" Pour réaliser ce qui vous tient vraiment à coeur, VOUS ! "

La spiritualité commence où finit l'ego.

-- Gilbert Anken

La Vérité est un pays sans chemins, que l'on ne peut atteindre par aucune route, quelle qu'elle soit: aucune religion, aucune secte.

-- J. Krishnamurti

Quelle est votre nature réelle?

Est-elle d'écrire, de marcher ou bien est-elle tout simplement d'être?

La réalité unique et inaltérable est le fait d'être.

Tant que vous n'aurez pas réalisé ce niveau d'être à l'état pur, vous devrez poursuivre votre enquête.

-- Ramana Maharshi

Comme il est difficile de se désolidariser de soi! Il faut le faire sans un adieu, sans se retourner, avec le sourire de l’ami qui va bientôt retrouver le moi comme un prolongement de Soi, et vivre avec lui, dans l’acceptation pure et simple de sa merveilleuse... absence.

-- Roger Quesnoy

Le sage n’est pas celui qui sait résoudre les problèmes, mais celui qui sait ne pas les créer.

-- Auteur inconnu

Après tout, qu'est Dieu ? Un éternel enfant jouant un jeu éternel dans un éternel jardin.

-- Sri Aurobindo.

L’incroyable guérison du Dr Jill Bolte Taylor

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Voici la vidéo de Jill Bolte Taylor

Article de Véziane de Vezins vu dans le Figaro.fr

Victime d’un grave accident vasculaire cérébral le 10 décembre 1996, la neurobiologiste Jill Bolt Taylor recommença ses conférences six mois plus tard, après une longue convalescence aux côtés de sa mère.

Jill Bolte Taylor, neurobiologiste renommée, est passée de l’autre côté du voile. Son accident vasculaire cérébral, qu’elle a suivi consciente, lui a permis une nouvelle approche de la vie qu’elle raconte dans «Voyage au-delà de mon cerveau» (Éditions J.-C. Lattès). Phénoménal succès de librairie aux États-Unis, aujourd’hui en vente en France.

Pour une chance, c’est une fameuse chance ! «Combien de chercheurs en neurosciences ont l’opportunité de vivre par eux-mêmes un accident vasculaire cérébral ?» Jill Bolte Taylor exulte. Elle a deux ou trois messages à faire passer, et les vingt-deux langues dans lesquelles son livre est traduit, son passage aux États-Unis dans le show d’Oprah Winfrey et le projet de film pour lequel Jodie Foster est déjà partante ne lui semblent pas de trop. Parce que des bonnes nouvelles, il y en a. Déjà celle-ci, et c’est une neuro-anatomiste qui le dit : «L’hémisphère droit de notre cerveau est programmé pour le bonheur, la paix, la compassion.» Et celle-ci encore : «Le circuit neuronal de la colère est mobilisé durant exactement une minute et demi, après quoi la tension retombe. Libre à nous de ne pas donner suite.» Et cette autre : «La plasticité des neurones donne à chacun la possibilité de “virer à droite” et de choisir la paix et l’amour plutôt que l’affrontement.» Il ne s’agit pas là d’une déclaration de foi politique, mais d’un constat scientifique rendu possible il y a environ neuf ans, lorsque la neurobiologie s’est rendu compte que les transmetteurs du cerveau étaient en constant renouvellement.

Une synapse n’y retrouverait pas ses petits. Quel rapport avec le grave accident vasculaire cérébral (AVC) dont fut victime Jill il y a douze ans ? Comment une longue et pénible convalescence qui l’a obligée à un corps à corps de tous les instants avec son hémisphère gauche a-t-elle pu rendre le professeur de l’Université de l’Indiana et porte-parole de la Banque des cerveaux de Harvard quasiment bouddhiste ? Nous avons ici le fruit d’un long cheminement entre souffrance et émerveillement. C’est le 10 décembre 1996, à 7 heures du matin, que la scientifique s’est réveillée avec une terrible douleur derrière l’œil gauche. Une bonne douche et il n’y paraîtra plus, s’est-elle dit. Oui, mais cette grande admiratrice du cerveau sentait que les cinquante milliers de milliards de cellules constituant son corps ne répondaient plus. Ses mouvements étaient saccadés, les sons déformés, l’équilibre lui manquait. Puis elle perdit peu à peu la perception en trois dimensions. Puis les informations qui étaient sa vie : s’habiller, aller au travail. Mais où se trouve ce travail ? Et comment conduit-on une voiture ? Tout cela en tentant d’analyser ce qui était en train de lui arriver. Plus tard, elle sut que son cortex moteur était atteint lorsque son bras droit refusa tout office. Mais nulle peur : en même temps, une douce euphorie la gagnait. Ce n’est qu’au terme d’un effort surhumain et au milieu d’un écroulement de neurones – son hémisphère gauche était en pleine hémorragie, mais elle l’ignorait encore – qu’elle comprit l’urgence d’appeler des secours. Mais les chiffres n’avaient plus de signification pour elle. Elle chercha, toujours en luttant contre le sentiment de béatitude qui l’envahissait, un nom qu’elle connaissait bien. Dans un éclair, elle comprit qu’elle avait un AVC. Elle compose comme un enfant le numéro de son bureau à la Banque des cerveaux. Son ami, le Dr Vincent, est au bout du fil. Jill essaie alors de bredouiller quelque chose. Mais c’est un borborygme qui sort. «Mince, on dirait un chien qui aboie», songe-t-elle, réalisant que le centre de la parole est atteint.

Le Dr Vincent comprend quand même. Quand on la transporte enfin à l’hôpital, chaque geste la fait sombrer dans un épuisement qui l’emporte dans le sommeil. Mais alors là, quelle merveille ! «Mon énergie spirituelle flottait en suspension autour de moi, telle une baleine géante dans un océan d’euphorie muette.» L’anatomiste aurait diagnostiqué : perte du cerveau gauche, qui baignait dans son sang, et donc report de toutes les sensations à travers le crible du cerveau droit.

Mais elle n’en était pas là. Commença une longue convalescence avec sa mère, qui comprenait le besoin frénétique de sa fille de dormir. Entre deux sommes, séances de rééducation. Se dresser sur son séant, tenter de comprendre ce qu’on vous dit, retrouver les mots disparus. Puis ce fut le tour des lettres. Jill dut réapprendre à lire. À conduire. À réussir un puzzle. À monter des escaliers…

Au fur et à mesure que sa vie se remettait en place – elle recommença ses conférences six mois après l’AVC – le Dr Bolte Taylor réalisa qu’elle avait une nouvelle mission à mener auprès de tout individu doté d’un cerveau : «Si mon odyssée intérieure m’a appris une chose, c’est que la quiétude est à notre portée. Il nous suffit, pour y parvenir, de faire taire la voix de notre hémisphère gauche dominant.»

Cette voix compte, bavarde, évalue, suppute. Elle est capable de vous souffler les pires idées : découragement, fureur, peur. Elle nous structure aussi par le langage, la raison, la connaissance. Comment utilise-t-on alors son hémisphère droit ? Nul manuel ne nous a jamais appris le bonheur par mobilisation latéralisée de la matière grise.

22 commentaires pour “L’incroyable guérison du Dr Jill Bolte Taylor”

  1. Eric Julien dit :

    Allo à tous!!!
    J’aimerais juste vous faire part de mon « expérience » personnelle que j’ai vécu il y a 6 mois et que je surnomme:
    Mon DÉCLIC!

    Il y a quelques années, j’étais à l’Université, étudiant en finance et travaillant les week-ends comme musicien pour subvenir à mes besoins (mais c’était pas un « travail » dans l’sens commun car ma passion a toujours été la musique!). Un jour j’obtins mon diplôme et devins conseiller financier. Le cash entrait à flo tellement que seulement après une année de travail, je possédais ma propre maison, mon auto de luxe et je sortais avec la plus sexy conseillère du bureau; IMAGE DE RÉUSSITE!

    Mais après un temps, cette image de réussite c’est transformée en une illusion stupide, je m’explique…
    J’avais tout, vraiment tout (au sens de l’illusion); gros salaire, voiture de l’année, grosse maison, un corps de mannequin à mes côtés, voyages dans l’sud payés par la compagnie, etc…
    Mais même avec tout ça, y me manquait une joie de vivre, j’avais un vide, j’éprouvais un manque de liberté dû au fait que:
    je n’avais plus le temps de faire de la musique!!!

    Même les week-end, je n’avais pas le temps pour c’que j’suis vraiment, un musicien dans l’âme, car il y avait la tonte de la pelouse, les pissenlits à enlever, le nettoyage de la piscine, etc..
    Un jour, après avoir terminé le gazon, je dégustai une
    succulente limonade fraîche en observant tout à coup Rokky, mon chien, couché justement sur un banc de pissenlits, le museau levé en l’air, reniflant le parfum du vent sous le soleil et observant les oiseaux qui passaient au-dessus de sa tête.

    Là en ce moment même, j’ai eu une sorte de « déclic », j’ai même dit à Rokky (mon chien): « Ouais mec, toi tu l’as hein l’affaire, toi t’as compris ben avant moi,..merci l’ami! » Et là j’ai eu droit à un regard tellement comique de mon chien qui me regardait paisiblement qui semblait vouloir dire « Il était temps! »

    Alors depuis ce jour, j’ai complètement « laché prise », j’ai vendu ma maison et j’ai acheté un p’tit chalet délabré en pleine nature que j’ai rénové, j’ai laissé tomber ma voiture de luxe pour un vieux Jeep, j’ai laissé tomber la piscine car le chalet est au bord d’un lac naturel, j’ai dû laissé tomber la « sexy money girl » car mon nouveau style de vie ne lui faisait pas bonne image, j’ai laissé le boulot de conseiller financier pour devenir musicien pigiste et j’ai laissé tomber la tondeuse car depuis, je sirotte mes limonades à travers un champ rempli de pissenlits!

    La morale de tout ça? Pas besoin d’aller en Inde pour recevoir un p’tit « déclic », il suffit d’observer et d’être attentif. J’ai porter attention à Rokky, mon chien, en observant sa façon d’vivre: manger quand il a faim, dormir quand il est fatigué, jouer quand il a le goût de jouer, se prélasser au soleil quand il en a envie, etc,…

    Je pensais que j’étais son maître et disons que c’est plutôt lui…
    qui a été mon MAÎTRE! héhéhé!!!

    Gros bisous sans fin à tous!!!
    Eric :D
    ************************************************

  2. Claudette dit :

    Merci pour ce commentaire Éric.

    Simplicité et humilité font bonne paire et s’agencent bien avec bonheur.

    Comme tu le dis les maîtres ne sont pas toujours ceux que l’on croit et nous pouvons en avoir plusieurs. Ouvrir ses yeux et son coeur permet de s’en rendre compte. Chercher à correspondre à une image et probablement un des pièges les plus courants. Nous voyons cela partout, y compris en spiritualité.

    Chaleureusement,

    Claudette

  3. belamon dit :

    et bien, ton Rokky me rappelle, vachement, mon poto, toby le chien qui est décédé en décembre dernier …

    je lui ai tout appris, et lui, en retour, que faisait-il, mhum … quand il avait faim, il mangeait, quand il était fatigué, il dormait et quand il avait envie de jouer, il m’apportait la « baballe » pour que je la lui jette !

    belle reconnaissance, vraiment ! allez, salut mon poto !

  4. belamon dit :

    sinon, j’ai un peu de mal avec cette histoire de cerveau droit, et de cerveau gauche …

    j’ai cru comprendre, qu’en parfaite condition, quelques soient les opérations menées, c’est dans les deux hémisphères, en même temps, que les zones s’activaient !? alors, comment « croire » que l’on pourrait tout concentrer sur un seul des deux hémisphères … que se passerait-il si l’on concentrerait tout dans l’hémisphère gauche !?

    salut claudette !

    quand penses-tu, toi, du « cas » du dr jill bolte taylor ? et vers quoi vois-tu la discussion s’orienter !?

    amicalement,

    belamon

  5. Eric Julien dit :

    Bien l’bonjour à tous chers amis merveilleusement appréciés! :D

    Ici si vous me permettez, j’aimerais vous parler de quelque chose à travers quoi je passe en ce moment et j’aimerais vos commentaires/réflexions sur ce; infini merci!!!

    Ok, j’ai lu quelque part que dans un cheminement spirituel, l’évolution se faisait selon différents degrés (stades ou niveaux, peu importe le nom). Ça fait seulement un an que je m’intéresse de façon « intense » à la spiritualité, donc j’suis un jeune débutant héhé et là actuellement, il se passe quelque chose de bizarre en moi, je m’explique…

    Depuis quelques semaines, je trouve, comment dire, la vie bizarre…! Pas dans le sens d’un écoeurement de la vie, héhé, loin de là, bien au contraire, c’est plus dans le sens où j’me sens comme un spectateur qui regarde une pièce de théâtre comique, drôle, mais teintée de satire, d’un humour cynique.

    J’observe passivement depuis quelques jours le « spectacle » et j’ai comme avant de dire: « Ben voyons, pourquoi vous ne cessez pas de courrir autant, STOP! STOP!…c’est absurde! »
    Et en même temps j’me sens comme si j’ai pas d’affaire ici, comme si je perds mon temps, comme si j’aurais mal choisi mon incarnation actuelle si j’peux dire. Intérieurement j’me dis: « j’suis dans un monde qui court » et j’ai pas le goût de courir » J’me dit « Qu’est-ce que je fous ici? » et n’ayant aucune réponse, ben j’suis comme le mec qui n’ayant pas envie de courir regarde la course ou le sprint à relais dans les estrades, assis au repos au soleil, dégûstant une délicieuse barbe à papa avec une pomme sucrée et jouissant devant le meilleur des rafraîchissement,…une bonne gorgée d’eau de vie très froide! :P

    Alors c’est ça, est-ce qu’il y a quelqu’un ici qui a déjà ressenti ça, cette sensation de se sentir comme « pas rapport d’être ici » étant donné le fait de n’pas avoir le goût de courir (car c’est ce que prône la société actuelle: Productivité, efficacité, rentabilité!) et avoir juste le goût de prendre ça…sans pression!

    Merci à tous et à toutes, j’vous embrasse et joyeux week-end!
    Eric xx :D
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  6. catherine dit :

    Eric pour répondre à ta question..
    Moi je me sens comme ça…J’ai pas envie de courir et d’ailleurs je ne cours pas et à part quand je suis dans la nature avec les animaux (ce qui m’arrive tout le temps car je travaille dans une ferme) et bien je ne me sens pas d’ici….
    Bon we à toi et à tous

  7. Eric Julien dit :

    Wowww, merci Catherine!!!!!
    Sérieux, tu travailles dans une ferme, c’est tellement cool!!! :D

    Donc nous sommes pareils, on ne se sent pas d’ici…
    mais selon toi, si on ne se sent pas d’ici, pourquoi on est ici?
    C’est là le truc que je n’arrive pas à comprendre…
    Est-ce que t’as idée Catherine là-dessus? Merci!!!
    Eric xx :P
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  8. Nicolas dit :

    Salut Eric!!

    Je suppose que ça doit être normal, ça m’arrive aussi de temps en temps. Je réalise tout à coup que le monde ne fonctionne pas pareil, que l’équilibre intérieur n’est pas la priorité de la plupart des gens, du moins pas au sens où je l’entend; je me rend compte que tout le monde cherche le bien-être, ou du moins une certaine satisfaction, mais à un endroit où ils ne pourront jamais les trouver, c’est à dire dans le futur et dans le monde extérieur!!
    Parfois, ça m’amuse de constater cette folie, de regarder les gens se faire un monde de rien et courir après je ne sais quoi, se trouvant des excuses pour justifier leurs états d’âmes.
    Mais parfois, comme tu dis, je me demande ce je fais ici, ce sont des moments où je me demande si c’est pas moi qui suis à côté de la plaque!!
    Je remarque également qu’il m’arrive aussi de me laisser happer par le monde extérieur, et de me faire un monde de pas grand chose!! Mais globalement, je sens que le monde extérieur a de moins en moins de prise sur moi. Il y a régulièrement des retours sur des anciens états d’esprits, mais en général ça ne dure pas très longtemps; quand ça arrive, je fais en sorte de me retrouver seul, si possible au calme, et de porter mon attention sur ces émotions, sur ces pensées, sur la sensation de mon corps, sur le silence, sur ce qui m’entoure, ça me permet de sortir un peu de ma tête et de retrouver un certain équilibre, une certaine tranquillité intérieure, autrement il m’est difficile de fonctionner normalement. Quand l’anxiété, la nervosité, l’impatience, l’ennui ou autre état d’esprit m’envahissent, c’est souvent le signe de besoin de retour sur moi, et c’est aujourd’hui pour moi une façon normale de fonctionner, je n’ai plus envi de faire comme avant. Je ne me rend pas toujours compte que la plupart des gens ne fonctionnent absolument pas comme ça. La plupart se laissent bouffer par leurs états d’âmes, et leurs seules portes de sortie sont la télé, les magasines, la radio, les mots fléchés, les jeux vidéos, mais encore les aspirines, les dolipranes… et la cuite du weekend!! Mais pour beaucoup, c’est aussi le pétard, les champi, et tous ce qui permet de fuir la « réalité » de la vie!
    Je réalise parfois que beaucoup de gens ne connaissent pas de moments de répit, de tranquillité naturelle; la nervosité et le besoin compulsif de faire quelque chose, d’être utile, de ne pas perdre de temps leur est tout à fait normal!! J’en fais également l’expérience de temps à autres, mais j’ai appris à y faire face, ça n’a plus autant de prise sur moi qu’avant; je pense que quand tu connais des moments de clarté, tu te rends vite compte quand tu t’égares, et je dirais même que tu ne peux plus concevoir une autre manière de fonctionner, qu’une fois que t’y as goûté tu ne peux plus adhérer à la folie collective!! Et ce ne sont que des aperçus de clarté, je ne peux pas dire que je sois en permanence absorbé par la Présence. En ce qui me me concerne je dois toujours être très vigilant, toujours sur mes gardes, autrement mon état intérieur peut vite s’obscurcir, j’ai un mental coriace!!

    Voilà à peu près comment ça se passe pour moi, en espérant que ça réponde à ta question!!

    A bientôt!!

    Nicolas.

  9. Eric Julien dit :

    Okkk……..
    Il y a plusieurs années, bien avant que je m’intéresse au domaine du spirituel, il m’est arrivé un truc bizarre à la fin de mon adolescence dont j’aimerais vous faire part car je me questionne sur ce qui m’est arrivé ce jour là…

    Le tout est suite à un accident de VTT (véhicule tout-terrain), et je ne sais si c’est une expérience « mystique » ou simplement une hallucination de mon cerveau dûe au choc du moment (fait important, je n’étais sous l’effet d’aucun alcool, aucune drogue)

    Je me promenais en véhicule tout-terrain en forêt lorsque PAF!, je frappai en plein fouet un arbre et me retrouvai face contre sol. Le souvenir que j’ai, c’est que j’étais à terre, j’entendais les bruits de la forêt, chant des cigales, des oiseaux, etc qui s’amplifiait de plus en plus et tout à coup, tous les bruits de la forêt s’unifiaient pour se transformer en un genre de gros « vrombissement » et là PAF!, tout un coup, j’me retrouvai dans un vide, un noir total, j’étais toujours là mais rien existait, le sentiment que j’ai eu c’est comme si Eric Julien n’existait plus mais MOI, j’étais toujours là, j’existais en tant que « conscience présente » si j’peux dire et ceci m’a complètement déboussollé!

    J’étais là, j’me souviens, dans un vide total, un noir total, je ne possédais aucun corps et j’me disais « heinnn,..j’suis là, ici, où? »
    Tout à coup (je ne pourrais vous déterminer le temps, je ne sais…) je sentis trois présence pas loin de moi. Je ne m’en ai pas vraiment occupé car tout ce à quoi je pensais, c’est hein, mais qu’est-ce qui se passe là? Et là, une de ces trois présence c’est comme « avancé » devant moi, approché si j’peux dire et sans aucune parole et sans aucun corps matériel, c’est comme si elle me disait, comme si elle me connaissaît depuis belle lurette « Hey, salut mec, tu pensais pas que c’était de même hein héhé, c’est juste ça, casse-toi pas la tête, ça toujours été ça et ça le sera toujours pour l’éternité ». Là j’étais comme full confu et j’me suis trouvé aspiré avec cette présence, comme fusionné ensemble, dans une sorte de cercle perpétuel énergétique de couleur vert fluo, comme un genre de courant électrique qui tournait dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, et à la fin de chaque tour du cercle, il y avait comme une genre de pause avant de repartir le nouveau tour…

    J’étais vraiment là, conscient, présent et tout mêlé jusqu’au moment où je sentis (même si le concept d’espace n’existais comme pas du tout) qu’il y avait une énorme présence vers le haut je dirais, vers la droite, qui était très supérieure mais qui était là comme ça, qui observait sans amour et sans haine, j’oserais même prétendre à mon souvenir que c’était féminin.

    Et là, ben j’suis revenu à moi, au milieu de la forêt, des gens s’occupaient de moi, mais j’ai toujours cette question au bout de ma langue,…aie-je vécu quelque chose dû au choc de l’accident (hallucinations cérébrales) où aie-je vécu un truc,…ben vous savez ce que je veux dire… héhé!

    Toutes vos idées seront grandement appréciées concernant cet événement que j’ai vécu,..merci!
    Eric :D
    ***************************************************

  10. Eric Julien dit :

    Merci Nicolas! :)

    Ton commentaire m’éclaircit beaucoup car quand on plonge dans l’océan de la spiritualité, y arrive on dirait un moment où t’es plus trop sûr, où tu te dis « ouais, est-ce que j’suis en train de me noyer dans cet océan sans fin? » J’sais pas si c’est comme ça dans plusieurs cas, mais c’est comme si à un moment donné, tu te sens seul en pensant faire fausse route…

    Alors c’est tellement magnifique de discuter avec des gens comme toi, comme vous, comme NOUS, c’est comme une bouée! Même si la prochaine vague est énorme…ben GO!!!
    héhéhé!!!!
    A+ Nicolas et merci encore!
    Eric :D
    **************************************************

  11. catherine dit :

    Eric
    Oui je suis licenciée en droit , j’ai été avocate, juriste d’entreprise et maintenant, je travaille dans une ferme car je m’y sens mieux que dans le monde des « affaires » bien qu’il se passe plein de chose dans une ferme…
    Je ne sais pas pourquoi je suis ici…sans doute que j’avais besoin d’apprendre certaines choses et je continue d’ailleurs à apprendre.
    Sur mon blog, dans mon profil, tu trouveras mon adresse si tu veux me parler…

  12. Manfred dit :

    Bonjour cher Eric,

    je voudrais dire quelques mots au sujet du sentiment de n’être pas d’ici et de perdre son temps.

    Cette sensation m’a aussi habité pendant longtemps mais une compréhension plus profonde a changé cette perception, en effet à présent je me sens de ce monde et je n’ai plus la sensation de perdre mon temps, mais cependant d’une façon autre que celle de l’homme purement mondain pour qui le monde sensoriel est tout.

    Je vois en effet que nous sommes tous un en ce sens que tout homme est à la recherche du bonheur et de la paix, la différence étant que certains (et c’est le petit nombre) sont éveillés à la réalité et à l’essence (et par conséquent se reposent dans la paix) alors que d’autres courent après les images du monde et ne trouvent pas ce qu’ils cherchent, par ignorance de la vérité.

    Mais aujourd’hui je contemple ce spectacle avec joie et innocence comme étant la danse et la manifestation de la pure conscience, j’ai réalisé que le monde est ce qu’il est, qu’il est parfait et que la seule façon de vivre c’est de l’aimer tel qu’il est et découvrir par là chaque jour sa merveilleuse beauté et son harmonieuse unité.

    Même si la sensation de perdre mon temps se manifeste, je sais que cela est dû à un manque d’attention de ma part et à l’instant je rentre en moi-même pour observer à partir du silence de la pure conscience qui sais percevoir l’unique beauté en toute manifestation.

    Bien affectueusement.

    Manfred

  13. Eric Julien dit :

    Merci Manfred, ton explication m’aide beaucoup plus
    comprendre, saisir dans un sens que oui effet, quand j’ai l’impression de perdre mon temps en ce monde de peu de dimensions et de basses vibrations, c’est que j’porte pas assez attention peut-être au silence de la conscience pure.

    Car même si j’me force à observer/percevoir l’unique beauté en tout, bien il arrive toujours un truc (comme un clochard qui est en train de creuver sur un banc, un ados assis sur le trottoir entrain de mendier, une fille toxicomane se prostituant pour payer la scolarité de son fils, etc) qui fait que même si j’veux intentionnellement voir la beauté en toute manifestation, y a de ces moments où t’as devant tes yeux la désolation humaine qui fait que le tableau, le paysage, se noircit un peu…héhé ;)

    Merci encore Manfred pour ton écrit, c’est vraiment sympa!
    RIKK :D
    __________________________________________________

  14. Eric Julien dit :

    Une question qui me trotte sans cesse, pouvez-vous m’aider?

    QUESTION: « Quelle est la manifestation la moins égoïste entre
    ces deux cas? »

    1) Jesois Abrah marche dans les rues de sa ville, portant attention à TOUT et constatant une triste désolation au sein de son quartier, un milieu très très défavorisé. L’idée lui vient de rester dans son quartier afin de donner sa vie à aider ceux/celles qui sont dans… »marde » à s’en sortir.

    2) Jesois Abrah marche dans les rues de sa ville, portant attention à TOUT et constatant une triste désolation au sein de son quartier décide de quitter cette désolance pour vivre une vie en solitaire, d’ermite au sein des montagnes afin de s’effacer pour ne plus observer le triste sort de son quartier et ainsi atteindre sa quiétude.

    La réponse? Héhé, moi j’en ai pas! Mais si un de vous en a une, allez-y, les réflexions risquent d’être intéressantes! :P
    Et n’oubliez pas la question…Les deux sont de chics types, mais
    lequel de ces deux Jesois Abrah est le moins égoïste? ;)
    A+ mes amours!!!
    RIKKY xxxx :D
    ___________________________________________________

  15. Eric Julien dit :

    J’ai jamais compris ceux/celles qui possèdent une tondeuse…
    La VIE a fait en sorte que l’herbe pousse, pourquoi l’arrêter? ;)
    ****************************************************

  16. belamon dit :

    de mon point de vue, cher éric, aucun des deux jesois abrah n’est égoïste …

    le premier agit selon ce que son coeur lui commande de faire, et c’est tout à son honneur !
    le second, lui, prend conscience, non seulement de la réalité des faits, mais aussi de la nature des faits … il comprend que les choses et les êtres sont ce qu’ils sont, en essence, en apparence … c-à-d, éphèmères, sans existence propre et non-permanent … il comprend, aussi, qu’ils font partie de la totalité, qu’ils participent de la totalité … que tout est là, que l’on ne peut rien en retrancher, ni en rajouter … il y a cette « réalité », et la plupart d’entre nous s’y sont attachés … d’où, il y a autant de frustrations, d’insatisfactions, de manque … de plaisir, de joie, etc … qui fulminent en nous … cela alimente l’égo et renforce l’idée que l’on a de soi-même … il faudrait un miroir, le miroir qui en reflètant cela, peut nous guérir de nous-mêmes …

    dans ce cas, not’ bonhomme se retire, tout en se disant que s’il reste ici, ou pas, cela revient au même … loin de la foule, les plantes, les animaux suivent le même développement que les humains, … ils grandissent, se flétrissent, et finissent par « mourir » … il n’y a plus besoin, dès lors, de résider au milieu de celles et ceux qui souffrent … tout à retrouvé sa place …
    ce que l’on comprend, donc, c’est qu’il n’y a pas de salut dans la dualité, que fondamentalement, à cause de l’égo, l’on s’accroche à ce que l’on peut …

    ce qui est important, à partir du moment où l’on a une bonne idée de ce qu’est la totalité, c’est que l’on sait que l’on ne pourra rien y changer, mais que l’on peut, aussi, choisir d’aider les autres dans la mesure de ce qui est possible … sans attendre rien !

    il y a combien de temps, éric, que tu as connu l’expérience que tu as connu avec « ton chien » … et qui marqua le début de ta quète ?

  17. Eric Julien dit :

    Merci Belamon, ça m’aide énormément à plus saisir, c’que tu viens de dire fait pas mal le tour globalement et je commence de plus en plus à « comprendre » (j’ai beaucoup aimé quand tu dis « éphémère et sans existence propre… »), merci, comme merci à vous tous qui me répondez et m’aidez quand j’ai tas de questions! :D

    Pour « l’expérience » avec mon chien Rokky héhé, ça va faire seulement un an d’ici peu, alors c’est pour ça que mes questions puissent paraîtrent parfois « bizarres », j’suis encore à mes tous débuts dans la spiritualité, au cours 101! Loll hahaha

    Alors un infini MERCI à toi Belamon et à tous qui m’aidez tranquillement à travers ce cheminement qui nous met fréquemment face à certains questionnements… héhé!

    RIKK :D
    __________________________________________________

  18. Manfred dit :

    Bonjour cher Eric,

    ta réponse du 18 mai à mon commentaire illustre qqchose de pertinent, à savoir que très souvent nous ne voyons pas les choses qui s’offrent à notre perception, mais les mots, les jugements et les opinions que nous entretenons à leur sujet.

    Par exemple tu parles de la fille toxicomane qui se prostitue pour payer la scolarité de son fils, les mots comme prostituée sont des images chargées et qui ne rendent pas compte de la totalité de la personne, au lieu de voir une prostituée pourrais-tu voir simplement une femme? Ce serait déjà bien différent.

    La beauté dont je parle est dans le regard, non dans ce qui est perçu. Ce pur regard est vide de toute évaluation morale, de désir, de toute peur, de toute opinion surimposée, c’est l’innocence de l’enfant, alors la vision est toute autre.

    Il est important de voir ce mécanisme toujours à l’oeuvre qui surimpose des mots, des idées aux faits et nous met plutôt en contact avec ces images et non les faits eux-même dans leur nudité. La purification qui s’en suit est la porte d’une perception nouvelle, celle de la beauté.

  19. Eric Julien dit :

    Hey! Hey! Allo Manfred!!! :D

    Ok, quand je parlais de la fille toxicomane qui se prostituait pour assurer l’avenir de son fils, je ne portais aucun jugement, bien au contraire, elle mérite une statue encore plus grande que celle de la Sainte-Vierge! (si Marie était vierge loll héhé! ;)

    C’est que cette fille, j’avais justement discuté longuement avec après un de mes concerts, c’est une femme tellement magnifique (de l’intérieur comme de l’extérieur), tellement brillante et intelligente, mais tellement triste et souffrante de l’intérieur (son intérieur est splendide, mais très souffrant…)

    Je me fous qu’elle soit prostituée, soeur catholique à genoux devant une croix, toxicomane, nonne bouddhiste en position de lotus ou musulmane avec foulard de ninja, mais ce dont je ne me fous pas, c’est que c’est une femme qui souffre, et c’est pas ma seule perception là, c’est elle qui me l’a dit directement!!!

    Vu que j’suis dans mes débuts dans la spiritualité, peut-être que c’est ça le truc pour atteindre l’éveil, voir la beauté dans la souffrance des autres,…mais encore là,…hen,,,j’suis pas sûr!
    RIKKY ;)
    **************************************************

  20. Manfred dit :

    Bonjour cher Eric,

    je suis heireux de te lire et ton ouverture m’enchante.

    Tu évoques là la préoccupation majeure en spiritualité, la souffrance humaine, la nôtre ou celle des autres. Mais la question c’est comment perçois-tu ta propre souffrance? Est-ce une réalité pour toi? Sur un certain plan on peut répondre par l’affirmative, mais cela traduit-il la totalité et la vérité de nous-même?

    La bonne nouvelle qu’apporte l’expérience de l’éveil c’est qu’il n’en est rien. La souffrance est une énergie qui se manifeste en nous, mais elle n’est pas nous. Nous pouvons observer celui qui souffre, nous pouvons être conscient de nos états intérieurrs, nous sommes la conscience observante, et non ce qui est perçu, ceci ,si vous le voyez, vous permet de sortir de vous-même, des autres et du monde et de vous situer dans l’espace de la pure conscience, qui n’est que paix et silence, et n’est atteinte par rien de ce qui se passe en elle.

    Réaliser que nous ne sommes ni notre personnalité et ses pensées et ses émotions, et qu’au contraire les autres et l’univers tout entier sont en nous en tant la conscience universelle totale qui englobe tout mais est en même temps libre de tout, c »est cela l’éveil. L’ignorance c’est simplement n’être pas conscient de cette totalité que nous sommes.

    Si vous voyez à parir de cette dimension, vous êtes libre de toute souffrance, celle qui se manifeste dans votre corps ou celle des autres, et à partir de la joie et de la paix qui en découlent, vous pouvez être une aide précieuse pour vos amis, prisonniers de l’illusion de la souffrance.

    Je vous souhaite cette découverte en toute amitié.

    Manfred

  21. belamon dit :

    salut rikki !

    l’autre jour, je te demandais, de quand datait l’expérience que tu as connu grâce à ton chien !

    qu’en reste-t-il un an après !?

    tu vois, je vois autant de sagesse dans ce que t’as appris rokki, que dans ce dont fait part manfred, ici plus haut !

    il n’y a rien d’autre à comprendre, le reste, c’est du « savoir » et ça s’en va comme ça vient …

    j’ai l’impression que tu t’éparpilles, un peu … alors qu’il te suffit de te poser (un peu), de faire fit des questionnements, et de voir la réalité qui t’environne, comme le révélateur de ce que tu es vraiment … et en mangeant quand tu as faim, en dormant quand tu es fatigué, en flânant, quand l’envie vient de flâner, ou encore, en partageant, pleinement ton art avec tes auditeurs, tu te retrouveras (pleinement) en ton centre, là où le coeur et la raison ne sont plus qu’ouverture ! quand penses-tu ?

  22. Alain dit :

    Bonjour à tous ! :)
    Je profite de ce site magnifique pour correspondre avec des personnes qui sont dans la même démarche que moi. Car autour de moi, je ne trouve malheureusement plus d’interlocuteurs… Il est vrai que souvent, le type de communication auquel je suis convié ou confronté m’ennuie ou m’indiffère, car je suis ailleurs ! Je n’ai rien choisi et je n’ai pas d’objectif. Je ne fais pas le poirier en fumant de l’encens et je ne cherche pas à fonder la secte des petits agneaux du grand Machin-Truc…
    Après un passé fort ressemblant à celui d’Eric (probablement encore plus décadent) et des excès de tout qui m’entretenaient dans l’Illusion et dans une béatitude imbécile, j’ai subit une « pétée de plombs » sévère et salutaire. Bien plus tard et surtout en ce moment, tout est différent: une conscience différente et élargie, une sérénité et une gratitude (presque) permanents…
    Les seuls moments où je peux partager et communiquer avec ce que je suis, c’est dans mon métier de formateur et de coach. Pour le reste, je ne suis que le spectateur souvent affligé du ballet infernal que mènent mes congénères pour correspondre à ce que le monde entier attend d’eux. Il y a aussi cette quête permanente de situations ou d’objets futiles et abrutissants, dont le but est de faire oublier, l’espace d’un instant, sa propre souffrance (à cela j’étais abonné). Alors me sentant parfois un peu seul sur mon chemin, j’aimerais communiquer avec d’autres personnes qui comprennent ou qui vivent ce que je dis.
    Excellent week-end ! Amitiés
    Alain

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