" Pour réaliser ce qui vous tient vraiment à coeur, VOUS ! "
La spiritualité commence où finit l'ego.
-- Gilbert Anken
La Vérité est un pays sans chemins, que l'on ne peut atteindre par aucune route, quelle qu'elle soit: aucune religion, aucune secte.
-- J. Krishnamurti
Quelle est votre nature réelle?
Est-elle d'écrire, de marcher ou bien est-elle tout simplement d'être?
La réalité unique et inaltérable est le fait d'être.
Tant que vous n'aurez pas réalisé ce niveau d'être à l'état pur, vous devrez poursuivre votre enquête.
-- Ramana Maharshi
Comme il est difficile de se désolidariser de soi! Il faut le faire sans un adieu, sans se retourner, avec le sourire de l’ami qui va bientôt retrouver le moi comme un prolongement de Soi, et vivre avec lui, dans l’acceptation pure et simple de sa merveilleuse... absence.
-- Roger Quesnoy
Le sage n’est pas celui qui sait résoudre les problèmes, mais celui qui sait ne pas les créer.
-- Auteur inconnu
Après tout, qu'est Dieu ? Un éternel enfant jouant un jeu éternel dans un éternel jardin.
-- Sri Aurobindo.
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19 février 2010

L’Ă©veil selon Anthony De Mello
Quand tu es Ă©veillĂ©, la vie continue, et, autour de toi, tout se passe de la mĂŞme manière qu’avant de t’Ă©veiller, seulement maintenant tu es conscient de ce qui se passe et tu y prends part
Ce qui a changĂ©, c’est toi, car tu commences Ă voir et Ă sentir les personnes et les choses de façon diffĂ©rente. Les problèmes persistent, mais ils ne t’affectent plus car maintenant tu ne les vis plus comme tels.
La différence vient de ce que tu es en paix et que plus rien ni personne ne peuvent te perturber.
Ton Ă©veil te permet de voir les choses comme elles sont et cela te donne confiance et sĂ©rĂ©nitĂ©. C’est comme le lever du soleil après la nuit : la lumière, en chassant l’obscuritĂ©, permet de dĂ©couvrir les formes, les mouvements, les couleurs, et elle t’aide Ă comprendre la signification des choses.
C’est comme la joie qui se rĂ©vèle en elle-mĂŞme, dĂ©pouillĂ©e de toute image.
Elle est pure joie et n’a besoin ni de masques ni de parures pour nous combler d’allĂ©gresse.
Publié dans À propos de l'éveil |
18 janvier 2010

OUI
seulement, simplement « oui »,
toujours « oui »
un tel dit ceci et le dit mĂŞme avec colère…
“oui” c’est qu’il ne pouvait pas parler autrement…
tel autre a fait cela qui peut sembler abominable…
“oui“…car il ne pouvait faire autrement…
Ce « oui », ce simple « oui » dit calmement
et comme une compréhension profonde
emplie de patience et de compassion
est bien le plus haut des accomplissements
car il n’est plus rien qui vous soit Ă©tranger
dont vous soyez séparé
tout ne fait plus qu’Un
et cela,
tout cela,
ce n’est que vous.
Swami Prajnanpad
Publié dans Sagesse |
9 janvier 2010


Ă” mon mental
Toi mon bien-aimé serviteur
Tu as été abusivement utilisé par un maître excessif
Pardonne-moi ces abus.
Dorénavant tu travailleras beaucoup moins
Et dans des conditions favorables.
Tu seras interpellé uniquement pour les tâches qui te siéent.
Tu pourras te reposer longuement
Et profiter de ton ami le silence
Que tu as trop peu fréquenté dans ta vie.
Je t’ai confié la lourde tâche de me rappeler sans cesse ce que je dois faire
De m’aider à réfléchir sur les idées que je voulais élucider
Mais surtout, comme un esclave j’ai exigé de toi que tu travailles sans relâche.
Je t’ai donné le lourd mandat de réagir sur tout ce que je vois, entends, goûte et ressens.
Même quand tu n’avais pas de tâches à effectuer, tu continuais de t’épuiser à travailler
Car j’oubliais de te mettre au repos
Ou bien, je ne savais pas comment mettre fin à tes activités.
Je t’ai demandé de résoudre des problèmes qui ne sont pas de ton ressort
Désolée, je ne connaissais pas tes limites
Je me suis adressée à la mauvaise enseigne.
J’aurais dû savoir que tu n’as pas été créé pour résoudre le mystère de la création,
Étant toi-même une création.
J’ai compris que pour ces questions je dois m’adresser à une autre instance
Le Créateur lui-même.
Malgré sa gentillesse et sa disponibilité illimitée
Je me suis parfois sentie intimidée à l’idée de l’interpeller
Nous nous sommes parlés et je me sens maintenant plus à l’aise de m’adresser à Lui.
Désormais, je vais utiliser la voix du coeur.
C’est un organe qui, me dit-on, jouis d’un système de régénération instantané et illimité
Il ne se fatigue donc jamais.
Tu t’es épuisé à la tâche sans jamais te plaindre
Même fatigué tu assumais tes responsabilités sans laisser entrevoir ton épuisement.
Je continuerai de t’utiliser pour mettre en mots, comprendre ou réfléchir.
Je ne peux me passer de toi tu sais.
Aussi, je serai plus sélective dans le choix dans mes demandes
Bon repos Ă” mon mental
Jouis de ces nombreux instants de douceur qui t’attendent
Et reçois ma gratitude infinie pour ta collaboration plus qu’exceptionnelle.
Publié dans Entre nous, Récits d'éveil |
8 décembre 2009

Depuis plusieurs mois les médias de toute la planète nous inondent d’informations sur le virus et le risque de pandémie, puis sur les premiers cas de contagions et les premiers décès. Par la suite la «pandémie» a été officiellement déclarée. Enfin un vaste programme de vaccination se déroule encore à ce jour.
La très grande majorité des informations que nous recevons de la part des autorités médicales et gouvernementales, autant que celles provenant des groupes anti-vaccination, sont basées sur la peur. Celle-ci est parfois voilée, mais elle est présente. Les personnes responsables utilisent tous les moyens à leur disposition pour inciter les gens à se faire vacciner. Pour eux, c’est la meilleure façon de prendre soin de la population. De leur côté les leaders anti-vaccination veulent sensibiliser et ébranler. Certains se font alarmistes. C’est aussi leur façon de prendre soin de la population. La peur est un moteur très puissant et très efficace. Quoi de mieux pour faire bouger les gens ? Tous ceux qui ont eu un quelconque pouvoir dans leur vie le savent.
La peur est de loin beaucoup plus contagieuse que la grippe.
Le virus est un ĂŞtre vivant que se comporte comme tous les ĂŞtres vivants, y compris vous et moi. Si vous le rejetez et le mĂ©prisez, il va s’accrocher. Saviez-vous que les chercheurs ayant une attitude guerrière face aux virus observent au microscope des rĂ©actions diffĂ©rentes des chercheurs ayant une attitude de fascination ? Que fait un chien dont vous avez peur et que vous essayez maladroitement d’éloigner ? Il s’agrippe…
Faut-il se faire vacciner ? Je ne peux pas répondre à cette question pour vous. Il m’apparaît plausible que la vaccination puisse être une action juste pour certaines personnes. Je n’ai par ailleurs aucune compétence pour évaluer la qualité et la valeur du vaccin en question. Je souhaite simplement partager un point de vue et éveiller les consciences. Il est si facile d’être piégé par la peur. Je ressens une grande compassion pour mes frères humains qui n’ont pas découvert en eux les ressources utiles pour agir à partir d’un espace sans peur.
Se faire vacciner ou ne pas se faire vacciner ? Nous sommes ici en présence d’une belle dualité. Une fois de plus, nous avons le pouvoir de prendre position en favorisant un point de vue au détriment de l’autre. Mon invitation est d’aller au-delà de la dualité et de retrouver votre espace d’unité. Après vous être posé la question, à savoir si c’est juste ou pas pour vous, écoutez votre petite voie intérieure, celle de votre cœur ; c’est un sage conseiller.
Je sais que pour prendre une bonne décision, c’est-à -dire qui soit sage et juste pour soi, le meilleur chemin est celui de la conscience. À partir du moment où une peur est présente, la meilleure chose à faire est de différer sa décision et de prendre le temps de se libérer de sa peur. Il s’agit d’abord de prendre conscience et d’accueillir sa peur. Il s’agit ensuite de regarder sa peur dans les yeux et de l’interroger. Demandez-lui d’où elle vient et quel est son véritable message. Est-elle vide comme le sont souvent les peurs ou vient-elle vous transmettre une information utile ?
Lorsque vous avez reconnu et accueilli votre peur dans la conscience et l’ouverture, elle disparaît rapidement. Vous retrouvez un espace sans formes et sans limites où règne la paix. Le champ de toutes les potentialités s’ouvre à vous. À partir de cet espace, il devient possible de prendre la décision qui est juste pour vous. Dans cet espace vous êtes libre de conditionnements et d’émotions, vous êtes en contact avec l’essence de la vie et votre parfum personnel. La vérité est en vous, pas dans les bulletins de nouvelles. «Vous» êtes l’autorité suprême de votre propre vie.
Revenir à soi, être dans le moment présent, se libérer de l’emprise de ses émotions et de ses conditionnements sont les fondements d’une vie vécue dans la conscience et l’amour. La spiritualité, ça se vit au quotidien. Chaque expérience est une occasion d’intégrer la conscience et l’amour dans sa vie. La grippe A-H1N1 en est une autre.
Claudette
Publié dans Entre nous |
26 novembre 2009

Il est 5 heures du matin le 6 octobre 2008, je dors profondément dans mon appartement de St-Jean sur Richelieu en grande banlieue de Montréal au Québec. Je dors mais parallèlement je vis un bouleversement monumental. À l’accoutumée et depuis ma plus tendre enfance, ma phase de réveil matinal se produit en deux temps. Premièrement je prends conscience de mon environnement de l’intérieur puis je demande à mon corps de s’activer, de se réveiller. Le tout se succède en quelques secondes et je passe chaque matin par ces deux phases de démarrage comme un mécanisme bien huilé faisant partie de moi et je suis complètement à l’aise avec ce processus.
Mais ce matin tout marche de travers. Mon processus de réveil ne répond plus, j’essaie de prendre conscience de mon environnement de l’intérieur et de réveiller mon corps, mais quelque chose me garde à l’intérieur, quelque chose empêche le réveil du corps. Pourtant je suis en pleine lucidité, je suis consciente mais je n’arrive pas à ouvrir les yeux, je sens un grand malaise comme si j’étouffais, « ça y est » me dis-je « je suis en train de mourir, je manque d’air, je fais une crise cardiaque », je suis à la veille de trépasser, mais je ne ressens aucune panique, je suis capable d’en mesurer l’intensité, j’accepte ça calmement et je laisse aller. Je me laisse glisser et j’abandonne sans remords tout ce qui a été ma vie, mon corps, tout ce qui était Betty.
À l’instant où je me laisse glisser, je me retrouve debout à côté de mon lit à regarder mon corps souffrir. Il a des convulsions et je me dis : » ce n’est pas possible de souffrir comme ça », je constate cette chose qui tressaute et souffre à côté de moi, mais je ne m’assimile pas à ça, je n’ai aucune émotion, je regarde simplement.
Alors voilà , c’est simple je suis entrain de mourir et sans panique je l’accepte, je me laisse aller dans la mort d’une manière sereine, pas de lutte, pas de protestation, rien, seulement l’observation d’une situation. « Allons- y! Je suis prête ».
Le décor change brusquement.
À ce moment, j’observe deux moi-même assis l’un en face de l’autre autour de la table de la salle à manger.
Alors on résume, il y a mon corps qui est allongé dans mon lit qui souffre, il y a un premier moi qui observe ce corps et qui en même temps regarde deux autres moi qui se font face dans la salle à manger. On est quatre à intervenir en même temps, un moi qui joue comme le pivot et qui perçoit, un corps qui souffre, un moi qui est toute émotion et un moi qui est rationnel et autoritaire, et le tout dans un perception globale, le tout faisant parti de moi. Ce n’est pas un observateur qui prend de la distance, non, tout est inclus et en même temps distinct et identifiable.
Le moi pivot regarde le moi émotif et constate une grande concentration de douleur, le moi émotif se plaint : « je n’en peux plus de toujours chercher à savoir qui je suis et à ne jamais réussir » beaucoup de larmes, une douleur intolérable. « Je suis seule, personne ne s’est occupé de moi, l’enfance a été difficile pour moi, mais j’ai survécu et ça continu encore cet emprisonnement malgré mon acharnement a vouloir me sortir de là , je ne réussirais jamais! »
Le moi rationnel qui est en face à l’autre bout de la table pointe du doigt le moi émotif et lui dit : » Tais-toi, arrête de te plaindre ça suffit! » Il se lève et avance en le menaçant. Il y a de l’exaspération presque de la violence dans la voix; c’est un ordre.
À ce moment le moi pivot regarde le corps s’agiter douloureusement et se dit ça y est le corps va mourir, il ne va pas supporter cette expérience et curieusement ne se sent pas concerné.
Le moi émotif est épuisé, poussé à bout, sans force sans réaction, l’élastique qui lui permet de se ramener au calme est tendu au maximum, prêt de la rupture, il est au bord de la perte de contrôle. Il est tellement terrorisé par les ordres donnés par le moi rationnel qu’il se met à rapetisser et j’ai la sensation du corps qui diminue et je perçois mon incapacité à réagir. Mon corps ne mesure plus qu’environ six pouces (20 centimètres) maintenant et n’a plus de forces, devient comme de la gélatine et tombe par terre, se frappe le visage contre le plancher de bois. J’entends le bruit de la tête qui frappe le sol dans un bruit mat.
À ce moment je m’abandonne, je dépose les armes, sachant que c’est la fin, je sens la mort m’envahir. C’est la deuxième sensation de mort, la première était uniquement physique, alors que celle-ci est émotive. C’est la personne qui souffrait, qui voulait diriger, qui voulait survivre à tout prix et qui ne s’en laissait imposer d’aucune manière qui trépasse, c’était celle qui passait des marchés avec Dieu. En même temps mourrait aussi la petite fille pieuse qui n’aspirait qu’à la paix, la partie intouchable, la partie que je préservais de moi-même et que personne ne pouvait atteindre.
Je sens que je me dissous, c’est le dernier souffle de Betty, j’abandonne totalement et je me dis: « c’est la fin! » je me sens lourdement écrasé.
Et là tout bascule, il n’y a plus de moi émotif, plus de moi rationnel, plus de corps qui souffre, juste une conscience totale.
Je marche dans le salon et j’étouffe de joie, je crie, je suis cette joie et j’ai de la difficulté à contenir cet état merveilleux, je regarde à l’extérieur et j’ai l’impression de ressentir l’univers, la lumière me pénètre, je suis ce que je vois mais aussi je suis l’air que je respire.
Je marche, je suis en mouvement comme ce flot qui me traverse, je ne peux pas rester en place. Je prends conscience que je ne suis plus un corps, je ne suis plus cette enveloppe limitée, mon petit corps de rien ne peut pas contenir cette énergie phénoménale. Voilà pourquoi je bouge, pourquoi je suis en mouvement, c’est trop puissant pour que je puisse rester en place, je constate que je ne pourrais pas garder cette énergie à l’intérieure de mon corps, tout va exploser.
Et là je vois mon corps âgé d’environ 30 ans, habillé décontracté en jeans assis sur une petite chaise d’école, la tête penchée sur le côté droit.  Mon corps a les yeux ouverts, mais ils sont sans vie, comme les yeux vitreux d’un mort, il est moins vivant qu’une plante.
Je me dis, m’adressant à lui : « je suis tellement contente de te voir, je suis tellement contente de ne plus être associé a`toi, tellement contente de ne plus être responsable de toi. » Je m’avance vers mon corps et je le touche, je sens qu’il est vivant, qu’il fonctionne, mais je ne suis plus associé à lui, je le vois mais ce n’est plus moi. Je constate que je me suis trompé sur moi-même, je pensais que j’étais ce corps et de celui-ci tout partait, chaque pensée, chaque action, mais ce n’était pas vrai, c’était comme un robot que je programmais au gré de mes pensées.
En l’espace d’une seconde, je fais le tour de la situation. Je suis consciente de mon corps allongé dans mon lit qui tressaute et souffre, je suis consciente du moi rationnel et du moi émotif, mais je ne suis plus ça, le moi pivot a émergé et s’est transformé en cette vaste conscience, la perception est directe, pas de pensées pour classifier tout cela, et directement je constate que je ne peux pas supporter ça et je hurle Ah Ah Ah Ah!!! (à mettre en bon hurlement), je suis ce cri, je ne suis pas mon corps hurlant de terreur, je suis le cri dans toute son amplitude.
Ce que je vous dis c’est que je suis la voix, je suis la totalité de ce qui m’entoure, je n’ai pas de limite, si je dirige ma conscience sur quelque chose, je suis cette chose, je suis unie à tout. Et c’est irréversible, l’ancienne Betty n’existe plus, mon ancien mode de fonctionnement s’est éteint et je suis en train d’expérimenter quelque chose de phénoménalement nouveau.
Par ce cri l’ancien mécanisme à essayé de se réanimer, mais plus rien ne marche, mon ancien système de pensée est cassé à jamais.
Je regarde de nouveau mon corps sur la chaise, je constate qu’il est inerte, qu’il ne fait rien par lui même et je vois à quel point la folie nous pousse à torturer cette chose au gré de nos hallucinations, au gré de nos constructions mentales. Le corps est neutre, il n’a pas d’état d’âme et je ne suis pas un corps je suis le tout et j’en suis intégralement consciente depuis les trois cent quatre vingt degrés de mon nouveau champ de vision.
Je me promène de nouveau dans le salon car il y a mouvement perpétuelle, rien n’est stable, rien sur quoi s’arrêter, tout bouge, tout vibre constamment. Là les meubles ont disparus, je vois les murs et le plafond fait d’une matière spongieuse bleutée vivante, en fait je ne vois pas comme vous pourriez voir avec vos yeux, je constate et je suis, et tout cela se passe de seconde en seconde, j’ai conscience que je ne vois plus de la même manière, j’essaye également de faire parler le corps, et j’entends comme un écho, comme une voix distordue inintelligible, la vision à changée, le son de ma voix n’est plus perçue et je ne suis plus mon corps, tout va bien rien ne m’affecte, pas de panique à bord.
Je regarde les murs bleutés qui s’effacent doucement, l’appartement à disparu, je suis dehors et inondé de lumière, la chaleur me pénètre agréablement, j’ai devant moi une chaîne de montagnes et sur le flan d’une des montagnes je vois défiler dans une couleur délavée l’hologramme des évènements de ma vie, les images sont pleines de vie, elles font partie de moi mais ne m’atteignent pas sur le plan émotif. Je me sens unis à cet hologramme mais je ne me sens pas concernée.
Mes sens se rassemblent et deviennent une unique perception. Mes sens ne sont plus divisés je suis le son, la couleur, la forme, rien n’est limité. Je marche doucement avec légèreté, je me sens libre et en paix.
Je reviens près du lit et je vois mon corps dormir paisiblement.
Je me retrouve sur un chemin de campagne et je vois une petite boulangerie; c’est le matin tôt. Je sens l’odeur du pain qui flotte. J’entre dans la boutique et je vois qu’il y a des gens qui font la queue pour être servi. Je dépasse tout le monde et je dis : « C’est moi qui était la première » en riant, pour plaisanter.
Je me retourne et vois un homme, le Jésus de mon enfance, une longue tunique, les yeux bleus fluo et la barbe longue. Je ne vois que ses yeux, son regard prend toute la place et je ressens mon ancien concept de tout l’amour du monde, ce désir de recherche de l’amour infini. La petite fille pieuse se sent humble face à cette force, cette pureté, cette beauté, cette image de Dieu. Jésus me regarde, me sourit et disparaît dans la lumière. Je sens qu’avec cette disparition, une armée de personnages mystiques disparaît également.
Une dame au comptoir me dit : « voici vos pains »…je me sens gênée, j’ai l’impression d’avoir pris la place de quelqu’un d’autre, elle me dit : « mais non c’est là pour toi » et elle me donne les pains. Elle me tend la main et je lui donne ce qui est dans la mienne : un cœur en chocolat noir. Je regarde à l’extérieur, c’est immense dehors et tellement invitant.
Betty
Publié dans Récits d'éveil |
16 octobre 2009

Les ĂŞtres humains aspirent naturellement au bonheur. La majoritĂ© tente d’y accĂ©der en ajoutant toutes sortes de choses : des connaissances, idĂ©es, expĂ©riences, etc. La sĂ©rĂ©nitĂ© et la joie profonde se trouvent Ă la Source, dans l’ĂŠtre. Ceux qui y ont accĂ©dĂ© disent que le chemin qui y mène est un chemin de renoncement. Il s’agit de soustraire bien plus que d’ajouter. Quand toutes les couches ont Ă©tĂ© enlevĂ©es, nous dĂ©couvrons la radieuse beautĂ© de l’ĂŠtre.
La société nous invite constamment à «faire» davantage pour «avoir» plus. Tant de gens se retrouvent dans une course effrénée contre la montre. Le but de cette course ? Faire des milliers de choses qui vont leur permettre d’avoir : des émotions, de la considération, des idées bien arrêtées sur une multitude de sujets, de l’amour, des relations, de l’argent, du sexe, du plaisir, etc.
Au fil du temps, les gens accumulent des biens, mais aussi des souvenirs remplis d’émotions. Leur passé devient de plus en plus consistant, lourd. Pour échapper à la partie souffrante de leur passé, ils se projettent dans le futur, là où tous les rêves sont permis. Le futur devient un refuge pour les gens malheureux.
Pouvez-vous rester ici et maintenant et accueillir ce qui est ?
Une démarche spirituelle est un processus de libération de nos croyances, émotions, identités, de tout le contenu de notre conscience. L’aboutissement est la réalisation qu’au coeur de toute chose, il y a le vide. Inconsciemment et inévitablement, nous sommes aspirés par le vide. Il ne s’agit pas d’un vide dangereux, mais d’un vide plein de vie et de promesses.
C’est parce qu’au départ il y a le vide que nous pouvons créer. Il faut une pièce vide pour mettre les meubles qui me plaisent et dont j’aurai besoin. Si la pièce est déjà remplie, c’est impossible d’y ajouter quoique ce soit et d’y vivre.
Regardez votre coeur, il n’y a rien dedans. C’est pour cela qu’il peut aimer. Votre coeur est un espace vide et aimant qui peut accueillir toutes choses. Si votre coeur est rempli de tristesse ou d’enthousiasme, comment pourra-t-il accueillir la beauté d’un coucher de soleil ou le sourire d’un enfant. Pour accueillir, il faut un espace vierge, le plus vierge possible.
Les trois caractéristiques de l’être sont : la vacuité (le vide), le silence et l’immobilité.
Voulez-vous vivre dans la plénitude du moment présent ?
Si oui, vous devrez cesser d’accumuler des connaissances et commencer à voir en direct ce qui est. Je parle de voir sans préjugés et sans croyances. de voir sans juger, ni condamner, sans aimer ni détester. Simplement accueillir ce qui est, tel que ça se présente. C’est cela le véritable amour, accueillir sans volonté que ça disparaisse ou se transforme. Être avec quelque chose et rester avec, tout simplement. À partir de l’être, vous pouvez accueillir inconditionnellement. À partir de l’ego, ce n’est pas possible, car l’ego juge continuellement. L’ego veut tout contrôler.
Vous doutez de pouvoir accueillir inconditionnellement ? Rappelez-vous que fondamentalement vous êtes un être. Votre véritable nature est donc vacuité, silence et immobilité. Vous n’avez rien à faire pour cela, c’est déjà là . C’est là depuis toujours. Il est possible que vous croyez le contraire. Rappelez-vous que vous pouvez changer une croyance, mais pas votre nature véritable.
En se libérant de nos vielles peaux, nous arrivons à vivre de plus en plus dans la nudité de l’être. Vivre dans la nudité de l’être c’est vivre sans filet, sans aucune protection. C’est là que nous sommes nous-mêmes et vrai. C’est dans la nudité de l’être que se trouve la plénitude du moment présent, le bonheur éternel.
Claudette
Publié dans Sagesse |
1 septembre 2009

Tout ce que vous voyez, sentez, touchez, entendez ou pensez émerge et apparaît dans la pure conscience. Le temps et l’espace émergent de la pure conscience. Lorsque vous avez compris que tout provient de la même substance, il n’y a plus de conflit. Votre corps et celui de milliard d’autres êtres humains, de même que les arbres, les animaux et les rivières émergent et apparaissent dans cette pure conscience. Vous êtes cette pure conscience, c’est votre vraie nature. Vous êtes cela !
C’est comme l’océan. Toutes les vagues, si douces ou déferlantes soient-elles, sont un produit de l’océan. Il ne pourra jamais en être autrement.
La pure conscience c’est vous. Rentrez chez vous, retrouvez qui vous ĂŞtes et vivez votre vie paisiblement. Il n’y a rien d’autre Ă faire. Il n’y a pas d’autres apprentissages, pas de dĂ©fi Ă relever, pas de problème Ă rĂ©soudre. SOYEZ, tout simplement. L’ego a toujours besoin de dĂ©fi pour prouver qu’il est capable, qu’il est meilleur qu’hier et qu’il est en train de s’amĂ©liorer. Il veut ĂŞtre meilleur que les autres pour ne pas se sentir dĂ©valorisĂ© ou meilleur que lui mĂŞme pour nourrir l’impression d’aller quelque part. Il crĂ©e un futur et passe sa vie Ă essayer de vivre ce futur. Au-delĂ de l’ego qui est fondĂ© sur la dualitĂ©, il y a vous l’UnitĂ© dans lequel tout apparaĂ®t. La conscience pure n’est pas divisĂ©e en deux ni en cent parties. Il n’y a aucune division, il n’y a que l’UnitĂ© Ă©ternelle. L’avez-vous rĂ©alisĂ© ?
Cette vĂ©ritĂ© ne peut ĂŞtre apprĂ©hendĂ©e avec l’intellect, car c’est au-delĂ de l’intellect. Seule votre conscience peut reconnaĂ®tre cette vĂ©ritĂ©. DĂ©tendez-vous et laissez-vous toucher par ce qui vous habite. Accueillez vos Ă©motions et votre rĂ©alitĂ© avec bienveillance.
HONORER CE QUI EST, EST LA SEULE SPIRITUALITÉ
Claudette
Publié dans Entre nous |
29 juin 2009

Je suis en pause estivale pour les 2 prochains mois.
N’hĂ©sitez pas Ă Ă©crire si voius en avez envie.
Avec affection,
Claudette
Publié dans Entre nous |
3 juin 2009
 
Bonjour,
Plusieurs d’entre vous ont remarquĂ© que mes commentaires se faisaient de plus en plus rares. J’en conviens. Ces derniers mois, mes activitĂ©s professionnelles ont pris tout mon temps et mon Ă©nergie. Je me suis parfois sentie embarrassĂ©e de ne pouvoir participer autant que je le souhaitais. J’anticipe un changement de rythme durant l’Ă©tĂ©. Merci de votre comprĂ©hension.
Aujourd’hui je vous offre un texte Ă©crit par un participant qui me touche profondĂ©ment.
JE NE SAIS COMMENT
Je ne sais comment en parler tellement cela apparait dérisoire, inutile
Des pans entiers de calme s’installent Ă mon insu, au fond d’une absence de quoi que ce soit
D’Ă©coute en Ă©coute je me laisse guider
En négligeant les influences, les tentations, qui ne sont pas des tentations, mais plutôt des contraintes programmées, conditionnées.
Ainsi le gré du vent des alizés est le meilleur conseiller
Et je vogue sans gouvernail
Sans compas
Ainsi, et cela ne s’installe ni jamais longtemps, ni vraiment quand je le veux, une sorte de recul se prend
Un recul du recul
Une sorte d’absence plutĂ´t
Une absence oĂą je ne suis pas en danger de perdre pied du fait d’ĂŞtre absent
Je me rappelle adolescent perdre pied avec danger, avec
provocation.
Je lâchais le volant de la voiture Ă vitesse moyenne, ou je fermais les yeux…pour voir
Là , il y avait absence forcée, inutile, et dangereuse
Et en fait tout à fait contrôlée, malgré ma certitude du contraire
En fait je jouais
Ă faire semblant de dĂ©placer l’horizon…
Aujourd’hui, il me parait tout Ă fait inutile de parler de tout ce que je dĂ©couvre tellement c’est simple
En mĂŞme temps sans avoir le sentiment comme souvent de faire un exercice scolaire que j’aurais compris
Mon besoin de le partager n’est qu’une joie de plus…
Sans commentaire
D’ailleurs aucun commentaire n’est nĂ©cessaire
C’est tellement loin et près Ă la fois
Je ne peux mĂŞme pas souhaiter que cela revienne…
Ce serait suicidaire pour la simplicité du fait même
De l’Ă©tat plutĂ´t que du fait
Je n’Ă©prouve d’ailleurs aucune envie d’en parler Ă ma femme ou Ă des amis Ă qui je serai bien incapable d’expliquer ce qu’ils sont en droit de vouloir comprendre
Il n’y a rien Ă comprendre
Et c’est sans doute lĂ le secret
Plonger sans filet, sans regarder
Ou en regardant le vide dans le blanc des yeux…. au choix!
Je ressens de plus en plus finement ces « bĂ©nĂ©fices » Ă ne pas toucher les parois
A ne pas m’y rĂ©fĂ©rer
A ne pas m’en rassurer
A ne rien chercher que l’Ă©coute de la volition profonde
Qui en plus n’en est mĂŞme pas une !
Une sorte de vecteur de cette volition tout au plus
Une sorte d’outil, un prolongement de la main du bon vouloir de la source
Qui d’ailleurs n’a aucun vouloir
Mais c’est une autre histoire qui n’est pas accessible Ă l’esprit
Oui , je sais que je dĂ©roge au silence quand j’Ă©cris pour dire ce qui est indicible
Oui, je sais que c’est inutile et stĂ©rile
Oui, cela alimente et renforce celui que je crois ĂŞtre
Mais cet écart me fait tellement plaisir que ce partage dans le monde des mots est une rampe dans le monde des objets
Une rampe qui me soutient, me porte
Et parfois m’inonde.
Jean-Marc
Publié dans Récits d'éveil |
15 mai 2009

Voici la vidéo de Jill Bolte Taylor
Article de Véziane de Vezins vu dans le Figaro.fr
Victime d’un grave accident vasculaire cĂ©rĂ©bral le 10 dĂ©cembre 1996, la neurobiologiste Jill Bolt Taylor recommença ses confĂ©rences six mois plus tard, après une longue convalescence aux cĂ´tĂ©s de sa mère.
Jill Bolte Taylor, neurobiologiste renommĂ©e, est passĂ©e de l’autre cĂ´tĂ© du voile. Son accident vasculaire cĂ©rĂ©bral, qu’elle a suivi consciente, lui a permis une nouvelle approche de la vie qu’elle raconte dans «Voyage au-delĂ de mon cerveau» (Éditions J.-C. Lattès). PhĂ©nomĂ©nal succès de librairie aux États-Unis, aujourd’hui en vente en France.
Pour une chance, c’est une fameuse chance ! «Combien de chercheurs en neurosciences ont l’opportunitĂ© de vivre par eux-mĂŞmes un accident vasculaire cĂ©rĂ©bral ?» Jill Bolte Taylor exulte. Elle a deux ou trois messages Ă faire passer, et les vingt-deux langues dans lesquelles son livre est traduit, son passage aux États-Unis dans le show d’Oprah Winfrey et le projet de film pour lequel Jodie Foster est dĂ©jĂ partante ne lui semblent pas de trop. Parce que des bonnes nouvelles, il y en a. DĂ©jĂ celle-ci, et c’est une neuro-anatomiste qui le dit : «L’hĂ©misphère droit de notre cerveau est programmĂ© pour le bonheur, la paix, la compassion.» Et celle-ci encore : «Le circuit neuronal de la colère est mobilisĂ© durant exactement une minute et demi, après quoi la tension retombe. Libre Ă nous de ne pas donner suite.» Et cette autre : «La plasticitĂ© des neurones donne Ă chacun la possibilitĂ© de “virer Ă droite” et de choisir la paix et l’amour plutĂ´t que l’affrontement.» Il ne s’agit pas lĂ d’une dĂ©claration de foi politique, mais d’un constat scientifique rendu possible il y a environ neuf ans, lorsque la neurobiologie s’est rendu compte que les transmetteurs du cerveau Ă©taient en constant renouvellement.
Une synapse n’y retrouverait pas ses petits. Quel rapport avec le grave accident vasculaire cĂ©rĂ©bral (AVC) dont fut victime Jill il y a douze ans ? Comment une longue et pĂ©nible convalescence qui l’a obligĂ©e Ă un corps Ă corps de tous les instants avec son hĂ©misphère gauche a-t-elle pu rendre le professeur de l’UniversitĂ© de l’Indiana et porte-parole de la Banque des cerveaux de Harvard quasiment bouddhiste ? Nous avons ici le fruit d’un long cheminement entre souffrance et Ă©merveillement. C’est le 10 dĂ©cembre 1996, Ă 7 heures du matin, que la scientifique s’est rĂ©veillĂ©e avec une terrible douleur derrière l’Ĺ“il gauche. Une bonne douche et il n’y paraĂ®tra plus, s’est-elle dit. Oui, mais cette grande admiratrice du cerveau sentait que les cinquante milliers de milliards de cellules constituant son corps ne rĂ©pondaient plus. Ses mouvements Ă©taient saccadĂ©s, les sons dĂ©formĂ©s, l’Ă©quilibre lui manquait. Puis elle perdit peu Ă peu la perception en trois dimensions. Puis les informations qui Ă©taient sa vie : s’habiller, aller au travail. Mais oĂą se trouve ce travail ? Et comment conduit-on une voiture ? Tout cela en tentant d’analyser ce qui Ă©tait en train de lui arriver. Plus tard, elle sut que son cortex moteur Ă©tait atteint lorsque son bras droit refusa tout office. Mais nulle peur : en mĂŞme temps, une douce euphorie la gagnait. Ce n’est qu’au terme d’un effort surhumain et au milieu d’un Ă©croulement de neurones – son hĂ©misphère gauche Ă©tait en pleine hĂ©morragie, mais elle l’ignorait encore – qu’elle comprit l’urgence d’appeler des secours. Mais les chiffres n’avaient plus de signification pour elle. Elle chercha, toujours en luttant contre le sentiment de bĂ©atitude qui l’envahissait, un nom qu’elle connaissait bien. Dans un Ă©clair, elle comprit qu’elle avait un AVC. Elle compose comme un enfant le numĂ©ro de son bureau Ă la Banque des cerveaux. Son ami, le Dr Vincent, est au bout du fil. Jill essaie alors de bredouiller quelque chose. Mais c’est un borborygme qui sort. «Mince, on dirait un chien qui aboie», songe-t-elle, rĂ©alisant que le centre de la parole est atteint.
Le Dr Vincent comprend quand mĂŞme. Quand on la transporte enfin Ă l’hĂ´pital, chaque geste la fait sombrer dans un Ă©puisement qui l’emporte dans le sommeil. Mais alors lĂ , quelle merveille ! «Mon Ă©nergie spirituelle flottait en suspension autour de moi, telle une baleine gĂ©ante dans un ocĂ©an d’euphorie muette.» L’anatomiste aurait diagnostiquĂ© : perte du cerveau gauche, qui baignait dans son sang, et donc report de toutes les sensations Ă travers le crible du cerveau droit.
Mais elle n’en Ă©tait pas lĂ . Commença une longue convalescence avec sa mère, qui comprenait le besoin frĂ©nĂ©tique de sa fille de dormir. Entre deux sommes, sĂ©ances de rééducation. Se dresser sur son sĂ©ant, tenter de comprendre ce qu’on vous dit, retrouver les mots disparus. Puis ce fut le tour des lettres. Jill dut rĂ©apprendre Ă lire. Ă€ conduire. Ă€ rĂ©ussir un puzzle. Ă€ monter des escaliers…
Au fur et Ă mesure que sa vie se remettait en place – elle recommença ses confĂ©rences six mois après l’AVC – le Dr Bolte Taylor rĂ©alisa qu’elle avait une nouvelle mission Ă mener auprès de tout individu dotĂ© d’un cerveau : «Si mon odyssĂ©e intĂ©rieure m’a appris une chose, c’est que la quiĂ©tude est Ă notre portĂ©e. Il nous suffit, pour y parvenir, de faire taire la voix de notre hĂ©misphère gauche dominant.»
Cette voix compte, bavarde, évalue, suppute. Elle est capable de vous souffler les pires idées : découragement, fureur, peur. Elle nous structure aussi par le langage, la raison, la connaissance. Comment utilise-t-on alors son hémisphère droit ? Nul manuel ne nous a jamais appris le bonheur par mobilisation latéralisée de la matière grise.
Publié dans À propos de l'éveil |
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