SI SIMPLE !
22 septembre 2011Katia a plongé dans l’éveil récemment. Peu de temps après, elle s’est rendue compte que l’ego voulait s’accaparer de ce trésor. Elle a mis en mots son expérience.
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C’est tellement facile de glisser dans le personnel… Quelque chose d’aussi beau, d’aussi grand, d’aussi pure. Et vlan! On veut se l’approprier, le garder pour nous. Ce qui fait sa grandeur, sa beauté, sa pureté, c’est justement son impersonnalité. On ne peut pas mettre une flamme sous un dôme de verre pour la garder intacte. Elle s’éteindra. Tout ce qu’on s’approprie s’affadie. Une fleur dans un vase fane plus vite que dans la nature. Tout est à sa place sans notre intervention…
C’est notre jeu humain de vouloir posséder, transformer, mettre à notre façon, garder, contrôler. Un jeu contre nature. Un jeu de séparation. On force l’union alors que rien n’est séparé. Ça fait parti de l’illusion. Tout est déjà parfait sans qu’on intervienne. Laisser être ce qui est. Accueillir le changement qui se fait seul. Pas besoin de tirer, de pousser, de forcer. Observer, accueillir, aimer simplement ce qui est dans l’instant. Rien d’autre n’existe. Un seul instant qui, le temps de le nommer, n’existe plus. Le défi est dans le non défi. Être. Simplement être et dire oui à ce qui veut se réaliser à travers nous. Rien d’autre et tout cela à la fois. Rien n’est décidé avec la tête. On ne décide pas mentalement de s’engager. C’est un choix sans choix. Un élan qui vient d’ailleurs. On ne décide pas mentalement de lâcher-prise. Ça lâche-prise. C’est si simple que nous cherchons à compliquer. Tellement simple! Et si grand à la fois.
Katia de Pokomandy-Morin
DÉCÈS D’UN SAGE : ARNAUD DESJARDINS
21 août 2011« Le but, le seul, c’est de franchir ces limitations, ces contradictions, ces finitudes, pour s’éveiller à la Conscience réelle. »
Né le 18 juin 1925, éduqué dans un milieu chrétien protestant, Arnaud Desjardins est l’un des premiers occidentaux à avoir découvert et fait découvrir par des documents télévisés, grâce à ses nombreux voyages et sa passion pour la spiritualité, de grandes traditions méconnues des européens : l’hindouisme, le bouddhisme et le soufisme (mystique de l’Islam) en particulier. Il a également séjourné dans un monastère chrétien trappiste.
Sa philosophie, très loin de tout esprit sectaire, s’inspire de la pensée de Swâmi Prâjnanpad tout en se montrant très proche du bouddhisme zen et ouvert à toutes les grandes traditions religieuses, qu’elles soient orientales ou occidentales.
Cette philosophie s’incarne dans une authentique sagesse pratique, qu’il enseigne à ses disciples. C’est à la lumière de cette pratique quotidienne, et de tous les instants, qu’il a relu les Évangiles et qu’il peut se dire chrétien. En effet, si la sagesse est universelle, il importe à ses yeux de s’inscrire dans une tradition religieuse, de préférence celle dans laquelle on a vu le jour, pour approfondir celle-ci en évitant le piège du syncrétisme, auquel notre époque succombe volontiers.
Ceci est le Soi, ceci est moi
27 juillet 2011
LE BONHEUR EST NOTRE VÉRITABLE NATURE
6 juin 2011.
Citation de  la préface du livre d’Annamalaï Swâmï
(fidèle disciple de Ramana Maharshi)
COMME UNE MONTAGNE DE CAMPHRE
Le bonheur est notre véritable nature.
Tel est l’enseignement des Sages.

 »Oui ! Mais… »
Tel est l’écho que leurs paroles suscitent en nous.

 »Oui ! »
Nous sentons que ce qu’ils disent est vrai.
La grâce de leurs paroles, la beauté de leur sourire, et la force tranquille
qui émane d’eux, nous réjouissent profondément.

Le temps d’une lecture ou d’une rencontre,
nous nous sentons paisible et heureux.

 »Mais… » Cela ne dure qu’un temps.
A peine le livre refermé, à peine rentrés chez nous,
nous retrouvons nos doutes.
Nous nous disons : « Bien sûr, il est heureux !
Ce qu’il dit est peut-être vrai !
Mais comment pourrais-je devenir son égal,
alors que les circonstances de ma vie sont si dévaforables ?
Comment pourrais-je être heureux, alors que tant de
problèmes m’assaillent ? »â€¨â€¨Cette vision de nous-mêmes, nous la tenons pour assurée.

C’est à un changement radical de point de vue que nous convient
Ramana Maharshi, le Grand Sage hindou,
et Annamalaï Swâmî, un de ses plus proches disciples.
R M
 »Tenez-vous en arrière de la montagne de problèmes,
refusez de les reconnaître comme vôtres et ils
vont se dissoudre et disparaître sous vos yeux. »
R M « Ce n’est pas une montagne de roche,
c’est une montagne de camphre
(un corps solide hautement combustible).
Si vous en allumez un coin avec la flamme de
l’attention discriminante, elle sera réduite à néant. »
Chaque entretien, chaque histoire, chaque conseil
nous invite à modifier notre vision du monde et de nous-mêmes,
et s’offre à nous comme un outil
de transformation intérieure.
C’EST VIVRE !
7 avril 2011Vu sur le site Revue 3e millénaire
DÉRACINER LA SOUFFRANCE
17 février 2011La quête spirituelle met en route un mécanisme très complexe où chercher revient à demander au sujet de trouver un objet qui serait le sujet lui-même. C’est impossible, il ne peut trouver qu’une idée de lui-même. Ce qu’il est en essence, conscience immuable, ne peut être pénétré que par celle-ci, dans un élan à l’intérieur d’elle-même. Celui qui cherche l’absolu est ce moi qui multiplie l’activité duelle de l’esprit, mais qui, fatigué de ses jeux, aspire à une dimension paisible et sans souffrance. C’est cette entité changeante qui, dissimulant notre vraie nature, nous promet ensuite de nous montrer comment la découvrir… La recherche spirituelle est un processus mental qui pose dès le départ un centre, le moi, et un chemin qui s’inscrit dans le temps. Tant que ce moi poursuit quelque chose, même la réalité éternelle, il est dans le champ du temps créé par l’activité de la pensée. Toute idée d’évolution, de transformation, ne concerne que lui et s’inscrit dans ce monde duel qui existe grâce à l’espace-temps. Par des efforts qui ne seront que des impressions mentales, ce moi qui se prend pour ce qu’il apprend se renforcera, progressera certainement sur le plan intellectuel, tout en se donnant l’illusion d’une évolution spirituelle. Tragique méprise
Nicole Montinéri
LA NON-DUALITÉ
3 février 2011Non-dualité (Advaïta en sanscrit), parfois écrit sans trait d’union, signifie « non deux ou Un sans second ». La non-dualité n’est ni une religion, ni une philosophie. La non-dualité les transcende, les unifie, les couronne. Les sages et les initiés de différents courants religieux sont tous d’accord sur leur expérience de la non-dualité, laquelle est une expérience de non séparation, d’unité. La disparition du moi au profit du Soi, du Un est la non-dualité.
La non-dualité est au coeur même de l’Indouisme, du Soufisme, du Boudhisme Zen, du Shivaisme et des enseignements du Christ.
Alors que l’exotérisme de beaucoup de religions et philosophies est truffé de contradictions et de conflits bien menés par des personnes installées dans la dualité, l’ésotérisme partage l’expérience de l’unité. C’est la communion entre Dieu et les hommes, entre le non-manifesté et le manifesté. La non-dualité ne s’oppose pas à la dualité, elle l’inclut. C’est la Conscience totale qui contient tous les niveaux de conscience, c’est l’Illimité qui contient le limité, c’est l’Amour qui contient toutes les formes d’amour et de non amour. C’est l’explosion de la vie à chaque instant, ici et maintenant.
La dualité se manifeste par des « j’aime / j’aime pas », des « je veux / je ne veux pas » qui sont des expressions de l’ego qui tente de contrôler le monde. L’ego est déterminé par sa prédisposition à expérimenter ce qu’il veut bien expérimenter. Il discrimine en fonction de ses choix personnels. Il rejette les expériences qu’il juge insupportables et multiplie celles qu’il trouve agréables.
Pour sortir de la dualité, il est nécessaire d’aller au-delà de l’expérience en accueillant ce qui est. Ce qui est n’est pas négociable, c’est. Un point c’est tout. L’ego va se battre farouchement pendant des années en essayant d’échapper à ce qui est.
Plonger sa conscience dans ces noeuds de souffrance, accueillir ce qui est et lâcher prise aux intentions personnelles qui ne peuvent se réaliser permet de retourner dans un espace de paix, d’amour et de créativité.
Tant de conditionnements hantent notre mental. Il faut le bien, mais pas le mal ; il faut le plaisir, mais pas la souffrance ; il faut le désir, mais pas la peur ; il faut l’amour, mais pas la haine. Unifier ces paires de dualités c’est leur donner le droit d’exister sans s’y opposer. C’est les accueillir au royaume de l’amour, c’est bénir ce qui est. Tout cela est possible lorsque nous nous désidentifions d’un côté de la paire, quand nous lâchons prise. Ce mot sur-utilisé trouve ici tout son sens. Quand nous désirons un côté et résistons à l’autre, nous sommes piégés dans la dualité. En lâchant prise à l’un des deux aspects de la dualité, nous retrouvons un espace intérieur accueillant, intelligent, aimant et transparent. C’est notre espace initial de paix et d’amour. La conscience totale se décrispe et reprend sa forme originelle, illimitée. Soudainement, tout s’articule à partir d’un champ lumineux et joyeux, un espace de perfection indicible.
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FRANCIS LUCILLE
14 janvier 2011
En 1973, Francis Lucille découvre la sagesse orientale à travers les textes védantiques et bouddhistes. Cette découverte déclenche une profonde quête d’identité qui trouve sa résolution peu de temps après sa rencontre avec son maître spirituel, Jean Klein, qui a lieu en 1975.
Parfois, il m’arrivait d’avoir un avant-goût d’une conscience illimitée, notamment lors de la lecture de textes advaïtiques ou bouddhistes, ou lors de réflexions profondes sur la perspective non-duelle. Elevé par des parents matérialistes et antireligieux, et rompu à l’étude des mathématiques et de la physique, j’étais à la fois peu disposé à adopter une croyance religieuse quelle qu’elle soit, et méfiant envers toute hypothèse qui n’aurait pas reçu une validation scientifique ou logique. Une conscience illimitée et universelle me semblait être une croyance ou hypothèse de cet ordre, mais je demeurais ouvert à cette éventualité. Le pressentiment de la conscience illimitée était en fait la source d’énergie qui alimentait ma quête. Deux ans après le premier aperçu, cette possibilité avait pris une position centrale dans ma recherche.
C’est à cette époque qu’eut lieu un changement radical, un retournement copernicien. Cet événement, ou plus précisément, ce non-événement, est isolé, autonome, sans cause. La certitude qui en découle a une force absolue, une force indépendante de tout événement, de tout objet ou de toute personne. Elle ne peut se comparer qu’à notre certitude intime d’être conscient.
J’étais assis dans mon studio, méditant en silence en compagnie de deux amis. Il était encore trop tôt pour préparer le dîner, notre prochaine activité. N’ayant rien à faire, n’attendant rien, j’étais disponible. Mon esprit était libre de dynamisme, mon corps détendu et sensible, bien que je sente un léger inconfort dans la nuque et le dos.
Au bout de quelque temps, Yvan, l’un de mes amis, entonna à l’improviste un chant traditionnel sanscrit, le Gayatri Mantra. Les syllabes sacrées entrèrent mystérieusement en résonance avec ma présence silencieuse qui sembla devenir intensément vivante. Je sentis un désir profond s’élever en moi, en même temps qu’une résistance m’empêchait de vivre pleinement la situation, de répondre de tout mon être à cette invitation de l’instant, et de m’y fondre. Au fur et à mesure que l’attirance mystérieuse suscitée par le chant augmentait, la résistance elle aussi s’accroissait, peur grandissante qui devint bientôt une terreur intense.
A ce point, je sentis que ma mort était imminente, et que cet horrible événement allait être déclenché sans coup férir par le moindre lâcher prise, le moindre abandon à la beauté promise par le chant. J’étais à la croisée des chemins. A la suite de ma quête spirituelle, le monde et ses objets avaient perdu toute attraction pour moi. Je n’en espérais rien de substantiel. J’étais l’amant exclusif de l’absolu, et cet amour me donna le courage de plonger dans le grand vide de la mort, de mourir pour l’amour de cette beauté, si proche maintenant, cette beauté qui m’invitait par-delà les mots sanscrits.
La terreur intense qui m’avait saisi dénoua instantanément son étreinte et se mua en un flux de sensations corporelles et de pensées qui se mirent à converger vers une pensée unique, la pensée « je », tout comme les racines et les branches d’un arbre convergent vers leur tronc commun. Dans une aperception quasi simultanée, l’entité personnelle à laquelle je m’identifiais jusqu’alors se révéla en totalité. Je vis sa superstructure, les pensées nées du concept « je » et son infrastructure, les traces de mes peurs et de mes désirs au niveau physique. L’arbre entier était maintenant contemplé par un œil impersonnel. La superstructure des pensées et l’infrastructure des sensations corporelles s’évanouirent rapidement, laissant seule la pensée « je » dans le champ de la conscience. Pendant quelques instants, encore, la pure pensée « je » sembla vaciller, telle la flamme d’une lampe dont l’huile vient à manquer, puis s’éteignit complètement.
A ce moment précis, le fondement intemporel de mon être se révéla dans sa splendeur immortelle.
Francis Lucille, Le sens des choses. Entretiens sur la non-dualité, Accarias L’Originel
RÉALISER LE MOMENT PRÉSENT
30 décembre 2010En cet instant béni où tout est complètement nouveau et inconnu, je vous souhaite de RÉALISER que seul le moment présent existe. Percevez l’immensité du présent et l’infini diversité de ce qu’il contient.
Toute notion de passé et de futur existe dans un monde imaginaire créé par le mental. Je vous invite à regarder la vérité en face et à vous demander si l’année 2010 existe vraiment. Avec une rigueur scientifique, on ne peut que réaliser que l’année 2010 n’existe pas et n’a jamais existé ailleurs que dans notre pensée. Sortez de votre pensée et ressentez ce qui est ici et maintenant. Il n’y a rien d’autre à faire.
L’année 2011 est un leurre. Il n’existe que le présent qui vous façonne à chaque instant. Vous êtes le présent jouant avec vous-même. Réaliser le moment présent, c’est découvrir la Vérité. C’est ce que je vous souhaite de tout coeur.
Avec amour,
Claudette











