" Pour réaliser ce qui vous tient vraiment à coeur, VOUS ! "

Afin de devenir moi-même, je dois cesser d’être ce que j’ai toujours cru que je voulais être. Afin de me trouver moi-même, je dois sortir de moi-même et afin de vivre, je dois mourir.

-- Thomas Merton

La libération est le relâchement complet de toutes les tensions physiques, émotionnelles et mentales.

-- Swami Prajñânpad

Le Silence était là, tout simplement, et “je” n’étais plus une entité à part entière. “Je” était le monde, ce que j’avais toujours été.

--Serge Pastor

L’éveil est une histoire drôle ! C'est comme un poisson dans l'océan qui cherche l'océan.

-- Ravishankar

Ne méditez pas - soyez ! Ne pensez pas que vous êtes - soyez ! Ne pensez pas à l'être - vous êtes !

--Ramana Maharshi

Le sage n’est pas celui qui sait résoudre les problèmes, mais celui qui sait ne pas les créer.

-- Auteur inconnu

Après tout, qu'est Dieu ? Un éternel enfant jouant un jeu éternel dans un éternel jardin.

-- Sri Aurobindo

LA RÉALISATION DE SOI

13 octobre 2011
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La lecture de ce texte requiert un esprit et un coeur ouvert. Votre raison est invitée à rester en retrait, le temps que l’Être reconnaisse ce qu’il sait déjà au fond de lui.
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Avez-vous réalisé que ce que vous êtes n’a rien à voir avec vos talents, vos limites ou votre état de santé physique et psychologique ?
Avez-vous réalisé que vous vivez votre vie selon les croyances que les autres et vous-même vous ont inculquées à propos de la vie ? Que ces croyances vous font rechercher certaines expériences et en éviter d’autres?
Avez-vous réalisé que le nectar d’amour, le substrat universel qui sous-tend, contient et transcende tout ce qui existe est si puissant que si vous y êtes exposé un seul instant, votre vie transpirera ce doux parfum pour toujours.
La puissance de l’amour est inimaginable par l’esprit. Ceux qui osent s’ouvrir au nectar de l’amour divin en ressortent transformés à jamais.
L’amour dissout la souffrance pour laisser la place à la radieuse beauté de l’Être. Ce joyau d’une pureté cristalline et d’une insoutenable splendeur, est ce que vous êtes, au-delà de vos croyances.
Êtes-vous prêts à vous laisser toucher par la grâce de l’amour qui s’offre à vous en cet instant ?
Si vous dites oui, le nectar divin commencera à irriguer votre corps, à transformer chacune de vos cellules, à vous éclairer et à vous nourrir de l’intérieur. Ce processus est irréversible. Si vous laissez l’amour entrer dans votre vie, il n’en sortira plus. Vos difficultés auront un goût d’acceptation, vos limites s’estomperont peu à peu et vous retrouverez votre nature véritable, Être.
Se réaliser, c’est réaliser que « je suis tout ce qui est ». C’est reconnaître que ma nature profonde est spirituelle, que ce que je suis est impersonnel et indivisé. Je suis UN. Toute notion de séparation est une construction de l’esprit qui voile la radieuse beauté de l’Être.
Tout est Être. Rien n’y échappe, rien en est exclus : ni la souffrance, ni la guerre, ni le mensonge, ni l’échec, ni la trahison.
Réaliser la grandeur de l’amour est une grâce. Êtes-vous prêts à vous ouvrir à cette grâce ?
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Dans la grâce de l’amour,
Claudette

SI SIMPLE !

22 septembre 2011

Katia a plongé dans l’éveil récemment. Peu de temps après, elle s’est rendue compte que l’ego voulait s’accaparer de ce trésor. Elle a mis en mots son expérience.
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C’est tellement facile de glisser dans le personnel… Quelque chose d’aussi beau, d’aussi grand, d’aussi pure. Et vlan! On veut se l’approprier, le garder pour nous. Ce qui fait sa grandeur, sa beauté, sa pureté, c’est justement son impersonnalité. On ne peut pas mettre une flamme sous un dôme de verre pour la garder intacte. Elle s’éteindra. Tout ce qu’on s’approprie s’affadie. Une fleur dans un vase fane plus vite que dans la nature. Tout est à sa place sans notre intervention…
C’est notre jeu humain de vouloir posséder, transformer, mettre à notre façon, garder, contrôler. Un jeu contre nature. Un jeu de séparation. On force l’union alors que rien n’est séparé. Ça fait parti de l’illusion. Tout est déjà parfait sans qu’on intervienne. Laisser être ce qui est. Accueillir le changement qui se fait seul. Pas besoin de tirer, de pousser, de forcer. Observer, accueillir, aimer simplement ce qui est dans l’instant. Rien d’autre n’existe. Un seul instant qui, le temps de le nommer, n’existe plus. Le défi est dans le non défi. Être. Simplement être et dire oui à ce qui veut se réaliser à travers nous. Rien d’autre et tout cela à la fois. Rien n’est décidé avec la tête. On ne décide pas mentalement de s’engager. C’est un choix sans choix. Un élan qui vient d’ailleurs. On ne décide pas mentalement de lâcher-prise. Ça lâche-prise. C’est si simple que nous cherchons à compliquer. Tellement simple! Et si grand à la fois.

Katia de Pokomandy-Morin

DÉCÈS D’UN SAGE : ARNAUD DESJARDINS

21 août 2011

« Le but, le seul, c’est de franchir ces limitations, ces contradictions, ces finitudes, pour s’éveiller à la Conscience réelle. »

Né le 18 juin 1925, éduqué dans un milieu chrétien protestant, Arnaud Desjardins est l’un des premiers occidentaux à avoir découvert et fait découvrir par des documents télévisés, grâce à ses nombreux voyages et sa passion pour la spiritualité, de grandes traditions méconnues des européens : l’hindouisme, le bouddhisme et le soufisme (mystique de l’Islam) en particulier. Il a également séjourné dans un monastère chrétien trappiste.

Sa philosophie, très loin de tout esprit sectaire, s’inspire de la pensée de Swâmi Prâjnanpad tout en se montrant très proche du bouddhisme zen et ouvert à toutes les grandes traditions religieuses, qu’elles soient orientales ou occidentales.

Cette philosophie s’incarne dans une authentique sagesse pratique, qu’il enseigne à ses disciples. C’est à la lumière de cette pratique quotidienne, et de tous les instants, qu’il a relu les Évangiles et qu’il peut se dire chrétien. En effet, si la sagesse est universelle, il importe à ses yeux de s’inscrire dans une tradition religieuse, de préférence celle dans laquelle on a vu le jour, pour approfondir celle-ci en évitant le piège du syncrétisme, auquel notre époque succombe volontiers.

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Ceci est le Soi, ceci est moi

27 juillet 2011
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Ramana Maharshi
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Ramana Maharshi dit : « Le gourou ne dira rien de plus que ce que je suis en train de dire maintenant. Il ne vous donnera rien que vous ne possédiez déjà. Il est impossible pour quelqu’un d’obtenir ce qu’il ne possède déjà pas. Même s’il l’obtient, cela partira comme c’est venu. Ce qui arrive doit aussi s’en aller. Seul demeure ce qui toujours est.
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Le gourou ne peut pas vous donner quelque chose de nouveau, que vous n’ayez déjà. Tout ce qu’il faut, c’est se débarrasser de la notion que nous n’avons pas encore réalisé le Soi.
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Nous courons partout à la recherche du Soi en disant  » ou est-il? où est-il?  » jusqu’à ce qu’enfin l’aurore du jnana drishti (vision de la connaissance) s’élève, et que nous disions « ceci c’est le Soi, ceci c’est moi ». Une fois cette vision atteinte, il n’y aura plus d’attachement même si l’on se mêle au monde. »

LE BONHEUR EST NOTRE VÉRITABLE NATURE

6 juin 2011

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Citation de  la préface du livre d’Annamalaï Swâmï
(fidèle disciple de Ramana Maharshi)

COMME UNE MONTAGNE DE CAMPHRE

Le bonheur est notre véritable nature.

Tel est l’enseignement des Sages.

 »Oui ! Mais…  »

Tel est l’écho que leurs paroles suscitent en nous.

 »Oui ! »

Nous sentons que ce qu’ils disent est vrai.
La grâce de leurs paroles, la beauté de leur sourire, et la force tranquille
qui émane d’eux, nous réjouissent profondément.

Le temps d’une lecture ou d’une rencontre,
nous nous sentons paisible et heureux.

 »Mais… » Cela ne dure qu’un temps.
A peine le livre refermé, à peine rentrés chez nous,
nous retrouvons nos doutes.
Nous nous disons : « Bien sûr, il est heureux !
Ce qu’il dit est peut-être vrai !
Mais comment pourrais-je devenir son égal,
alors que les circonstances de ma vie sont si dévaforables ?
Comment pourrais-je être heureux, alors que tant de
problèmes m’assaillent ? »â€¨â€¨Cette vision de nous-mêmes, nous la tenons pour assurée.

C’est à un changement radical de point de vue que nous convient
Ramana Maharshi, le Grand Sage hindou,
et Annamalaï Swâmî, un de ses plus proches disciples.

R M
 »Tenez-vous en arrière de la montagne de problèmes,
refusez de les reconnaître comme vôtres et ils
vont se dissoudre et disparaître sous vos yeux. »

R M « Ce n’est pas une montagne de roche,
c’est une montagne de camphre
(un corps solide hautement combustible).
Si vous en allumez un coin avec la flamme de
l’attention discriminante, elle sera réduite à néant. »

Chaque entretien, chaque histoire, chaque conseil
nous invite à modifier notre vision du monde et de nous-mêmes,
et s’offre à nous comme un outil
de transformation intérieure.

Vu sur le blog Sililia

C’EST VIVRE !

7 avril 2011
Virgil Hervatin vit au Québec depuis 1960. Ignorant l’existence de toute dimension spirituelle, il connut un éveil en 1991. En quelques années, un nombre croissant de chercheurs sont venus le rencontrer. Il exhorte ses interlocuteurs à vire pleinement le présent, et les ramène toujours à eux-mêmes afin d’éviter tout attachement à sa personne.

Virgil, comment pourriez-vous résumer votre expérience d’ouverture ?
Ce n’était pas une expérience ; c’est venu comme cela. Pour moi, ce n’était pas une expérience. Je ne m’attendais à rien. C’est arrivé spontanément, le matin. Je ne savais pas ce que c’était, mais c’était quelque chose de très grand, d’immense. Je n’avais jamais entendu parler d’une telle chose. C’était beau, très beau. C’était une joie. C’était quelque chose d’autre, quelque chose de formidable.
Y a-t-il eu des peurs qui ont surgi à ce moment-là ?
Non, non, absolument pas. C’était plutôt la joie : une joie énorme. Je me sentais partout à travers l’espace. Je pouvais sentir tout ce qui pouvait m’entourer, en dehors de la pièce, dans l’univers. C’était immense, beau. On ne peut pas le décrire, il faut le vivre. C’est difficile à exprimer.
Cela a duré plusieurs heures ?
Oui. Cela a duré de 5h45 jusqu’à environ 13h00.
Étiez-vous toujours seul durant ce temps ?
Au début j’étais seul, mais après un certain temps ma femme est venue. Mais j’étais toujours dans cet état, dans cette vibration très forte. Est-ce qu’il faut décrire toute cette chose ? Parce qu’il y avait beaucoup d’éléments ! Je ne peux pas décrire tous les phénomènes et ils ne sont pas importants. On ne peut pas vivre dans cet état dans la vie quotidienne habituelle ; c’est quelque chose d’extraordinaire.
Avez-vous ressenti quelque chose de différent dans votre corps ?
Oui, oui ! À l’intérieur, tout mon corps. J’avais vraiment l’impression que je n’étais pas seul, que je ne pouvais pas créer cette chose avec mon mental : c’est impossible ! Je me demandais : « Qu’est-ce qui m’arrive ? » L’énergie était telle que j’avais l’impression de ne pas toucher le sol. Je me sentais comme soulevé, léger, avec une vibration très forte. Et une joie ! Une joie ! Je pleurais de joie.
Et vous étiez bien, dans votre corps ?
Oh ! Très très bien. Super bien. Je sentais une joie énorme au plexus et au cœur. En quelques minutes tout mon corps était purifié. Durant les deux jours suivants, j’entendais une voix persistante me répéter de prendre soin de mon corps.
Quand cela vous est arrivé, compreniez-vous ce qui se passait ?
Non, je ne savais pas ce qui m’arrivait. Alors, je me disais que quelqu’un était avec moi à l’intérieur. Mais qui ? Auparavant, je n’avais aucune idée qu’il y avait un tel intérieur ! Quand j’ai vu ma femme, plus tard, je lui ai dit : « Paulette, le Seigneur est avec nous. » Elle m’a regardé avec étonnement, parce que jamais je ne parlais de cela : le Seigneur, Dieu. Je n’y croyais pas en ces choses.
Voyez-vous un élément qui aurait pu déclencher cette expérience ?
Rien. Sur le moment, lorsque je vivais cette expérience, je ne pouvais voir comment cela s’était déclenché ; je le vivais, simplement. Après, je me demandais…
Vous vous posiez parfois des questions auparavant ?
Jamais ! Je ne connaissais pas la vie spirituelle, je ne savais pas que cela existait.
Avez-vous eu envie de communiquer avec des gens alors ?
Oui, mais ça ne les intéressait pas. J’ai demandé à ma femme : « Est-ce que j’ai l’air différent des autres jours ? » Elle m’a répondu : « Non, tu es pareil, sauf que les yeux sont très brillants. »
Il fallait que je me touche souvent au plexus solaire, tellement c’était fort : ça me faisait pleurer. Je voyais toute cette souffrance dans les gens, je voyais en eux. Je les voyais pleurer en dedans, mais ils prétendaient que non. Mais c’est un phénomène ; ce n’est pas important.
Mais plus tard, quand Paulette a vu que vous étiez différent et que les gens commençaient à venir vous voir, comment réagissait-elle à ce moment ?
Elle était quelque peu contrariée de ce que cela m’arrivait à moi et pas à elle aussi. Plus tard, je lui ai dit : « Si tu crois que c’est le Christ ou un dieu qui est venu pour moi, il pouvait aussi t’inclure, qui était à côté de moi. Mais tu vois, cela n’a rien à voir avec l’extérieur ! »
Avez-vous rencontré de l’incompréhension ?
Oui, une grande incompréhension. Certaines personnes se sont éloignées de moi. En général, les gens sont attachés à l’aspect mondain de l’existence ou à ce qu’ils ont entendu sur l’Église et Dieu. On m’a demandé si j’étais dans ce genre d’état ; j’ai dit que non.
À partir de ce moment-là, vous viviez quelque chose de très différent. Votre vie devais être changée, peut-être pas extérieurement, mais intérieurement ?
Tout était changé ! Tout était beau, tout était magnifique. La création est belle et il n’y a aucune raison de se plaindre. Tout de suite après cette expérience, je suis sorti : j’observais les gens marcher ou conduire dans la rue et je voyais des automates. Un automate qui conduit un autre automate. Je les percevais très très soucieux. Je sentais leur souffrance à l’intérieur.
À la maison, il y avait une statuette fabriquée au Mexique. Ce matin-là, je la tenais dans mes mains et je pouvais voir là où elle avait été fabriquée, qui l’avait faite, comment, l’endroit exact, les gens qui avaient travaillé sur elle. J’ai pensé : « Mon Dieu ! Qu’est-ce qui m’arrive ? » Alors, il y a des phénomènes, mais on n’est plus dans la peur. Il y a bien des éléments, mais je ne peux pas les raconter.

Vu sur le site Revue 3e millénaire

Autres informations sur Virgil

Blog de la Revue 3e millénaire

DÉRACINER LA SOUFFRANCE

17 février 2011

La quête spirituelle met en route un mécanisme très complexe où chercher revient à demander au sujet de trouver un objet qui serait le sujet lui-même. C’est impossible, il ne peut trouver qu’une idée de lui-même. Ce qu’il est en essence, conscience immuable, ne peut être pénétré que par celle-ci, dans un élan à l’intérieur d’elle-même. Celui qui cherche l’absolu est ce moi qui multiplie l’activité duelle de l’esprit, mais qui, fatigué de ses jeux, aspire à une dimension paisible et sans souffrance. C’est cette entité changeante qui, dissimulant notre vraie nature, nous promet ensuite de nous montrer comment la découvrir… La recherche spirituelle est un processus mental qui pose dès le départ un centre, le moi, et un chemin qui s’inscrit dans le temps. Tant que ce moi poursuit quelque chose, même la réalité éternelle, il est dans le champ du temps créé par l’activité de la pensée. Toute idée d’évolution, de transformation, ne concerne que lui et s’inscrit dans ce monde duel qui existe grâce à l’espace-temps. Par des efforts qui ne seront que des impressions mentales, ce moi qui se prend pour ce qu’il apprend se renforcera, progressera certainement sur le plan intellectuel, tout en se donnant l’illusion d’une évolution spirituelle. Tragique méprise

Nicole Montinéri

http://www.laconscience-espace.com/

Texte vu sur le site Éveil Impersonnel

LA NON-DUALITÉ

3 février 2011
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Non-dualité (Advaïta en sanscrit), parfois écrit sans trait d’union, signifie « non deux ou Un sans second ». La non-dualité n’est ni une religion, ni une philosophie. La non-dualité les transcende, les unifie, les couronne. Les sages et les initiés de différents courants religieux sont tous d’accord sur leur expérience de la non-dualité, laquelle est une expérience de non séparation, d’unité. La disparition du moi au profit du Soi, du Un est la non-dualité.

La non-dualité est au coeur même de l’Indouisme, du Soufisme, du Boudhisme Zen, du Shivaisme et des enseignements du Christ.

Alors que l’exotérisme de beaucoup de religions et philosophies est truffé de contradictions et de conflits bien menés par des personnes installées dans la dualité, l’ésotérisme partage l’expérience de l’unité. C’est la communion entre Dieu et les hommes, entre le non-manifesté et le manifesté. La non-dualité ne s’oppose pas à la dualité, elle l’inclut. C’est la Conscience totale qui contient tous les niveaux de conscience, c’est l’Illimité qui contient le limité, c’est l’Amour qui contient toutes les formes d’amour et de non amour. C’est l’explosion de la vie à chaque instant, ici et maintenant.

La dualité se manifeste par des « j’aime / j’aime pas », des « je veux / je ne veux pas » qui sont des expressions de l’ego qui tente de contrôler le monde. L’ego est déterminé par sa prédisposition à expérimenter ce qu’il veut bien expérimenter. Il discrimine en fonction de ses choix personnels. Il rejette les expériences qu’il juge insupportables et multiplie celles qu’il trouve agréables.

Pour sortir de la dualité, il est nécessaire d’aller au-delà de l’expérience en accueillant ce qui est. Ce qui est n’est pas négociable, c’est. Un point c’est tout. L’ego va se battre farouchement pendant des années en essayant d’échapper à ce qui est.

Plonger sa conscience dans ces noeuds de souffrance, accueillir ce qui est et lâcher prise aux intentions personnelles qui ne peuvent se réaliser permet de retourner dans un espace de paix, d’amour et de créativité.

Tant de conditionnements hantent notre mental. Il faut le bien, mais pas le mal ; il faut le plaisir, mais pas la souffrance ; il faut le désir, mais pas la peur ; il faut l’amour, mais pas la haine. Unifier ces paires de dualités c’est leur donner le droit d’exister sans s’y opposer. C’est les accueillir au royaume de l’amour, c’est bénir ce qui est. Tout cela est possible lorsque nous nous désidentifions d’un côté de la paire, quand nous lâchons prise. Ce mot sur-utilisé trouve ici tout son sens. Quand nous désirons un côté et résistons à l’autre, nous sommes piégés dans la dualité. En lâchant prise à l’un des deux aspects de la dualité, nous retrouvons un espace intérieur accueillant, intelligent, aimant et transparent. C’est notre espace initial de paix et d’amour. La conscience totale se décrispe et reprend sa forme originelle, illimitée. Soudainement, tout s’articule à partir d’un champ lumineux et joyeux, un espace de perfection indicible.

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Claudette

FRANCIS LUCILLE

14 janvier 2011


En 1973, Francis Lucille découvre la sagesse orientale à travers les textes védantiques et bouddhistes. Cette découverte déclenche une profonde quête d’identité qui trouve sa résolution peu de temps après sa rencontre avec son maître spirituel, Jean Klein, qui a lieu en 1975.

Parfois, il m’arrivait d’avoir un avant-goût d’une conscience illimitée, notamment lors de la lecture de textes advaïtiques ou bouddhistes, ou lors de réflexions profondes sur la perspective non-duelle. Elevé par des parents matérialistes et antireligieux, et rompu à l’étude des mathématiques et de la physique, j’étais à la fois peu disposé à adopter une croyance religieuse quelle qu’elle soit, et méfiant envers toute hypothèse qui n’aurait pas reçu une validation scientifique ou logique. Une conscience illimitée et universelle me semblait être une croyance ou hypothèse de cet ordre, mais je demeurais ouvert à cette éventualité. Le pressentiment de la conscience illimitée était en fait la source d’énergie qui alimentait ma quête. Deux ans après le premier aperçu, cette possibilité avait pris une position centrale dans ma recherche.

C’est à cette époque qu’eut lieu un changement radical, un retournement copernicien. Cet événement, ou plus précisément, ce non-événement, est isolé, autonome, sans cause. La certitude qui en découle a une force absolue, une force indépendante de tout événement, de tout objet ou de toute personne. Elle ne peut se comparer qu’à notre certitude intime d’être conscient.

J’étais assis dans mon studio, méditant en silence en compagnie de deux amis. Il était encore trop tôt pour préparer le dîner, notre prochaine activité. N’ayant rien à faire, n’attendant rien, j’étais disponible. Mon esprit était libre de dynamisme, mon corps détendu et sensible, bien que je sente un léger inconfort dans la nuque et le dos.

Au bout de quelque temps, Yvan, l’un de mes amis, entonna à l’improviste un chant traditionnel sanscrit, le Gayatri Mantra. Les syllabes sacrées entrèrent mystérieusement en résonance avec ma présence silencieuse qui sembla devenir intensément vivante. Je sentis un désir profond s’élever en moi, en même temps qu’une résistance m’empêchait de vivre pleinement la situation, de répondre de tout mon être à cette invitation de l’instant, et de m’y fondre. Au fur et à mesure que l’attirance mystérieuse suscitée par le chant augmentait, la résistance elle aussi s’accroissait, peur grandissante qui devint bientôt une terreur intense.

A ce point, je sentis que ma mort était imminente, et que cet horrible événement allait être déclenché sans coup férir par le moindre lâcher prise, le moindre abandon à la beauté promise par le chant. J’étais à la croisée des chemins. A la suite de ma quête spirituelle, le monde et ses objets avaient perdu toute attraction pour moi. Je n’en espérais rien de substantiel. J’étais l’amant exclusif de l’absolu, et cet amour me donna le courage de plonger dans le grand vide de la mort, de mourir pour l’amour de cette beauté, si proche maintenant, cette beauté qui m’invitait par-delà les mots sanscrits.

La terreur intense qui m’avait saisi dénoua instantanément son étreinte et se mua en un flux de sensations corporelles et de pensées qui se mirent à converger vers une pensée unique, la pensée « je », tout comme les racines et les branches d’un arbre convergent vers leur tronc commun. Dans une aperception quasi simultanée, l’entité personnelle à laquelle je m’identifiais jusqu’alors se révéla en totalité. Je vis sa superstructure, les pensées nées du concept « je » et son infrastructure, les traces de mes peurs et de mes désirs au niveau physique. L’arbre entier était maintenant contemplé par un œil impersonnel. La superstructure des pensées et l’infrastructure des sensations corporelles s’évanouirent rapidement, laissant seule la pensée « je » dans le champ de la conscience. Pendant quelques instants, encore, la pure pensée « je » sembla vaciller, telle la flamme d’une lampe dont l’huile vient à manquer, puis s’éteignit complètement.

A ce moment précis, le fondement intemporel de mon être se révéla dans sa splendeur immortelle.

Francis Lucille, Le sens des choses. Entretiens sur la non-dualité, Accarias L’Originel

RÉALISER LE MOMENT PRÉSENT

30 décembre 2010



En cet instant béni où tout est complètement nouveau et inconnu, je vous souhaite de RÉALISER que seul le moment présent existe. Percevez l’immensité du présent et l’infini diversité de ce qu’il contient.

Toute notion de passé et de futur existe dans un monde imaginaire créé par le mental. Je vous invite à regarder la vérité en face et à vous demander si l’année 2010 existe vraiment. Avec une rigueur scientifique, on ne peut que réaliser que l’année 2010 n’existe pas et n’a jamais existé ailleurs que dans notre pensée. Sortez de votre pensée et ressentez ce qui est ici et maintenant. Il n’y a rien d’autre à faire.

L’année 2011 est un leurre. Il n’existe que le présent qui vous façonne à chaque instant. Vous êtes le présent jouant avec vous-même. Réaliser le moment présent, c’est découvrir la Vérité. C’est ce que je vous souhaite de tout coeur.

Avec amour,

Claudette