LA GRIPPE A(H1N1) ET LA SPIRITUALITÉ

Depuis plusieurs mois les médias de toute la planète nous inondent d’informations sur le virus et le risque de pandémie, puis sur les premiers cas de contagions et les premiers décès. Par la suite la «pandémie» a été officiellement déclarée. Enfin un vaste programme de vaccination se déroule encore à ce jour.
La très grande majorité des informations que nous recevons de la part des autorités médicales et gouvernementales, autant que celles provenant des groupes anti-vaccination, sont basées sur la peur. Celle-ci est parfois voilée, mais elle est présente. Les personnes responsables utilisent tous les moyens à leur disposition pour inciter les gens à se faire vacciner. Pour eux, c’est la meilleure façon de prendre soin de la population. De leur côté les leaders anti-vaccination veulent sensibiliser et ébranler. Certains se font alarmistes. C’est aussi leur façon de prendre soin de la population. La peur est un moteur très puissant et très efficace. Quoi de mieux pour faire bouger les gens ? Tous ceux qui ont eu un quelconque pouvoir dans leur vie le savent.
La peur est de loin beaucoup plus contagieuse que la grippe.
Le virus est un ĂŞtre vivant que se comporte comme tous les ĂŞtres vivants, y compris vous et moi. Si vous le rejetez et le mĂ©prisez, il va s’accrocher. Saviez-vous que les chercheurs ayant une attitude guerrière face aux virus observent au microscope des rĂ©actions diffĂ©rentes des chercheurs ayant une attitude de fascination ? Que fait un chien dont vous avez peur et que vous essayez maladroitement d’éloigner ? Il s’agrippe…
Faut-il se faire vacciner ? Je ne peux pas répondre à cette question pour vous. Il m’apparaît plausible que la vaccination puisse être une action juste pour certaines personnes. Je n’ai par ailleurs aucune compétence pour évaluer la qualité et la valeur du vaccin en question. Je souhaite simplement partager un point de vue et éveiller les consciences. Il est si facile d’être piégé par la peur. Je ressens une grande compassion pour mes frères humains qui n’ont pas découvert en eux les ressources utiles pour agir à partir d’un espace sans peur.
Se faire vacciner ou ne pas se faire vacciner ? Nous sommes ici en présence d’une belle dualité. Une fois de plus, nous avons le pouvoir de prendre position en favorisant un point de vue au détriment de l’autre. Mon invitation est d’aller au-delà de la dualité et de retrouver votre espace d’unité. Après vous être posé la question, à savoir si c’est juste ou pas pour vous, écoutez votre petite voie intérieure, celle de votre cœur ; c’est un sage conseiller.
Je sais que pour prendre une bonne décision, c’est-à -dire qui soit sage et juste pour soi, le meilleur chemin est celui de la conscience. À partir du moment où une peur est présente, la meilleure chose à faire est de différer sa décision et de prendre le temps de se libérer de sa peur. Il s’agit d’abord de prendre conscience et d’accueillir sa peur. Il s’agit ensuite de regarder sa peur dans les yeux et de l’interroger. Demandez-lui d’où elle vient et quel est son véritable message. Est-elle vide comme le sont souvent les peurs ou vient-elle vous transmettre une information utile ?
Lorsque vous avez reconnu et accueilli votre peur dans la conscience et l’ouverture, elle disparaît rapidement. Vous retrouvez un espace sans formes et sans limites où règne la paix. Le champ de toutes les potentialités s’ouvre à vous. À partir de cet espace, il devient possible de prendre la décision qui est juste pour vous. Dans cet espace vous êtes libre de conditionnements et d’émotions, vous êtes en contact avec l’essence de la vie et votre parfum personnel. La vérité est en vous, pas dans les bulletins de nouvelles. «Vous» êtes l’autorité suprême de votre propre vie.
Revenir à soi, être dans le moment présent, se libérer de l’emprise de ses émotions et de ses conditionnements sont les fondements d’une vie vécue dans la conscience et l’amour. La spiritualité, ça se vit au quotidien. Chaque expérience est une occasion d’intégrer la conscience et l’amour dans sa vie. La grippe A-H1N1 en est une autre.
Claudette


8 décembre 2009 à 15:42
Bonjour chère Claudette et à tous,
merci de nous partager ton sentiment au sujet de cette fameuse grippe et du rapport Ă la maladie d’une façon globale, je me sens incitĂ© Ă dire ma perception lĂ -dessus qui pourrait sembler inquiĂ©tante ou surprenante pour certains mais c’est ma pensĂ©e profonde et peut-ĂŞtre trouvera-t-elle un Ă©cho chez d’autres, parce que c’est bien de cela qu’il s’agit: la peur.
Je perçois mon corps comme un instrument de la volontĂ© et de la conscience universelles, en sorte que je me sens habitĂ© par la toute-puissance elle-mĂŞme, m’inquiĂ©ter au sujet du devenir de ce corps me parait de ce point de vue totalement absurde.
Au pays de l’Ă©ternel Silence, la peur est totalement inconnue, ici règnent une paix invincible, une joie stable et sans fin. Il est vrai qu’une image de la peur peut apparaitre au sein de la Conscience, mais elle est rapidement identifiĂ©e comme illusion, car rien, absolument rien, c’est Ă dire aucune forme ne peut tenir devant le puissant rayonnement de l’Ĺ“il invincible qu’est le pouvoir de l’Ă©ternel prĂ©sent.
Bien affectueusement.
Manfred
9 décembre 2009 à 2:27
Merci pour ce partage et cette vision claire .
Je suis tout Ă fait d’accord .
Bonne journée .
9 décembre 2009 à 3:43
« La peur est de loin beaucoup plus contagieuse que la grippe. »
Voilà une formule qui me plaît vraiment et avec laquelle je suis 100% en accord!
9 décembre 2009 à 3:49
En écho avec vous toutes et tous :
L’auteur du pouvoir du moment présent, Eckhart Tolle, vient de faire parvenir un message au sujet de la grippe A (H1N1), il dit : « Des nouvelles de la grippe A (H1N1) nous arrivent de tous les côtés et la panique semble aussi contagieuse que la grippe elle-même. Demandez-vous si vous allez participez à cette panique ou si vous allez être au contraire un “vaccin de paix intérieure” ?
La paix intérieure et la présence peuvent être trouvées dans la peur elle-même.
Chaque fois que vous expérimentez la peur, l’anxiété, la panique ou l’insécurité, prenez une respiration. Utilisez ce moment comme un point de départ pour la pratique de la présence.
La relaxation et le fait d’être tranquille renforcent le système immunitaire. La meilleure chose que vous puissiez faire pour vous protéger de la grippe A est de rester calme. »
Vu sur le site « meditationfrance »
9 décembre 2009 à 4:44
J’ai publiĂ© sur mon blog la phrase citĂ©e ci-dessus, et j’ai trouvĂ© cette histoire dans un des commentaires:
« Un saint pèlerin cheminant vers Bagdad voit la mort le doubler, sous la forme de la peste:
OĂą te rends-tu, dit-il?
A Bagdad, oĂą j’ai 5000 âmes Ă prendre.
Quelques semaines plus tard, il voit la mort venant à sa rencontre, et lui dit, fort mécontent:
Tu m’avais dit 5000, et ce sont plus de 20000 âmes que tu as ravies, tu ne tiens pas ta parole.
La mort lui répondit
Je n’ai pris que 5000 âmes, ainsi que je te l’avais dit, la peur a fait le reste… »
12 décembre 2009 à 12:21
« La peur est de loin beaucoup plus contagieuse que la grippe »
Merci pour ça Claudette.
Toujours ce mĂŞme retour Ă la PrĂ©sence…
Effectivement, pas de meilleure « rĂ©ponse » et d’action plus juste que celle-ci, mĂŞme, et surtout, lorsque la situation semble vouloir nous embarquer dans une sorte de non choix dictĂ©, non pas par une claire conscience des choses, mais par une pseudo-urgence , voire un conformisme, que l’on voudrait nous faire croire ĂŞtre le reflet exact d’une situation pour laquelle il n’y aurait qu’une seule rĂ©ponse, et dans laquelle pourtant, vraissemblalement, les intĂ©rĂŞts des uns, sont loins et pour diverses raisons, d’ĂŞtre ceux de chacun.
C’est vrai pour la grippe, mais aussi pour toute situation oĂą un peu de lumiĂ©re, de retour en soi, peut nous faire franchir une ornière dans laquelle la seule rumination mentale et sa peur constitutionelle, s’obstine Ă vouloir nous remettre le nez.
Amitiés.
16 décembre 2009 à 11:19
Bonjour claudette,
j’ai lu avec intĂ©rĂŞt votre article sur la grippe et la spiritualitĂ©.
Que ce soit les Pro ou les contre (vaccination) , les deux groupes agissent sur la peur.
En tant que mĂ©decin , cela ma beaucoup interrogĂ© , je me suis rendu compte qu’il n’y a pas de rĂ©ponse absolue. Il y a par contre une intĂ©gration de la question d’un risque individuel , par rapport a un risque collectif.
Pour pouvoir rĂ©pondre sereinement a cette question il est probablement nĂ©cessaire d’avoir intĂ©grĂ© une dimension essentielle Ă la vie : Nous sommes mortels !!
Hors actuellement la conscience collective de notre sociĂ©tĂ© va vers une espèce de nĂ©gation de cette rĂ©alitĂ© d’ou l’emergence de la peur.
Mon propos ne se veut pas pour autant sans espoir , je vois de plus en plus de gens qui s’Ă©veille , se « rĂ©veille » Ă leur spiritualitĂ© , nous sommes au bout d’un cycle qui dĂ©montre ces limites ( la vie est impermanence et interdĂ©pendance).
Je suis un mĂ©decin allopathe » classique » , avec une formation « occidentale », Je me rend compte que la mĂ©decine de demain passe par l’intĂ©gration de la spiritualitĂ©.
Il n’y a rien a rejetĂ© , il y a a intĂ©grĂ©. Je travaille depuis peu dans ce sens , je ne souhaite donc plus sortir de cette mĂ©decine qui ma dĂ©cue par certain aspect , l’enjeu est en effet maintenant de l’aider a grandir de l’intĂ©rieur. Depuis que la mĂ©decine a dĂ©laissĂ© cette dimension ( on voit apparaĂ®tre le meilleur comme le pire en alternative et cela peut ĂŞtre inquiĂ©tant).
Bien Ă vous
Jean-marc
Merci pour votre message
4 janvier 2010 Ă 12:17
Je suis ravi de voir que la grippe A n’a pas fait peur Ă beaucoup de gens :
en France, seulement 25.000 personnes se sont fait vacciner, soit 0,04 % de la population, alors que les campagnes de vaccination visaient 100 %
Autrement dit, les campagnes de peur ne font plus recette. N’est-ce pas une bonne nouvelle ?
En ce dĂ©but 2010, on sait maintenant que la grippe A est beaucoup moins dangereuse que la grippe ordinaire et qu’il ne s’agissait pas d’une pandĂ©mie, c’Ă©tait une fausse alerte.
Les autoritĂ©s ont voulu nous faire peur, elles nous ont fait rire… Et qui sait si le rire n’est pas la meilleure antidonte Ă la maladie ?