" Pour réaliser ce qui vous tient vraiment à coeur, VOUS ! "

La spiritualité commence où finit l'ego.

-- Gilbert Anken

La Vérité est un pays sans chemins, que l'on ne peut atteindre par aucune route, quelle qu'elle soit: aucune religion, aucune secte.

-- J. Krishnamurti

Quelle est votre nature réelle?

Est-elle d'écrire, de marcher ou bien est-elle tout simplement d'être?

La réalité unique et inaltérable est le fait d'être.

Tant que vous n'aurez pas réalisé ce niveau d'être à l'état pur, vous devrez poursuivre votre enquête.

-- Ramana Maharshi

Comme il est difficile de se désolidariser de soi! Il faut le faire sans un adieu, sans se retourner, avec le sourire de l’ami qui va bientôt retrouver le moi comme un prolongement de Soi, et vivre avec lui, dans l’acceptation pure et simple de sa merveilleuse... absence.

-- Roger Quesnoy

Le sage n’est pas celui qui sait résoudre les problèmes, mais celui qui sait ne pas les créer.

-- Auteur inconnu

Après tout, qu'est Dieu ? Un éternel enfant jouant un jeu éternel dans un éternel jardin.

-- Sri Aurobindo.

APRÈS L’EXTASE, LA LESSIVE

Voici quelques extraits du livre « AprĂšs l’extase, la lessive – Comment la sagesse du cƓur se dĂ©veloppe par la voie spirituelle » Jack Kornfield Éd. La Table Ronde. Jack Kornfield nous montre avec Ă©lĂ©gance et humour la rĂ©alitĂ© de ces gens qui ont rĂ©alisĂ©s d’Ă©normes prises de conscience et le dĂ©fi que prĂ©sente de vivre le quotidien en dĂ©pit de celles-ci.

Vous qui ĂȘtes sur la voie, sachez que rester dans le moment prĂ©sent quoi qu’il arrive en accueillant ce qui est, est un dĂ©fi imposant pour quiconque s’est engagĂ© sur la voie spirituelle. Vous n’ĂȘtes pas les seuls Ă  perdre la communion avec le divin.

Voici quelques extraits de ce livre passionnant, rĂ©aliste et peut-ĂȘtre libĂ©rateur.

Claudette

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 » L’éveil existe, on peut s’éveiller. LibertĂ© et joie sans limite, union avec le Divin, ouverture Ă  un Ă©tat de grĂące intemporel, toutes ces expĂ©riences sont plus communes qu’on ne le pense et ne sont pas si Ă©loignĂ©es de nous. Il existe cependant un corollaire : ces expĂ©riences ne durent pas. Nos rĂ©alisations et nos prises de conscience nous dĂ©voilent la rĂ©alitĂ© du monde, elles apportent des changements mais elles passent. »

 » Vous avez sĂ»rement lu des rĂ©cits traditionnels racontant la vie de grands sages asiatiques parfaitement Ă©veillĂ©s ou l’histoire de saints et mystiques occidentaux d’une puretĂ© irrĂ©prochable. Ces Ă©crits sont magnifiques; ils peuvent pourtant nous induire en erreur. En rĂ©alitĂ©, dans le processus d’éveil du cƓur, il n’y a rien qui, de prĂšs ou de loin, puisse ĂȘtre assimilĂ© Ă  une fin Ă©veillĂ©e. Les choses ne se passent pas ainsi. Nous savons tous qu’aprĂšs la lune de miel, il y a le mariage et qu’aprĂšs les Ă©lections, la dure tĂąche de gouverner. Dans la vie spirituelle, il en va de mĂȘme : aprĂšs l’extase, il y a la lessive. »

Kornfield d’ajouter :

 » Quelle que soit notre vision initiale de la vie spirituelle, pour ĂȘtre authentique, elle doit ĂȘtre rĂ©alisĂ©e ici et maintenant, Ă  l’endroit oĂč nous vivons. À quoi ressemble le cheminement d’un occidental au sein d’une sociĂ©tĂ© complexe? Comment ceux qui ont consacrĂ© 25, 30 ou 40 ans de leur vie Ă  une pratique spirituelle ont-ils appris Ă  vivre? VoilĂ  les questions que j’ai commencĂ© Ă  poser aux Occidentaux qui sont venus, des maĂźtres zen, des lamas, des rabbins, des pĂšres, des nonnes, des yogis, des enseignants et Ă  leurs plus anciens Ă©tudiants. »

 » Pour comprendre la vie spirituelle, j’ai commencĂ© par le commencement. J’ai demandĂ© ce qui nous amĂšne Ă  la vie spirituelle et quelles difficultĂ©s nous avons Ă  traverser sur le chemin. Les chemins de l’Éveil J’ai demandĂ© quels prĂ©sents, quels Ă©veils nous Ă©taient offerts et ce que nous pouvions savoir de l’illumination. Puis j’ai demandĂ© ce qui arrivait aprĂšs l’extase, lorsqu’on mĂ»rit au cours des cycles de la vie spirituelle. Y a-t-il une sagesse qui intĂšgre Ă  la fois l’Extase et la lessive ? »

 » La fille d’un pasteur demanda Ă  son pĂšre d’oĂč lui venait ses idĂ©es pour les sermons. ‘ De Dieu ’, rĂ©pondit-il. ‘ Alors pourquoi toutes ces ratures? ’, lui demanda-t-elle.  »

 » Les mystiques de chaque tradition, poursuit Kornfield, enseignent que, quelle que soit la puissance de l’éveil obtenu, notre capacitĂ© Ă  vivre dans cette rĂ©alitĂ© sera presque certainement transitoire. Au premier abord on pourrait en douter : les satori Ă©veillent en nous une comprĂ©hension et une libertĂ© tellement impressionnantes qu’il est difficile de croire que cette rĂ©alisation n’est qu’une premiĂšre Ă©tape. Pourtant des descriptions ou cartes du processus Ă©volutif d’éveil existent dans pratiquement toutes les voies spirituelles. [
] Chaque tradition offre sa propre image du dĂ©roulement de la vie quand le cƓur s’est Ă©veillĂ©, mais toutes s’accordent sur le fait que la premiĂšre ouverture n’est qu’un dĂ©but.  »

Vu sur le site http://www.radio-canada.ca/Par4/mag/20010520/vb/spiritualitequotidienne_extaseLessive.html

26 commentaires pour “APRÈS L’EXTASE, LA LESSIVE”

  1. André P. dit :

    Il est bien Ă©vident, selon mon point de vue, que l’Ă©veil est un processus qui demande de rĂ©pĂ©ter indĂ©finiment, le premier pas. À savoir, retrouver l’instant, se dĂ©faire de l’envahissement Ă©gotique qui tend Ă  se reformer, comme un oiseau qui s’Ă©broue. Retrouver cet espace libre, dans l’instant, oĂč nous sommes vrai(e)s, indĂ©pendante(s) des conditionnements ou Ă©motions. Quelqu’ait Ă©tĂ© la force de la vision initiale, la nature reprend ses droits et s’engage un combat pour la libertĂ© qui ne prĂ©sente aucun aspect conflictuel, qui est dans l’ordre des choses et ne crĂ©e pas de remous dans la conscience.
    Vivre au quotidien, en vivant ce processus d’Ă©veil, est une tĂąche ardue qui requiert la plus haute forme de discipline. Il n’y a plus d’endroit oĂč poser la tĂȘte, le sommeil est l’ennemi Ă  vaincre.
    Rester ouvert, demande d’ĂȘtre conscient du dĂ©sir et de l’Ă©carter ainsi.
    J’ai ‘voulu’ de toutes mes forces, m’Ă©veiller par le passĂ©, des annĂ©es y furent consacrĂ©es. Sans rĂ©sultat autre que de finir par comprendre, que je crĂ©ais moi-mĂȘme la barriĂšre empĂȘchant une telle chose. C’est seulement lorsque nous comprenons que l’obstacle, c’est ce ‘moi’ qui dĂ©sire quelque chose, l’Ă©veil dans ce cas, que nous pouvons passer outre. En effet, dĂ©sirer c’est ĂȘtre hors de l’instant.
    Une fois ce premier pas accompli, l’Ăąme est retrouvĂ©e et c’est elle qui dĂ©sormais, est aux commandes. L’Ăąme est aussi nous-mĂȘmes, cet espace un, instantanĂ© et Ă©ternel.
    André

  2. Claudette dit :

    Bonsoir André,

    Encore une fois ton commentaire est juste, simple, direct et efficace. Merci !

    Pourrais-tu nous donner ta dĂ©finition de l’Ăąme ?

    Les gens me demandent souvent quoi faire pour s’Ă©veiller. La seule rĂ©ponse que je trouve juste est de leur dire de cesser de vouloir quelque chose. La volontĂ© personnelle est ce qui prend la place de la volontĂ© Impersonnelle. Le petit moi veut tant de choses. Il veut, entre autres, s’Ă©veiller. Mais c’est impossible. Il ne peut que disparaĂźtre. Il n’est qu’une apparition dans la Conscience.
    Que dirais-tu Ă  quelqu’un qui s’impatiente de voir son petit moi se pointer le nez trop souvent ?

    Merci de ta précieuse contribution,

    Claudette

  3. Béatrice dit :

    Claudette, je suis allĂ©e sur le site que tu donnes en rĂ©fĂ©rence, et j’y ai trouvĂ© des infos intĂ©ressantes.
    J’apprĂ©cie ce qui y est dit sans langue de bois.
    TrĂšs intĂ©ressante cette rĂ©fĂ©rence Ă  la « nuit obscure », Ă  ce qui se produit aprĂšs des premiers moments d’éveil et dont parle Saint Jean de la Croix :
    « La carte des contemplatifs chrĂ©tiens, explique Jack Kornfield, dĂ©crit les plus hautes Ă©tapes spirituelles comme un processus de dĂ©veloppement de l’humilitĂ© et de la purification. Saint Jean de la Croix nous enseigne qu’aprĂšs certaines pĂ©riodes initiales de grĂące, de longues pĂ©riodes douloureuses vont suivre durant lesquelles nous perdons le sentiment du lien avec le Divin. De tels nuits obscures, ajoute-t-il, sont des phases nĂ©cessaires au voyage sacrĂ©.
    En premier lieu arrive, selon Saint Jean, la ‘ Nuit Obscure des Sens ’, durant laquelle les choses de ce monde perdent leur saveur. C’est une pĂ©riode de deuil profond : tout ce qui dans le passĂ© nous a procurĂ© du plaisir perd son sens. [
] AprĂšs la Nuit Obscure des Sens, il y a la ‘ Nuit Obscure de l’Esprit ’ dans laquelle une purification et un abandon plus grands encore nous sont demandĂ©s. C’est un purgatoire fait de douleur et de confusion semblable aux Ă©preuves de Job.  »

    J’ai constatĂ© cela Ă©galement, c’est comme si tous les Ă©lĂ©ments nĂ©gatifs se mettaient Ă  remonter Ă  la surface en mĂȘme temps ! une forme de nettoyage du corps qui entraĂźnent des souffrances et des doutes.
    C’est lĂ  que la foi entre en jeu, c’est notre boussole pour ne pas se perdre. C’est un moyen aussi de vĂ©rifier qu’elle est bien ancrĂ©e. L’intuition aussi nous aide Ă  garder le cap pendant la tourmente.

    On retrouve cela aussi dans les «4 Ă©tapes de la carte bouddhique » dont parle l’auteur.
    D’abord dans la premiĂšre Ă©tape qui suit souvent un «premier Ă©veil» et dans les 3 Ă©tapes suivantes. Et enfin il parle dans la derniĂšre Ă©tape du « Grand Ă©veil » :
     » Arrive enfin la quatriĂšme Ă©tape, la plus extraordinaire, appelĂ©e ‘ Grand Éveil ’, dans laquelle les derniĂšres traces de saisies subtiles – Ă  l’égard de la joie, de la libĂ©ration et de la mĂ©ditation elle-mĂȘme – disparaissent. Maintenant, sans les moyens d’identification Ă  un soi, l’individu est libre de ses vestiges d’orgueil, de jugement, d’agitation, de sĂ©paration qui voilaient l’ĂȘtre pur. Le rayonnement de notre vraie nature brille sans obstacle dans notre vie entiĂšre.  »
    On voit bien lĂ  une forme de progression avant une vĂ©ritable stabilité .

    TrÚs intéressante aussi cette « confusion interculturelle » :
    « Les traditions d’origine asiatique rencontrent une autre difficultĂ© en Occident : la confusion interculturelle. Venant d’un environnement dans lequel l’habillement est sans prĂ©tention et les hommes et les femmes strictement sĂ©parĂ©s, les enseignants peuvent perdre la mesure de ce qui est appropriĂ© lorsqu’ils sont soudainement immergĂ©s dans la culture amĂ©ricaine. À l’inverse, les Ă©tudiants occidentaux peuvent Ă©galement sombrer dans la confusion. L’histoire du vĂ©nĂ©rable Kalou RinpochĂ©, un vieux lama tibĂ©tain, sage et respectĂ©, peut servir de mise en garde. Il fut Ă  de nombreux titres un excellent enseignant, mais il crĂ©a pourtant une longue situation de souffrance pour sa jeune disciple et traductrice dĂ©vouĂ©e, June Campbell, lorsqu’il en fit sa partenaire sexuelle. Dans son livre Traveller in space (Voyageuse dans l’espace), elle raconte vingt annĂ©es de lutte pour venir Ă  bout de sa confusion, de sa douleur et de ce qu’elle ressentit comme un dĂ©nigrement gĂ©nĂ©ral de la femme dans le bouddhisme tibĂ©tain. »

    Il ne s’agit pas d’émettre un jugement mais de dire les choses clairement, sans tabou et sans se cacher. La vĂ©ritĂ© n’a pas peur de la lumiĂšre.
    LĂ  oĂč il y a confusion et douleur c’est que quelque chose ne va pas
.

    A propos de l’Ăąme je dirais que c’est la partie de Dieu, qui se rĂ©incarne de vie en vie. C’est elle qui « rĂ©colte » la moisson d’expĂ©riences que l’on a accumulĂ©es. C’est le siĂšge de l’amour.

    Voici la définition de Neale Donald Walsch, écrits que je continue de lire avec bonheur :
    Votre Ăąme est l’outil par l’intermĂ©diaire duquel Je m’exprime et fais l’expĂ©rience de moi-mĂȘme.
    Le plus grand dĂ©sir de l’Ăąme est de faire l’expĂ©rience d’aspects de plus en plus Ă©levĂ©s d’elle-mĂȘme. Ainsi elle cherche Ă  monter et non Ă  descendre dans l’Ă©chelle de l’Ă©volution, jusqu’Ă  ce qu’elle fasse l’expĂ©rience de ce qu’elle a appelĂ© le nirvana, l’UnitĂ© totale avec le tout.
    Si l’Ăąme retourne Ă  la forme humaine c’est toujours dans le but de poursuivre l’expĂ©rience et ainsi d’Ă©voluer davantage.
    Ton Ăąme cherche le sentiment le plus Ă©levĂ©. Elle cherche Ă  ressentir Ă  ĂȘtre l’amour parfait. Elle EST l’amour parfait et elle le Sait. Mais elle veut faire plus que le savoir, elle veut en Faire l’expĂ©rience.
    Viens vers moi par la voie du coeur et non par celle de la tĂȘte. Tu ne me trouveras jamais au niveau de la tĂȘte.

    Amitiés à tous

  4. Marcel M. dit :

    Je me sens Ă  l’aise avec ce billet. La rencontre de l’extase puis de la lessive (moi je dis «l’épicerie», mais cela n’aura peut-ĂȘtre le mĂȘme sens pour nos amis Français), c’est ma tasse de thĂ©.
    Et cela ne se vit pas comme les «hauts» et les «bas» de l’Ego-vie. Il y a lĂ  Ă©videmment un piĂšge qui fait que l’on peut avoir l’illusion de vivre le bonheur, voire la bĂ©atitude Ă  cause de telle personne, de tel Ă©vĂ©nement, de telle situation. J’ai vĂ©cu de cela longtemps, longtemps, d’une maniĂšre singuliĂšre par exemple au moment des quelques relations passionnelles que j’ai pu entretenir avec des femmes. C’était le Ciel, la fin de la recherche, le bonheur pour la vie, enfin la bonne personne
.. pour rĂ©pondre Ă  mes besoins. Puis, lentement ou prĂ©cipitamment, ça devenait l’enfer via la peur de perdre quelque chose, quelqu’un, les attentes qui ne reçoivent pas de rĂ©ponses, l’enfer. Ce n’était donc pas le bonheur, c’étaient des satisfactions, des plaisirs, des Ă©motions fortes, puis, toujours suivies de souffrances, puis d’espoir que la prochaine fois serait la bonne qui vient sceller l’attachement Ă  ces balivernes.
    Et ça nous suit, ça nous rattrape. Je me souviens de la peur qui m’a figé  pendant quelques mois, quand la question m’a Ă©tĂ© posĂ©e de dĂ©cider ou non d’engager toute mon existence dans la voie de l’éveil ou de simplement de chercher une amĂ©lioration de ma vie. J’avais peur de tuer cette vie qui Ă©tait la seule que je connaissais.
    La rencontre de l’extase puis de l’épicerie est donc devenue ma tasse de thĂ©. Je me suis abandonnĂ© Ă  la vie, j’ai cru que sur cette voie je ne ferais que «trouver mieux», j’ai passĂ© d’une rive Ă  l’autre. Je me suis mis Ă  l’ouvrage. Je vis une nouvelle vie, en dents de scie mais ça ne me fait pas problĂšme, je Suis avant toute chose.
    L’extase et l’épicerie de l’Éveil ne se vivent pas comme les hauts et les bas de l’Ego-vie. C’est un Ă©tat de vie : je suis la conscience libre et radieuse (l’extase)et quand je le suis pas (l’épicerie) j’observe ce qui m’en empĂȘche. C’est l’EGO qui m’éloigne de Moi et de ce qui Est. C’est l’ordinaire de la vie, ç’est normal, des peurs qui ne font que se pointer de plus en plus timidement, mais qui sont tout de suite identifiĂ©es, accueillies, dĂ©scristallisĂ©es et qui passent. Des habitudes de vie qui ne changent pas tout d’un coup, comme par exemple cette manie de raconter des histoires pour sĂ©duire, pour avoir raison, pour convaincre, que je questionne avant de parler pour la remplacer par l’accueil de l’autre avec uniquement une prĂ©sence aimante. Des moments de toutes sortes un peu perdus oĂč je me demande qu’est-ce qui Est, ici maintenant? Des moments de grĂące dans le silence de l’infini qu’il faut quitter pour vaquer Ă  quelque obligation de l’épicerie, moments oĂč j’accepte joyeusement d’aller jouer le rĂŽle qui m’attend.
    Et vogue la vie dans la sérénité sans raison.

  5. André P. dit :

    Salut Claudette,
    J’emploie le mot ‘Ăąme’ dans son sens premier, Ă  savoir le coeur de quelque chose, son centre, son axe vital. La dĂ©couverte de cet espace ‘un’ produit un recentrement, une origine diffĂ©rente pour l’action et le vĂ©cu, au centre de soi, et en ce sens j’emploie ce mot. Certaines religions en donnent un sens plus complet mais ce n’est pas du vĂ©cu pour moi, n’Ă©tant pas encore mort . . . :-)
    Conseiller quelqu’un qui voudrait s’Ă©veiller, rĂ©vĂšle la situation paradoxale dont il est question. N’ayant pas conscience de la PrĂ©sence, il traduira obligatoirement le conseil, en termes de choses Ă  faire ou ne pas faire. Si nous disons qu’il faut cesser de vouloir, la personne essaiera de cesser de vouloir, ce qui est un non-sens. Je pense que le conseil Ă  donner est tout simplement de lui dire d’ouvrir les yeux, de prendre conscience de ses propres agissements, de ses mĂ©canismes internes (et surtout de celui du dĂ©sir), de prendre conscience que toute action envisagĂ©e, est entachĂ©e du dĂ©sir de la faire, mĂȘme le fait d’observer. Il faudrait faire comprendre qu’il n’y aucune action qui puisse ĂȘtre entreprise temporellement, aucune technique qui puisse mener Ă  la prise de conscience. Elle survient lorsque la porte est ouverte et se maintient lorsque la comprĂ©hension de soi permet de laisser cette porte ouverte.
    Il faudrait aussi mettre en lumiĂšre qu’ouvrir cette porte n’est pas le fait de l’égo et du dĂ©sir de le faire, mais que c’est une chose rĂ©alisable, que c’est un acte qui vient du coeur et nĂ©cessite un abandon qui n’est pas une nouvelle action de l’égo.
    J’ajouterais qu’une volontĂ© qui n’est pas dĂ©calĂ©e de l’action, est inconcevable pour qui ne la vit pas. Nous sommes habituĂ©s Ă  dĂ©sirer une chose, la concevoir et mettre en oeuvre les moyens de l’obtenir, le rĂ©sultat survenant par aprĂšs. Ce mĂ©canisme de dĂ©calage agit aussi sur une pĂ©riode de temps minime comme le simple fait de vouloir s’observer. La seule observation de soi qui est valable est un ‘laisser-ĂȘtre’ oĂč n’intervient pas le dĂ©sir d’observer. Cette ‘non-action’ du mental, est une action positive qui vient de l’ñme.
    En rĂ©sumĂ©, le conseil serait :’’ soyez attentif, laissez ĂȘtre ‘’ et ce qui doit arriver, arrivera en temps voulu.

    Amicalement, André.

  6. Claudette dit :

    Bonjour Ă  trois et Ă  tous les autres ;-)

    Merci pour vos riches partages Béatrice, Marcel et André.

    Je suis contente que tu ramĂšnes ce texte de St-Jean de la Croix, BĂ©atrice. Je me reconnais dans ce qu’il dit et dans ton partage personnel. Les illusions sur l’Ă©veil sont corriaces. Parler avec honnĂȘtetĂ© de ces instants difficiles Ă©claire et supporte. J’ai eu un grand besoin de ces Ă©crits Ă  une pĂ©riode, la confusion s’emparait de moi. AprĂšs la confusion viennent la peur et la colĂšre. Oh lĂ  lĂ  !J’ai encore besoin de comprendre certains phĂ©nomĂšnes, de clarifier des concepts et de partager mon expĂ©rience. D’oĂč mon intĂ©rĂȘt pour ce blogue…

    J’aimerais revenir sur les dĂ©finitions de l’Ăąme que vous avez donnĂ©. Je suis dĂ©solĂ©e, mais elles ne font rĂ©fĂ©rence Ă  aucune expĂ©rience personnelle. Peut-ĂȘtre n’ai-je pas d’Ăąme ;-) ou peut-ĂȘtre que j’essaie de trop simplifier. Pour moi il y a le non-manifestĂ© (l’ĂȘtre) et le manifestĂ©. Y a-t-il une 3iĂšme catĂ©gorie qui m’Ă©chappe ? Dans quelle catĂ©gorie l’Ăąme peut-elle entrer? Simpliste comme question, mais amusant…

    BĂ©atrice, tu dis « A propos de l’ñme je dirais que c’est la partie de Dieu, qui se rĂ©incarne de vie en vie. C’est elle qui “rĂ©colte” la moisson d’expĂ©riences que l’on a accumulĂ©es. C’est le siĂšge de l’amour.» Je suis sensible Ă  cette dĂ©finition, mais pas convaincue. À un certain niveau, ça ressemble Ă  n’importe quelle manifestation de Dieu, mais qui serait cyclique. Est-cela ?Si oui quand le cycle prend-il fin ? Est-ce que l’Ă©veil courcircuite le cycle ?

    Quand ND Walsh parle d’Ă©lĂ©vation, de hiĂ©rarchie, ça nous replonge dans le monde de la dualitĂ© ou de la relativitĂ© oĂč certaines choses sont mieux que d’autres. C’est le monde des phĂ©nomĂšnes oĂč les choses naissent et meurent.

    Dieu est la Perfection, l’UnitĂ©, l’Infini. Si c’est Dieu on ne peut hiĂ©rarchiser. Il n’y a que les humains qui veulent plus ou mieux, car ils ont des considĂ©rations et des croyances. Ils jugent que ceci est mieux que cela. Dieu est Espace d’amour qui accueille tout, sans jugement.

    AndrĂ©, je crois comprendre que ta dĂ©finition de l’Ăąme serait l’Être, Dieu, mais tu ne le dis pas clairement. Est-ce cela ou autre chose ? Peux-tu prĂ©ciser ?

    Merci Ă  vous deux et Ă  toutes personnes qui veut bien m’expliquer ce que c’est que l’Ăąme. Moi je crois que Dieu a oubliĂ© de m’en donner une ;-)

    Cher Marcel, on dirait que tu as fait un bond de gĂ©ant. Wow ! Tu sembles plus libre, je sens plus d’espace Ă  travers tes mots.

    Affectueusement,

    Claudette

  7. Béatrice dit :

    Bonjour Claudette,
    Ce terme d’Ăąme, on le rencontre souvent.
    Je me le suis « appropriĂ©e » il y a peu parce qu’il me parle bien.
    Pour moi, l’Ăąme c’est l’amour et le coeur.
    Pour ma part ce serait plutĂŽt avec l’esprit que j’aurais un peu plus de mal….
    J’ai retrouvĂ© Ă  plusieurs reprises cette idĂ©e de trilogie: Ăąme, corps et esprit.
    Et il y a aussi la triple nature de Dieu des évangiles : le PÚre, le Fils et le Saint-Esprit.

    Neale dit :
    Tu es un ĂȘtre en 3 parties avec 7 chakras.
    Si vous ne choisissez qu’une de ces Ă©nergies, votre expĂ©rience reste partielle, incomplĂšte.
    L’Ăąme quitte le corps tous les jours durant le sommeil pour rajeunir le corps.
    Elle cherche le repos et pousse le corps « Ă  tomber endormie » lorsqu’elle cherche Ă  reposer et Ă  rĂ©veiller l’esprit.
    En mĂȘme temps la part de vous nommĂ©e esprit passe Ă  l’oubli, elle a Ă©tĂ© conçue pour le faire.
    L’Ăąme crĂ©e, l’esprit rĂ©agit.
    L’Ăąme comprend ce que l’esprit ne peut concevoir, il analyse.
    L’Ăąme te parle sous forme de sentiments, suis-les, il constitue la vĂ©ritĂ©.
    L’Ăąme comprend que toi et moi ne faisons qu’Un, mĂȘme si l’esprit nie cette vĂ©ritĂ© et que le corps agit Ă  partir de ce dĂ©ni.
    Vous ĂȘtes des ĂȘtres tripartites : esprit, corps, Ăąme.
    L’esprit est le plus grand outil de crĂ©ation que vous ayez jamais eu.
    La loi naturelle exige que le corps, l’esprit et l’Ăąme soient unis dans la pensĂ©e, la parole et l’action pour que le processus de la crĂ©ation fonctionne.
    Si l’Ăąme retourne Ă  la forme humaine c’est toujours dans le but de poursuivre l’expĂ©rience

    Nous sommes des ĂȘtres doubles, nous Ă©voluons aussi bien dans le monde du relatif que dans celui de l’absolu.
    C’est lĂ  que 2 vĂ©ritĂ©s coexistent simultanĂ©ment et qui semblent contradictoires, d’oĂč la confusion qui s’installe lorsque l’on passe de l’un Ă  l’autre comme c’est souvent mon cas….

    Neale dit :
    Il faut beaucoup de maturitĂ© pour voir et accepter qu’en fait ces 2 rĂ©alitĂ©s sont peut-ĂȘtre vraies toutes les deux.
    On tente sincĂšrement de rĂ©concilier des forces contraires qui ne peuvent l’ĂȘtre mais qui par la nature mĂȘme de la tension entre elles, produisent exactement l’effet dĂ©sirĂ©.
    Le domaine du relatif est structuré par ce genre de tensions.
    La plus grande divine dichotomie est qu’il n’y a qu’un seul Etre et par consĂ©quent, une seule Ăąme. Et l’ĂȘtre unique comprend bien des Ăąmes….

    Mes amitiés à tous

  8. Pascal dit :

    Bonjour Claudette, bonjour Ă  tous,
    et merci AndrĂ© pour tes mots toujours d’une profonde clartĂ©.
    Il y a quelques semaines je lisais l’un de tes posts qui m’a beaucoup frappĂ© expliquant que c’est au moment oĂč tu arrĂȘtas de chercher que tu ressentis cette PrĂ©sence qui ne te quitta plus.

    Je ne sais pas ce qu’est l’Ă©veil. Ou plus exactement je ne sais pas si je sais ce qu’est l’Ă©veil. J’ai lu pourtant beaucoup de choses Ă  son sujet et peux tenir de longues conversations. Et lorsque je m’exprime alors, je le fais avec la plus grande sincĂ©ritĂ© et conviction qui soit. Ce partage (rare) me procure d’ailleurs beaucoup de joie, et je vois profondĂ©ment l’Ă©vidence de la racine de la souffrance chez l’autre.
    Je me suis observĂ© moi-mĂȘme pendant de longs mois, me suis remis dans le moment prĂ©sent.
    J’ai pu voir que je n’Ă©tais pas mes angoisses, que l’illusion de mon esprit Ă©tait la seule entrave Ă  ma nature rĂ©elle, Ă  la fois pleine et vide. Aucun parcours, le silence est toujours lĂ , ou derriĂšre le bruit, accessible Ă  tout moment.
    Alors quoi d’autre? Ou pourquoi autre chose?…

    Ces derniers temps, j’ai arrĂȘtĂ© toute « recherche », toute lecture, toute rĂ©flexion. Bien sĂ»r, il ne s’agissait pas d’une intention qui serait revenu Ă  une autre forme de recherche, mais je me suis senti fatiguĂ© ou lassĂ© d’ĂȘtre vigilant.
    J’ai alors Ă©tĂ© violemment secouĂ© par des flots que je n’avais plus connu depuis bien longtemps.
    Puis, par moment, ces instants oĂč il n’y avait plus rien. Une vision simple, sans intermĂ©diaire, juste un oeil qui regarde. Aucun sentiment d’identitĂ©, de concept moi sachant qu’il regarde. Une fenĂȘtre de vie.
    Ici pas de sentiment de joie, ou transcendance ou de divin, mais juste un Regard simple, ouvert, tranquille, naturel.

    Alors quoi d’autre… Sans doute en filigrane cette question pertinente que soulevait AndrĂ© dans un prĂ©cĂ©dent post, ce qui arrive n’est-il finalement pas toujours mon propre choix?

  9. André P. dit :

    Salut Claudette,
    Oui, l’Ăąme c’est l’ĂȘtre, cet espace de conscience, le Soi. Ce sont des mots interchangeables, et si je choisis le mot ‘Ăąme’, c’est surtout pour appuyer ce retour au coeur de soi, par opposition au dĂ©centrement et Ă  la dispersion de soi, dans les mailles du temps.
    Je trouve aussi que le texte de Marcel transpire une grande sincĂ©ritĂ© et honnĂȘtetĂ© et il est pour cela, inspirant.
    André.

  10. Claudette dit :

    Merci André pour ta réponse simple et efficace. Pigé !

    Cher Pascal tes mots sont vides et si pleins. Merci de nous partager les alĂ©as d’un chercheur de vĂ©ritĂ© Ă©puisĂ© ;-) Quand le mental n’en peut plus, il finit par se taire. Ne t’inquiĂšte pas, ça va repartir. Ce n’est qu’une rĂ©mission. DĂ©guste bien, vu le prix que ça coĂ»te ;-) Tu dis «juste un Regard simple, ouvert, tranquille, naturel » Ça c’est divin…

    Merci BĂ©atrice pour tes explications. Je ne comprends toujours rien ;-) Je suis d’accord avec toi sur le fait que beaucoup de gens utilisent de terme Ăąme, mais je n’ai jamais compris ce que ça signifie. Par ailleurs, il m’est arrivĂ© de trouver des choses fort intĂ©ressantes dans les livres de ND Walsh. Je crois qu’il est une rĂ©fĂ©rence importante pour toi, aussi je ne voudrais pas que tu prennes personnel ce que je vais dire. Je trouve qu’il Ă©crit parfois des trucs que je qualifierais de « trucs Ă©sotĂ©riques new age » ;-)

    Je trouve que toi, BĂ©atrice, tu as plus de profondeur que de brave monsieur Walsh… Alors si tu as le goĂ»t de rĂ©pondre aux questions que je te pose dans mon billet prĂ©cĂ©dent, peut-ĂȘtre que je pourrai comprendre. Ça m’intĂ©resse vraiment beaucoup. En fait, je bute sur des points comme ceux que questionne.

    BĂ©atrice, que penses-tu du point de vue d’AndrĂ© qui l’utilise comme synonyme de Être ou Soi ?

    Bise Ă  tous,

    Claudette

  11. Béatrice dit :

    Claudette, ta question était :
    « Pour moi il y a le non-manifestĂ© (l’ĂȘtre) et le manifestĂ©. Y a-t-il une 3iĂšme catĂ©gorie qui m’échappe ? Dans quelle catĂ©gorie l’ñme peut-elle entrer? Simpliste comme question, mais amusant
 »

    L’Ăąme humaine fait partie du manifestĂ© bien sĂ»r.
    C’est l’ñme divine Une qui s’est divisĂ©e pour animer les corps humains. C’est la vie mĂȘme.
    La particularitĂ© c’est qu’elle se dĂ©place aussi bien au niveau humain que divin et que contrairement au corps et Ă  l’esprit, elle ne perd jamais conscience de qui elle est. Elle opĂšre aussi bien au niveau du relatif que de l’absolu. C’est un pont entre les deux.
    Quand elle quitte le corps, celui-ci s’endort ou meurt.
    Je l’assimile Ă  un des 3 aspects de Dieu dont tu parlais dans un de tes prĂ©cĂ©dents articles : ĂȘtre, conscience et bĂ©atitude. Pour moi elle reprĂ©sente la bĂ©atitude, l’amour, le fondement de la vie. Alors on peut l’appeler autrement bien sĂ»r.
    Je comprends que pour quelqu’un qui n’a pas vĂ©cu tout cela intimement ça ne soit pas Ă©vident Ă  comprendre, surtout que ça ne l’est pas toujours pour moi non plus ! C’est un peu comme si j’allais retrouver quelque chose que j’ai sur le bout de la langue, mais parfois il me suffit de l’écrire pour que tout se mette en place !
 Enfin j’espĂšre ne pas avoir rajoutĂ© de la confusion dans ton esprit !

    Ne t’inquiĂšte pas tu ne me vexes pas du tout en parlant de « new Ăąge ». Je suis ouverte Ă  absolument tout, y compris le new Ăąge. En rĂ©alitĂ© je constate que tout se rejoint.
    Je trouve des compréhensions partout et les écrits de ND Walsh ont été particuliÚrement prolifiques de ce point de vue.
    Bien à toi, et mes plus amicales pensées à Pascal

  12. Claudette dit :

    Bonjour Béatrice,

    Merci de te prĂȘter Ă  ce jeu de tenter de parler de quelque chose qui n’est certainement pas simple Ă  dĂ©crire. J’apprĂ©cie ton ouverture et ta patience.

    Quand tu dis que l’Ăąme, «c’est la vie mĂȘme» ou «ce serait un autre nom pour Amour», je saisis parfaitement. Pour moi c’est l’Être ou le Soi. Si c’est dans ce sens, j’avoue que le mot Ăąme a quelque chose de poĂ©tique. J’aime bien.

    LĂ  oĂč je ne comprends pas, c’est quand tu dis que c’est (l’Ăąme) un pont entre les deux. Pourrais-tu nous expliquer cela ? C’est obscur pour moi.

    Il y a une autre question qui me vient Ă  l’esprit. Je ne suis pas certaine, par contre, qu’il y ait un lien entre l’Ăąme et cette question. Mais qui sait ? Je sais que tu as eu de fortes expĂ©riences de kundalini. Pourrais-tu nous en parler et nous dire le lien que tu fais avec l’Ă©veil ? Je sais que certaines personnes vivent ces expĂ©riences de kundalini et d’autres pas. En connais-tu la cause ?

    Chaleureuse amitié,

    Claudette

  13. Béatrice dit :

    Claudette, ta question était :
    LĂ  oĂč je ne comprends pas, c’est quand tu dis que c’est (l’ñme) un pont entre les deux. Pourrais-tu nous expliquer cela ? C’est obscur pour moi.

    Au lieu du mot « pont » le mot « porte » serait plus adĂ©quat. Elle est la porte entre le visible et l’invisible.
    Le Christ a dit : « Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvĂ© ; il entrera et sortira, et il trouvera des pĂąturages (Jean X9-10)

    Dans le livre II du Yoga, Patanjali dit :
    L’univers sensible, n’existe que pour l’expĂ©rience et l’émancipation de l’ñme. L’ñme est le Perceveur : elle est assurĂ©ment la vision elle-mĂȘme, pure et simple, non modifiĂ©e, et elle perçoit directement les idĂ©es. C’est seulement pour le besoin de l’ñme que l’univers existe.

    Dans « autobiographie d’un yogi » Paramahansa Yogananda dit :
    L’homme grossier se doute t-il que le corps humain est un vaste empire rĂ©gi par l’ñme, sur le trĂŽne du cerveau, et dont les gouverneurs de province sont les 6 centres de l’épine dorsale ou « sphĂšre de conscience » ! Elle gouverne un peuple innombrable : 27 milliards de cellules douĂ©es d’intelligence Ă©lĂ©mentaire infaillible qui supplĂ©ent Ă  toutes les fonctions de l’organisme, 50 millions de pensĂ©es, Ă©motions et autres variations qualitatives subies par la conscience en 60 ans de vie moyenne. Toutes rĂ©voltes apparentes de cellules ou de l’esprit contre l’ñme, qu’elle se traduise par des maladies ou un Ă©tat de dĂ©pression est imputable non pas Ă  la dĂ©loyautĂ© de ces humbles sujets, mais au mauvais usage passĂ© ou prĂ©sent que l’homme fait de sa libre volontĂ©, laquelle lui a Ă©tĂ© donnĂ© en mĂȘme temps que l’ñme et qu’il ne peut aliĂ©ner.
    L’homme s’identifie avec un faux « moi », qu’il suppose ĂȘtre celui qui pense, qui veut, qui mange, qui se maintient en vie, refusant d’admettre que dans la vie quotidienne, il n’est rien d’autre qu’une marionnette gouvernĂ©e par ses actions passĂ©es (karma) son milieu ou son entourage.

    Claudette, Ă  ta demande je vais retranscrire ces expĂ©riences. J’ai hĂ©sitĂ© Ă  le faire. Je me suis beaucoup « Ă©panchĂ©e » au dĂ©but, sur des forums de discussion pour essayer de comprendre ce que je vivais, et je cherchais dĂ©sespĂ©rĂ©ment quelqu’un qui pourrait m’éclairer. C’était un appel au secours. Aujourd’hui je n’ai plus ces inquiĂ©tudes, et ces expĂ©riences Ă©tant intĂ©grĂ©es, je n’ai plus de demande. Mais peut-ĂȘtre que cela servira Ă  quelqu’un
.
    Physiquement cela dĂ©butait par la sensation que mon taux vibratoire changeait, c’est comme si mon corps tremblait de l’intĂ©rieur. D’un coup je « connaissais » la situation que j’étais en train de vivre. Je savais ce que mon (ou mes) interlocuteur(s) allait faire ou dire. J’étais hors du temps. Tout ce que je voyais n’était qu’illusion.
    J’avais l’impression que ma tĂȘte allait exploser, et que je perdais la raison. J’avais de fortes nausĂ©es, et cela finissait par une migraine Ă©pouvantable.
    Par peur je « retenais «, je refusais ce que je vivais.
    Cela a durĂ© des mois. Un jour passagĂšre de mon vĂ©hicule, lorsque la manifestation s’est annoncĂ©e, je me souviens m’ĂȘtre dit « je laisse faire ». J’ai repris conscience dans le camion des pompiers qui m’a transportĂ© Ă  l’hĂŽpital. Ces manifestations ont durĂ© environ 2 ans et cela fait environ un an qu’elles ont cessĂ©. C’est Ă  peu prĂšs Ă  la mĂȘme Ă©poque que j’ai pris conscience qu’il s’agissait d’un rĂ©veil spontanĂ© de la kundalini.

    Cela c’est l’aspect « physique », de ces expĂ©riences. L’autre aspect c’était les comprĂ©hensions spirituelles qui les accompagnaient ou les suivaient dans les heures ou les jours suivants.
    Ce sont les ouvertures du coeur, c’est la sensation que tout n’est qu’illusion, puis plus tard de ne faire plus qu’Un avec l’univers….
    C’est un processus de changement profond, mental et spirituel, qui s’effectue par pallier.

    En occident elle est si mĂ©connue que non seulement la personne ne sera pas accompagnĂ©e mais elle aura toutes les chances de finir dans un asile d’aliĂ©nĂ©, abruptie de mĂ©dicaments.
    Swami Muktananda s’en servait pour « Ă©veiller » la conscience des personnes. C’est vrai que l’on vit le processus d’Ă©veil en accĂ©lĂ©rĂ©, mais sans aide les risques sont importants.
    Cette Ă©nergie est d’une violence inouĂŻe, j’ai lu une fois qu’elle expliquerait la combustion spontanĂ©e des corps….
    VoilĂ , je n’ai pas d’information exceptionnelle Ă  transmettre sur le sujet….
    Peut-ĂȘtre quelqu’un ici en saurait-il davantage?

  14. Claudette dit :

    Merci Béatrice pour ce partage.

    Je me rappelle maintenant que tu m’en avais dĂ©jĂ  parlĂ©. Je ressens mieux aujourd’hui toute la violence que ça a reprĂ©sentĂ© pour toi. Je comprends que tu as dĂ» vivre beaucoup d’inquiĂ©tude avec ces expĂ©riences.

    Ça met en Ă©vidence le fait que lĂącher prise, laisser faire ce qui se fait est ce qui est le mieux. Nous ne gĂ©rons rien, nous ne choisissons rien. C’est la Vie qui s’exprime Ă  travers notre corps et notre psychisme. Le moi est enracinĂ© dans tous les aspects de notre identitĂ©. C’est un important travail de dĂ©racinement qui se fait. Personne n’a rien choisit. L’Ă©veil permet d’ailleurs de se rendre compte que ce que nous croyons ĂȘtre nous est une illusion, une crĂ©ation du mental. Cette crĂ©ation mentale est par contre trĂšs puissante, ça ne lĂąche pas facilement. C’est un processus qui dure un certain temps.

    Tu dis que l’Ă©veil de la kundalini est mĂ©connue est occident, et je suis d’accord. Est-elle plus rĂ©pandue en orient ?

    Tu dis aussi « Swami Muktananda s’en servait pour â€œĂ©veiller” la conscience des personnes. » Cela veut-il dire qu’il dĂ©clenchait le processus dĂ©libĂ©rĂ©ment ? Si oui, n’est-ce pas forcer les choses que de faire cela ?

    Je voudrais apporter une prĂ©cision pour tous ceux qui lirons ton commentaire. L’Ă©veil de la kundalini n’est pas nĂ©cessaire pour s’Ă©veiller. De toutes les personnes que je connais qui ont connu l’Ă©veil, BĂ©atrice est la seule Ă  avoir vĂ©cu l’Ă©veil de la kundalini. Donc, intitule que le mental se mettre au travail pour fabriquer des peurs ou des attentes. Inutile aussi de raconter ça Ă  quelqu’un qui est fortement sus l’emprise de l’ego pour permettre Ă  son ego d’avoir un trĂšs bon scoop Ă  raconter. Les gens obtiendront les informations qu’ils ont besoin d’obtenir en temps opportun. J’invite les gens Ă  rester bien centrĂ© et Ă  partager l’expĂ©rience de BĂ©atrice uniquement s’ils sentent que c’est vraiment juste.

    Quelqu’un me demandait la semaine derniĂšre si l’Ă©veil se faisait toujours Ă  partir de la souffrance. La rĂ©ponse est non. Denis Marie (voir son site dans mes liens ) s’est Ă©veillĂ© dans un moment de reconnaissance. D’autres, dans un moment tout Ă  fait banal, d’autres, comme Eckhart Tolle, dans une grande mĂ©lancolie. Il y a peu de dĂ©nominateurs communs. Chacun porte un chemin diffĂ©rent. Ça se dĂ©construit Ă  l’inverse de sa construction.

    Amitié,

    Claudette

  15. nadia dit :

    Bonjour Ă  vous tous, a toi Claudette et Ă  toi chĂ©re BĂ©a ( je retrouve lĂ  avec joie beaucoup du contenus de nos Ă©changes…)

    Merci avous tous pour ce partage qui rejoint et approfondit si bien les Ă©changes sur ton articles »les trois aspects de l’Ă©veil ».

    Claudette, tu poses la question:« Pour moi il y a le non-manifestĂ© (l’ĂȘtre) et le manifestĂ©. Y a-t-il une 3iĂšme catĂ©gorie qui m’échappe  »

    Lors de l’eveil de Conscience, le » moi  » et tout sentiment d’identitĂ© se dissolvent dans le non- manifestĂ©, la lumiĂ©re pure et neutre de la connaisance, le « connaissant du champs « .(Lors d’une mort clinique…)

    L’Ă©veil Ă  notre « nature spontanĂ©e » nous rĂ©vĂ©le que nous ne sommes pas les auteurs de nos actions, mais que ce sont les tendances, les forces et les lois de la nature qui agissent en nous. Conscience d’etre, animique, pourrait on dire…

    L’Eveil de la Kundalini, lorsqu’il est complet( j’en ai fait un aussi), relie completement tous les aspects de l’Etre dans une l’unitĂ© totale de la Vie…
    Peut -ĂȘtre est lĂ  que le concept d’Ăąme pourrait Ă©merger..

    L’Ă©veil du coeur, tu nous en as offert un magnifique tĂ©moignage…

    Je dirais , comme bĂ©atrice, que oui, il y a un troisiĂ©me terme: celui que l’on dĂ©couvre lors de ce que j’appelle depuis l’eveil a l’UnitĂ© du paradoxe. CELA qui inclu et transcende le non manifestĂ© et le manifestĂ©, la Nature dans tous ces « plans » , et tous ces divers aspects du processus d’eveil, comme Ă©tant les deux aspects indissociables de sa Nature d’Etre.( Je crois comprendre que c’est cela que bĂ©a appelle « l’Ame divine). C’est cela que pour ma part j’appelle l’Ă©veil de l’Etre.

    Je ne pense pas nĂ©cĂ©ssaire de partager ici dans le dĂ©tail le contenu « de chacune de ces expĂ©riences , mais « je » les ai toutes vĂ©cu.
    Jusqu’Ă  cette ExpĂ©rience indicible de l’UnitĂ© de Tout ce qui Est (du paradoxe), cela a produit longtemps une certaine confusion, car chacune « relativisait » l’autre…
    Mais depuis, tout est évidence, tout a sa place et son Sens dans une unité qui transcende tous les mots et tous les concepts.

    Mais les mots ne sont pas l’Etre …

    Merci a toi Claudette, pour cette ouverture a l’expĂ©rience et Ă  la Vision de l’autre.

  16. Claudette dit :

    Re-bonjour Nadia,

    Merci de partager ton expérience avec authenticité et ouverture.

    Je comprends du plus profond de moi-mĂȘme tout ce que tu dis et j’acquiesce. Il y a cependant 2 petits trucs qui retiennent mon attention.

    Tu dis « L’Eveil de la Kundalini, lorsqu’il est complet( j’en ai fait un aussi), relie completement tous les aspects de l’Etre dans une l’unitĂ© totale de la Vie

    Peut -ĂȘtre est lĂ  que le concept d’ñme pourrait Ă©merger»
    Y-a-t-il quelque chose dans l’Ă©veil de la kundalini de diffĂ©rent des 3 aspects de l’Ă©veil dont je parle ? Beaucoup de gens font l’expĂ©rience de « relier complĂštement tous les aspects de l’Etre dans une l’unitĂ© totale de la Vie », sans l’Ă©veil de la kundalini. Peux-tu ĂȘtre plus explicite ?

    De plus, tu dis «Peut -ĂȘtre est lĂ  que le concept d’ñme pourrait Ă©merger». C’est sans doute la seule phrase de ton commentaire qui me semble floue. On dirait qu’il faut trouver une place ou un concept Ă  l’Ăąme. C’est un des mots en spiritualitĂ© qui engendre beaucoup d’interprĂ©tations.

    Personnellement je ne crois pas qu’il y ait une troisiĂšme catĂ©gorie. Il y a le manifestĂ© et le non-manifestĂ©. AndrĂ© dit c’est l’Être et BĂ©atrice dit c’est du manifestĂ©. Je crois que je vais continuer de faire comme avant, c’est-Ă -dire utiliser les mots dont je connais bien le sens et m’abstenir d’utiliser ce beau mot poĂ©tique.

    L’Ă©veil de l’ĂȘtre permet de dĂ©couvrir qui je suis vraiment et qui je ne suis pas. C’est vrai que dans cet espace, qui n’en et pas un, tous les paradoxes se cĂŽtoient. Je suis CELA devient une rĂ©ponse juste Ă  la question qui suis-je ? Je ne sais par ce que tu veux dire par «il y a un troisiĂ©me terme: celui que l’on dĂ©couvre lors de ce que j’appelle depuis l’eveil a l’UnitĂ© du paradoxe. CELA qui inclu et transcende le non manifestĂ© et le manifestĂ©, » Pour moi CELA est DIEU, le SOI, l’ÊTRE. CELA ne peut transcender le non-manifestĂ©, il est le non-manifestĂ©, c’est Dieu qui est Transcendance, Conscience totale et Amour. Qu’en penses-tu ?

    Affectueusement,

    Claudette

  17. nadia dit :

    Bonjour Claudette,

    Je vais tenter de rĂ©pondre le plus clairement que possible a ta question, mĂȘme si c’est tres dĂ©licat, comme toujours…

    Tu Ă©cris: « Y-a-t-il quelque chose dans l’éveil de la kundalini de diffĂ©rent des 3 aspects de l’éveil dont je parle ? Beaucoup de gens font l’expĂ©rience de « relier complĂštement tous les aspects de l’Etre dans une l’unitĂ© totale de la Vie », sans l’éveil de la kundalini. Peux-tu ĂȘtre plus explicite ?

    Oui bien sur, beaucoup d’expĂ©riences permettent derelier tous les aspects de la Vie. D’expĂ©riences « transcendantales », je veux dire, de ces « percĂ©es » ou la conscience de soi disparait, et ou s’ouvre le champs de l’Etre et de la Conscience;

    L’Ă©veil de la Kundalini, comme je l’ai vĂ©cu, commence vraiment complĂ©tement et totalement dans le physique, lui.
    L’Ă©nergie monte comme une vibration tres puissante, comme si le corps ne devenait vibratoire, en fait. La sensation est tres puissante et presque insupportable, car on a l’impression que le corps se dissout dans de la lumiĂ©re. ( C’Ă©tait la nuit et les yeux ouvert, je ne voyais que de la lumiĂ©re)C’est un peu de l’ordre d’une espece d’orgasme de toutes les cellules, et la sensation d’avoir un corps transformĂ© en ampoule!!.
    L’energie de Vie pure…
    Lorsqu’elle n’est pas bloquĂ©e, elle monte Ă  travers tous les chakras, et cette dissolution et cette lumiĂšre s’expanse…Au Passage du Coeur c’est une ouverture totale, un Ă©veil du Coeur qui se rajoute, et pour ma part c’est au niveau de la gorge seulement que j’ai perdu la conscience de mon corps, et que le processus a continuĂ© comme dans les autres expĂ©riences, sans aucun sens du « je ».
    Au niveau de la TĂȘte, cela ouvre sur des plans de « Conscience toute connaissante », et puis apres, pure lumiĂ©re d’Etre et de silence..
    Cela a Ă©tĂ© suivi d’un tas de phĂ©nomĂšnes divers qui repoussent les limites de « l’ordinaire »(qu’on appelle « paranormaux »,ou siddhis, et dont on se mĂ©fie lorsqu’on on ignore de quels plans de l’etre ils sont l’expression parfaitement naturelle…) dont il ne me parait pas nĂ©cĂ©ssaire de parler ici, mais qui effectivement semble-t-il, sont des effets secondaires connus des Ă©veils de la kundalini;

    C’est dans ce sens lĂ  que je parlais de cette expĂ©rience comme « reliant tous les aspects de L’etre dans l’unitĂ© totale de la Vie ». Mais je voulais parler lĂ  des aspects physiques, biologiques,Coeur et Conscience, dans un Etre total, et non des aspects de l’eveil.
    « Par le corps de la terre », apres, c’est une expression qui prend tout son sens, de mĂȘme que celle de « Fils de l’homme, fils de Dieu  »

    Tu dis: »De plus, tu dis «Peut -ĂȘtre est lĂ  que le concept d’ñme pourrait Ă©merger». C’est sans doute la seule phrase de ton commentaire qui me semble floue. On dirait qu’il faut trouver une place ou un concept Ă  l’ñme. C’est un des mots en spiritualitĂ© qui engendre beaucoup d’interprĂ©tations. »

    C’est vraie que n’ayant pas racontĂ© cette expĂ©rience , je n’ai pas dĂ©velloppĂ©…
    je voulais simplement dire, que si on tient vraiment amettre des concepts sur ces vĂ©cus indicibles, effectivement, cette expĂ©rience lĂ , de par sa globalitĂ© qui inclu complĂ©tement le physique, et de par sa qualitĂ© Ă©nergĂ©tique, peut donner naissance Ă  ce concept d’Ăąme. cette « boule d’Energie/ Coeur /Conscience est totalement incarnĂ©e, et Ă  la fois complĂ©tement transcendante. Pour « parler « cela, je conçois qu’on puisse crĂ©er le concept d’Ăąme.

    Je ne cherche aucune place, ni aucun concept Ă  l’Ăąme, personnellement.
    Vois tu, ce qui est devenu clair pour moi, au travers de ces multiples « voyages intĂ©rieurs », c’est Ce qui Est, Est, que cela m’ai Ă©tĂ© dĂ©voilĂ© ou non, que je lui accorde une place au travers des concepts que j’accepte, ou que je la lui rĂ©cuse au nom de ceux que je refuse, cela ne change rien.
    Dans tous les domaines de la spiritualitĂ©, en fait,depuis une expĂ©rience prĂ©cise qui en a dĂ©voilĂ© toute la perversion et les dangers, je « refuse » les dĂ©finitions, les concepts et les systĂšmes de pensĂ©e qui tentent de saisir « la forme » de Ce Qui Est , et qui ce faisant, le rĂ©duise Ă  des limites et a des caricatures qui nous coupent complĂštement de la saveur de l’expĂ©rience intĂ©rieure de sa « qualitĂ© d’Etre ».
    Alors voilĂ , je ne sais pas si l’Ăąme , concept tirroir aux sens multiples existe, dans les divers sens ou elle est d’ordinaire conceptualisĂ©e.En fait je ne me pose pas la question.
    Je me sers du mot,( comme de ceux de dieu, de divin, d’Amour ou de conscience, comme d’un code, lorsqu’il ouvre un passage Ă  la communication et selont le sens qu’il a pour la personne avec qui je partage.
    Simplement, cette expĂ©rience tres spĂ©ciale de cet eveil de la kundalini ( qui a Ă©tĂ© la derniĂ©re de ces annĂ©es de « voyages intersidĂ©raux ») a encore une fois de plus ouvert les horizons de la « grille de lecture » Ă  travers laquelle j’interprĂ©tais mes propres expĂ©riences. Elle a ramenĂ© tout cela a la terre, Ă  la Vie et a la manifestation, avec la profondeur d’une Sigifiance, que les autres expĂ©riences n’avaient pas eu, Ă©tant toutes « transcendantes », et plus ouverte sur la connaissance, le Coeur, que sur le sens mĂȘme de la Vie dans le physique;

    Tu écris, chÚre Colette:
    « Personnellement je ne crois pas qu’il y ait une troisiĂšme catĂ©gorie. Il y a le manifestĂ© et le non-manifestĂ© »

    LĂ  aussi, c’est la mĂȘme chose.:-) j’ai employĂ© ces mots de « troisiĂšme catĂ©gorie », uniquement parce ils l’avaient Ă©tĂ©, et parce qu’ils supposent donc une premiĂšre et une deuxiĂšme catĂ©gories, qui elles, seraient rĂ©elles…( le non -manifestĂ©, et le manifestĂ©.)
    Si on accepte de conceptualiser la forme de ce qui Est sous ces deyux termes lĂ , ou est en rĂ©alitĂ© l’UnitĂ© et la Non dualitĂ©?
    ce que je voulais signifier lĂ ,c’est uniquement, cette unitĂ© totale, qui transcende toute idĂ©e de sĂ©paration entre ces deux aspects dont on tirĂ© des concepts qui donne l’illusion qu’ilssont sĂ©parĂ©s…
    J’essais un exemple bĂ©te.:-) Quelle est ta forme vraie? Ce que l’on voit de toi de face? Ou bien de dos? ( ou de dessus, de profils ou pas dessous si on veut s’amuser a complexifier..)
    Oui, lorsque tu es devant moi, c’est ta face (apparence manifestĂ©e) que je Vois, et ton dos, c’est cet inconnaissable qui te « supporte »…(non manifestĂ©)
    Ma « troisiĂ©me catĂ©gorie », qui inclue et transcende les deux autres, c’est TOI! Toi, avec ta face, ton dos, et tout ça sous ta peau, dans ton coeur et dans ta tĂȘte ( qu’on ne voit pas…) et qui fait que tu es un etre vivant.
    Je sais bien que c’est une mĂ©taphore tres simpliste, mais voilĂ  ce que je voulais dire..

    Tu dis: »Je crois que je vais continuer de faire comme avant, c’est-Ă -dire utiliser les mots dont je connais bien le sens et m’abstenir d’utiliser ce beau mot poĂ©tique. »

    :-) hĂ© oui, ce sont lĂ  tous les mystĂ©res et les piĂ©ges de la communication: C’est bien parce que nous mettons tous en gĂ©nĂ©ral des sens differents sous les mĂȘmes mots qu’il y a si souvent des malentendus et des quiproquos.
    Parfois aussi, est -il nĂ©cĂ©ssaire d’exprimer clairement le sens que nous donnonds Ă  nos mots, sinon, difficile de se comprendre….

    merci Ă  toi, Claudette. avec tendressse;

  18. Claudette dit :

    ChĂšre Nadia,

    J’aime beaucoup comment tu rĂ©cupĂšres et fait du chemin avec ce que je dis. C’est constructif. Nos expĂ©riences varient et les mots que nous utilisons pour dĂ©crire nos expĂ©riences varient aussi. Tu arrives Ă  rester dans l’UnitĂ© en dĂ©pit d’apparentes controverses. Je te sens bien centrĂ©e et juste. Merci de nous offrir ça !

    Ta description de ton Ă©veil de la kundalini me permet de la saisir de l’intĂ©rieur, moi qui ne l’ai pas vĂ©cu. Cela me permet aussi de voir que les diffĂ©rents chemins mĂšnent au mĂȘme endroit. C’est absolument magnifique de voir l’innombrable variĂ©tĂ© de chemins que la Vie prend pour s’exprimer. J’en suis toute Ă©mue. Chaque ĂȘtre humains reprĂ©sente un aspect d’une diversitĂ© infinie. Et il y a tant de similitude Ă  travers cette diversitĂ©. Se reconnaĂźtre Ă  travers les ressemblances et les diffĂ©rences me procure une joie profonde. C’est le crĂ©ateur qui reconnait sa crĂ©ation. Y a-t-il quelque chose de plus beau que ça ?

    J’aime beaucoup ce que tu dis Ă  propos de la troisiĂšme catĂ©gorie. Cela me permet de me clarifier et de voir, d’une part, que ce que tu appelles troisiĂšme catĂ©gorie est pour moi la premiĂšre. D’autre part je rĂ©alise que je parlais de la premiĂšre catĂ©gorie avec une idĂ©e de sĂ©paration plutĂŽt qu’une idĂ©e de totale inclusion. Lorsque j’ai Ă©crit mon texte sur les 3 aspects de l’Ă©veil, il Ă©tait clair que l’illimitĂ© inclus tout de qui est limitĂ©. Que la Conscience inclus tous les niveaux de conscience. Je vois que la clartĂ© cristalline n’est pas toujours au rendez-vous au niveau de l’expĂ©rience. Ce qui est limpide une journĂ©e peut ĂȘtre plus embrouillĂ© le lendemain. Dans une totale UnitĂ©, je peux maintenant affirmer qu’il n’y a qu’une seule catĂ©gorie. Il y a qu’UN. En parlant de deux, je suis sĂ©parĂ©e. Je le vois bien maintenant. Wow! C’est tellement subtile.Merci chĂšre Nadia. Notre ami AndrĂ© Ă©voquait cette notion de perpĂ©tuel aller-retour de la puretĂ© cristalline au brouillard plus ou moins dense quand il disait le 14 septembre dernier : « Il est bien Ă©vident, selon mon point de vue, que l’éveil est un processus qui demande de rĂ©pĂ©ter indĂ©finiment, le premier pas. À savoir, retrouver l’instant, se dĂ©faire de l’envahissement Ă©gotique qui tend Ă  se reformer, comme un oiseau qui s’ébroue. »

    Sur ces sages paroles, je vous embrasse,

    Claudette

  19. nadia dit :

    merci Ă  toi, chĂ©re Claudette, pour cette ouverture, et cet acceuil de la vision de l’Autre. Ce que tu offres ici est rare…:-)

    Oui, c’est ça, il n’y a qu’UN!!
    UN sous divers aspects, et des que l’on sĂ©pare, c’est sĂ©parĂ©… »Je crois » profondement qu’il n’y a qu’un chemin, celui de l’Un Ă  l’Un que fait la conscience Ă  travers les voiles de l’oubli et de l’ignorance…

  20. nadia dit :

    Pour en revenir briĂšvement Ă  l’Ă©veil dela Kundalini…:-)

    « Ta description de ton Ă©veil de la kundalini me permet de la saisir de l’intĂ©rieur, moi qui ne l’ai pas vĂ©cu. Cela me permet aussi de voir que les diffĂ©rents chemins mĂšnent au mĂȘme endroit »

    Je crois qu’on peut dire que l’Ă©veil de la kundalini, c’est un Ă©veil tres « tantrique », dans le sens ou il conduit Ă  toucher Ă  l’Ă©nergie pure, Ă  cette « Incandescence » mĂȘme qui est Ă  la base de tout dĂ©sir, et qui anime les sens.
    C’est un Ă©veil global dans le sens ou il uni totalement la Conscience , l’Amour, l’Etre et cette Incandescence, comme Ă©tant autant de facettes et d’aspects, les simples redondances dans des plans diffĂ©rents d’une seule et unique RĂ©alitĂ©.

  21. daniel danner dit :

    Sachez que les lois de la nature et toutes les expĂ©riences sont en fait le paradoxe originel en mouvement qui permet Ă  l’Etre d’obtenir Sa rĂ©ponse

  22. nadia dit :

    Bonjour daniel…:-)

    « Sachez que les lois de la nature et toutes les expĂ©riences sont en fait le paradoxe originel en mouvement qui permet Ă  l’Etre d’obtenir Sa rĂ©ponse »

    Je crois que nous le « savons »effectivement tous…;-)

  23. daniel danner dit :

    c’est rassurant;-)

  24. william dit :

    merci pour ce partage de vos vies .

    tres enrichissant..

    pour ma part, je suis plutot dans la lessive que dans l’extase.je crois que je vais lire ce livre :)

    apres quelques extases, c’est vrai que la lessive me parait bien rebarbative et exige une attention de tout les instant.

    j’en suis au stade ou je regarde mon egocentrisme, mes habitudes avec plus ou moins de bienveillance selon ma capacitĂ© du moment Ă  etre present… c’est tres dĂ©sagreable et assez epuisant.

    qu’en pensez vous ??

  25. Claudette dit :

    Bonjour William et bienvenue sur le blogue.

    Le jugement que nous portons sur les expĂ©riences contribuent Ă  les rendre plus dĂ©sagrĂ©ables. Ne pas aimer quelque chose le fait exister et l’amplifie. C’est l’accueil, l’amour que le libĂšre. Et quand on n’aime pas quelque chose on peut commencer par aimer ou accueillir le fait de ne pas aimer ça.

    Le livre de Jack Kornfiel n’est plus disponible en français. Je crois qu’il l’est en anglais.

    Si tu souhaites avoir des Ă©changes avec les autres personnes qui Ă©crivent sur le blogue, ce serait mieux que tu Ă©crives sous l’article qui a Ă©tĂ© publiĂ© le plus rĂ©cemment. Ici il risque de n’y avoir que moi qui voit ton commentaire. Je te donne RV sous l’article actuel.

    Salutations chaleureuses,

    Claudette

  26. william dit :

    merci claudette,

    je vais voir de ce pas l’article actuel….

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