscience,mais cela c’est encore un rĂŞve ,l’idĂ©e d’un « je » ou d’une âme persiste comme une fine couche comme un voile transparent au travers du quel on sais dieu exister au travers duquel une certaine libertĂ© est trouver.
    en rĂ©alitĂ© cette pure conscience d’ĂŞtre est elle aussi liquidĂ© Ă  son heure est c’est cela l’eveil dont je parle.
    elle est liquidĂ© pour laisser la place non pas a ce JE SUIS mais a ce qui EST et en cela rien ne peut entrer et surtout pas l’idĂ©e d’un « je » ou d’une âme ,aucuns concept n’y a sa place y compris celui de vacuitĂ© ou de vide.
    en même temps tout y est inclus toute la création.

    C’EST POUR CELA QUE JE SUIS DIEU MAIS QUE DIEU N’EST PAS CE QUE JE SUIS.

    c’est un koan!

    amitié

  81. sunyata dit :

    bonjour miboogh

    pour moi aussi c’est un plaisir ,malgrĂ© nos divergence ,ou malentendus temporaire.

    tu dis: »"Comment pulvĂ©riser, liquider, ce qui n’a pas de rĂ©alitĂ© ? »

    c’est exactement cela, rien n’est pulvĂ©riser ,mais je dis pulvĂ©riser parce qu’il semble pour certain que le sens du « je » existe bien comme rĂ©alitĂ©.
    quand il y a la rĂ©alisation que ce « je » n’excite pas,qu’il n’est qu’un rĂŞve alors il est pulvĂ©riser comme un cauchemar est dĂ©truit au rĂ©veil.
    transcender le « je » c’est encore lui donner une certaine rĂ©alitĂ©:
    tu dis plus haut que bien que le « je » soit transcender son influence persiste et lĂ  je ne comprend pas de quel influence tu parle et surtout qui reste lĂ  pour en subir l’influence?
    quand je dis « je » je ne parle pas simplement de la pensĂ©e « je » mais du sens ,de l’intime conviction « je » ,j’existe en tant qu’individu sĂ©parer,du fonctionnement duel.

    en suite tu me demande:
    As-tu fait l’expérience d’être plus pleinement ce que tu es et de voir en quoi les identifications voilent tes qualités d’être qui te sont naturelles ?

    je ne suis pas sur de bien comprendre ta question mais je vais essayer d’y rĂ©pondre.
    tout d’abords je suis pleinement ce que je suis il n’y a rien a ajoutĂ© Ă  cela ,pour ce qui est des qualitĂ©s d’ĂŞtre qui me sont naturelles lĂ  je comprend moins ce que tu veux dire.
    parle tu de l’amour,la compassion,de la sagesse etc..?
    parce que pour moi il n’y a pas une chose meilleur qu’une autre du point de vue de ce que je suis,de l’ultime.

    pour être plus précis pour moi il y a deux forme de sagesse
    .
    la sagesse de l’eveil qui est de voir les choses tel qu’elles sont en rĂ©alitĂ© et de s’exprimer Ă  partir de cette rĂ©alitĂ© et cela c’est sans compromis ni Ă©volution.

    et en suite la sagesse « humaine » c’est a dire la façon d’Ă©voluer dans le monde ,dans les relations,ce sont les qualitĂ©s de patience,de compassions,de comprĂ©hension vis Ă  vis de « l’autre » vis a vis des actions face aux diffĂ©rentes circonstances de la vie et en cela une « Ă©volution » est possible.

    certaine personne ce sont « eveillĂ© » mais n’ont aucune sagesse « humaine » et d’autres n’ont pas encore rĂ©aliser leur nature mais sont très sage.
    d’autre encore sont rĂ©alisĂ© et sage ,ce sont souvent des maitres considĂ©rĂ© comme des saints.

    en veritĂ©e ces deux sagesse ne sont pas sĂ©parer c’est pour cela que la sagesse humaine fait partie de dieu mais qu’il n’y a rien de « divin » en elle,c’est simplement une sagesse relative.

    alors oui je change,j’Ă©volue en tant qu’humain ,je remarque des modifications un apaisement de mon caractère un peu explosif,je grandi en maturitĂ© ,j’apprends ,cela se fait naturellement sans effort comme tout un chacun,du moins pour ceux qui son sain d’esprit.
    mais cela ne concerne en rien ce que je suis rĂ©ellement,cela ca ne bouge pas c’est absolument autonome ,indĂ©pendant,sans la moindre modification.

    amitié

  82. Béatrice dit :

    Bonjour Sunyata,

    Tu n’as pas compris, je ne parlais pas de toi en tant que «robot creux», c’était la narration de mon expérience.

    Tu dis ne pas comprendre de quoi je parle, mais c’est normal tant que l’on ne l’a pas expérimenté on ne peut même pas s’en faire une idée.
    Mais pour ma part je comprends parfaitement ce que tu exprimes et je connais très bien l’aspect dont tu parles. Mais cela ne représente qu’un des 3 aspects dont parle Ramana Maharshi, sans la conscience et l’amour.

    Dans la réalisation totale, on a accès aux 5 activités dont parle le Shivaïsme du Cachemire qui sont : la création, la destruction, le maintien, la dissimulation et la révélation. Pour cela la conscience et l’amour sont indispensables.
    Bien Ă  toi

  83. sunyata dit :

    je ne partage pas ton point de vue mais ce n’est pas grave, tu semblais juste comprendre ce que je suis et faire la comparaison avec ta propre expĂ©rience de robot creux!

    la conscience et l’amour font partie de mon expĂ©rience ,de ce que je suis, mais ce que je suis ne se trouve pas dans l’amour et la conscience qui ne sont que des reflets ,des excroissances sans realitĂ© propre.
    je ne nie pas leur existence,je nie simplement leur réalité.
    car impermanente.
    ce qui est rĂ©el est permanent c’est cela en quoi les trois Ă©tat de veille,sommeil et rĂŞve Ă©voluent,ma condition vĂ©ritable ne change pas avec ces trois Ă©tats,elle est sans dĂ©but ni fin,la conscience et l’amour n’existent qu’en Ă©tat de veille pas dans le sommeil profond .
    encore une fois ce n’est pas quelque chose que je vie c’est ce que je suis,l’amour est la conscience sont vĂ©cu,l’amour et la conscience existent que parce que TU existe ,maintenant quelle est la rĂ©alitĂ© de ce TU ?,voilĂ  .

    bonne continuation beatrice

    amitié

  84. Béatrice dit :

    Mon cher Sunyata,
    Non, bien sĂ»r que non, je parlais de la non-manifestation et je sais bien que ce n’est pas ce que tu expĂ©rimentes.

    Belle et bonne continuation Ă  toi aussi !
    Avec tout mon coeur

  85. nadia dit :

    Bonjour Sunyata…
    Effectivement comme le dis BĂ©a, si tu n’as pas expĂ©rimentĂ©, tu ne peux pas connaitre..
    Ce qui est valable pour chacun de nous

    Je crois que ce dont tu parle, ce Fondement commun, cette Source dont tout Ă©merge, nous l’avons aussi dĂ©couvert;
    Nous avons aussi Vu,(en tout cas pour ma part…) comme toi, tout ce qui se dĂ©ploie dans l’impermanence et ce qui y participe..
    Peut ĂŞtre la seule difference c’est que cela a Ă©tĂ© perçu comme UN, indissociable…La dualitĂ© elle commence quand on sĂ©pare la Source et ce qui en coule, car c’est sa nature mĂŞme que de couler;
    Une source qui ne coule pas, qu’est ce que c’est, et quelle rĂ©alitĂ© a-t-elle?
    Tu écris:
    « alors oui je change,j’évolue en tant qu’humain ,je remarque des modifications un apaisement de mon caractère un peu explosif, je grandi en maturitĂ© ,j’apprends ,cela se fait naturellement sans effort comme tout un chacun,du moins pour ceux qui son sain d’esprit.
    mais cela ne concerne en rien ce que je suis rĂ©ellement,cela ca ne bouge pas c’est absolument autonome ,indĂ©pendant,sans la moindre modification. »

    Comme tu le dis toi mĂŞme, en tant qu’humain tu Ă©volues, tu changes…
    C’est dans cet espace lĂ , et aucun autre qu’on parle de lĂ©ssive, de transformation, » d’Ă©voluer » si ce mot lĂ  t’agrĂ©e.

    Evoluer vers l’expression d’une HumanitĂ© qui dĂ©passe celle qui reste conditionnĂ©e par toutes ces identifications, conscientes ou inconscientes, par toutes ces tendances et ces mĂ©moires personnelles, ces pulsions et ces impulsions.
    Bien sur que mĂŞme cette rĂ©alisation de la boudheĂŻtĂ©, ou du Christ en nous Ă  lieu dans cet espace de l’impermanence;
    C’est bien pour cela qu’il ne s’agit pas de passer d’une identification Ă  l’autre, de l’idĂ©e d’une petit moi egoĂŻque Ă  un grand moi divin, mais simplement e laisser Etre cette SpontaneĂŻtĂ© qui n’est pas celle de notre nature conditionnĂ©e..
    Et pourtant c’est vrai: Cet aspect lĂ  ne bouge pas, ne subit jamais aucune modifications, quoique nous fassions ou ne fassions pas.
    Exactement comme l’espace reste l’espace quoiqu’il se passe dedans, que des galaxies apparaissent ou disparaissent.

    Tout comme on peut faire l’expĂ©rience terrible du vide en soi, du nĂ©ant de l’ego, on peut faire l’expĂ©rience, dĂ©-couvrir l’aspect Immobile de notre vĂ©ritable nature. On peut dĂ©couvrir en soi Shakti, l’Etre, l’aspect impermanent , les lois de la manifestation .
    On peut aussi dĂ©-couvrir l’UnitĂ© totale des deux, et lorsque c’est le cas, on ne peut mĂŞme plus entretenir ce concept de l’impermanence pas plus que de l’immuable et encore moins celui d’une classification au coeur de Ce qui Est…
    Et lorsqu’on a goutĂ© toutes ces » expĂ©riences « lĂ , on sait qu’il n’y a pas qu’une seule forme d’Ă©veil.

    La difficultĂ©, c’est peut ĂŞtre d’accepter que notre vĂ©ritĂ© ne soit que partielle?
    Que d’autres aient pu dĂ©-couvrir d’autres aspects tout aussi RĂ©els…

    Il me semble que ta dĂ©couverte, effectivement, te montre l’evidence de l’inutilitĂ© et de l’absurditĂ© de tout travail, puisque dans cette perspective, tout se dĂ©ploie de soi…

    Peut ĂŞtre que si un jour, une autre « douche » (:-)…)dĂ©ploie en toi d’autres Ă©vidences, tu comprendras mieux de quoi nous parlons…

    Personne ici n’est plus illuminĂ© que les autres, mais tous n’ont pas ouvert les mĂŞme portes, ni dĂ©couvert les mĂŞmes aspects;
    C’est en cela que les Ă©changes peuvent ĂŞtre enrichissants…

    Bien Ă  toi, Sunyata

  86. sunyata dit :

    nadia tu dis:
    « Peut ĂŞtre que si un jour, une autre “douche” (:-)…)dĂ©ploie en toi d’autres Ă©vidences, tu comprendras mieux de quoi nous parlons… »
    —–
    merci pour tes encouragements qui me vont droit au cœur.
    _______
    tu dis:
    « Personne ici n’est plus illuminĂ© que les autres, mais tous n’ont pas ouvert les mĂŞme portes, ni dĂ©couvert les mĂŞmes aspects »
    —–
    non seulement pas plus »illuminer » que les autres mais pas « illuminer « du tout (de mon point de vue).
    __________
    tu dis:
    « Il me semble que ta dĂ©couverte, effectivement, te montre l’evidence de l’inutilitĂ© et de l’absurditĂ© de tout travail, puisque dans cette perspective, tout se dĂ©ploie de soi… »
    —-
    absolument…
    _________
    tu dis:
    « Comme tu le dis toi mĂŞme, en tant qu’humain tu Ă©volues, tu changes…
    C’est dans cet espace là, et aucun autre qu’on parle de léssive, de transformation,” d’évoluer” si ce mot là t’agrée.

    Evoluer vers l’expression d’une HumanitĂ© qui dĂ©passe celle qui reste conditionnĂ©e par toutes ces identifications, conscientes ou inconscientes, par toutes ces tendances et ces mĂ©moires personnelles, ces pulsions et ces impulsions. »
    —–
    je ne vois pas en quoi cette Ă©volution de l’humanitĂ© puisse ĂŞtre libĂ©ratrice,elles fera sans doute de beau ĂŞtre humain ,mais ce genre d’attitude a surtout crĂ©er des religions et nous savons tous ce que crĂ©ent les religion.

    donc si je comprend bien,tu pense qu’après « l’eveil » nous devons tendre vers une sorte de perfection surhumaine qui dĂ©passe la condition d’un humain « ordinaire » c’est bien cela?

    ma question est la suivante:
    que va t’il arriver Ă  ton Ă©volution d’ĂŞtre humain si demain tu sort de chez toi et que tu te fait renverser et que tu meur? (ce que je ne souhaite pas bien sur).

    il n’y a pour moi personne qui soit « illuminer » il n’y a que des gens qui refuse d’ĂŞtre ce qu’ils sont et qui dĂ©sirent ĂŞtre ce qu’ils ne sont pas c’est tout.

    sur ce je crois que je vais faire une pose d’Ă©criture mais je continue Ă  vous lire.

    merci nadia
    et Ă  bientĂ´t

  87. joaquim dit :

    Bonjour Ă  tou(te)s,

    J’ai reçu aujourd’hui ce lien:
    http://inconnaissance.kewego.fr/

    « Mon nom est personne ! », « Le chercheur, cette imposture ! »… tout un programme. Edifiant.

  88. Miboogh dit :

    Bonsoir Sunyata,

    Ce que tu dis est clair, le « je » et notre perception de toute forme perdent leur substance, puisqu’il apparaĂ®t que tout se dĂ©ploie dans la vacuitĂ©, illuminĂ© par notre ClartĂ© intrinsèque.

    NĂ©anmoins, le monde relatif, bien qu’il n’ai pas de substance propre pour les mĂŞmes raisons que ci-dessus, met en jeu des forces d’interdĂ©pendance avec lesquelles nous sommes uns. Un ensemble d’interactions d’Ă©nergies de causes Ă  effets qui perdurent. Ma libertĂ© est toute relative car je reste sous leur influence. L’espace dans lequel se manifeste ma prĂ©sence est limitĂ© et contenu dans les interdĂ©pendances qui font que je suis, oĂą je suis. Pas ailleurs.

    Je peux décider de me retirer dans ma propre intériorité, dans la béatitude, si je sais mettre en oeuvre cette méditation, ne créant pas de nouvelles interactions mon histoire personnelle va se déliter et suivre son cours.

    Je peux aussi goĂ»ter le monde, sans crainte, et entretenir avec lui une relation d’amour et de qualitĂ© d’ĂŞtre, faire le jeu de la crĂ©ation, accepter tout ce qui advient avec sĂ©rĂ©nitĂ©, puiser Ă  la beautĂ© et la bontĂ© en soi. Et ne pas rejeter leur contraire.

    Peut-ĂŞtre as-tu la chance d’accĂ©der librement Ă  cela et d’ĂŞtre dans cette parfaite Ă©quanimitĂ©, pour ma part, le « je » et ses mĂ©moires, mes interdĂ©pendances, se lèvent encore en travers de la libertĂ© d’ĂŞtre, comme des taches sur le miroir, et c’est cette nettoyage lĂ  que l’on peut dĂ©cider de faire. Tout comme on peut choisir de considĂ©rer que ces taches sont sans importance mais, tout au moins pour ce qui me concerne, sont-elles sans souffrance ? n’y Ă©chappe-ton pas par indiffĂ©rence ?

    amitié

  89. Claudette dit :

    Bonjour,

    J’ai Ă©coutĂ© la vidĂ©o « Le chercheur, cette imposture ». Je n’ai pas beaucoup apprĂ©ciĂ© le contenu et ce n’est pas mon style. Peut-ĂŞtre que certains s’y retrouveront ?

  90. joaquim dit :

    Bonjour Claudette,

    Quand je dis qu’elle est Ă©difiante, c’est dans le sens qu’elle nous montre Ă  quelle extrĂ©mitĂ© pathĂ©tique conduit la prĂ©tention de ne plus ĂŞtre une personne, de manière absolue et dĂ©finitive. Le type de la vidĂ©o qui prĂ©tend cela (il se montre, il faut bien le dire, remarquablement consĂ©quent dans sa position) nous fait la dĂ©monstration d’un narcissisme qui dĂ©gouline de toute sa personne (laquelle n’existe pas, bien sĂ»r…). Refuser sa dimension de crĂ©ature, refuser d’ĂŞtre un « je » incarnĂ©, refuser que dans l’autre se trouve un « tu » qu’il faille dĂ©couvrir, cela ne peut conduire qu’Ă  ce genre d’arrogance narcissique. Il s’agit au contraire d’accepter ses propres limites avec humilitĂ©, car c’est la radicalitĂ© de cette acceptation-lĂ  qui seule pourra nous libĂ©rer de l’enfermement en soi.

  91. sunyata dit :

    miboogh tu ecris:

    Peut-être as-tu la chance d’accéder librement à cela et d’être dans cette parfaite équanimité, pour ma part, le “je” et ses mémoires, mes interdépendances, se lèvent encore en travers de la liberté d’être, comme des taches sur le miroir, et c’est cette nettoyage là que l’on peut décider de faire. Tout comme on peut choisir de considérer que ces taches sont sans importance mais, tout au moins pour ce qui me concerne, sont-elles sans souffrance ? n’y échappe-ton pas par indifférence ?

    amitié

    ta sincĂ©ritĂ© me touche miboogh et je comprend tout Ă  fait tes mots,et je respect cela ,vraiment,si je suis si radical dans mes propos c’est juste par soucie de dignitĂ© humaine car je sais maintenant que je ne peut ĂŞtre rĂ©duit Ă  aucune « chose » ou aucune « forme » et paradoxalement cet « Ă©tat » d’ĂŞtre me permet d’ĂŞtre en « accord » total avec ce qui vient Ă  moi,comme les Ă©motions ou autres phĂ©nomènes qui ne sont plus perçus comme un problème ou comme gĂ©nĂ©rateur de souffrance mais comme la manifestation visible de ce que je suis.
    il n’y a plus de separation voilĂ  tout,tout circule librement comment alors je pourrais faire un tri ou une lessive cela m’est juste impossible et si lessive il y a alors elle se fait sans mon intervention ..

    c’est si simple et si naturel et en mĂŞme temps je comprend tes mots .
    merci a toi miboogh

    quand a toi joaquim ta vidéo est dégoutante tout comme ton commentaire .
    si c’est cela l’image que tu t’es construite après nos Ă©changes et bien c’est du jolie,bravo..
    je n’ai jamais dis que je n’existais plus,ou que je n’Ă©tais plus personne je dis simplement que je ne suis pas une « crĂ©ature » et que je n’est pas de limite car mes limites ce sont celle que je me suis crĂ©er dans le passĂ©e par ma propre arrogance justement ma propre prĂ©tention Ă  vouloir me voir comme crĂ©ature en d’autre mots Ă  vouloir ĂŞtre ce que je n’Ă©tais pas et refuser la nature sans limites que je suis.
    le sans limite au sein des limitation,l’univers entier contenus dans une goutte ,ceci c’est le contraire de l’arrogance et c’est lĂ  que l’humilitĂ© prend tout son sens car la prĂ©tention d’ĂŞtre ceci ou cela ou mĂŞme rien du tout disparait pour ne laisser la place qu’a la realitĂ© de l’instant (qui ne fait pas partie du temps)quand la colère est lĂ  je suis la colère,quant l’amour est lĂ  je suis l’amour,mais je ne suis pas cette creature qui porte le poid de sa propre existence avec son petit « moi » misĂ©rable et puant fait de representation mental,de pretention et d’arogance justement comme si je pouvais me dresser devant « dieu » et lui dire a la face j’existe ,moi,la creature .
    il n’y a pas de crĂ©ature,il n’y a que « dieu » ou le « soi ».
    mais tu ne comprend pas mes mots et tu les interprĂ©te de manière dĂ©goutante et ce film d’horreur que tu viens partager avec nous en est la triste reprĂ©sentation.
    je vais envoyer une vidĂ©o de bush junior quand il dit avoir vue dieu et je vais dire voilĂ  ce que donne un ĂŞtre qui se prend pour une crĂ©ature c’est dĂ©bile et mĂ©prisant.

    http://fr.youtube.com/watch?v=BqLvBUSJucg

    cela deviens presque comique!!!

    enfin…Ă  bientĂ´t quand meme

  92. sunyata dit :

    au fait miboogh

    tu dis:
    «  »tout comme on peut choisir de considĂ©rer que ces taches sont sans importance mais, tout au moins pour ce qui me concerne, sont-elles sans souffrance ? n’y Ă©chappe-ton pas par indiffĂ©rence ? »"

    j’ai remarquer qu’il y a diffĂ©rentes formes de souffrances,il y a une souffrance inhĂ©rente au fait d’ignorer sa nature et d’en ressentir le « manque » et de ce fait la souffrance qu’induis l’ignorance de la nature des phĂ©nomènes qui nous traversent. cette souffrance lĂ  est dĂ©truite avec « l’eveil »mais en mĂŞme temps il y a la souffrance je dirais karmique liĂ© au corps mental,de la mĂŞme manière que je continue aujourd’hui a subir les effets (dans mon corps)d’actes passĂ©s ,si je fume aujourd’hui il y a des chance d’avoir un cancer plus tard et d’en souffrir Ă©veil ou pas.
    vue comme cela cette souffrance n’est qu’une souffrance du corps mental liĂ© a des actes passĂ©s et dont les effets se font ressentir prĂ©sentement.cela ne remet pas en question ta nature ou la vĂ©ritĂ© de ton Ă©veil,cela se vide naturellement mĂŞme si tu souffre de temps en temps .
    j’ai par exemple des enfants et je souffre de les voir souffrir parfois ,cette souffrance est bien prĂ©sente quand elle vient et puis elle disparait sans laisser de traces psychologiques,cela ne fait pas de moi un amnĂ©sique puisque j’en parle, c’est juste naturel.
    cette souffrance lĂ  est naturelle,elle n’est pas un produit de l’ignorance.
    la vĂ©ritable libertĂ© n’est pas la libertĂ© psychologique,le corps et le mental serons toujours liĂ© aux loi des causes et des effets et en cela il n’y a pas d’issue possible ,si ce n’est le mahasamadhi au moment de la mort physique.
    par le passĂ© j’ai voulu exterminer cette souffrance par le vide mental..aucunes issues, j’etait comme le dis beatrice un « robot creux »
    par l’acceptation..aucunes issues ,il y a toujours des moments ou la souffrance est trop forte et ou tout est balayer en un instant.
    la seul issu c’est de realiser que cette souffrance appartient au corps mental et qu’en essence nous ne somme pas uniquement ce corps,cette souffrance est donc laisser pour ce qu’elle EST sans commentaire,sans dĂ©sir de modification et c’est alors qu’elle vie le temps qu’elle a a vivre et disparait d’elle mĂŞme sans perturbations inutile.
    l’ocĂ©an n’est pas perturber par les vague de la surface.
    mĂŞme si il semble l’ĂŞtre vue de l’extĂ©rieur.

    enfin c’est mon expĂ©rience!!
    voilĂ 

  93. sunyata dit :

    http://fr.youtube.com/watch?v=hxHim_Vlbek

    celle-ci est croustillante!!

  94. sunyata dit :

    encore moi..

    excusez moi de ces tartines mais il y a autre chose que j’aimerais partager.

    merci claudette de permettre cela mĂŞme si personne n’est obligĂ© de lire.

    le « soi » ou « dieu » peut importe le nom,ce que je suis en rĂ©alitĂ© ,ma nature,ne supporte pas les restriction et les rĂ©ductions,c’est a dire que si dans mon ignorance ,je donne rĂ©alitĂ© Ă  une rĂ©duction de moi mĂŞme, comme la croyance en mon histoire de vie,ou en mon nom ,cela va gĂ©nĂ©rer de la souffrance de manière automatique,alors que si je rĂ©alise que cette rĂ©duction est de nature vide ,c’est a dire semblable Ă  un mirage ,tout a coup je suis libĂ©rer de l’emprise,et la souffrance disparait.
    de ce fait si l’on rĂ©alise la nature vide du « je » nous somme automatiquement libĂ©rĂ© de l’emprise des croyance qui s’y rattachent.
    il n’y a plus alors de croyance « je » en tant que rĂ©alitĂ© ,il n’y a plus alors de croyance en un « dieu » ou en un « soi » non plus.
    mĂŞme si j’utilise le concept de « dieu » ou de » soi » par commoditĂ© de langage.

    ce que je suis,je n’en sais rien.
    plus rien en moi ne cherche Ă  savoir ou approfondir,il m’est tout simplement impossible de me rĂ©duire Ă  quoi que ce soit y compris dieu.
    cette libertĂ© ,c’est comme d’avoir les main vide et que dans ces main tout peut s’y posĂ© pour un temps et repartir.
    les actions quotidiennes sont alors sans entraves,comme d’Ă©crire sur ce blog,ou de parler avec des gens,ou de travaillĂ©,tout cela a le mĂŞme sens.
    si cela n’avait pas le mĂŞme sens je pourrais me dire a moi mĂŞme, »pourquoi continue tu Ă  Ă©crire sur un blog? »
    « pourquoi ne fais tu pas ceci au lieu de cela? »
    voilĂ ,quoi que je fasse,c’est exactement ce que je dois faire a l’instant oĂą je le fait »

    c’est encore une manière diffĂ©rente de le dire.

  95. nadia dit :

    C’est drĂ´le, ce monsieur personne, il me fait beaucoup penser a fabrice Luccini, dans le film « la cloche a sonnĂ© »( un petit navet..) ou il joue un genre de gourou new age, un genre de personnage tres proche dans le ton et les manières…:-)

  96. Claudette dit :

    Merci pour cette prĂ©cision Joaquim. En effet le type de la vidĂ©o prĂ©tend « ĂŞtre personne » alors qu’il incarne la complaisance et l’arrogance, ce qu’il semble ignore complètement. Ça c’est ĂŞtre quelqu’un et l’ĂŞtre de façon inconsciente. Ça m’Ă©tonnais que tu adhères Ă  ce style.

    Je suis d’accord avec ce que tu dis dans ton dernier commentaire Sunyata
    « le “soi” ou “dieu” peut importe le nom,ce que je suis en réalité ,ma nature,ne supporte pas les restriction et les réductions,c’est a dire que si dans mon ignorance ,je donne réalité à une réduction de moi même, comme la croyance en mon histoire de vie,ou en mon nom ,cela va générer de la souffrance de manière automatique,alors que si je réalise que cette réduction est de nature vide ,c’est a dire semblable à un mirage ,tout a coup je suis libérer de l’emprise,et la souffrance disparait.
    de ce fait si l’on réalise la nature vide du “je” nous somme automatiquement libéré de l’emprise des croyance qui s’y rattachent.
    il n’y a plus alors de croyance “je” en tant que réalité ,il n’y a plus alors de croyance en un “dieu”e ou en un “soi” non plus.»

    Lorsque j’Ă©cris, je peux me prendre pour quelqu’un qui Ă©crit alors qu’en fait il y a une Ă©criture qui se manifeste Ă  travers moi. Je suis la non-Ă©criture, la pure potentialitĂ© d’oĂą Ă©merge l’Ă©criture. Et je suis aussi l’Ă©criture manifestĂ© car Il est prĂ©sent dans tout ce qui existe. Mais qui est le moi quand je dis « il y a une Ă©criture qui se manifeste Ă  travers moi.» Ce moi est le corps oĂą sont vĂ©cu les expĂ©riences, mes caractĂ©ristiques psychologiques, mes idĂ©es. C’est le moi incarnĂ© qui n’est pas le vrai moi originel, mais son expression.

    L’erreur serait de croire que c’est le petit moi qui a Ă©crit. Lui qui n’existe pas en tant que sujet mais objet, mais que je fais revivre de temps Ă  autre Ă  cause d’un manque de conscience. J’aime bien l’explication de l’Ă©piphĂ©nomène.

  97. Nicolas dit :

    Bonsoir tout le monde!!

    Je commence Ă  saisir, me semble-t-il, comment fonctionne la pulsion crĂ©atrice Ă  travers notre individualitĂ©, et ce en grande partie Grâce:-) Ă  ce blogue, et Ă  un livre que je lis en ce moment qui s’appelle « De la prison Ă  l’Ă©veil », de Satyam Nadeen.

    Lors de ma dernière intervention, je me posais des questions vis Ă  vis du non-choix que l’on avais face Ă  la vie. En rĂ©flĂ©chissant, et en lisant ce livre, j’ai saisi quelque chose, mais ça restait de l’ordre de l’intellectuel; mais aujourd’hui, j’ai l’Ă©trange sensation de comprendre cela, mais je suis incapable de le formuler avec mes propres mots, ça reste une sensation de fond qui s’exprime dans mes moments les plus clairs.
    Ce que je comprend, c’est que dans chaque acte humain, il y a une pulsion crĂ©atrice provenant de la Source, et que celle-ci peut-ĂŞtre filtrĂ©e ou pas par l’ego; je comprend aussi qu’il existe diffĂ©rentes « tailles » d’ego, si on peut dire ça comme ça, plusieurs degrĂ©s, et qu’Ă  mesure que l’ego se dissout, les crĂ©ations reflètent de moins en moins de peur, et donc par dĂ©faut, de « plus en plus » d’Amour Ă  l’Ă©tat pur; je comprend Ă©galement que la Source sait pertinemment Ă  travers quel filtre elle s’exprime, connaĂ®t le niveau de conscience de la personne Ă  travers qui elle s’exprime, elle sait Ă  quelle stade de son Ă©volution elle se trouve, ainsi que sa personnalitĂ© ou tempĂ©rament de base qui apparemment subsiste après l’Eveil en tant qu’expression de la diversitĂ©, une certaine singularitĂ© que Satyam Nadeen appelle prĂ©disposition.
    VoilĂ , j’ai exprimĂ© au mieux (je dis « au mieux » parce que j’ai toujours cette impression que les mots sont vraiment limitĂ©s quand je souhaite exprimer ce que je ressens!!) ce que je commence Ă  comprendre, mais on dirait que cette comprĂ©hension reste encore coincĂ©e entre l’intellect et je ne sais oĂą!!
    Ou alors peut-ĂŞtre que je comprend rien du tout, et que je me raconte des histoires, comme dirait le « monsieur-personne » de la vidĂ©o!!!

    En parlant de cette vidĂ©o, ça a Ă©tĂ© un choc; le discours de ce gars avait bien des allures spirituelles au niveau du vocabulaire, mais le reste ne suivait vraiment pas!! J’ai Ă©prouvĂ© une drĂ´le de sensation, vraiment dĂ©sagrĂ©able; un profond sentiment de rĂ©volte, et une grande envie de pendre ces gens dans mes bras, mĂ©langĂ©s Ă  une sensation sur laquelle je n’arrive pas Ă  mettre de mot.
    J’ai pensĂ© que c’Ă©tait peut-ĂŞtre un montage, une sorte de parodie, mais en la regardant Ă  nouveau, j’ai Ă©prouvĂ©e cette mĂŞme sensation, et j’ai senti que la souffrance de ces personnes Ă©tait bien rĂ©elle et non pas une comĂ©die, et que ce gars Ă©tait bel et bien en train de jouer avec. Incroyable.
    C’est bizarre, le fait d’en parler rĂ©veille cette sensation; je me rend compte que ma rĂ©action Ă  cette vidĂ©o est très forte. J’ai rarement Ă©prouvĂ© une telle sensation; est-ce que cela a avoir avec mon conditionnement Ă  votre avis, ou alors vous ressentez Ă©galement la mĂŞme chose?

    VoilĂ , c’est tout ce que j’avais Ă  dire, et j’en profite pour vous dire merci pour ces Ă©changes!!

    A bientĂ´t!!

    Nicolas.

  98. Nicolas dit :

    PS: la deuxième vidĂ©o ressemble vraiment Ă  une parodie tellement c’est exagĂ©rĂ©! Est-ce que c’est bien rĂ©elle??

  99. Miboogh dit :

    Bonjour Sunyata,

    Merci pour le témoignage de ton expérience à propos de la souffrance. Je ne crois pas avoir souffert de ne pas connaître ma nature réelle, comment aurai-je pu être concerné par ce qui était le propre de mon ignorance, rien qui puisse être objet de souffrance consciente.

    Tu as Ă©crit : « le “soi” ou “dieu” peut importe le nom,ce que je suis en rĂ©alitĂ© ,ma nature,ne supporte pas les restriction et les rĂ©ductions, …  »

    Aux yeux de la Nature réelle, restriction ou réduction et leur opposé qui pourrait se résumer en plénitude, ne sont-ils pas également sans substance ?

    Voir une rĂ©duction de soi, rĂ©aliser que cette rĂ©duction est vide, se libĂ©rer de l’emprise, voir disparaĂ®tre la souffrance, pour que cela soit -Ă©ventuellement – remplacĂ© par de la fĂ©licitĂ©… tout cela est Ă©galement sans substance, tout demeure dans le jeu de la manifestation, rien d’autre n’a Ă©tĂ© fait que de remplacer une irrĂ©alitĂ© par une autre.

    Croire au « Je » comme croire qu’il est illusion demeure une activitĂ© du mentale. Croire comme ne pas croire d’ailleurs aussi.

    Se mettre en Ă©tat de distance, de tĂ©moin indiffĂ©rent aux Ă©motions du monde et des siennes, est encore activitĂ© de l’esprit, au mĂŞme titre que l’Ă©tat de samadhi, ou se penser quoi que ce soit … De manière irrĂ©mĂ©diable une chose ou son contraire, un Ă©tat ou un non-Ă©tat Ă©mane de mon esprit, portĂ©s par ma ClartĂ© intrinsèque.

    ConnaĂ®tre le principe de l’illusion, ne veut pas dire que le sens de la spiritualitĂ© est de rejeter la manifestation, mais qu’il est de voir selon quel principe en Soi l’Esprit dĂ©ploie la crĂ©ation, et de comprendre pourquoi, en raison de ce principe, il est dit « sans substance ». Cependant cette manifestation nous est indissociable, aussi intime que le sont pour nous nos pensĂ©es. Un en Soi.

    Puisqu’il est dans l’ordre de ce principe de se manifester, en contenir l’expression dans un vase Ă©troit n’est-il pas lui faire injure ? Quelle autre fin, ici, puis-je alors avoir, connaissant la Nature du rĂ©el, que de manifester les qualitĂ©s propres de compassion, d’amour, etc … de ma Nature. Tant qu’Ă  manifester quelque chose, soyons crĂ©ateurs, faisons-le bien. … Dans la magie de l’instant prĂ©sent.
    Tout le sens de la lessive est là, accéder à la libre expression de cette magie.
    Voila, ami Sunyata, mon expérience.

  100. nadia dit :

    Bonjour Ă  tous

    Sunyata, tu dis :

    « ce que je suis en rĂ©alitĂ© ,ma nature,ne supporte pas les restriction et les rĂ©ductions,c’est a dire que si dans mon ignorance ,je donne rĂ©alitĂ© Ă  une rĂ©duction de moi mĂŞme, comme la croyance en mon histoire de vie,ou en mon nom ,cela va gĂ©nĂ©rer de la souffrance de manière automatique,alors que si je rĂ©alise que cette rĂ©duction est de nature vide ,c’est a dire semblable Ă  un mirage ,tout a coup je suis libĂ©rer de l’emprise,et la souffrance disparait.
    de ce fait si l’on rĂ©alise la nature vide du “je” nous somme automatiquement libĂ©rĂ© de l’emprise des croyance qui s’y rattachent. »

    Tout comme Claudette, je suis entiĂ©rement d’accord; Notre veritable nature ne souffre non seulement aucune restriction,mais aussi aucune dĂ©finition.
    C’est tout a fait vrai et vĂ©cu comme tel, que « si je rĂ©alise que cette rĂ©duction est de nature vide ,c’est a dire semblable Ă  un mirage ,tout a coup je suis libĂ©rer de l’emprise,et la souffrance disparait.
    de ce fait si l’on rĂ©alise la nature vide du “je” nous somme automatiquement libĂ©rĂ© de l’emprise des croyance qui s’y rattachent. »

    Non seulement toutes les croyances, toutes les souffrances, mais aussi tous les systèmes, tous les schémas de comportements, toutes les réactivités attachées a cette réduction et aux lois de cause a effets qui la régisse.
    Soit on est libĂ©rĂ© de tout cela, soit on constate qu’on ne l’est pas encore tout a fait.

    Tu écris plus haut:

    « la vĂ©ritable libertĂ© n’est pas la libertĂ© psychologique,le corps et le mental serons toujours liĂ© aux loi des causes et des effets et en cela il n’y a pas d’issue possible ,si ce n’est le mahasamadhi au moment de la mort physique. »

    La psychologie, c’est justement la connaissance des lois qui regisse le moi, sunyata, et elle n’agit que lorsqu’on est identifiĂ©. Rien dautre. Si il n’y a pas de libĂ©ration , de transformation psychologique, il n’y pas de libĂ©ration du tout. C’est justement le lieu de l’identification, de tous nos conditionnements inconscients, de nos attachements, de notre rĂ©activitĂ©;
    Je peux tĂ©moigner qu’il y a une issue possible en dehors du shamadi, mais pour cela il faut avoir vu que c’Ă©tait justement lĂ  le lieu de manifestation du moi..

    Tu dis aussi:
    «  »j’ai par exemple des enfants et je souffre de les voir souffrir parfois ,cette souffrance est bien prĂ©sente quand elle vient et puis elle disparait sans laisser de traces psychologiques,cela ne fait pas de moi un amnĂ©sique puisque j’en parle, c’est juste naturel.
    cette souffrance lĂ  est naturelle,elle n’est pas un produit de l’ignorance. »

    Si elle est un produit de l’ignorance, sahaja…
    La « com-prehension » et la « com-passion » vĂ©ritable n’en sont pas, mais les Ă©motions identifiĂ©es le sont.L’empathie emmotionnelle de mĂŞme…
    Un exemple?Si ta femme te quittes, ou si elle meurt, ou si ta fille se faisait violer? Si te retrouvais a vivre des situations d’injustice,de violences et d’abus « innacceptables » ou « insupportables »? Si tu te retrouvait sans travail et sans rien du jour au lendemain…?Seraistu Vraiment libre et sans traces ?
    Oui la souffrance, la haine, la colère, et toutes la quirielle des émotions est naturelle à la nature humaine et soumise a la loi de cause à effets..
    Pour les autres aussi, et le fait d’en parler l’est aussi pour eux, mais alors, ou est cette libĂ©ration dont tu parles lĂ :
    « si je rĂ©alise que cette rĂ©duction est de nature vide ,c’est a dire semblable Ă  un mirage ,tout a coup je suis libĂ©rer de l’emprise,et la souffrance disparait.
    de ce fait si l’on rĂ©alise la nature vide du “je” nous somme automatiquement libĂ©rĂ© de l’emprise des croyance qui s’y rattachent. »

    Pour ma part, c’est justement au sujet de cette part de nous que tu vois comme naturelle et sans issue possible, et a laquelle tu ne considère pas identifiĂ© que je parle d’ observation, de « traverser » de purifier…

    Parce qu’au contraire de toi, c’est cette libĂ©ration que j’expĂ©rimente.
    Au travers d’une vie de grande violence il y a eu cette dĂ©couverte lĂ , et cette libĂ©ration qui est expĂ©rimentĂ©e est rendue rĂ©elle et manifeste..
    C’est donc que c’est possible.
    Les abus , les injustices, les conditionnements des violences et des maniulations que j’ai subit ne laissent plus de traces..
    J’ai eu plus de peine Ă  trouver l’espace de libĂ©ration face a ceux qu’a subit ma fille enfant, c’est vrai, mais cela aussi c’est libĂ©rĂ© ;
    A la place du dĂ©sespoir, de la haine et de la colère,et apres ces Ă©tapes de guĂ©rison et de libĂ©ration psychologique, il y a maintenant une profonde comprĂ©hension, et ce « pardon » qui ne peut etre lĂ  que lorsqu’on a rĂ©ellement intĂ©grĂ© qu’on est pas cela, que l’autre non plus n’est pas cela, mais que comme il ne le sait pas, il ne sait pas non plus ce qu’il fait. Qu’il n’y a rien a pardonner…

    Il ne s’agit pas lĂ  de te contredire, cher Sunyata. Simplement de tĂ©moigner de ce que je vis a ce sujet…
    Tout comme toi, dans cette Présence, je peux dire en vérité

    « plus rien en moi ne cherche Ă  savoir ou approfondir,il m’est tout simplement impossible de me rĂ©duire Ă  quoi que ce soit y compris dieu.
    cette libertĂ© ,c’est comme d’avoir les main vide et que dans ces main tout peut s’y posĂ© pour un temps et repartir. »

    Miboogh, tu écris:
     » Aux yeux de la Nature rĂ©elle, restriction ou rĂ©duction et leur opposĂ© qui pourrait se rĂ©sumer en plĂ©nitude, ne sont-ils pas Ă©galement sans substance ?

    Voir une rĂ©duction de soi, rĂ©aliser que cette rĂ©duction est vide, se libĂ©rer de l’emprise, voir disparaĂ®tre la souffrance, pour que cela soit -Ă©ventuellement – remplacĂ© par de la fĂ©licité… tout cela est Ă©galement sans substance, tout demeure dans le jeu de la manifestation, rien d’autre n’a Ă©tĂ© fait que de remplacer une irrĂ©alitĂ© par une autre.

    Croire au “Je” comme croire qu’il est illusion demeure une activitĂ© du mentale. Croire comme ne pas croire d’ailleurs aussi. »

    Oui.Tout cela se passe dans notre esprit.
    Cependant cela pourrait ĂŞtre aussi compris comme une autorisation au laisser ĂŞtre de tout ce qui Ă©merge sous prĂ©texte d’illusion.
    Comme tu le dis, « Tout le sens de la lessive est lĂ  « lessive »
    est lĂ , accĂ©der Ă  la libre expression de cette magie. »

    Oui acceder a cette libĂ©ration, a cette transparence,(et cela quelles que soient les circonstances, et les situations…)qui lui permet de se manifester:

    « Puisqu’il est dans l’ordre de ce principe de se manifester, en contenir l’expression dans un vase Ă©troit n’est-il pas lui faire injure ? Quelle autre fin, ici, puis-je alors avoir, connaissant la Nature du rĂ©el, que de manifester les qualitĂ©s propres de compassion, d’amour, etc … de ma Nature. Tant qu’à manifester quelque chose, soyons crĂ©ateurs, faisons-le bien. … Dans la magie de l’instant prĂ©sent. »

    Tout a fait.Car c’est lĂ  uniquement que nait et se manifeste le CrĂ©ateur…

    Claudette, tu dis
    « Lorsque j’écris, je peux me prendre pour quelqu’un qui Ă©crit alors qu’en fait il y a une Ă©criture qui se manifeste Ă  travers moi. Je suis la non-Ă©criture, la pure potentialitĂ© d’oĂą Ă©merge l’écriture. Et je suis aussi l’écriture manifestĂ© car Il est prĂ©sent dans tout ce qui existe. Mais qui est le moi quand je dis « il y a une Ă©criture qui se manifeste Ă  travers moi.» Ce moi est le corps oĂą sont vĂ©cu les expĂ©riences, mes caractĂ©ristiques psychologiques, mes idĂ©es. C’est le moi incarnĂ© qui n’est pas le vrai moi originel, mais son expression. »

    D’ou la nĂ©cessitĂ© de ce « travail » de purification, de transparence…
    Que ce passe t-il si l’eau d’une source, aussi pure soit elle passe « au travers » d’une fosse septique, ou d’une marre croupie?
    Une double action: d’abord il ressort de l’eau polluĂ©e. A chacun de voir si il est pret Ă  la boire.
    Tant que nous ne l’avon spas Vu cela reste ainsi, puisque par notre ignorance du fait ces elĂ©ments restent cristallisĂ©s en nous.
    Si nous sommes conscient de cela, cette source peut se rĂ©vĂ©ler justement ĂŞtre le facteur mĂŞme de purification de la marre…

    Cher Nicolas, je ne sais pas si cette rĂ©action envers cette vidĂ©o dĂ©pend de ton conditionnement, mais je trouve qu’elle tĂ©moigne d’un » instinct de survie » tres sain…
    Pour ma part, a un certain moment elle m’a effectivement fait penser a une parodie , a un montage a sens unique. Comme si cet homme Ă©tait un comĂ©dien qui testait le rĂ´le de gourou et la limite de son pouvoir et de ses idĂ©es sur les autres, et la « manipulabilitĂ© » des gens; c’est pour cela que j’ai fait rĂ©fĂ©rence a ce film plus haut.
    J’ai vu dans ces scènes l’aspect tragique du rapport maitre disciples, ce jeu de pouvoir/soumission jouĂ© de façon terriblement cynique , suffisante et narcissique .
    Et du cotĂ© des auditeurs,cette fragilitĂ©, cette fascination , cette suggestibilitĂ© et cette soumission qui est incontournable lorsqu’on va « en manque » et en demande chercher des rĂ©ponses a l’extĂ©rieur de soi.
    Dramatique manque D’Etre en soi, et de discernement qui fait qu’on donne le pouvoir a l’autre..

  101. nadia dit :

    Oups pardon,sahaja…
    « le corps et le mental serons toujours liĂ© aux loi des causes et des effets et en cela il n’y a pas d’issue possible ,si ce n’est le mahasamadhi au moment de la mort physique.” »

    Tu avais parlĂ© du Maha samadhi et de mort physique. C’est lors de la Mort clinique justement que cela a Ă©tĂ© VU.Et grâce a cet Ă©veil lĂ , cela devient possible..

  102. sunyata dit :

    merci miboogh et nadia pour vos écris qui me parle bien!

    miboogh tu ecris:

    Tu as écrit : “le “soi” ou “dieu” peut importe le nom,ce que je suis en réalité ,ma nature,ne supporte pas les restriction et les réductions, … ”

    Aux yeux de la Nature réelle, restriction ou réduction et leur opposé qui pourrait se résumer en plénitude, ne sont-ils pas également sans substance ?

    Voir une rĂ©duction de soi, rĂ©aliser que cette rĂ©duction est vide, se libĂ©rer de l’emprise, voir disparaĂ®tre la souffrance, pour que cela soit -Ă©ventuellement – remplacĂ© par de la fĂ©licité… tout cela est Ă©galement sans substance, tout demeure dans le jeu de la manifestation, rien d’autre n’a Ă©tĂ© fait que de remplacer une irrĂ©alitĂ© par une autre.

    Croire au “Je” comme croire qu’il est illusion demeure une activité du mentale. Croire comme ne pas croire d’ailleurs aussi.

    et lĂ  je suis tout a fait d’accord avec toi,sauf que,le sens du « je » ou du « moi » ne s’exprime plus en « moi » ,comme il a pue s’exprimer « avant »,je ne dis pas qu’il a disparue ,je dis simplement qu’il na jamais existĂ© et pour tĂ©moigner de cela je suis bien obligĂ© d’utiliser des mots,surtout par Ă©cris et de ce fait de crĂ©e des concepts.
    je tĂ©moigne simplement de la disparition d’une chose qui n’a jamais existĂ© et voilĂ  tout mon problème.
    vous semblez continuĂ© a donnĂ© de la valeur a ce sens,c’est a dire au « je suis »au sens du moi,alors qu’a mes yeux il n’en a aucun.
    d’oĂą la difficultĂ©,car qui? a besoin de faire une lessive si ce n’est justement ce « je »,quand je parle de mes souffrances ,elle ne sont pas rĂ©ellement des souffrances,je ne les vie pas comme des souffrance mais j’utilise ce mots pour dĂ©signĂ© un Ă©tat de fait.
    c’est pour cela que je parle de libertĂ©,non pas que je soi libre,mais que je SUIS cette libĂ©rtĂ©.
    et lĂ  on peut dire pourquoi parlĂ© de libertĂ© puisque la libĂ©rtĂ© est un concept ,oui absolument c’est un concept,c’est juste un panneau indicateur un doigt pointĂ©.
    quand je raconte mon expĂ©rience ,je ne raconte pas vraiment mon expĂ©rience,je fais juste un dessin,comme vous vous faitent aussi des dessins et entre dessinateur on s’amuse bien.

    je vous embrasse bien.
    et merci pour vos long messages

  103. nadia dit :

    Sunyata, quand tu dis:
    « et lĂ  je suis tout a fait d’accord avec toi,sauf que,le sens du “je” ou du “moi” ne s’exprime plus en “moi” ,comme il a pue s’exprimer “avant”,je ne dis pas qu’il a disparue ,je dis simplement qu’il na jamais existĂ© et pour tĂ©moigner de cela je suis bien obligĂ© d’utiliser des mots,surtout par Ă©cris et de ce fait de crĂ©e des concepts.(…)je tĂ©moigne simplement de la disparition d’une chose qui n’a jamais existĂ© et voilĂ  tout mon problème. »

    Merci pour cette réponse;
    Nous sommes tous soumis ace problĂ©me lĂ , tu sais.En fait tu vois bien que tu es aussi, en plus soumis comme chacun de nous aux mots et aux concepts si tu veux communiquer. Tu dis « il n’a jamais existĂ© », ce qui est effectivement l’Ă©vidence de l’Ă©veil.
    Apres, c’est une histoire de formulation et de perspectives; Il y avait un avant, et ce qui avait avant a disparu dans nos vie, c’est tout..

    tu dis aussi:
    « car qui? a besoin de faire une lessive si ce n’est justement ce “je”,quand je parle de mes souffrances ,elle ne sont pas rĂ©ellement des souffrances,je ne les vie pas comme des souffrance mais j’utilise ce mots pour dĂ©signĂ© un Ă©tat de fait.. »

    Si tu reçois un coup de marteau sur les doigts, tu appelles ça comment?quoique tu trouves pour expriemre cela, c’est une formulation aussi..:-)
    Cet « Ă©tat de fait » dont tu parles, que tu ne veux pas relier a un « je  » qui les ressent, et que tu ne veux pas appeler des souffrances, d’autres les appellent simplement ainsi.
    Tout bĂŞtement parce que cet « Ă©tat de fait » il fait mal…

    La question, c’est pourquoi ça fait mal, et a quoi, si il n’ y a plus de « je » qui ressent?
    Et qui ressent quoi, pourquoi? et Ă  travers quoi?

    Chacun de nous dans la vĂ©ritĂ© intime de son coeur sait parfaitement si oui ou non il est libre totalement de la souffrance, et ou il ne l’est pas.

    C’est vrai, nous faisons tous plus ou moins des dessins, nous usons de symboles, de mĂ©taphores, d’explications plus ou moins subtiles, avec toutes les limites du système…

    C’est pour cela que ce que dit l’autre demande souvent a ĂŞtre acceuilli et « dĂ©cryptĂ© »..:-)

  104. sunyata dit :

    si je comprend bien nadia ,tu dis avoir fait une expérience de NDE et avoir VU .
    tu dis que cet Ă©veil qui t’es arriver c’est pendant un NDE?

  105. belamon dit :

    bonjour toutes et tous, bonjour Claudette !

    ici plus haut, sunyata, tu dis :

    « si l’on vous demande comment vous alliez dans votre rĂŞve vous allez dire que ce n’était qu’un rĂŞve qu’il n’y a pas de lien avec la rĂ©alitĂ© que vous ete.
    et cela même si durant votre rêve cette fausse réalité semblait bien réel .
     »
    pourtant, il me semble bien que ce qui est rĂŞvĂ©, pourraĂ®t bien avoir un rapport avec l’Ă©tat psychique du corps-mental qui vient de rĂŞver, non !? voir, avec l’Ă©tat du corps lui-mĂŞme qui marquerait l’Ă©tat du psychisme, (re)non !?

  106. Patrice dit :

    Bonjour,

    Voici, en complément, un pcourt oème de Sokei-an Roshi, traduit en Français, que je partage avec vous :

    Faire l’expĂ©rience de zazen,
    c’est faire l’expĂ©rience de notre libertĂ© profonde.
    « Perdre, c’est gagner » dit le Zen.
    Est-ce perdre son temps que d’aller s’asseoir
    immobile, sans rien faire ?
    Perdre, oui, ses repères, ses certitudes, soi-même,
    cette recherche incessante et sans espoir de
    sécurité, quand, en nous et autour de nous, tout
    n’est que mouvement.
    Lâcher prise, perdre, tout obtenir : sortir de nos
    limites, lâcher la peur.
    L’armure tombe; allĂ©gresse des premiers rayons de
    soleil sur la peau.
    Assis au coeur du silence, accepter le changement
    et entrer dans la joie.

  107. Claudette dit :

    Cher Patrice,

    Merci pour ce beau poème de Sokei-an Roshi. Qu’est-ce qui me touche particulièrement dans ce poème ce matin ?

    « Perdre, c’est gagner »

    C’est tellement juste et si facile Ă  oublier…

    Comment oser sortir de l’UnitĂ© divine si ce n’est que parce que Dieu joue avec lui-mĂŞme. Et pourtant,.

    Avec tendresse,

    Claudette

Laisser un commentaire