OUI

OUI
seulement, simplement « oui »,
toujours « oui »
un tel dit ceci et le dit mĂȘme avec colĂšre…
âouiâ c’est qu’il ne pouvait pas parler autrement…
tel autre a fait cela qui peut sembler abominable…
âouiâ…car il ne pouvait faire autrement…
Ce « oui », ce simple « oui » dit calmement
et comme une compréhension profonde
emplie de patience et de compassion
est bien le plus haut des accomplissements
car il n’est plus rien qui vous soit Ă©tranger
dont vous soyez séparé
tout ne fait plus qu’Un
et cela,
tout cela,
ce n’est que vous.
Swami Prajnanpad


18 janvier 2010 Ă 9:39
Un Oui Ă 99% est un Non Ă 100% (Daniel Morin) : une maniĂšre humoristique de souligner Ă quel point un Oui authentique est un engagement total de l’ĂȘtre.
19 janvier 2010 Ă 15:45
Un oui total à ce qui est a des beautés dont la révélation est inépuisable.
Vouloir s’amĂ©liorer, se libĂ©rer, vouloir devenir rĂ©alisĂ©, aspirer Ă ceci ou cela, ne sont ce pas lĂ de constants refus de ce qui est? Un non costant et omniprĂ©sent au mouvement de l’ĂȘtre?
Lorsque cesse la nĂ©gation, alors telle une fleur s’Ă©panouit la radieuse beautĂ© du Silence vivant, Ă©ternelle prĂ©sence de l’ĂȘtre incorruptible.
20 janvier 2010 Ă 6:03
Merci de partager cet élan du coeur Manfred.
Tu dis «Un non constant et omniprĂ©sent au mouvement de lâĂȘtre? » Je complĂšterais en disant « Un non constant et omniprĂ©sent au mouvement de lâĂȘtre entretient l’ego et la souffrance qu’il engendre. »
Avec tendresse,
30 janvier 2010 Ă 11:27
Salut Ă tous,
Un tel âouiâ Ă tout ce qui se prĂ©sente, câest indubitablement la clĂ© de lâouverture intĂ©rieure, celle qui mĂšne au cĆur de Soi. Mais, mĂȘme si notre intention est inflexible, cette intention doit faire son chemin afin de vaincre les rĂ©sistances Ă tel ou tel aspect de la rĂ©alitĂ©. Nous rencontrons tous ces rĂ©sistances (si ça nâest dĂ©jĂ arrivĂ©, cela va arriver) et le passage peut ĂȘtre plus ou moins long, cela dĂ©pend si ces rĂ©sistances se situent ou non, au niveau basal de lâĂ©dification du moi. Nous ne pouvons pas parler ici, dâune acceptation de tel ou tel aspect du rĂ©el par un âmoiâ qui y veut quelque chose, mais dâune acceptation totale et sans conditions, un laisser-ĂȘtre qui permet Ă cet aspect refusĂ©, dâapparaĂźtre Ă la clartĂ© de la conscience. Car le problĂšme est lĂ : souvent, nous ne voyons pas clairement ce qui nous fait peur, car ces peurs, si elles sont profondes (ou basales), sont ensevelies sous des annĂ©es de rĂ©ponses, de rĂ©actions, de comportements commandĂ©s par elles. VoilĂ pourquoi, il doit se passer une simplification dans la façon de vivre, et cette simplification commence par le fait de ne plus rien faire face Ă la peur, dâĂȘtre lĂ , lucide, passif en quelque sorte, dans un Ă©tat de âouiâ qui permet dâen Ă©lucider les mĂ©canismes, ses façons dont elle a structurĂ© le moi ⊠etc.
LâĂ©veil tel quâil mâest donnĂ© de vivre, est aussi une guĂ©rison. Une guĂ©rison consĂ©quente au dĂ©placement de lâorigine de lâaction, qui provient du prĂ©sent, du rĂ©el et non du passĂ© ou de sa projection, le futur, non de la mĂ©moire oĂč siĂšge ce dĂ©doublement sur lequel le moi est construit.
André
31 janvier 2010 Ă 4:21
Bonjour André,
Quelle belle surprise de te lire ce matin. Je me rĂ©gale toujours de tes commentaires. Ils sont Ă la fois juste, complets et compatissants. De plus, ils m’inspirent. Tu sais que je suis Ă complĂ©ter mon livre…Ton style d’Ă©criture ne donne le goĂ»t de revoir quelques passages et d’y ajouter un peu de mordant. Merci !
Demain je quitte la CĂŽte d’Azur oĂč je me suis rĂ©fugiĂ©e 2 mois pour Ă©crire. Il se produit un Ă©vĂšnement rarissime ce matin, il neige. Ils n’ont pas vu ça depuis 25 ans. C’est sans doute un Ă©vĂšnement prĂ©vu pour me faire vivre la transition en douceur
Avec affection,
Claudette
1 février 2010 à 9:37
Merci André
« …ne plus rien faire face Ă la peur, dâĂȘtre lĂ , lucide, passif en quelque sorte, dans un Ă©tat de âouiâ … »
Tu dis que de cette façon je peux Ă©lucider les mĂ©canismes que la peur a dĂ©veloppĂ©s et sa façon de structurer mon « moi ». J’ai toujours confiance en ce qui est le plus simple et cette approche l’est. Merci
5 février 2010 à 16:33
Bonjour cher André,
merci de ce partage inspirant, mais je propose que nous allions plus loin.
Il est juste de dire qu’il faut ĂȘtre prĂ©sent Ă la peur et Ă toute Ă©motion, mais il s’agit non d’en rester lĂ , mais de permettre l’Ă©mergence de l’Espace de la Pure Conscience, cet espace est le contenant de tout ce qui apparait, en lui mĂȘme il est d’une sĂ©rĂ©nitĂ© et d’une joie invincibles.
A la lumiĂšre de cette conscience, le besoin « d’Ă©lucider les mĂ©canismes de la peur et les façons dont elle a structurĂ© le moi » ne se prĂ©sente pas, tout simplement parce que le moi n’est pas une entitĂ© structurĂ©e, linĂ©aire et continue, ce sont des images impermanentes ( et sans continuitĂ©) qui apparaissent et disparaissent au sein de l’espace conscience, elles sont simplement « vues » pour ce qu’elles sont: ombres fugitives et irrĂ©elles, les analyser, les fouiller, les comprendre n’apportent rien de nouveau Ă la plĂ©nitude de la Conscience.
Ici il n’y a pas la peur de la peur, tout ce qui apparait comme « peur » est sereinement accueilli dans l’instant, observĂ© et dissout, parce que aucune formation mentale n’a le pouvoir de tenir longtemps devant le rayonnement tout puissant du « regard conscient » de notre prĂ©sence Ă©ternelle.
Toute mon affection.
Manfred
6 février 2010 à 10:55
Merci Manfred,
C’est vrai! tu pousses encore plus loin. Je suis toujours ambivalente Ă savoir si je dois fouiller les raisons des blocages qui m’habitent, et toi tu dis « aucune formation mentale nâa le pouvoir de tenir longtemps devant le rayonnement tout puissant du « regard conscient ». Ăa, c’est encore plus simple, juste me tourner rĂ©solument vers cet espace de clartĂ© qui m’habite. C’est ce que tes mots me disent. Ce n’est pas toujours facile de rĂ©sister (et mĂȘme trĂšs trĂšs difficile) Ă glisser dans les vieux chemins si souvent empruntĂ©s. Vient un moment oĂč un basculement doit se produire il me semble. Je n’y suis pas encore arrivĂ©e : Ă ce point du parcours, je glisse et me reprend et reglisse et me reprend et….
7 février 2010 à 13:24
bonjour Ă tous mes amis,
oui est origine de amour
l’ĂȘtre Ă la main vide a dĂ©jĂ tout reçu et offre sans force
oui est vide agissant qui accepte et ne retient
conscience transforme acte en offrande et non en oui
paix et joie au vivant
7 février 2010 à 17:08
Salut Manfred,
Probablement nous disons la mĂȘme chose, mais je prĂ©ciserai quand mĂȘme mon point de vue. Tu dis :
« Il est juste de dire quâil faut ĂȘtre prĂ©sent Ă la peur et Ă toute Ă©motion, mais il sâagit non dâen rester lĂ , mais de permettre lâĂ©mergence de lâEspace de la Pure Conscience ⊠»
Il nâest pas possible de faire âplusâ que dâĂȘtre conscient. Parce que cet Ă©tat de conscience est un abandon de tout dĂ©sir personnel, de toute appropriation. Je ne parlais pas dans mon billet, dâintrospection, ni dâanalyse Ă la lumiĂšre de telle ou telle thĂ©orie psychologique, je lâavais soulignĂ©, mais bien de vivre dans la lumiĂšre de cette conscience qui inclut aussi ce qui se passe en vous.
Et effectivement, cette lumiĂšre de la conscience finit par venir Ă bout des rĂ©sistances, rien ne rĂ©siste Ă son feu, sauf que⊠La rĂ©sistance Ă la rĂ©alitĂ© peut rester cachĂ©e dans des conditions normales de vie, douillettes âŠetc. Mais voilĂ que tout dâun coup, par exemple, vous perdez votre emploi, vous vous retrouvez sans le sou, vous serai confrontĂ© Ă la rĂ©alitĂ© de la privation et lĂ , vous pourriez dĂ©couvrir en vous une insĂ©curitĂ© dont vous ne soupçonniez pas lâexistence. Si cela vous arrivait, je doute que cette peur soit instantanĂ©ment dissoute pour la simple raison que vous ne la comprenez pas. Elle est basale, situĂ©e Ă la base de votre conditionnement, et ĂȘtre conscient, Ă ce moment-lĂ , câest ĂȘtre aussi conscient de cette angoisse. Sauf que vous ne tissez plus de lien avec cette angoisse, vous lui coupez les vivres, et vous la laissez ĂȘtre dans le champ de la conscience comme toute autre perception que vous avez.
« A la lumiĂšre de cette conscience, le besoin « dâĂ©lucider les mĂ©canismes de la peur et les façons dont elle a structurĂ© le moi » ne se prĂ©sente pas, tout simplement parce que le moi nâest pas une entitĂ© structurĂ©e, linĂ©aire et continue, ce sont des images impermanentes ( et sans continuitĂ©) qui apparaissent et disparaissent au sein de lâespace conscience. »
Quand cette conscience apparaĂźt chez quelquâun, elle veut prendre toute la place, ce qui est dans lâordre des choses. Câest pourquoi il y a un travail qui se fait (je ne dis pas que je faisâŠ) pour Ă©lucider les blocages, rĂ©sistances âŠetc. Un sage disait que quand une personne sâĂ©veille, tout ce qui lui arrive contribue Ă cet Ă©veil. Des situations sont amenĂ©es pour rĂ©vĂ©ler la nature du trouble et permettre sa rĂ©solution. Je vais apporter ici un exemple concret.
Jâai un ami, spirituel, intelligent, et qui ne peut supporter le contact dâune autre personne et plus encore, il ne peut entrer en contact avec un objet touchĂ© par une autre personne. DâoĂč des rituels complexes, le port de gants en permanence ⊠etc. Il se passe quelque chose en lui qui le contrĂŽle et qui Ă©chappe Ă sa comprĂ©hension. Cet ami est comme vous et moi, sauf que quelque part, il sait que le âmoiâ est plus quâune sĂ©rie dâimages fantomatiques, (excuses-moi ici Manfred de reprendre tes termes). LâĂ©go et tout ce qui a Ă©tĂ© crĂ©e par cette dissociation dâavec la rĂ©alitĂ©, est bien rĂ©el, et il suffit dâavoir eu quelque trouble psychologique pour le savoir. Et le seul chemin qui mĂšne Ă la libertĂ©, selon ma comprĂ©hension, câest dâamener tout cette façon de faire Ă la lumiĂšre de la conscience, et câest cette intelligence-lĂ qui va rĂ©vĂ©ler le non-fondĂ© de la conduite. Pour mon ami prĂ©cautionneux, il se rendra compte que son vrai âmoiâ ne peut ĂȘtre contaminĂ© ou dĂ©truit par un autre, et son comportement va changer par le fait mĂȘme. Mais pour cela, il doit âvoirâ ce quâil fait et pour le voir, il devra ĂȘtre mis en situation oĂč son trouble va apparaĂźtre. Alors, sâil cesse de rĂ©pondre Ă la peur, sâil ne fait rien pour la nourrir, la lumiĂšre va finir par se faire. Il nây a pas de âmoiâ au sens de lâĂ©go qui agit dans une telle entreprise, mais plutĂŽt lâaction de la conscience, du prĂ©sent, du Je.
Je mâarrĂȘte lĂ , je prĂ©ciserai davantage mon point de vue si besoin il y a.
André.
8 février 2010 à 6:29
Bonjour cher André,
c’est un rĂ©el palisir de partager avec toi et de parvenir de proche en proche Ă une convergence et unitĂ© de vision.
Ce qui nous distungue c’est l’importance que tu sembles accorder Ă la situation psychologique que tu qualifies de « rĂ©elle », ce que je ne fais pas.
Et tu fondes cette perception sur le fait que certaines situations comme la perte d’un emploi invalident ma proposition.
Si la sĂ©rĂ©nitĂ© et la joie de la conscience dĂ©pendaient des situations extĂ©rieures alors ce ne serait qu’une pure illusion.
Toutes les Ă©motions se manifestent constamment en nous si nous sommes suffisamment conscient, mĂȘme la personne travaillant dans une banque avec des garanties comme des assurances de toutes sortes vit des sentiments d’insĂ©curitĂ©, la peur de perdre l’emploi, la peur du lendemain, des angoisses de toutes sortes.
Il n’est donc pas nĂ©cessaire d’attendre des situations tragiques, tout est lĂ , ici, dans le prĂ©sent.
Ce n’est pas non plus un quelconque travail psychologique qui rĂ©vĂšlera la Pure Conscience, cette perception se fait ici et maintenant et elle est sans cause.
A partir de cet espace tout est accueilli dans la paix et dans la joie, et se dissous dans le mĂȘme mouvement, la peur et toutes les Ă©motions appartiennent Ă la danse da la Vie, c’est une unitĂ© sans sĂ©paration.
Seule cette conscience est la Réalité.
Manfred
8 février 2010 à 14:52
Salut Manfred,
Il ne me semble pas que tu aies lu mon billet attentivement, mais je reprends, suite Ă ton commentaire.
Tu dis : « Ce qui nous distingue câest lâimportance que tu sembles accorder Ă la situation psychologique que tu qualifies de « rĂ©elle », ce que je ne fais pas.
Et tu fondes cette perception sur le fait que certaines situations comme la perte dâun emploi invalident ma proposition. »
Je nâai pas fondĂ© cela sur certaines situations Ă©prouvantes mais sur le fait que, comme lâexemple de mon ami citĂ©, la vie devient un enfer suite aux crĂ©ations de la psychĂ© dans cet Ă©tat de dissociation du rĂ©el quâest lâĂ©go. Comment dire que ce que vit mon ami nâest pas rĂ©el ? Il faudrait alors me donner une autre dĂ©finition de la rĂ©alitĂ© que celle que jâemploie habituellement.
« Ce nâest pas non plus un quelconque travail psychologique qui rĂ©vĂšlera la Pure Conscience, cette perception se fait ici et maintenant et elle est sans cause. »
Non en effet, je nâai pas dit cela mais lâinverse. La conscience induit chez la personne qui en est habitĂ©e, un travail psychologique dâĂ©puration.
« Il nâest donc pas nĂ©cessaire dâattendre des situations tragiques, tout est lĂ , ici, dans le prĂ©sent. »
Tout est lĂ , effectivement, mais nous ne le voyons pas entiĂšrement et sans situations appropriĂ©es, nous ne le verrons pas non plus. La conscience personnelle est un vaste foutoir fait dâaccumulations les unes par-dessus les autres, et ce contenu doit ĂȘtre dissous. Telle ou telle partie de ce vaste contenu est rĂ©activĂ© en rĂ©action Ă telle ou telle situation, mais sans situation, elle restera dans lâombre. Câest lâaction de la conscience, du Soi, dâapporter les situations appropriĂ©es. Nâoublions pas que cette conscience est liĂ©e Ă la dynamique du vivant et opĂšre dans ce champ-lĂ .
La pure conscience se vit dans un corps et on ne peut la dissocier de lui. Le corps, ce sont les Ă©motions, les mĂ©moires, les perceptions des sens âŠetc. Lâapparition de cette conscience chez quelquâun, quâelle soit soudaine ou progressive, ne constitue pas lâachĂšvement de soi. En tant quâĂȘtre incarnĂ©, nous sommes liĂ©s Ă la matiĂšre et Ă ses lois. On ne peut vivre la conscience en se dissociant du corps, (jâexclus ici les Ă©tats dâextase oĂč cette dissociation Ă lieu mais oĂč il nâest pas possible de bouger le petit doigt semble-t-il, mais cela ne fait pas partie de mon vĂ©cu). La conscience du corps, de soi, câest pour beaucoup les Ă©motions accumulĂ©es qui forment un bloc Ă©nergĂ©tique si on peut le dire ainsi.
Lâapparition de cette conscience acausale, toile de fonds de toute perception, est le dĂ©but dâun voyage oĂč tout le contenu de la conscience personnelle sera intĂ©grĂ©, le corps aussi devient conscience pure Ă mesure que se dissolvent les accumulations Ă©motionnelles qui lâalourdissent.
« Seule cette conscience est la Réalité. ». Oui, mais contenant sans contenu est absurde.
Excuses mon ton qui semble dogmatique et sans Ă©quivoque, prends-le comme le point de vue de quelquâun simplement.
André.
9 mars 2010 Ă 2:56
Sâil y a deux, il y a peur…
Aucun Chemin…
On veut faire de la dĂ©tente…
Faire de la relaxation..
Quoi faire pour ĂȘtre heureux…
Rien Ă faire…
Tout est Parfait…
Rien Ă vouloir…
Ăa se fait…
Câest trĂšs Intelligent…
LibertĂ©….
SimplicitĂ©…
Amour…
LumiĂšre…
Infini….
Naturel…
Unification…
Il nây a rien Ă avoir…
Il nây a rien Ă faire..
On trouve ce quâon cherche lorsquâon arrĂȘte de chercher…
9 mars 2010 Ă 10:47
Bonjour Maxime,
Quelle inspiration ! Merci pour ce texte plein de sagesse.
Je suis contente de voir que tu intĂšgres bien cette notion, que tu la fais tienne.
Avec affection,
Claudette