LA NUDITÉ DE L’ÊTRE

Les êtres humains aspirent naturellement au bonheur. La majorité tente d’y accéder en ajoutant toutes sortes de choses : des connaissances, idées, expériences, etc. La sérénité et la joie profonde se trouvent à la Source, dans l’Être. Ceux qui y ont accédé disent que le chemin qui y mène est un chemin de renoncement. Il s’agit de soustraire bien plus que d’ajouter. Quand toutes les couches ont été enlevées, nous découvrons la radieuse beauté de l’Être.
La société nous invite constamment à «faire» davantage pour «avoir» plus. Tant de gens se retrouvent dans une course effrénée contre la montre. Le but de cette course ? Faire des milliers de choses qui vont leur permettre d’avoir : des émotions, de la considération, des idées bien arrêtées sur une multitude de sujets, de l’amour, des relations, de l’argent, du sexe, du plaisir, etc.
Au fil du temps, les gens accumulent des biens, mais aussi des souvenirs remplis d’émotions. Leur passé devient de plus en plus consistant, lourd. Pour échapper à la partie souffrante de leur passé, ils se projettent dans le futur, là où tous les rêves sont permis. Le futur devient un refuge pour les gens malheureux.
Pouvez-vous rester ici et maintenant et accueillir ce qui est ?
Une démarche spirituelle est un processus de libération de nos croyances, émotions, identités, de tout le contenu de notre conscience. L’aboutissement est la réalisation qu’au coeur de toute chose, il y a le vide. Inconsciemment et inévitablement, nous sommes aspirés par le vide. Il ne s’agit pas d’un vide dangereux, mais d’un vide plein de vie et de promesses.
C’est parce qu’au départ il y a le vide que nous pouvons créer. Il faut une pièce vide pour mettre les meubles qui me plaisent et dont j’aurai besoin. Si la pièce est déjà remplie, c’est impossible d’y ajouter quoique ce soit et d’y vivre.
Regardez votre coeur, il n’y a rien dedans. C’est pour cela qu’il peut aimer. Votre coeur est un espace vide et aimant qui peut accueillir toutes choses. Si votre coeur est rempli de tristesse ou d’enthousiasme, comment pourra-t-il accueillir la beauté d’un coucher de soleil ou le sourire d’un enfant. Pour accueillir, il faut un espace vierge, le plus vierge possible.
Les trois caractéristiques de l’être sont : la vacuité (le vide), le silence et l’immobilité.
Voulez-vous vivre dans la plénitude du moment présent ?
Si oui, vous devrez cesser d’accumuler des connaissances et commencer à voir en direct ce qui est. Je parle de voir sans préjugés et sans croyances. de voir sans juger, ni condamner, sans aimer ni détester. Simplement accueillir ce qui est, tel que ça se présente. C’est cela le véritable amour, accueillir sans volonté que ça disparaisse ou se transforme. Être avec quelque chose et rester avec, tout simplement. À partir de l’être, vous pouvez accueillir inconditionnellement. À partir de l’ego, ce n’est pas possible, car l’ego juge continuellement. L’ego veut tout contrôler.
Vous doutez de pouvoir accueillir inconditionnellement ? Rappelez-vous que fondamentalement vous êtes un être. Votre véritable nature est donc vacuité, silence et immobilité. Vous n’avez rien à faire pour cela, c’est déjà là. C’est là depuis toujours. Il est possible que vous croyez le contraire. Rappelez-vous que vous pouvez changer une croyance, mais pas votre nature véritable.
En se libérant de nos vielles peaux, nous arrivons à vivre de plus en plus dans la nudité de l’être. Vivre dans la nudité de l’être c’est vivre sans filet, sans aucune protection. C’est là que nous sommes nous-mêmes et vrai. C’est dans la nudité de l’être que se trouve la plénitude du moment présent, le bonheur éternel.
Claudette


21 octobre 2009 à 19:38
Bonjour Claudette, bravo pour ton article !
22 octobre 2009 à 11:06
Bonjour chère Claudette,
merci pour la grâce, la densité et la profondeur de ton article.
Je vois là un puissant antidote à l’un des problèmes les plus actuels: le stress.
En effet quelle est la source du stress si ce n’est une identification à ce que nous ne sommes pas? un éloignement de notre nudité esssentielle.
Et ce que nous ne sommes pas a divers visages: une idée, une opinion, une image de soi-même ou de l’autre, un jugement, une émotion, une croyance quelconque: religieuse, philosophique, politique ou économique, toutes choses qui nous éloignent considérablement de cette beauté que nous sommes.
Mais dès l’instant où nous avons le courage de nous dévêtir, nous éprouvons l’amour, la paix, la félicité et la puissance de notre être essentiel, incorruptible dans sa radieuse nudité.
Bien affectueusement.
Manfred
23 octobre 2009 à 12:28
Bonjour Manfred,
Merci pour ton commentaire.
Ce qui nous tarde parfois à reconnaître, c’est que nous sommes nu depuis toujours. Nous n’avons pas à nous dévêtir, nous sommes fondamentalement nu.
Étonnamment, nous avons souvent besoin de voir un processus se dérouler dans le temps pour y croire. Comme s’il fallait absolument qu’une transformation s’opère dans l’espace temporel.
À chaque fois c’est la Conscience Source qui s’amuse avec elle-même. À quoi jouerions-nous si ce n’était pas à ça ?
Chaleureusement,
Claudette
23 octobre 2009 à 17:48
Bonjour chère Claudette,
merci pour cette précision pleine de justesse, mais ce que je constate c’est que dans le domaine de l’expression de la vérité les mots seront toujours en-deça de ce que nous voulons traduire, la Vérité mourrant et se renouvellant sans cesse.
Par se dévêtir je n’entends pas un acte volontaire. En effet même lorsque nous avons reconnu la pure conscience que nous sommes essentiellement, le mouvement des formes en son sein ne s’arrête pas, les images mentales, les émotions et les mémoires se déploient toujours, se dévêtir ici c’est l’acte de voir qui je suis en tant qu’espace-conscience, cet acte me libère instantanément de l’identification aux formes mouvantes qui passent, dont je ne suis désormais qu’un simple spectateur.
Dans mon expérience, je ne perçois pas que le temps est aboli, il l’est dans le sens où la pure conscience est immobile, mais j’observe dans le temps une réorchestration et une harmonisation énergétique au niveau de ma persoonalité, qui se traduisent par un renouvellement positif de ma santé qui avait été très fragile par le passé, sans parler de rapports tout à fait nouveau avec mon enviroonnement.
Lorsque tu dis que nous n’avons pas à nous dévêtir car nous sommes fondamentalement nu, je vois très bien ce que tu veux dire, mais je ne comprends pas ça à la lettre. Le temps et l’éternel ne s’opposent pas, ils sont deux aspects d’une même Réalité.
Toute mon affection.
Manfred
23 octobre 2009 à 19:47
Salut Claudette,
‘‘Au fil du temps, les gens accumulent des biens, mais aussi des souvenirs remplis d’émotions. Leur passé devient de plus en plus consistant, lourd. Pour échapper à la partie souffrante de leur passé, ils se projettent dans le futur, là où tous les rêves sont permis.’’
Le fait d’accumuler tous ces souvenirs auxquels on s’identifie, ne fait qu’attiser la soif de l’être, cela crée une incomplétude croissante qui souvent, mène à accumuler davantage. C’est un cercle vicieux qui en a désespéré plus d’un et qui peut faire croire à l’impossibilité de trouver le bonheur. Alors on peut se rabattre sur tout ce qui peut étancher temporairement cette soif, boisson, drogue, course aux sensations …etc.
Le fait de comprendre notre vraie nature, nous libère aussi de ce besoin d’identité, de cette soif d’être qui cause tant de désordre lorsqu’elle ne trouve pas à s’étancher pour de vrai.
André
24 octobre 2009 à 7:47
Bonjour André,
et merci pour ce partage, je dirais que ce n’est pas le fait de comprendre notre vraie nature qui nous libère mais le fait d’en avoir la perception directe, c’est la vision intérieure de l’espace-conscience vide et infini, c’est cela notre pure « Je suis », mais il se trouve que pour beaucoup d’entre nous soit ce vide n’est pas perçu, soit il est effrayant.
C’est pourquoi le mental, qui ne croit qu’à ce qu’il voit va chercher dans le monde des formes quelque chose à quoi s’identifier et nourrir son sentiment d’être.
Ainsi par exemple dire « je suis chrétien » va sembler plus consistant et plus réel que de dire « je suis », ainsi se fabrique-t-on des identités imaginaires: je suis un noir, un blanc, un musulman, un riche, un pauvre, un démocrate, un libéral, un alter-mondialiste, avec tous les problèmes résultants de ces identifications imaginaires.
Ainsi notre soif d’être ne trouve son accomplissement que dans la mesure où nous reconnaissons que « nous sommes », et cette sensation originelle de notre essentiel « je suis » est toujours disponible, mais masquée à certains d’entre nous par les images du monde.
Bien à toi.
Manfred
25 octobre 2009 à 11:12
Bonjour Claudette,
« L’aboutissement est la réalisation qu’au coeur de toute chose, il y a le vide. Inconsciemment et inévitablement, nous sommes aspirés par le vide. »
Vide que nous fuyons avec tellement d’acharnement tant il semble nous remettre en cause, nous menacer jusqu’au jour où…où juste un petit bout de « OUI » de rien du tout nous fait immédiatement rentrer « à la maison ».
Il n’est donc plus du tout une menace, mais seule et unique base naissante et disparaissante à partir de laquelle il est possible de dire simplement : » Bonjour Claudette. »
Je ne sais pas si c’est l’aboutissement, mais quelle découverte!
« Inconsciemment et inévitablement », oui, mais tellement plus beau sciemment et sans évitement.
Merci encore Claudette d’avoir contribuée à cette re-découverte qui ne cesse de faire son chemin…
P.S: La nouvelle photo que tu as mise te correspond, je trouve, bien davantage.
Amicalement et certainement à un de ces jours, Jim.
25 octobre 2009 à 19:37
Bonjour Manfred, André et Jim. C’est un plaisir de vous retrouver.
André, j’aime bien cette notion de cercle vicieux que tu ajoutes.
Manfred tu dis «Le temps et l’éternel ne s’opposent pas, ils sont deux aspects d’une même Réalité.».
Je suis d’accord avec ce que tu dis, mais le temporel nait et vit dans le mental. Je suis à l’aise pour dire que le mental est une création divine, mais ce n’est pas Dieu, c’est une expression de Dieu. Il me paraît important de distinguer les deux. Certes, ils ne s’opposent pas. L’un procède du non-manifesté et l’autre appartient au monde du manifesté. Dieu et le moment présent sont une seule et même chose. Le moment présent et le temps mental sont différents. Le temps mental est Dieu, mais Dieu n’est pas le temps mental. Qu’en penses-tu ?
Bonjour Jim, je suis heureuse de te retrouver et surtout de savourer tes propos. En effet, tu sembles tellement plus détendu et «à la maison». Quand je parles d’aboutissement, je parle de la fin de la recherche. C’est comme arriver en gare. Lorsque nous sommes arrivés à la gare, terminus tout le monde descend. Et on commence à visiter, à savourer ce qui est là, juste pour le plaisir. C’est la Conscience source qui s’expérimente elle-même en toute conscience. N’est-ce pas merveilleux ? ☺
Bise à tous,
Claudette
27 octobre 2009 à 8:37
Bonjour Claudette,
Un grand merci pour m’avoir accompagné dans cet éternel commencement…
bien affectueusement,
Jean-Yves
28 octobre 2009 à 6:37
Bonjour tout le monde!!
Ca fait plaisir de voir repartir les échanges sur ce blog, ça faisait un moment!!
Pour ma part, je souhaite juste poser une question, ça concerne les propos d’un auteur, Satprem.
En fait, je m’intéresse à lui depuis quelques mois, et ce qu’il dit semble contradictoire avec ce que j’ai pu lire jusqu’à présent.
Il explique que si l’on veut dépasser l’Homme actuel, il est nécessaire d’entrer en profondeur dans le corps, de dépasser la « zone » de félicité pour entrer dans la noirceur du conditionnement mental et physique; et pour ce faire, on doit faire le pas et entrer dans cette boue afin de la traverser, mais il dit également qu’il est possible que l’on y arrive pas, et qu’il est même dangereux de le faire dans le sens où l’on pourrait devenir fou, ou tout simplement mourir.
Apparamment, des gens comme Sri Aurobindo et Mère y sont arrivés.
Mais ce qui me chiffone dans l’histoire, c’est cette idée d’acte volontaire et d’effort à fournir (car il dit que plus on entre en profondeur dans le corps, plus on rencontre de résistance, il faut donc déployer de gros efforts pour en venir à bout, et que ça n’est vraiment pas une partie de plaisir!), et également cette notion de temps(ils parlent d’années) qu’il faut pour arriver quelque part.
Ca me semble en complète contradiction avec tout ce que j’ai pu lire jusqu’à présent, Krishnamurti par exemple nous dit que plus on fournit d’effort, plus on crée de conflit, et donc de souffrance; il dit même qu’il n’y a pas d’acte de volonté dans cette démarche.
Pareil pour Satyam Nadeen qui nous dit que si la Vie décide de nous faire passer de l’autre côté du voile, elle le fera sans aucune pitié.
Je vois également des récits telle que E.Tolle ou R. Maharshi qui se sont retrouvé dans une complète béatitude sans rien avoir à faire, rien à traverser!!
Satyam Nadeen nous explique que lorsque la Présence nous happe, il n’y a pas d’effort à faire, que tout le jeu du conditionnement se révèle petit à petit et se fond dans la Présence, et ce sans avoir à creuser quoi que ce soit.
Pour ma part, dès que je tente d’entrer dans le corps avec force, ça crée beaucoup de tensions et je me retrouve vite dans un état qui m’empêche de fonctionner dans la vie quotidienne; alors que si je n’offre plus de résistance, ça s’ouvre, et là j’ai tout le loisir d’explorer l’intérieur avec une aisance et une Joie, qui disparaissent très vite dès que je tente de forcer la porte!!
Je voudrais avoir votre avis sur la question, est-il nécessaire de faire des efforts pour traverser ce marécage intérieur, ou alors est-il possible de le faire sans aucun effort (mais avec persévérence), en se laissant tout simplement happer par la Présence, en laissant ce marécage se révéler de lui même?
Merci d’avance pour vos réponse!!
Désolé pour la mise en forme, il se peut que ma question ne soit pas très claire car je n’ai pas trop le temps d’en dire d’avantage.
A bientôt!!
Nicolas.
28 octobre 2009 à 13:29
PS: il est dit dans la plupart des enseignements qu’il n’y a nulle part où aller, que tout est là, ici et maintenenant; Satprem, lui, de son côté insiste sur cette idée qu’il faille traverser quelque chose, ce qui induit la notion de temps: il faut du temps pour arriver vers cette Lumière.
Je trouve cette approche en contradiction totale avec tout ce que j’ai pu lire, y compri sur ce blog, et j’aimerais vraiment avoir votre point de vue.
Merci!!
28 octobre 2009 à 17:16
Bonjour Nicolas,
Moi aussi je suis heureuse de te retrouver !
Je crois qu’il y a toujours 2 endroits à partir desquels nous pouvons appréhender les choses. Le premier est nous, l’être et le second est notre ego. Ce dernier est souvent insatisfait et veut que les choses soient différentes de ce qu’elles sont. Une des caractéristiques observables lorsque nous sommes dans notre identité limité est que nous mettons de la force. Cette force entraîne une contre-force. Nous sommes alors dans une très belle et interminable dualité.
Lorsque nous appréhendons les choses avec la lumière de la conscience et l’amour, la transformation s’opère naturellement. De plus, il n’y a plus quelqu’un qui s’approprie la transformation. Il y a simplement une conscience qui est est témoin. Cette conscience c’est nous. Au lieu de la force, conte-force nous avons la spontanéité et l’insoutenable légèreté de l’être
29 octobre 2009 à 6:51
Bonjour Claudette!!
C’est vrai que c’est c’est exactement ce que je ressens, quand je force pour entrer à l’intérieur, il y a un retour de manivelle d’une puissance équivalente à celle que j’ai fournie; alors que lorsque je laisse aller, que le calme mental s’installe, alors là je peux revenir au corps sans avoir à forcer, bien que parfois je sente qu’il faille tout de même y mettre une certaine vigueur pour ne pas se laisser entraîner par la force mentale.
Je lisais il y a deux jours un article sur la méditation qui expliquait que la première étape d’une démarche méditative consiste à simplement laisser le calme mental s’installer, un calme qui va laisser la place à une démarche introspective J’ai trouvé cet article parlant.
Pour en revenir à ce fameux Satprem, est-il possible qu’il ait tellement créé de contre-force que son corps ne parvienne pas à accueillir cette Puissance « aussi fluide que du gaz et aussi dur que du diamant » (Sri Aurobindo)?
Je suis en ce moment en train de lire « Evolution 2″ de Satprem, et il explique que pour lui, l’expérience est d’une puissance inimaginable mais fort désagréable, c’est à dire que son corps résiste tellement que ça crée des douleurs à la limite du supportable; il explique également qu’il ressent le monde avec une telle acuité que ça crée dans son corps des sortes de convulsions, des douleurs qui ne seraient pas supportables s’il n’y avait pas cette deuxième respiration (c’est apparamment les mots qu’il utilise pour parler de la Présence), cette Chose, cette Force qui balaie tout. Il de demande pourquoi les sages ont parlé de cette Force avec enthousiasme, car pour lui, les moments de Joie sont plutôt rares, il explique que sont corps ne fait que subir la souffrance du monde, lui laissant peu de moemnts de répits. Il dit aussi que cette Force grandit de jour en jour, et que sont corps résiste de plus en plus.
C’est donc le premier auteur quie ne parle pas de Cela avec Joie et Enthousiasme, c’est même assez déroutant.
Et pourtant, malgré la noirceur du tableau, je me rend compte que je ressens l’envie d’acceuillir cette Force, comme si je l’avais déjà ressenti, alors que je n’en ai eu que des aperçus; c’est comme si je savais, j’ai une sensation de déjà-vu, et ça m’attire malgré ce portrait effrayant de la Chose, c’est assez bizarre!!
Je ne sais pas si ce que j’ai écrit est clair? Dis moi, j’essaierai de complèter s’il faut.
Merci, à bientôt!!
Nicolas.
29 octobre 2009 à 8:33
Bonjour chers Claudette et Nicolas,
je vais d’abord répondre à la question de Claudette, je résonne avec toi au sujet du temps et de l’éternité, mais je pointe juste le doigt sur deux dérives fréquentes, en effet bien que l’éternel soit la liberté, le temps existe aussi et il ne faut ni le nier, encore moins s’y identifier.
Si le temps est nié il se produit des refoulements, négation des états émotionnels négatifs qui prennent refuge dans l’inconscient, on croit ainsi être libre mais une telle liberté est un leurre.
Par contre s’il y a identification, on perd de vue le contenant, la légèreté de l’espace infini qui accueille tout , englobe tout et transcende tout.
Cher Nicolas, lorsque j’observe ton propos je vois certaines idées qui éveillent en toi de l’inconfort, d’autres du confort et tu recherches des explications pour savoir ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas, bref une forme d’adhésion intellectuelle à des explications convaincantes, mais l’éveil et la Conscience ne sont pas de l’ordre de l’émotion, du sentiment ou de la preuve rationnelle.
Tout ce qu’on peut penser ou ressentir appartient au domaine de la forme, du manifesté, qui est celui des choses perçues et n’appartient pas à la sphère de la Pure Conscience qui ne peut être ni pensée, ni ressenti comme sensation.
Vois plutôt que tu es Celui qui perçoit pensées, forces et sensations, tu n’es pas celui éprouve ces sensations et désire s’en libérer, tu es au-delà, tu es la Source de toute manifestation, tu n’es ni une force, car une telle force croît et décroît et de ce fait ne peut être Toi, tu es la Source de toute pensée mais tu n’es ni une pensée ni une explication rationnelle, ne te laisse donc pas séduire par des idées et des sensations, qu’on parle de Forces, Vibrations, Rayonnement, Chose, tout cela n’a aucun sens et nous emprisonne dans le monde illusoire des concepts et des sensations qui les accompagnent.
Libère-toi de tous ces mots, aucun d’eux n’est apte à décrire l’ultime Réalité, et plonge, nu, dans l’insondable abîme de son Silence infini, et Ici, seuls demeurent la Joie, la Paix et l’Amour.
Bien affectueusement.
Manfred
30 octobre 2009 à 10:29
Bonjour Manfred!
Merci pour ta réponse, mais la première question qui me vient à l’esprit, c’est comment? Je sais que cette question est absurden mais elle est là!!
Il y a eu une période de ma vie où je parvenais à tout laisser aller en moi, les pensées, les émotions, les sensations, et quelque soi leur polarité, positive ou négative, je sentais de l’espace pour acceuillir tout ça, je sentais une grande légèreté, je sentais mon corps porter par la Vie.
Je savais à ce moment là, comme tu le dis, que je n’étais pas ce que ressentais.
Je me suis rendu compte dans ces moments que je pouvais très bien ressentir des choses négatives, et pourtant à être parfaitement à l’aise, comme si ça ça ne m’atteignait pas en profondeur, comme si tout glissait à la surface; et en même temps, je me sentais connecté à tout ce qui m’entourais.
C’est une période où je parvenais à me tenir dans cet espace facilement, et sur de longues périodes de temps.
Bien entendu, parfois ce n’était pas si évident que ça, mais de manière générale, ça me semblait assez simple!!
Mais aujourd’hui, ça fait même un bout de temps, ces moments là se font plus rares; j’ai perdu de vue cette espace intérieur, j’ai l’impression d’être à fleur de peau, et tout me paraît terne.
Je me rend compte que je retombe dans l’identification très souvent, contrairement à cette période.
Là où tu as raison, c’est que j’ai effectivement tendance à rechercher un certain confort intérieur, une bouffée d’air. J’essaie de retrouver cet espace qui permettait à tout ce que ressentait de glisser, alors que là, ça accroche, ça colle, ça s’accumule.
Et pourtant, je sais qu’il est vain de retrouver cet espace puisque je me suis rendu compte à bien des moments que ça m’échappait chaque fois que j’essayais de le saisir!!
En fait, je me rend compte que je me suis reperdu dans mes conditions de vie; ma situation a changée et je me retrouve avec moins de temps qu’avant, temps que j’utilisais pour être seul, ça permettait à tout ce qui était à l’intérieur de décanter.
Est-ce qu’il est possible d’avoir des conditions de vie chargées tout en ne se perdant pas dedans, ou alors la solitude et le repos sont-ils nécessaires, voire indispensables pour nous tous?
Et une autre question me vient à l’esprit. Tu dis qu’on ne peut pas ressentir la Source, ça je le comprend, comme je te l’ai dit, j’ai parfois senti que Je n’étais tout ça; mais lorqu’on découvre qui l’on est vraiment, lorqu’on a cet aperçu qui fait que l’on voit cette vérité, j’imagine que ça engendre des sensations dans le corps, une détente, non?
Je sais que ce serait une erreur de s’identifier à celle-ci, mais est-ce que ça engendre une nouvelle énergie dans le corps, comme le décrit Satprem?
Je sais que cette question restera de l’intellectualisation et que ça ne changera rien du tout, mais j’ai envi de savoir!!
Mais ne t’inquiète pas, je ne perdrai pas de vue ce que tu me dis, je ferai attention de ne pas me perdre dans les concept, et je te remercie de me le rappeler!!
Et même si ça n’a rien à voir avec l’Eveil, comment tu vois les choses, toi, par rapport à ma question concernant l’expérience de Satprem?
A bientôt!!
Nicolas.
31 octobre 2009 à 3:40
Bonjour Nicolas,
Je ne connais pas Satprem et à ce jour je n’ai encore rien lu concernant son expérience donc je ne peux pas en parler.
Par contre ce que je peux dire par rapport à la mienne, c’est qu’il existe un état qui va au-delà de l’immersion dans l’inconscience, et c’est peut-être de cela dont tu veux parler….
Dans cette expérience l’âme ne perd pas son individualité, au contraire elle l’achève puisqu’elle rejoint son archétype en Dieu.
Dans cet état l’homme « réfléchit » dans tout son être la lumière.
Pour lui savoir c’est pouvoir, aimer c’est créer, être c’est rayonner la beauté et l’amour de Dieu…
Une autre différence c’est que parvenu à cet état sublime, il arrive un moment où l’on ne revient plus en arrière. On quitte les oscillations….
Alors avant que tu ne me poses la question, non, même si j’ai vu grâce à une expérience qu’il y avait un point de non retour, je ne l’ai pas encore atteint
Vois-tu pour cela il faut que l’âme ait tout trouvé en elle-même, qu’elle ait atteint la pleine conscience, de façon à ce que l’incarnation ne soit plus nécessaire.
Elle quittera alors définitivement la roue des réincarnations.
Alors y a t-il une nouvelle énergie? oui indéniablement…
Nicolas, ne « prend » cette expérience que si elle a un écho en toi, sinon laisse-la de côté.
Les expériences qui nous parlent vont mûrir en nous et nous transformer, les autres apportent la confusion, et ce n’est pas le but bien sûr.
Je te souhaite un beau chemin de lumière
Béatrice
31 octobre 2009 à 18:35
Nicolas, ton expérience me touche . Je dois dire que si l’on veut se lancer dans cette aventure, il ne faut pas s’attendre à trouver le bonheur tout de suite ! Le but est de progresser vers un allègement progressif de tous les sentiments négatifs qui nous font souffrir .
Il est relativement facile , avec certaines techniques, de ressentir un état de silence et de paix . Ca fait du bien mais ça ne résout rien en profondeur . On arrive seulement à anesthésier les passions qui restent enfouies et intactes .
Satprem s’est attaqué à cette fameuse boue qui constitue la densité de notre corps . Il suivait un processus de dédensification, en quelque sorte, comme l’avait fait Mère avant lui . C’est une aventure exceptionnelle qu’on ne peut guère prétendre vivre nous-mêmes mais qui nous montre un peu comment le corps de l’homme évoluera dans lun futur plus ou moins lointain .
Ce que nous pouvons faire, c’est être toujours le plus vigilants possible, le plus attentifs possible à tous les sentiments que nous ressentons sans cesse à chaque minute de notre vie : orgueil, jalousie, mépris, colère, peur, angoisse etc…En prendre conscience à chaque fois et essayer de les éliminer chaque fois qu’ils apparaissent . Personnellement, j’en choisis un à la fois et je le traque jusqu’à ce qu’il disparaisse définitivement mais il n’y a pas de règle .
C’est un travail de longue haleine . On réussit, on retombe souvent, on recommence, on perd espoir, on se relève et on continue coûte que coûte . Le corps nous accompagne dans ce travail, il devient un ami, il devient capable de se soigner tout seul . Il devient aussi plus sensitif et l’intuition se développe .
Il ne s’agit pas de rentrer dans le corps comme on défonce une porte . Il s’agit d’e l’explorer en douceur, progressivement . Il faut se relie d’abord à l’Amour du Divin afin de descendre, en toute sécurité, accompagné de sa Lumière .
Le plus important dans tout ça est d’avoir une sincérité absolue envers soi-même, d’être capable de reconnaître honnêtement toutes les choses peu reluisantes qui nous habitent mais sans en avoir honte car nous sommes tous faits de la même composition .
2 novembre 2009 à 8:19
Bonjour Béatrice, et tout le monde!!
Merci pour ton point de vue!!
Là où tu as raison, c’est que lorsque je prends au pied de la lettre ce qui a été dit par un autre, ça m’apporte souvent la confusion.
Dans bien des cas, ça m’a amené à voir les choses sous un autre angle, dans d’autres, ça m’a complètement perdu; mais en fin de compte, ça n’est pas si mal de se perdre, c’est désagréable, mais ça se révèle utile.
Et il y a aussi des cas où, comme Manfred l’a si bien fait, on vient me rappeler quelque chose de fondamental, quelque chose que je savais, ou que j’ai su, mais que j’avais perdu de vue parce que j’étais tombé dans le piège des concepts, ou celui qui consiste à essayer de retrouver un état dans lequel on était dans le passé; d’ailleurs, je me suis rendu compte que j’ai souvent tendance sans m’en rendre compte à adopter une position ou une attitude dans laquelle je me trouvais lorsqu’il y avait cette espace intérieur, comme si ça allait m’aider à retrouver cet espace!!
Mais je suis toujours stupéfait de redécouvrir qu’il suffit de faire face à ce qui est, tel que c’est!!
A Manfred,
Ce week-end, je repensais à ce que tu me disais, que Je ne suis pas Force, Rayonnement, Vibration, ou je ne sais quoi. C’est vrai qu’on peut vite se perdre dans ces concepts, mais je ne peux pas m’empêcher de penser que lorsqu’on a un aperçu de qui on est, ça engendre une certaine énergie, quelque chose de pur, de léger, mais également de poignant.
Je reste persuadé que cette Présence, cette Vibration, cette Force qui émane d’un arbre, d’une fleur, d’un oiseau, et qu’on peut sentir en nous, est issue directement de la Source, sans filtre.
Je reste persuadé, que le corps peut être envahi par une telle Force (désolé, je ne trouve pas d’autres mots!); j’ai parfois senti une énergie que je ne connaissais pas auparavant.
Bien entendu, je ne dis pas que c’est ce que Je suis, mais que c’est peut-être (et j’en suis sûr) ce qui émane directement de qui Je suis.
En fait, ça n’est même pas dans le corps que je le sens, mais au-delà, comme si ça enveloppait le corps, et dès que j’essaie de le saisir, pouf, ça « s’en va »!! Alors que si je me contente de rester en contact avec le corps, avec sa respiration, ça se maintient, et parfois même ça s’approfondi.
Mais je ne peux pas dire que je le « sente », c’est un espace lumineux qui est là, dans le fond, mais que je ne peux pas appréhender, et si je focalise mon attention dessus, je le perd de vue. Idem si je me me perd dans mes pensées, mes réflexions, mes émotions, ou si au contraire j’essaie de les faire taire, je perd de vue ce fond lumineux.
La condition, c’est de tout acceuillir, positif ou négatif, sans me perdre dedans; donc en fait, ça rejoins ce que tu me disais!!!
Tout ça pour ça!!
Je me rend compte une fois de plus qu’il est difficile de décrire ce qu’on ne peut pas décrire en fin de compte, parce que là, j’ai fait de mon mieux, mais j’ai cette impression que j’en ai pas dit assez… ou trop!
Sur ce, je vous dis à bientôt!!
Nicolas.
PS: est-ce que la description que j’ai essayé de faire concernant l’expérience de Satprem parle à quelqu’un ou pas? Est-ce que ça a un lien avec l »Eveil (d’ailleur, il n’utilise jamais ce mot), ou alors est-ce que c’est une expérience seulement physique et/ou psychologique?
2 novembre 2009 à 17:41
Bonjour cher Nicolas,
je répondrais bientôt en détail à toutes les questions que tu m’as posées, il est en ce moment presque 23 heures chez moi au Cameroun et ma journée a été assez longur.
Je te retrouve bientôt avec un immense plaisir.
Même si la dernière lettre que tu m’adresses ne me laisse pas beaucoup d’espace et de liberté pour te répondre en raison du caractère très catégorique et résolument très affirmatif de ton propos.
Tu sais nous croyons à tellement de choses, mais l’éveil est l’effondrement de toute l’architecture de notre savoir et de nos certitudes.
Et lorsque tout s’écroule il ne reste que l’Evidence, mais en sa présence il n’y a plus ni questions ni réponses.
C’est pourquoi l’attitude paradoxale qui consiste à affirmer des dogmes et en même temps à poser des questions me fait franchement éclater de rire.
Toute mon amitié, cher Nicolas, à bientôt.
Manfred
3 novembre 2009 à 14:57
Bonjour Nicolas,
comme je te l’ai promis je vais te répondre plus amplement.
Lorsque tu te contentes d’accueillir simplement ce qui est, sans vouloir le supprimer ou le modifier, il se produit progressivement l’émergence de l’espace d’accueil, cet espace est vide de toute chose, c’est d’ailleurs pourquoi il peut tout accueillir ,mais sans être perturbé par ce qu’il accueille.
Le but n’est donc pas d’éliminer les ressentis, les peurs et les émotions, mais de permettre l’émergence de cette pure conscience que nous sommes, tu peux donc accueillir les peurs sans peur, les perturbations sans perturbation.
C’est le refus de ressentir les sensations douloureuses qui crée la souffrance, c’est en les accueillant au contraire que leur irréalité se révèle.
D’autre part lorsque nous voyons que nous sommes l’espace qui accueille tout, nous ne pouvons plus perdre cette conscience, il n’y a pas d’effort à faire pour le retrouver, il est à jamais disponible, mais tes tentatives infructueuses de le retrouver démontre peut être que pour toi c’est juste une idée et non une perception.
Dans l’expérience de la pure conscience il y a un immense Silence, qui est une Paix infinie, et cette paix imprègne le mental et le corps, mais l’état de la structure psychosomatique ne perturbe pas cette paix essentielle.
Au sujet de Satprem voici l’extrait d’une lettre qu’il adresse à un ami:
On ne peut pas dire: »j’ai trouvé », mais on peut dire « j’ai marché » et je continue, je continuerai jusqu’à ce que cette mort hideuse ait livré son secret plein et entier, son Tunnel secret sur autre chose, ou alors on reste sur la vieille horreur jamais dénouée, et on recommence.
Il est évident que ce discours n’a rien à voir avec l’Eveil, qui est la perle trouvée de grand prix, la Mort n’est pas hideuse et horrible, c’est au contraire la Vie véritable, mourir d’instant en instant est la plus grande joie, cette mort n’est pas un secret, c’est le Silence infini qui brille de lumière et de clarté.
Dans la description que Satprem et toi faites de la Force, de même que les auteurs d’ouvrages ésotériques, j’avoue ne pas voir le lien ou le rapport avec l’éveil?
C’est comme lorsqu’un religieux parle de Dieu, nous parlons aussi de Dieu en tant que la Pure Conscience, mais nous n’évoquons pas la même réalité, ce sont les mêmes mots, mais ce dont nous parlons est totalement différent.
Bien affectueusement.
Manfred
4 novembre 2009 à 21:12
salut nicolas ! salut claudette ! salut tout l’monde !
alors de satprem et de cette énergie, que peut-on en dire …
il est p’tête important de rappeler ce qu’aurobindo (à l’origine de ce qui fut suivi par après, par mère (sa compagne) et satprem, le, surtout, disciple de mère …) …
en fait, aurobindo vivait l’éveil, non pas, comme une fin en soi, mais plutôt comme un commencement à la vraie vie divine … il est tout d’abord, difficile de dire, si il a vraiment vécu l’éveil, ou pas … ce qu’il a vécu ressemble plus à l’état le plus haut que l’on peut connaître par la méditation, états méditatifs que le bouddha, par exemple, ne considérait que comme étant, un trip du mental … il le voyait, ainsi, que pcq l’on en revenait avec tous ses problèmes …
d’ailleurs, ce qui avait marqué aurobindo, c’est le décalage qu’il y avait entre l’état « divin » de l’illumination, et celui que l’on retrouvait (l’état du monde, des êtres vivants, son propre état …) au retour, quand l’un des deux états apparaissait, l’autre disparaissait … alors, il en a conclu, qu’il fallait faire descendre l’énergie divine de l’ »état divin » dans la matière (le corps), afin de le diviniser … cette énergie vient de ce qu’il appelle le « supramental », ce serait la même qui monte du bas du dos et que l’on appelle la kundalini …
dans tous les cas, ce que l’on peut dire, c’est qu’il est mort sans avoir réussi à diviniser son corps, tout comme ne l’a pas réussi mère et satprem, lui-même, mort récemment … sinon, ils seraient tjs là, puisque devenuEs immortelLEs, pour nous le dire …
certains contraducteurs (ramana maharshi, prajnandpad, arnaud desjardin) ont répondus que le « supramental », c’était encore, du mental …
de plus, on peut se demander pourquoi, faudrait-il « diviniser » le corps, ses cellules, puisque, quand même, tout ce qui existe est Un, est Dieu (Pure conscience) … sinon, Dieu ne serait plus Dieu le seul, il aurait de la concurrence, et perdrait de son aplomb !
@u plaisir !
belamon
6 novembre 2009 à 11:07
Bonjour tout le monde!!
A Manfred,
Tout d’abord, merci de ta réponse!!
En fait, mes affirmations étaient plus des questions, un peu comme quand on réfléchit à voix haute. Mais il est possible que je me sois montré insistant, et j’en suis désolé.
Il y a des périodes où l’identification au mental est très intense, et j’ai eu une longue période comme ça; et comme tu me l’as fais remarqué, dans ces moments j’ai tendance à m’attacher aux concepts.
Ce sont des périodes où la recherches se fait très intense, mais elle est tournée vers l’extérieur, mon mental cherche, mais reste insatisfait.
Dans ces moments, je me met à lire de façon compulsive, et il n’y a pas de joie, pas de curiosité, ni dans tout ce que je fais d’ailleurs, jusqu’à ce que je me tourne vers l’intérieur. C’est dans cet état d’esprit que j’ai découvert Satprem.
Bien entendu, même lorsqu’il y a de l’espace, je continue d’être curieux et de lire, mais mon état d’esprit change, je ne me perd plus dans les idées, les expériences décrites, les doutes…
En me relisant, je m’aperçois que la plupart de mes questions attendent des réponses relatives, concernant certaines manifestations.
Mais je conçois que ça n’a peut-être aucun lien avec l’Eveil, qu’il ne faut pas tout mélanger. Si je m’intéresse autant à ce qui découle de l’Eveil sur le plan relatif, du manifesté, c’est que d’après tout ce que j’ai pu lire, il me semble que chacun vit l’Eveil différemment, et ça m’intrigue.
Même si je sais que ça ne change rien en ce qui concerne ma perception, je prend plaisir à découvrir les différentes expériences et approches de ceux qui vivent l’Eveil.
Mais je conçois que tout cela reste relatif et qu’on ne peut pas l’assimiler à l’Eveil même. Et je sais qu’il est vain de chercher à vivre la même chose puisque ces expériences sont des expressions du Un dans la diversité, et non le Un lui-même, et que chercher à vivre quelque chose est une expression de l’ego.
Voilà, j’espère avoir été le plus explicite possible en ce qui concerne mon état d’esprit, et je te remercie pour tes conseils qui sont les bienvenus!!
Bélamon,
Merci à toi aussi, tes propos répondent à mes questions!
Je comprends dans ce que tu dis que, Eveil ou pas, on peux entrer en profondeur dans son corps et atteindre divers états de conscience, diverses formes d’énergie, mais que tout cela reste des expériences dans le monde relatif, du manifesté, au même titre que le mental, qu’il soit « Supra » ou pas!!
Dans tous les récits de personnes qui vivent l’Eveil, je retrouve cet abandon, cette non-volonté de faire des efforts pour « diviniser », comme tu le dis, la matière.
C’est quelque chose, me semble t il, de commun dans l’Eveil. Et c’est précisemment ce que je trouvais différent chez Sri Aurobindo, mère et Satprem, ils invitaient leurs disciples à déployer tous leurs efforts pour entrer dans la matièrealors que d’autres comme E.Tolle, Krishnamurti (…) nous invitent au contraire à abandonner l’effort intérieur, qui n’est autre qu’une expression de l’ego, le moi qui empêche justement de percevoir le Vrai.
A bientôt, et merci encore!!
Nicolas.
6 novembre 2009 à 17:48
Bonjour à tous,
Je suis nouveau dans ce forum que je parcours avec beaucoup d’intérêt et de curiosité. J’y trouve beaucoup de réponses à mes questionnements et je vous en remercie.
Voici ma question :
Comme il existe un état d’éveil qui est irréversible (et permanent), alors le processus « d’oublie » à l’origine devait être de nature volontaire ?
merci
jean-yves
8 novembre 2009 à 15:24
Bonjour tout le monde!!
Est-ce que quelqu’un ppourrait me dire ce qu’est la Kundalini?
C’est un mot que je retrouve fréquemment, et ce que je trouve sur internet est vagues.
Merci!!
A bientôt!!
Nicolas.
10 novembre 2009 à 4:36
Bonjour Jean-Yves,
Tu as raison. L’état d’éveil, qui est en fait un non-état, est permanent. C’est notre état naturel, c’est ce que nous sommes de tout éternité. Si on se place du côté de la Conscience Source et que nous sommes sans jugement, toute cette comédie humaine est un jeu de la Source jouant avec elle-même. Et le seul moyen de bien saisir cette notion est de se placer totalement du côté de la Source Tant que nous sommes fixé ou piégé dans l’expérience nous n’y avons pas accès. Tant qu’il y a quelqu’un qui juge l’expérience, il n’est pas possible de bien se rendre compte que tout ça est un jeu.
Je dirais,Jean-Yves, qu’oublier qui nous sommes est un acte de nature «délibéré», plutôt que volontaire car j’associe la volonté à l’ego. Mais ce n’est qu’une question de sémantique.
En tant que Source nous pouvons retrouver le non-état d’éveil quand nous voulons car il y est toujours là. C’est pourquoi, lorsque nous sommes piégés dans une identité illusoire, le seul moyen pour retourner à la Source est le lâcher prise. À partir de la Source tu epux créer les jeux que tu veux.
Nicolas, je pourrais répondre à ta question, mais ma réponse serait d’ordre théorique. J’ai donc demandé à Béatrice qui a expérimenté la Kundalini de te répondre.
10 novembre 2009 à 6:44
Nicolas, comme nous avions déjà eu un échange à ce sujet entre Claudette, Nadia et moi, je l’ai repris ci-après.
Tu peux le retrouver à la suite du texte : « Après l’extase, la lessive » en septembre 2008.
Bien à toi
Béatrice
« Claudette dit :
17 septembre 2008 à 10:48
Bonjour Béatrice,
Merci de te prêter à ce jeu de tenter de parler de quelque chose qui n’est certainement pas simple à décrire. J’apprécie ton ouverture et ta patience.
Quand tu dis que l’âme, «c’est la vie même» ou «ce serait un autre nom pour Amour», je saisis parfaitement. Pour moi c’est l’Être ou le Soi. Si c’est dans ce sens, j’avoue que le mot âme a quelque chose de poétique. J’aime bien.
Là où je ne comprends pas, c’est quand tu dis que c’est (l’âme) un pont entre les deux. Pourrais-tu nous expliquer cela ? C’est obscur pour moi.
Il y a une autre question qui me vient à l’esprit. Je ne suis pas certaine, par contre, qu’il y ait un lien entre l’âme et cette question. Mais qui sait ? Je sais que tu as eu de fortes expériences de kundalini. Pourrais-tu nous en parler et nous dire le lien que tu fais avec l’éveil ? Je sais que certaines personnes vivent ces expériences de kundalini et d’autres pas. En connais-tu la cause ?
Chaleureuse amitié,
Claudette
Béatrice dit :
19 septembre 2008 à 12:24
Claudette, ta question était :
Là où je ne comprends pas, c’est quand tu dis que c’est (l’âme) un pont entre les deux. Pourrais-tu nous expliquer cela ? C’est obscur pour moi.
Au lieu du mot « pont » le mot « porte » serait plus adéquat. Elle est la porte entre le visible et l’invisible.
Le Christ a dit : « Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et sortira, et il trouvera des pâturages (Jean X9-10)
Dans le livre II du Yoga, Patanjali dit :
L’univers sensible, n’existe que pour l’expérience et l’émancipation de l’âme. L’âme est le Perceveur : elle est assurément la vision elle-même, pure et simple, non modifiée, et elle perçoit directement les idées. C’est seulement pour le besoin de l’âme que l’univers existe.
Dans « autobiographie d’un yogi » Paramahansa Yogananda dit :
L’homme grossier se doute t-il que le corps humain est un vaste empire régi par l’âme, sur le trône du cerveau, et dont les gouverneurs de province sont les 6 centres de l’épine dorsale ou « sphère de conscience » ! Elle gouverne un peuple innombrable : 27 milliards de cellules douées d’intelligence élémentaire infaillible qui suppléent à toutes les fonctions de l’organisme, 50 millions de pensées, émotions et autres variations qualitatives subies par la conscience en 60 ans de vie moyenne. Toutes révoltes apparentes de cellules ou de l’esprit contre l’âme, qu’elle se traduise par des maladies ou un état de dépression est imputable non pas à la déloyauté de ces humbles sujets, mais au mauvais usage passé ou présent que l’homme fait de sa libre volonté, laquelle lui a été donné en même temps que l’âme et qu’il ne peut aliéner.
L’homme s’identifie avec un faux « moi », qu’il suppose être celui qui pense, qui veut, qui mange, qui se maintient en vie, refusant d’admettre que dans la vie quotidienne, il n’est rien d’autre qu’une marionnette gouvernée par ses actions passées (karma) son milieu ou son entourage.
Claudette, à ta demande je vais retranscrire ces expériences. J’ai hésité à le faire. Je me suis beaucoup «épanchée» au début, sur des forums de discussion pour essayer de comprendre ce que je vivais, et je cherchais désespérément quelqu’un qui pourrait m’éclairer. C’était un appel au secours. Aujourd’hui je n’ai plus ces inquiétudes, et ces expériences étant intégrées, je n’ai plus de demande. Mais peut-être que cela servira à quelqu’un….
Physiquement cela débutait par la sensation que mon taux vibratoire changeait, c’est comme si mon corps tremblait de l’intérieur. D’un coup je « connaissais » la situation que j’étais en train de vivre. Je savais ce que mon (ou mes) interlocuteur(s) allait faire ou dire. J’étais hors du temps. Tout ce que je voyais n’était qu’illusion.
J’avais l’impression que ma tête allait exploser, et que je perdais la raison. J’avais de fortes nausées, et cela finissait par une migraine épouvantable.
Par peur je « retenais », je refusais ce que je vivais.
Cela a duré des mois. Un jour passagère de mon véhicule, lorsque la manifestation s’est annoncée, je me souviens m’être dit « je laisse faire ». J’ai repris conscience dans le camion des pompiers qui m’a transporté à l’hôpital.
Ces manifestations ont duré environ 2 ans et cela fait environ un an qu’elles ont cessé. C’est à peu près à la même époque que j’ai pris conscience qu’il s’agissait d’un réveil spontané de la kundalini.
Cela c’est l’aspect « physique », de ces expériences. L’autre aspect c’était les compréhensions spirituelles qui les accompagnaient ou les suivaient dans les heures ou les jours suivants.
Ce sont les ouvertures du coeur, c’est la sensation que tout n’est qu’illusion, puis plus tard de ne faire plus qu’Un avec l’univers….
C’est un processus de changement profond, mental et spirituel, qui s’effectue par pallier.
En occident elle est si méconnue que non seulement la personne ne sera pas accompagnée mais elle aura toutes les chances de finir dans un asile d’aliéné, abruptie de médicaments.
Swami Muktananda s’en servait pour « éveiller » la conscience des personnes. C’est vrai que l’on vit le processus d’éveil en accéléré, mais sans aide les risques sont importants.
Cette énergie est d’une violence inouïe, j’ai lu une fois qu’elle expliquerait la combustion spontanée des corps….
Voilà, je n’ai pas d’information exceptionnelle à transmettre sur le sujet….
Peut-être quelqu’un ici en saurait-il davantage?
Claudette dit :
20 septembre 2008 à 20:01
Merci Béatrice pour ce partage.
Je me rappelle maintenant que tu m’en avais déjà parlé. Je ressens mieux aujourd’hui toute la violence que ça a représenté pour toi. Je comprends que tu as dû vivre beaucoup d’inquiétude avec ces expériences.
Ça met en évidence le fait que lâcher prise, laisser faire ce qui se fait est ce qui est le mieux. Nous ne gérons rien, nous ne choisissons rien. C’est la Vie qui s’exprime à travers notre corps et notre psychisme. Le moi est enraciné dans tous les aspects de notre identité. C’est un important travail de déracinement qui se fait. Personne n’a rien choisit. L’éveil permet d’ailleurs de se rendre compte que ce que nous croyons être nous est une illusion, une création du mental. Cette création mentale est par contre très puissante, ça ne lâche pas facilement. C’est un processus qui dure un certain temps.
Tu dis que l’éveil de la kundalini est méconnue est occident, et je suis d’accord. Est-elle plus répandue en orient ?
Tu dis aussi « Swami Muktananda s’en servait pour “éveiller” la conscience des personnes. » Cela veut-il dire qu’il déclenchait le processus délibérément ? Si oui, n’est-ce pas forcer les choses que de faire cela ?
Je voudrais apporter une précision pour tous ceux qui lirons ton commentaire. L’éveil de la kundalini n’est pas nécessaire pour s’éveiller. De toutes les personnes que je connais qui ont connu l’éveil, Béatrice est la seule à avoir vécu l’éveil de la kundalini. Donc, intitule que le mental se mettre au travail pour fabriquer des peurs ou des attentes. Inutile aussi de raconter ça à quelqu’un qui est fortement sus l’emprise de l’ego pour permettre à son ego d’avoir un très bon scoop à raconter. Les gens obtiendront les informations qu’ils ont besoin d’obtenir en temps opportun. J’invite les gens à rester bien centré et à partager l’expérience de Béatrice uniquement s’ils sentent que c’est vraiment juste.
Quelqu’un me demandait la semaine dernière si l’éveil se faisait toujours à partir de la souffrance. La réponse est non. Denis Marie (voir son site dans mes liens ) s’est éveillé dans un moment de reconnaissance. D’autres, dans un moment tout à fait banal, d’autres, comme Eckhart Tolle, dans une grande mélancolie. Il y a peu de dénominateurs communs. Chacun porte un chemin différent. Ça se déconstruit à l’inverse de sa construction.
Amitié,
Claudette »
10 novembre 2009 à 17:22
Bonjour à tous !
Merci Claudette pour cet aperçu très limpide.
J’aimerai mieux saisir la signification quand tu dis : »L’état d’éveil, qui est en fait un non-état ».
J’utilise beaucoup l’imagination pour approfondir/elargir ma vision des choses. Est-ce du domaine de l’ego ? En fait, qu’est-ce que l’imagination ? une incursion dans le domaine de la création ?
quel rôle peut-elle avoir dans le processus d’éveil ?
merci
Jean-Yves
12 novembre 2009 à 5:32
Bonjour Jean-Yves,
Tu dis « J’aimerai mieux saisir la signification de : «L’état d’éveil, qui est en fait un non-état ». » Dire que l’éveil est un état c’est affirmer que c’est quelque chose. Or l’éveil n’est pas quelque chose, c’est une absence de quelque chose. C’est le Vide, c’est Rien. Ce Vide est plein, plein de vie, de potentialité. Ce Vide n’a pas d’existence, il est avant l’existence de toutes choses. C’est la Source de tout ce qui existe et ça n’a pas d’existence. Nous pouvons plus facilement décrire Cela en utilisant des termes d’absence : de quelque chose, d’existence.
L’imagination n’appartient pas au domaine de l’ego. C’est un outil mental fabuleux qui n’est ni bon ni mauvais. C’est juste un outil. Cet outil peut être utilisé par l’ego et produire des résultats qui vont engendrer beaucoup de souffrances car l’ego est construit sur la souffrance. L’imagination peut aussi être utilisé par soi, l’être et produire des résultats de nature divine.
L’imagination n’a rien a voir avec le processus d’éveil. C’est tout à fait autre chose. Dieu n’a pas besoin d’imagination, il est Imagination. Il est aussi le Manque d’Imagination. Dieu est tout. Tu auras compris que Dieu est aussi l’ego, mais l’ego n’est pas Dieu. L’ego c’est Dieu dans une expression comprenant de l’inconscience. Derrière cela, Dieu est la Conscience totale qui contient tous les niveaux de conscience. L’ego c’est Dieu qui joue à cache-cache avec lui-même
Bise,
Claudette
14 novembre 2009 à 5:00
» Dieu n’a pas besoin d’imagination, il est Imagination. Il est aussi le Manque d’Imagination. Dieu est tout. Tu auras compris que Dieu est aussi l’ego, mais l’ego n’est pas Dieu. L’ego c’est Dieu dans une expression comprenant de l’inconscience. »
Oui Claudette, ça c’est trés sympa. à recevoir…Beau paquet-cadeau.
En fait, on passe souvent son temps à jouer à chercher où Dieu n’est pas, Sacré Farceur…
Merci et grosse bise.
14 novembre 2009 à 19:11
Bonsoir tout le monde!!
En ce qui concerne la kundalini, si je comprend bien, c’est quelque chose de physique, une énergie puissante qui sommeil au fond de notre corps, et qui parfois se réveille, « dévastant » tout sur son passage?
Ça me fait un peu penser à l’énergie nucléaire qui sommeil (ou sommeillait) au fond de la Terre; est-ce que c’est comparable?
Et est-ce que le réveil de cette énergie est indépendante de l’Eveil, je veux dire, est-ce qu’elle peut se réveiller chez une personne « non-éveillée »?
Si c’est le cas, j’imagine que ça rencontrerait beaucoup de résistance?
En fait, je crois que c’est à ça que Satprem fait référence dans son livre « Evolution 2″ dont j’ai parlé l’autre jour, et il est possible qu’il ne connaisse pas le terme de kundalini.
A mois
Sinon, merci pour tous vos commentaires!!
A bientôt!!
Nicolas.
PS: je tiens à dire merci à Marie-Christine dont j’ai manqué le billet et que je viens de découvrir avec surprise, je ne sais pas pourquoi je ne l’ai pas vu, désolé!!
J’aime bien cette idée d’exploration en douceur, ça me parle, combien de fois je me suis cogné à cette fameuse porte!!
Pour ma part, la seule chose que je peux faire, comme tu le dis, c’est observer tout ce qui se présente, avec vigilance, mais l’effort a toujours été vain, car il me semble qu’il provienne de l’ego et de sa volonté d’arriver à un « je » meilleur.
15 novembre 2009 à 6:59
« Et est-ce que le réveil de cette énergie est indépendante de l’Eveil, je veux dire, est-ce qu’elle peut se réveiller chez une personne « non-éveillée »? »
Oui Nicolas, tout à fait puisque aujourd’hui encore je me considère comme n’étant pas «éveillée» même si j’ai connu des éveils à d’autres niveaux de conscience. Pour moi la réalisation va bien au-delà d’un éveil et surtout elle est permanente, mais il s’agit là d’un autre sujet.
Ces manifestations ont duré 2 ans à raison de 2 à 3 par semaine avant que je prenne conscience que c’était un éveil spontané de la kundalini.
Depuis j’ai trouvé quelques informations sur ce sujet. Il y aurait 3 centres d’éveil de la kundalini :
le coeur, la tête et le bassin ou sacrum.
La tête étant prisonnière du champ terrestre et le bassin étant sous l’emprise du karma, il ne reste que le cœur qui bénéficie d’une certaine liberté.
Et c’est par là qu’il vaut mieux que l’éveil ait lieu car le cœur va pouvoir purifier les autres centres par l’intermédiaire des chakras.
Il est déconseillé de tenter d’éveiller ces centres car les risques sont grands de se perdre définitivement pour la libération.
« Ça me fait un peu penser à l’énergie nucléaire qui sommeil (ou sommeillait) au fond de la Terre; est-ce que c’est comparable? »
C’est une analogie que l’on peut peut-être utiliser
15 novembre 2009 à 11:54
Bonjour Béatrice, Nicolas et les autres
Béatrice tu dis «je me considère comme n’étant pas «éveillée» même si j’ai connu des éveils à d’autres niveaux de conscience.» Voici comment je vois les choses. Quand une personne vit dans la Conscience Source, qu’elle sait qui elle est, elle peut dire qu’elle EST simplement. Elle vit ici et maintenant, libre et sereine. C’est notre état naturel.
Je suis d’accord avec le fait que « dire que je suis éveillé » n’a pas de sens. Il n’y a qu’à partir de la dualité qu’existent les éveillée et les non-éveillés. Pour l’être intemporel et indivisé, il n’y a rien d’autre que JE SUIS.
La réalisation du Soi c’est l’établissement dans le Soi de façon permanente. On peut comprendre que l’éveil à sa vraie nature est une étape marquante, un changement radical de point de vue, mais ce n’est généralement pas stable. En fait, la véritable ouverture de la conscience se fait lorsque nous avons reconnu qui nous sommes et que le coeur est ouvert.
Affectueusement,
Claudette
15 novembre 2009 à 14:03
Bonjour tout le monde!!
Béatrice,
Tu dis: « Il est déconseillé de tenter d’éveiller ces centres car les risques sont grands de se perdre définitivement pour la libération ».
Est-ce que cela veut dire qu’on peut le faire de façon volontaire?
Et lorsqu’on explore son corps, est-ce qu’il y a ce « risque » d’éveiller ces centres, ou alors faut-il qu’il y ait une intention de le faire pour y parvenir?
Et qu’est que tu entends par « se perdre définitivement pour la libération »?
Ne t’inquiètes pas, c’est juste une curiosité!!
Pour ma part, je préfèrerais que cela vienne naturellement, ça me semble plus dans l’ordre des choses.
Et j’imagine que le fait de vouloir éveiller ces centres est une expression de l’ego, et que cela peut avoir des conséquences destructrices puisque qu’il est dans la nature de l’ego de détruire.
Claudette,
Dans ton dernier paragraphe, quelle différence fais tu entre « l’éveil à sa vraie nature » et le fait de « reconnaître qui nous somme »?
A bientôt!!
Nicolas.
15 novembre 2009 à 15:37
Nicolas tu dis:
« Est-ce que cela veut dire qu’on peut le faire de façon volontaire?
Et lorsqu’on explore son corps, est-ce qu’il y a ce « risque » d’éveiller ces centres, ou alors faut-il qu’il y ait une intention de le faire pour y parvenir?Et qu’est que tu entends par « se perdre définitivement pour la libération »? »
Certains exercices le permettraient effectivement et certains yogas le proposent.
Ce que j’ai lu c’est que si l’ouverture se fait à partir de la tête on aura un super intellectuel mais c’est tout. Si l’ouverture se fait à partir du bassin c’est le flot du passé qui va se déverser sans que l’être ne soit apte à le gérer. C’est aussi la porte ouverte à une réalisation occulte laquelle ferme définitivement toute possibilié de libération.
Je ne sais pas du tout si en explorant son corps cela peut se produire, à priori je dirais non car cela se saurait certainement….
Je n’ai jamais rien tenter pour ma part et même au contraire, par peur j’essayais de « retenir » mais sans succès.
Le danger vient aussi du manque de connaissance que l’on a du sujet. De la même façon que l’on ne laisse pas un enfant s’amuser avec le feu, il vaut mieux ne pas éveiller une force que l’on ne domine pas.
Amicalement
15 novembre 2009 à 17:38
Pourquoi cela ferme définitivement toute possibilité de libération?
Et qu’est ce que tu appelles une réalisation occulte?
Pardonnes la naïveté de mes questions, mais je suis tout simplement curieux!!
Et merci!!
16 novembre 2009 à 8:21
Nicolas tu demandes :
« Pourquoi cela ferme définitivement toute possibilité de libération?
Et qu’est ce que tu appelles une réalisation occulte? »
Nous avons des pouvoirs lattents et un éveil de la kundalini aide à les dévoiler. Or si c’est le « moi » qui s’en saisit ce sera pour satisfaire et augmenter ses pouvoirs personnels et son emprise sur les autres, et cela ne lui donnera qu’une illusion de liberté.
Le chemin qui mène à la vraie liberté est étroit et les possibilités de se perdre en chemin sont nombreuses…
Amicalement
16 novembre 2009 à 8:36
Bonjour Claudette,
Tu dis :
« La réalisation du Soi c’est l’établissement dans le Soi de façon permanente. On peut comprendre que l’éveil à sa vraie nature est une étape marquante, un changement radical de point de vue, mais ce n’est généralement pas stable. »
Oui c’est une étape marquante et effectivement un changement radical de point de vue.
Et l’accès au vide, à l’Etre, lesquels existent indépendamment de nous, nous permet de nous re-situer. Et j’ai passé beaucoup de temps à en explorer la nature divine à travers mes expériences, pour ne plus avoir aucun doute quand à leur existence.
) … Avec cette prise de conscience c’est comme si j’étais née une seconde fois.
Mais cette connaissance certes de première importance n’est pas la réalisation complète à laquelle l’on peut prétendre, à laquelle nous sommes appelés et qui englobe aussi notre nature terrestre.
Sinon quel serait l’intérêt de notre venue ici, dans ce corps?
L’union du personnel et de l’impersonnel, du subjectif et de l’objectif, et c’est là qu’intervient mon âme. C’est curieux mais cela fait seulement un an que j’ai découvert que j’en avais une (sur ton blog d’ailleurs
« En vérité, en vérité, je te dis que si un homme ne naît de nouveau, il ne peut avoir le royaume de Dieu » dit Jésus à Nicodème.
Je suis née pour rendre réel, pour témoigner, exprimer, manifester Dieu dans toute sa glorieuse expression.
Par le souffle de l’Esprit Saint sur mon âme libérée, au cours d’un processus que certains appellent la transfiguration, de Fils de l’homme je deviens Fils de Dieu, le Verbe créateur, le Verbe vivant.
C’est une transmutation totale et complète de tout mon être et à tous les niveaux.
Ce sont ces expériences qui m’ont permis de me sentir enfin complète, exprimer Dieu dans toute sa trinité.
Krishna a émis 2 idées-mères :
- la doctrine oragnique de l’immortalité de l’âme et des existences progressives par la réincarnation
- et celle de la Trinité et du Verbe divin révélé dans l’homme
Il est né également d’une mère Vierge, et il nous en fait saisir par là toute la symbolique et le sens profond.
Voilà chère Claudette où m’ont conduites mes dernières périgrinations. j’aurai bientôt le plaisir d’en parler avec toi de vive voix
Avec toute mon affection
16 novembre 2009 à 11:08
Bonjour Béatrice,
Tu dis « Oui c’est une étape marquante et effectivement un changement radical de point de vue. Et l’accès au vide, à l’Etre, lesquels existent indépendamment de nous, nous permet de nous re-situer. »
Moi je ne parlerais pas d’accès au vide. Le vide est ce que je suis fondamentalement. De même que je ne dirais pas que l’être existe indépendamment de moi, mais que l’être c’est moi. S’il y avait l’être et moi, il y aurait une séparation, et il n’y a plus de séparation. Je suis tout ce qui est.
Avec affection ma chère Béatrice,
Claudette
16 novembre 2009 à 14:32
béa dit :
« Et l’accès au vide, à l’Etre, lesquels existent indépendamment de nous, nous permet de nous re-situer. »
oui, indépendamment de nous tant que l’égo n’est pas pacifié …
c’est ça, non !?
17 novembre 2009 à 8:50
Bonjour Bélamon et Claudette,
Bélamon tu dis :
« oui, indépendamment de nous tant que l’égo n’est pas pacifié …
c’est ça, non !? »
Oui je parlais en dehors de la personnalité habituelle.
Claudette tu dis :
« S’il y avait l’être et moi, il y aurait une séparation, et il n’y a plus de séparation. Je suis tout ce qui est. »
Oui, et c’est là sans doute le plus extraordinaire. Après n’avoir fait plus qu’Un avec Dieu, n’avoir vu plus que Lui partout, l’avoir perçu comme une expansion de mon être, je me mettais à percevoir un nouveau « Moi » !
Mais ce nouveau Moi ne se sent pas séparé de Dieu.
Le Fils est la création elle-même.
Nous le réalisons en nous et cela grâce à l’Esprit Saint mais aussi à l’âme libérée, parce que l’Esprit ne peut s’unir qu’à une âme vierge et pure, nous devenons le verbe créateur à chaque instant.
La différence au niveau de la vie de tous les jours est énorme.
Chaque instant devient parfait. C’est l’acte juste, la pensée juste et qui se sait être cela.
Il n’y a plus aucun karma qui se crée parce qu’il n’y a plus personne pour surimposer une histoire à une histoire existante ou agir par réaction.
A très bientôt chère Claudette
19 novembre 2009 à 2:18
Bonjour à tous,
voici les deux visions de qui je suis
*** En Dedans
Quand je me tourne vers la lucarne d’où rentre la lumière, quand s’ouvrent les portes de mes épanchements, quand le vide sans fond de l’éveillé accueille devant moi mes pleurs, mes rires, mes peurs et mes dires, quand monte la reconnaissance sans fin de l’illusion sans fin, quand la perception du non-je s’immice dans mon imagination et que l’individu doucement devient plus flou, alors tapis dans l’ombre, plus que jamais sur ses gardes, refusant de céder la place, avide de raconter et de s’accaparer cette perception de la Chose spirituelle, l’ego surgit et en l’espace d’un instant d’inconscience je suis dans les abysses de l’ignorance, dans la perception singulière d’un monde à jamais inaccessible car créé de la matière de mes désirs.
J’aimerai parler d’amour comme un Homme libre d’aimer, sans peur de l’autre, sans arrogance, sans passion, sans agressivité. Mais qu’est-ce qui me glace où me liquéfie, qu’est-ce qui me noie dans l’océan de l’émotion. Le morceau semble encore trop gros pour ne pas partir avec la vague qu’il provoque. Et pourtant je sais bien qu’il est juste gros de l’image que je m’en fait. Savoir inutile. J’ai éluder cette obscure notion que l’orgueilleux en moi refuse de contempler. L’Amour s’il devait en parler s’écrirait en raccourci pour ne pas être compris. Je, tourne autour du pot, plein de raisons et d’explications. Et lorsque se défroisse la boule de papier de mon identité, où est l’orgueilleux ? La vie semble être comme la matière du rêve; sans existence propre. juste un jeu où le Je n’existe que parce que la conscience s’y perd corps et âmes. J’ai combattu à tour de rôle contre mes propres identités dans une guerre perdue d’avance. Aujourd’hui, dans cette grande pièce de théâtre mon rôle semble terminé… et je joue encore à merveille le rôle sans fin de celui qui le croit.
Combien de temps, combien de lieux encore à inventer avant de revenir au début de la route, avant que ne s’efface le chemin et le sommet.
*** Au Dehors
Alors que tu te dirige vers Moi, vers la lumière qui entre dans ta lucarne, que tu te laisse aller en Moi, que tu déverses dans mon Amour tes pleurs et tes rires, tes peurs et tes dires, alors que tu me reconnais enfin derrière les illusions, que tu commences à percevoir qui tu es à travers Moi et que l’individu se dissipe, soudain tu laisses la peur te reprendre, le voile se rabattre, la lumière s’éteindre, et tu refermes ton coeur, tu redescends dans la dualité, l’identification, et dans cet instant d’inconscience tu bascules dans l’ignorance et les méandres des croyances que tu es séparé de Moi.
Je brille dans ton coeur même si tu préfère me cacher aux regards des autres. Et quand tu étouffes mon Amour en toi tu te glaces où tu te brules toujours plus car tu te ferme à Moi, à ta conscience à ta présence. Alors tu ne comprends pas pourquoi, pourquoi les émotions t’assaillent et la vie te ballote entre plaisir et déception. L’Amour pénètre tout et quand du te regardes tu ne me vois pas. Je te vois tendre la main mais tu ne vois pas la mienne, et aussi profond que tu iras dans l’obscurité je descendrai avec toi, car je suis l’aspiration, intime à la vie, qui t’attire sans cesse vers la source, vers plus de conscience, de lumière et de connaissances. Je suis aussi tes guerres et tes grandes réalisations car je suis la Vie qui sous-tend ton existence et au delà, et aussi les pensées auxquelles tu as fais le choix de t’identifier.
Je t’attends de toute éternité partout où tu es, au début de ta route, sur ton chemin et dans tes sommets.
bien affectueusement
jean-yves
19 novembre 2009 à 8:13
Nous sommes certainement nombreux à nous reconnaître à travers le dedans et le dehors que tu décris si bien Jean Yves.
Aspirer encore et encore, s’offrir encore et encore…
C’est le sacrifice du moi, ce geste d’offrande à Dieu qui permet la libération de l’âme. Et c’est par sa reddition totale et pleinement consciente qu’il finira pas disparaître complètement.
« Celui qui voudra perdre sa vie pour moi, la trouvera »
Affectueusement
19 novembre 2009 à 17:05
Bonjour Béatrice,
Merci. Je voudrais mieux comprendre ce que tu écris. Comme si je n’étais pas familiarisé avec une certaine façon d’aborder notre divinité. Tout cela semble n’être qu’une question de sémantique.
:
Je ne comprend pas bien ici la notion de sacrifice. Cela me ramène à une intention en rapport à un objectif, et donc du domaine de l’ego.
Par exemple ici, l’intention serait de disparaitre (le geste d’offrande) au profit d’une cause plus grande (Dieu du point de vue de l’ego). Il y aurait identification à une pensée, une volonté. Et je ressens aussi comme une notion de séparation d’avec Dieu avec Je Suis.
Mais peut-être y a t-il vraiment une notion de sacrifice du point de vue de la source ? je n’en sais rien. Je ne le ressens pas comme cela…
Tu dis « Et c’est par sa (le moi) reddition totale et pleinement consciente ». Comment le moi peut-il être conscient de lui même ? lui qui n’existe que par l’inconscience de la source d’elle-même.
Pour moi l’ego n’est pas autre chose qu’une saisie sans fin des pensées qui surgissent. Seule la lumière (la vigilance consciente, le Je suis qui se sait être) sur le phénomène désamorce le processus. l’ego s’efface non pas par une volonté quelconque mais parce que cela même qui sous-tend son « existence » n’est plus ou s’amenuise (l’identification). Le monde demeure inchangé et parfait et tout est pareil mais plus rien n’est pareil.
Est-ce une vue juste ?
bien affectueusement
jeanyves
20 novembre 2009 à 6:20
Bonjour Jean-Yves,
Tu dis :
« Pour moi l’ego n’est pas autre chose qu’une saisie sans fin des pensées qui surgissent. Seule la lumière (la vigilance consciente, le Je suis qui se sait être) sur le phénomène désamorce le processus. l’ego s’efface non pas par une volonté quelconque mais parce que cela même qui sous-tend son « existence » n’est plus ou s’amenuise (l’identification). Le monde demeure inchangé et parfait et tout est pareil mais plus rien n’est pareil.
Est-ce une vue juste ? »
Oui et elle est forcément juste puisqu’elle fonctionne pour toi.
Pour moi l’égo est un agrégat de conscience fermé sur lui-même et qui est né de l’oubli de son origine. Depuis il se maintient dans une parfaite ignorance.
C’est une conscience que je perçois comme étant très profondément enracinée.
Le fait de « voir et comprendre » tout ce que tu énonces à juste titre n’a jamais suffit chez moi à le déraciner. Mais il est peut-être plus profondément installé que chez toi
« Tu dis « Et c’est par sa (le moi) reddition totale et pleinement consciente ». Comment le moi peut-il être conscient de lui même ? lui qui n’existe que par l’inconscience de la source d’elle-même. »
Lorsque mes manifestations ont débuté je n’avais que très peu de connaissance sur le sujet. Le moi était alors très réel, il n’y avait même que lui et la notion de Dieu était quelque chose de très vague et très évaporée.
Du coup toutes les compréhensions qui se sont manifestées étaient neuves. C’est un peu comme si je recevais une initiation personnelle et parmi elle, le sujet de la reddition du moi s’est imposé très tôt et de manière très claire.
En acceptant de mourir en tant que « moi » j’offre consciemment la seule et unique chose que je puisse offrir à ce moment-là : « moi ».
Aussi dès que je perçois ma conscience-moi, j’ai ce geste d’offrande à Dieu.
Mais je vis cela comme un acte d’amour et d’abandon pur et il en résulte très souvent une grande béatitude et surtout une transformation profonde de tout mon être.
Affectueusement
20 novembre 2009 à 12:00
Bonjour Béatrice,
tu dis « Le fait de « voir et comprendre » tout ce que tu énonces à juste titre n’a jamais suffit chez moi à le déraciner. Mais il est peut-être plus profondément installé que chez toi »
et plus loin « Mais je vis cela comme un acte d’amour et d’abandon pur et il en résulte très souvent une grande béatitude et surtout une transformation profonde de tout mon être. »
Je me comprend mieux à travers ce que tu dis. Ce penchant à s’offrir, à s’abandonner par Amour à toujours été comme un peu éloigné, comme une voie difficile. La manière dont je procède commence en effet par le « voir et comprendre » tu as mis le doigt dessus
.
Bien que du domaine de l’égo cela part d’une pensée source (voir et comprendre) dont l’imagination servira de tremplin, d’amplificateur, de projecteur vers des perceptions plus larges et profondes. Je marche à l’imagination. L’acceptation et l’abandon dans les possibilités infinies qui se projètent en un éclair sur l’écran de mes pensées, semblent à un moment donné dépasser l’ego et passer le relais à la « connaissance directe », à « je suis cela » (l’Amour bien sûr), où personne n’est là. Je le perçois ainsi car il y a toujours une joie intrinsèque qui apparait. Et à un moment donné l’ego un instant effacé récupère l’expérience. (C’est pas vaiment un moment, c’est plus la limite où la conscience se referme). En fait je m’identifie à une pensée du genre « t’es le meilleur » ou « C’est ça, je l’ai » haha.
C’est comme si l’imagination servait de pont. Est-ce ainsi ?
De mon bocal, ma technique est donc de lancer une idée de passer le relais à l’imagination, de m’y perdre (en conscience) et de garder la vigilance consciente sur les pensées. Scientifique ! (oui je sais ça manque d’amour au début)
On pourrait dire que pour toi l’Amour serve de tremplin vers la connaissance ? Ça semblerait être l’inverse chez moi. Et en y repensant, Le Christ et le Bouddha avait un peu cette coloration. Et je reconnais l’influence que j’ai eu de mes enseignants!
Je comprend maintenant quand tu dis « Oui et elle est forcément juste puisqu’elle fonctionne pour toi. »
merci
bien affectueusement,
jean-yves
20 novembre 2009 à 15:15
Re-bonjour Jean-Yves,
Tu me demandes :
« On pourrait dire que pour toi l’Amour serve de tremplin vers la connaissance ? »
L’Amour est effectivement au coeur de la plupart de mes expériences.
« C’est comme si l’imagination servait de pont. Est-ce ainsi ? »
Je n’utilise pas mon imagination et j’en manque d’ailleurs cruellement.
C’est davantage au niveau intuitif qu’une sorte de connaissance s’installe tout à coup. Une forme de reconnaissance qui m’apparaît subitement dans toute son évidence alors que quelques instants avant je ne la connaissais même pas.
Lors de ma toute première expérience j’ai vu écrit en grosses lettres le mot : ACCEPTATION.
Je n’avais alors pas la moindre idée de tout ce que ce mot pouvait englober.
Mais j’ai vite « vu et compris » à quel point mon égo grinçait des dents lorsque je tentais d’accepter toutes les situations telles qu’elles se présentaient. Cela a duré jusqu’à ce que le OUI soit spontané mais lorsque ce n’était pas le cas cela se faisait sans aucune culpabilité.
Le pas suivant qui m’a été enseigné a été d’accepter « comme si » c’était moi qui avait choisi la situation avec tout le plaisir qui l’aurait accompagné si cela avait été le cas. Là aussi cela a pas mal coincé …
Ces exercices répétitifs ont fini par me procurer un certain équilibre et une certaine sérénité. Ils m’ont fait découvrir aussi la nature et toute la profondeur et l’ampleur de mon égo.
Si cette connaissance était nécessaire elle m’a permis aussi de constater que la tâche serait ardue.
D’autant que parallèlement et déclenchées par mes manifestations de grandes ouvertures du coeur avaient lieu qui étaient très béatifiques. Aussi le retour sous le joug de l’égo des jours voire des semaines plus tard était d’autant plus difficile à vivre.
Et puis il m’est apparu clairement que l’anéantissement total du moi ne serait possible qu’avec son plein accord tout en sachant qu’il signait là son arrêt de mort. Et c’est de cette offrande pleinement acceptée que pouvait naître tout le reste…
Et effectivement il arrive un moment où non seulement il n’offre plus de résistance mais il émet une aspiration profonde et sincère à disparaître dans l’Etre, comme s’il avait été « touché » par la grâce….
Je n’en fais pas bien sûr une condition obligatoire pour tout le monde afin de se libérer, il s’agit juste là de mon expérience. Mais j’ai été très surprise en découvrant il y a quelques temps que je n’avais rien inventé et que cela faisait partie de certains enseignements très anciens comme dans la gnose Egyptienne par exemple.
Affectueusement