" Pour réaliser ce qui vous tient vraiment à coeur, VOUS ! "

La spiritualité commence où finit l'ego.

-- Gilbert Anken

La Vérité est un pays sans chemins, que l'on ne peut atteindre par aucune route, quelle qu'elle soit: aucune religion, aucune secte.

-- J. Krishnamurti

Quelle est votre nature réelle?

Est-elle d'écrire, de marcher ou bien est-elle tout simplement d'être?

La réalité unique et inaltérable est le fait d'être.

Tant que vous n'aurez pas réalisé ce niveau d'être à l'état pur, vous devrez poursuivre votre enquête.

-- Ramana Maharshi

Comme il est difficile de se désolidariser de soi! Il faut le faire sans un adieu, sans se retourner, avec le sourire de l’ami qui va bientôt retrouver le moi comme un prolongement de Soi, et vivre avec lui, dans l’acceptation pure et simple de sa merveilleuse... absence.

-- Roger Quesnoy

Le sage n’est pas celui qui sait résoudre les problèmes, mais celui qui sait ne pas les créer.

-- Auteur inconnu

Après tout, qu'est Dieu ? Un éternel enfant jouant un jeu éternel dans un éternel jardin.

-- Sri Aurobindo.

LA DUALITÉ EST UNE ILLUSION, SEULE L’UNITÉ EXISTE ! 

1 septembre 2009

Beau paysage

Tout ce que vous voyez, sentez, touchez, entendez ou pensez émerge et apparaît dans la pure conscience. Le temps et l’espace émergent de la pure conscience. Lorsque vous avez compris que tout provient de la même substance, il n’y a plus de conflit. Votre corps et celui de milliard d’autres êtres humains, de même que les arbres, les animaux et les rivières émergent et apparaissent dans cette pure conscience. Vous êtes cette pure conscience, c’est votre vraie nature. Vous êtes cela !

C’est comme l’océan. Toutes les vagues, si douces ou déferlantes soient-elles, sont un produit de l’océan. Il ne pourra jamais en être autrement.

La pure conscience c’est vous. Rentrez chez vous, retrouvez qui vous ĂŞtes et vivez votre vie paisiblement. Il n’y a rien d’autre Ă  faire. Il n’y a pas d’autres apprentissages, pas de dĂ©fi Ă  relever, pas de problème Ă  rĂ©soudre. SOYEZ, tout simplement. L’ego a toujours besoin de dĂ©fi pour prouver qu’il est capable, qu’il est meilleur qu’hier et qu’il est en train de s’amĂ©liorer. Il veut ĂŞtre meilleur que les autres pour ne pas se sentir dĂ©valorisĂ© ou meilleur que lui mĂŞme pour nourrir l’impression d’aller quelque part. Il crĂ©e un futur et passe sa vie Ă  essayer de vivre ce futur. Au-delĂ  de l’ego qui est fondĂ© sur la dualitĂ©, il y a vous l’UnitĂ© dans lequel tout apparaĂ®t.  La conscience pure n’est pas divisĂ©e en deux ni en cent  parties. Il n’y a aucune division, il n’y a que l’UnitĂ© Ă©ternelle. L’avez-vous rĂ©alisĂ© ?

Cette vĂ©ritĂ© ne peut ĂŞtre apprĂ©hendĂ©e avec l’intellect,  car c’est au-delĂ  de l’intellect. Seule votre conscience peut reconnaĂ®tre cette vĂ©ritĂ©. DĂ©tendez-vous et laissez-vous toucher par ce qui vous habite. Accueillez vos Ă©motions et votre rĂ©alitĂ© avec bienveillance.

HONORER CE QUI EST, EST LA SEULE SPIRITUALITÉ

Claudette

PAUSE ESTIVALE

29 juin 2009

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Je suis en pause estivale pour les 2 prochains mois.

N’hĂ©sitez pas Ă  Ă©crire si voius en avez envie.

 

Avec affection,

Claudette

JE NE SAIS COMMENT

3 juin 2009

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Bonjour,

Plusieurs d’entre vous ont remarquĂ© que mes commentaires se faisaient de plus en plus rares. J’en conviens. Ces derniers mois, mes activitĂ©s professionnelles ont pris tout mon temps et mon Ă©nergie. Je me suis parfois sentie embarrassĂ©e de ne pouvoir participer autant que je le souhaitais. J’anticipe un changement de rythme durant l’Ă©tĂ©. Merci de votre comprĂ©hension.

Aujourd’hui je vous offre un texte Ă©crit par un participant qui me touche profondĂ©ment.

JE NE SAIS COMMENT

Je ne sais comment en parler tellement cela apparait dérisoire, inutile
Des pans entiers de calme s’installent Ă  mon insu, au fond d’une absence de quoi que ce soit
D’Ă©coute en Ă©coute je me laisse guider
En négligeant les influences, les tentations, qui ne sont pas des tentations, mais plutôt des contraintes programmées, conditionnées.
Ainsi le gré du vent des alizés est le meilleur conseiller
Et je vogue sans gouvernail
Sans compas
Ainsi, et cela ne s’installe ni jamais longtemps, ni vraiment quand je le veux, une sorte de recul se prend
Un recul du recul
Une sorte d’absence plutĂ´t
Une absence oĂą je ne suis pas en danger de perdre pied du fait d’ĂŞtre absent
Je me rappelle adolescent perdre pied avec danger, avec
provocation.
Je lâchais le volant de la voiture Ă  vitesse moyenne, ou je fermais les yeux…pour voir
Là, il y avait absence forcée, inutile, et dangereuse
Et en fait tout à fait contrôlée, malgré ma certitude du contraire
En fait je jouais
Ă  faire semblant de dĂ©placer l’horizon…

Aujourd’hui, il me parait tout Ă  fait inutile de parler de tout ce que je dĂ©couvre tellement c’est simple
En mĂŞme temps sans avoir le sentiment comme souvent de faire un exercice scolaire que j’aurais compris
Mon besoin de le partager n’est qu’une joie de plus…
Sans commentaire
D’ailleurs aucun commentaire n’est nĂ©cessaire
C’est tellement loin et près Ă  la fois
Je ne peux mĂŞme pas souhaiter que cela revienne…
Ce serait suicidaire pour la simplicité du fait même
De l’Ă©tat plutĂ´t que du fait
Je n’Ă©prouve d’ailleurs aucune envie d’en parler Ă  ma femme ou Ă  des amis Ă  qui je serai bien incapable d’expliquer ce qu’ils sont en droit de vouloir comprendre
Il n’y a rien Ă  comprendre
Et c’est sans doute lĂ  le secret
Plonger sans filet, sans regarder
Ou en regardant le vide dans le blanc des yeux…. au choix!

Je ressens de plus en plus finement ces « bĂ©nĂ©fices  » Ă  ne pas toucher les parois
A ne pas m’y rĂ©fĂ©rer
A ne pas m’en rassurer
A ne rien chercher que l’Ă©coute de la volition profonde
Qui en plus n’en est mĂŞme pas une !
Une sorte de vecteur de cette volition tout au plus
Une sorte d’outil, un prolongement de la main du bon vouloir de la source
Qui d’ailleurs n’a aucun vouloir
Mais c’est une autre histoire qui n’est pas accessible Ă  l’esprit

Oui , je sais que je dĂ©roge au silence quand j’Ă©cris pour dire ce qui est indicible
Oui, je sais que c’est inutile et stĂ©rile
Oui, cela alimente et renforce celui que je crois ĂŞtre

Mais cet écart me fait tellement plaisir que ce partage dans le monde des mots est une rampe dans le monde des objets
Une rampe qui me soutient, me porte
Et parfois m’inonde.

Jean-Marc

L’incroyable guĂ©rison du Dr Jill Bolte Taylor

15 mai 2009

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Voici la vidéo de Jill Bolte Taylor

Article de Véziane de Vezins vu dans le Figaro.fr

Victime d’un grave accident vasculaire cĂ©rĂ©bral le 10 dĂ©cembre 1996, la neurobiologiste Jill Bolt Taylor recommença ses confĂ©rences six mois plus tard, après une longue convalescence aux cĂ´tĂ©s de sa mère.

Jill Bolte Taylor, neurobiologiste renommĂ©e, est passĂ©e de l’autre cĂ´tĂ© du voile. Son accident vasculaire cĂ©rĂ©bral, qu’elle a suivi consciente, lui a permis une nouvelle approche de la vie qu’elle raconte dans «Voyage au-delĂ  de mon cerveau» (Éditions J.-C. Lattès). PhĂ©nomĂ©nal succès de librairie aux États-Unis, aujourd’hui en vente en France.

Pour une chance, c’est une fameuse chance ! «Combien de chercheurs en neurosciences ont l’opportunitĂ© de vivre par eux-mĂŞmes un accident vasculaire cĂ©rĂ©bral ?» Jill Bolte Taylor exulte. Elle a deux ou trois messages Ă  faire passer, et les vingt-deux langues dans lesquelles son livre est traduit, son passage aux États-Unis dans le show d’Oprah Winfrey et le projet de film pour lequel Jodie Foster est dĂ©jĂ  partante ne lui semblent pas de trop. Parce que des bonnes nouvelles, il y en a. DĂ©jĂ  celle-ci, et c’est une neuro-anatomiste qui le dit : «L’hĂ©misphère droit de notre cerveau est programmĂ© pour le bonheur, la paix, la compassion.» Et celle-ci encore : «Le circuit neuronal de la colère est mobilisĂ© durant exactement une minute et demi, après quoi la tension retombe. Libre Ă  nous de ne pas donner suite.» Et cette autre : «La plasticitĂ© des neurones donne Ă  chacun la possibilitĂ© de “virer Ă  droite” et de choisir la paix et l’amour plutĂ´t que l’affrontement.» Il ne s’agit pas lĂ  d’une dĂ©claration de foi politique, mais d’un constat scientifique rendu possible il y a environ neuf ans, lorsque la neurobiologie s’est rendu compte que les transmetteurs du cerveau Ă©taient en constant renouvellement.

Une synapse n’y retrouverait pas ses petits. Quel rapport avec le grave accident vasculaire cĂ©rĂ©bral (AVC) dont fut victime Jill il y a douze ans ? Comment une longue et pĂ©nible convalescence qui l’a obligĂ©e Ă  un corps Ă  corps de tous les instants avec son hĂ©misphère gauche a-t-elle pu rendre le professeur de l’UniversitĂ© de l’Indiana et porte-parole de la Banque des cerveaux de Harvard quasiment bouddhiste ? Nous avons ici le fruit d’un long cheminement entre souffrance et Ă©merveillement. C’est le 10 dĂ©cembre 1996, Ă  7 heures du matin, que la scientifique s’est rĂ©veillĂ©e avec une terrible douleur derrière l’Ĺ“il gauche. Une bonne douche et il n’y paraĂ®tra plus, s’est-elle dit. Oui, mais cette grande admiratrice du cerveau sentait que les cinquante milliers de milliards de cellules constituant son corps ne rĂ©pondaient plus. Ses mouvements Ă©taient saccadĂ©s, les sons dĂ©formĂ©s, l’Ă©quilibre lui manquait. Puis elle perdit peu Ă  peu la perception en trois dimensions. Puis les informations qui Ă©taient sa vie : s’habiller, aller au travail. Mais oĂą se trouve ce travail ? Et comment conduit-on une voiture ? Tout cela en tentant d’analyser ce qui Ă©tait en train de lui arriver. Plus tard, elle sut que son cortex moteur Ă©tait atteint lorsque son bras droit refusa tout office. Mais nulle peur : en mĂŞme temps, une douce euphorie la gagnait. Ce n’est qu’au terme d’un effort surhumain et au milieu d’un Ă©croulement de neurones – son hĂ©misphère gauche Ă©tait en pleine hĂ©morragie, mais elle l’ignorait encore – qu’elle comprit l’urgence d’appeler des secours. Mais les chiffres n’avaient plus de signification pour elle. Elle chercha, toujours en luttant contre le sentiment de bĂ©atitude qui l’envahissait, un nom qu’elle connaissait bien. Dans un Ă©clair, elle comprit qu’elle avait un AVC. Elle compose comme un enfant le numĂ©ro de son bureau Ă  la Banque des cerveaux. Son ami, le Dr Vincent, est au bout du fil. Jill essaie alors de bredouiller quelque chose. Mais c’est un borborygme qui sort. «Mince, on dirait un chien qui aboie», songe-t-elle, rĂ©alisant que le centre de la parole est atteint.

Le Dr Vincent comprend quand mĂŞme. Quand on la transporte enfin Ă  l’hĂ´pital, chaque geste la fait sombrer dans un Ă©puisement qui l’emporte dans le sommeil. Mais alors lĂ , quelle merveille ! «Mon Ă©nergie spirituelle flottait en suspension autour de moi, telle une baleine gĂ©ante dans un ocĂ©an d’euphorie muette.» L’anatomiste aurait diagnostiquĂ© : perte du cerveau gauche, qui baignait dans son sang, et donc report de toutes les sensations Ă  travers le crible du cerveau droit.

Mais elle n’en Ă©tait pas lĂ . Commença une longue convalescence avec sa mère, qui comprenait le besoin frĂ©nĂ©tique de sa fille de dormir. Entre deux sommes, sĂ©ances de rééducation. Se dresser sur son sĂ©ant, tenter de comprendre ce qu’on vous dit, retrouver les mots disparus. Puis ce fut le tour des lettres. Jill dut rĂ©apprendre Ă  lire. Ă€ conduire. Ă€ rĂ©ussir un puzzle. Ă€ monter des escaliers…

Au fur et Ă  mesure que sa vie se remettait en place – elle recommença ses confĂ©rences six mois après l’AVC – le Dr Bolte Taylor rĂ©alisa qu’elle avait une nouvelle mission Ă  mener auprès de tout individu dotĂ© d’un cerveau : «Si mon odyssĂ©e intĂ©rieure m’a appris une chose, c’est que la quiĂ©tude est Ă  notre portĂ©e. Il nous suffit, pour y parvenir, de faire taire la voix de notre hĂ©misphère gauche dominant.»

Cette voix compte, bavarde, évalue, suppute. Elle est capable de vous souffler les pires idées : découragement, fureur, peur. Elle nous structure aussi par le langage, la raison, la connaissance. Comment utilise-t-on alors son hémisphère droit ? Nul manuel ne nous a jamais appris le bonheur par mobilisation latéralisée de la matière grise.

ESSAYER

13 avril 2009

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Tiré du week-end intensif à San Diego, Californie 10 février 2002.

Le thème « essayer » est apparu ce week-end. Essayer, c’est faire un effort. Essayer, c’est faire un effort dans le but d’obtenir quelque chose ou de repousser quelque chose. Une grande partie de l’attention est consacrĂ©e Ă  essayer. Une fois encore, je dirai qu’il n’y a rien de mal Ă  essayer; cela fait partie du caractère de l’animal humain. Mais une fois qu’apparaĂ®t le dĂ©sir de reconnaĂ®tre en vĂ©ritĂ© qui vous ĂŞtes, tous les mĂ©canismes qui ont Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©s, pratiquĂ©s et suivis, deviennent alors un obstacle.

Nous avons l’histoire de Bouddha pour nous inspirer. Il a essayĂ© tant de choses diffĂ©rentes et finalement il s’est assis en silence et n’a rien fait. Tout, les dieux, les jeunes danseuses, la beautĂ©, l’horreur lui sont apparu, essayant de l’Ă©loigner du non-effort. Il n’y avait rien de mal dans l’apparition de jeunes danseuses ou de dĂ©mons; c’Ă©tait simplement la nature du dĂ©roulement de ses pensĂ©es. Ce pour quoi nous le rĂ©vĂ©rons tellement, c’est qu’il a fait face Ă  ce dĂ©fi sans bouger. C’est lĂ  qu’est le dĂ©fi.

C’Ă©tait la mĂŞme chose pour Ramana lorsqu’il Ă©tait un jeune homme. Il n’a pas essayĂ© de faire quoi que ce soit de spĂ©cial. Il n’a pas essayĂ© de devenir quelqu’un de spĂ©cial. Il n’a pas peinĂ© Ă  Ă©tudier pour arriver Ă  ĂŞtre un grand saint vĂ©nĂ©rĂ© plus tard. Mais quand il Ă©tait jeune, il Ă©tait paralysĂ© par la peur de la mort, et par une certaine grâce, un certain mystère, il n’a pas essayĂ© de changer cela. Il s’est simplement arrĂŞtĂ© et y a fait face.

Ceci est possible pour chacun d’entre nous. Et personne, ou presque, ne nous dit que c’est possible pour tout le monde. Nous l’attribuons aux grands saints, aux messies et prophètes, et nous disons que « c’Ă©taient eux, c’Ă©tait lui, c’Ă©tait elle, mais ce ne pourrait pas ĂŞtre moi. Je ne pourrais pas faire ça. » Ce dĂ©ni doit cesser si vous voulez rĂ©aliser le dĂ©sir, qui est apparu dans votre vie, de savoir qui vous ĂŞtes vraiment. Ce dĂ©sir n’apparaĂ®t pas dans la vie de tout le monde. Mais il est apparu dans la vĂ´tre, et vous l’avez fui, vĂ©nĂ©rĂ©, exploitĂ© pour ce qu’il pouvait vous apporter et vous l’avez haĂŻ et adorĂ©. Vous avez essayĂ© de l’arranger, de le changer, de faire en sorte qu’il meure, qu’il s’en aille, et maintenant, enfin pour la première fois, vous entendez: arrĂŞtez-vous! ArrĂŞtez d’essayer ! Peu importe comment vous l’avez entendu auparavant, vous l’avez entendu ainsi: « eh bien oui, je vais essayer de m’arrĂŞter. J’arrĂŞterai si je peux. »

Hier, nous avons examinĂ© un mĂ©canisme de l’esprit : comment essayez-vous de fuir ? La fuite fait partie de la dualitĂ©, du duo des pouvoirs primitifs de l’esprit. L’autre moitiĂ© c’est : comment essayez-vous de conserver ? Il y a des choses dont vous aimeriez vous dĂ©faire, vous Ă©chapper, et d’autres choses que vous souhaiteriez garder. Certaines choses que vous aimez sont conservĂ©es; elles sont lĂ  par une sorte de grâce ou de bĂ©nĂ©diction. Certaines choses sont gardĂ©es tout au long de la vie. Je ne parle donc pas de se dĂ©barrasser de quoi que ce soit; je parle plutĂ´t de reconnaĂ®tre la manière dont vous essayez de conserver les choses : vous pouvez les conserver en gardant ce que vous aimez, mais aussi en gardant ce que vous n’aimez pas. Comment essayez-vous de les conserver ? Qu’est-ce qui est impliquĂ© dans cet effort pour les garder ? En de nombreuses occasions, quelqu’un m’a demandĂ© : « oui, mais comment, comment , comment ? » Et toujours le comment, c’est comment vous rĂ©sistez, comment vous essayez de conserver, comment vous essayez de vous Ă©chapper, comment vous essayez d’arriver quelque part, comment vous essayez de vous enfuir ? Demandez-vous : « Comment j’essaie d’Ă©viter de m’exposer ? Comment j’essaie de repousser la rĂ©vĂ©lation ? Comment j’essaie de refuser la prise de conscience ? » Et aussi : « Comment j’essaie de garder la prise de conscience, la transparence, la rĂ©vĂ©lation ? »

Voyez, c’est la mĂŞme chose. Ce n’est pas nĂ©cessaire. Ce n’est que le tissage de l’Ă©nergie mentale. Mais ça ne fait pas un beau tapis, ça donne un fouillis, parce que ça part, puis ça s’arrĂŞte, ça repart et ça s’arrĂŞte. Il ne se soumet pas au Tisserand essentiel et Ă©ternel qui veut que votre vie tisse une tapisserie de VĂ©ritĂ©. C’est très simple, vous n’avez qu’Ă  dire la vĂ©ritĂ©. Sans savoir ce qui va se dire, vous n’avez qu’Ă  ouvrir la bouche et Ă  dire la vĂ©ritĂ©. Suis-je en train d’essayer d’ĂŞtre le bon Ă©lève ? Suis-je en train d’essayer d’ĂŞtre l’Ă©tudiant rebelle et indĂ©pendant ? Suis-je en train d’essayer d’ĂŞtre l’enseignant ? Suis-je en train d’essayer d’ĂŞtre le dĂ©vot ? Suis-je en train d’essayer de n’ĂŞtre aucun de ceux-lĂ  ? Ă€ ce stade de votre vie, vous pouvez reconnaĂ®tre que vous avez le choix. Le choix de pouvoir simplement ĂŞtre. Sans rien faire pour ĂŞtre. Sans rien garder pour ĂŞtre. Sans rien fuir pour ĂŞtre. Ă€ ce stade, rien n’est nĂ©cessaire pour ĂŞtre. Pour dire la vĂ©ritĂ©, arrĂŞtez simplement d’essayer de vous accrocher au mensonge. Si vous arrĂŞtez d’essayer d’ĂŞtre quelqu’un, d’ĂŞtre quelque chose, alors le naturel, la puretĂ© et l’innocence apparaissent.

http://www.gangaji.org/satsang/library/translations/f_meetings.asp

LA GRÂCE

2 mars 2009

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Je ressens toujours une grande vénération devant cette photo de Ramana Maharshi. Quelle sagesse, quel amour, quelle pureté ! Quelle présence !

Voici un extrait du livre «Les enseignements de Ramana Maharshi» publiĂ© chez Albin Michel – SpiritualitĂ©s vivantes 2005  p. 451-452.

Q. La grâce est-elle nécessaire pour parvenir au Soi ?
M. Oui
Q. Comment obtenir la grâce divine ?
M. Par l’abandon de soi.
Q. Je ne ressens toujours pas la grâce.
M. La sincérité fait défaut. L’abandon ne doit être ni verbal, ni conditionnel.
Pour illustrer ces déclarations, des passages d’un  livre de saint Justinien furent lus « La prière n’est pas verbale. Elle vient du cœur. S’immerger dans le Cœur est prière. C’est aussi la Grâce.»
Un certain Alvar dit : « Je te cherche depuis toujours. Mais en réalisant le Soi je découvre que Tu es le Soi. Le Soi est mon tout, tu es donc mon Tout. »
Q. Les impuretés de la limitation, de l’ignorance et du désir constituent les obstacles sur la voie de la méditation. Comment faire pour les maîtriser ?
M. En ne se laissant pas emporter par eux.
Q. La grâce est nécessaire pour y parvenir ?
M. Oui, la Grâce est à la fois le début et la fin. L’introversion est due à la Grâce; la persévérance est due à la Grâce; la Réalisation est due à la grâce. Voilà la raison de la déclaration « Ne t’abandonne qu’à Moi seul. » Si on est complètement abandonné, existe-t-il encore la plus infime parcelle pour réclamer l’intervention de la Grâce ? On est alors submergé par la Grâce.

Qui suis-je? Qui suis-Je?

19 février 2009

 

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Image vue sur le blog http://aksysmundi.hautetfort.com/archive/2008/01/18/mysticisme.html

 

Je vous offre un texte Ă©crit par un participant suite Ă  un atelier sur l’EnnĂ©agramme. Il a vu qui il n’Ă©tait pas, puis il a vu qui il est.  Quelle rĂ©vĂ©lation soudaine ! Quelle beautĂ© ! Il a vu. Je rends grâce pour cette dĂ©couverte.

je ne suis pas mon corps physique
je ne suis pas mes émotions
je ne suis pas mes pensées
ni mes réalisations, ni les biens, le pouvoir, les relations, les connaissances que j’ai pu accumuler
ni la somme de mes actes, de mes paroles, de mes écrits.

je ne suis pas un individu séparé, isolé, indépendant, autonome, distinct;
je ne suis ni l’observateur, ni l’observé.

je ne suis pas ce tissu de constructions mentales que j’appelle moi, la personnalité à laquelle je m’identifie.

je ne me situe pas dans les objectifs à atteindre, la performance, la comparaison, les résultats.

je ne suis ni d’une nation, ni d’une famille, ni d’un sexe, ni d’un groupe.

je ne suis pas le « vêtement » temporaire que je porte;
je ne suis ni dans le passé, ni dans le futur.

Je suis au Centre du Cercle sans contour délimité…

En somme, je ne suis rien…
Pourtant, étant vide, Je participe du Tout,
Je suis Tout;
Il est en Moi, Je suis en Lui.
Je suis la terre, l’eau, l’air et le feu;
Je suis le ciel, les étoiles, les univers, les galaxies, les systèmes solaires, les planètes;
Je suis la nature et la vie, l’arbre, le blé, la fleur, l’animal, le minéral;
Je suis toutes les formes, les couleurs et les notes de la gamme;
Je suis énergie, vibration et oscillation;
Je suis le microcosme et le macrocosme;
Je suis tout cela Ă  la fois.

Je suis au-delà du temps et de l’espace;
Au-delà du visible, des sens, du manifesté et de la diversité;
Au-delà du bien et du mal, du beau et du laid, du féminin et du masculin, de la vie et de la mort; de la dualité.

Je suis Totale interpénétration, intégration, liaison, unification.
Je suis Un.

Je suis sans forme, sans nom, sans odeur, sans goût, sans taille, sans sonorité.
Je suis le non manifesté et pourtant pleine potentialité;
Je suis toutes les possibilités.

Je suis l’Être Éternellement Présent
Ici et maintenant
Le Commencement et la Fin simultanément
Je suis Conscience
Je suis Amour

Je suis.

Éric,
Février 2009

LE SAVOIR

28 janvier 2009

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Krishnamurti mit constamment l’accent sur la juste place de la pensée dans la vie quotidienne. Il montra aussi les dangers de la pensée en tant que savoir et images mentales quand elle opère dans le champ des relations. Voici quelques extraits :

Comment l’esprit qui fonctionne Ă  partir du savoir – comment le cerveau qui enregistre tout le temps – va-t-il arriver Ă  son terme et voir l’importance de ce constant enregistrement pour ne plus le laisser aller dans n’importe quelle autre direction ? Très simplement : vous m’insultez, vous me blessez, par des mots, des gestes, par un acte rĂ©el ; cela laisse une trace dans le cerveau qui est mĂ©moire. Cette mĂ©moire est savoir, ce savoir va interfĂ©rer lors de notre prochaine rencontre – De toute Ă©vidence… Le savoir est nĂ©cessaire pour agir lorsqu’ il me faut rentrer Ă  la maison depuis cet endroit ; je dois avoir du savoir pour faire ceci. Il me faut du savoir pour parler Anglais ; il me faut du savoir pour Ă©crire une lettre et ainsi de suite. Le savoir en tant que fonction, fonction mĂ©canique, est nĂ©cessaire.

Maintenant si j’utilise ce savoir dans ma relation avec vous, un autre être humain, je mets en place une barrière, une division entre vous et moi, c’est-à-dire l’observateur. Ceci veut dire que le savoir, dans la relation, dans la relation humaine, est destructeur. Ce savoir qui est la tradition, la mémoire, l’image, que l’esprit a construite de vous, ce savoir est séparateur et par conséquent, crée du conflit dans notre relation.

Le cerveau a été entraîné à enregistrer parce que dans cet enregistrement il y a de la sûreté, de la sécurité, un sens de vitalité ; dans cet enregistrement l’esprit crée une image au sujet de soi-même. Et cette image sera constamment blessée. Est-il possible de vivre sans une seule image au sujet de vous-même, ou de votre mari, femme, enfants, ou au sujet des politiciens, des prêtres, ou d’un idéal ? C’est possible, et si vous ne le découvrez pas vous serez toujours blessé, vous vivrez toujours selon un modèle dans lequel il n’y a pas de liberté. Lorsque vous êtes totalement attentif il n’y a pas d’enregistrement. C’est seulement lorsqu’il y a inattention que vous enregistrez. C’est-à-dire : vous me flattez ; j’aime cela ; le fait d’aimer à ce moment-là est de l’inattention et par conséquent l’enregistrement a lieu. Mais si lorsque vous me flattez je l’écoute complètement sans aucune réaction, alors il n’y a pas de centre qui enregistre.

Le cerveau est la source de la pensĂ©e. Le cerveau est matière et la pensĂ©e est matière. Le cerveau peut-il – avec toutes ses rĂ©actions et ses rĂ©ponses immĂ©diates Ă  chaque dĂ©fi et chaque exigence – le cerveau peut-il ĂŞtre très calme ? La question n’est pas de mettre fin Ă  la pensĂ©e mais de savoir si le cerveau peut ĂŞtre complètement immobile. Cette immobilitĂ© n’est pas une mort physique. Regardez ce qui arrive lorsque le cerveau est complètement immobile.

ĂŠTRE

12 janvier 2009

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Nathan Gill est né en Angleterre en 1960. Après avoir lu de nombreux auteurs dans le domaine de la spiritualité, sa vie bascule après sa rencontre avec Tony Parsons, pour qui nous sommes déjà éveillé. « A son contact, le tricotage mystique dont j’avais profusément paré le drame de l’illumination devint très clair. […] Il se trouva qu’en septembre 1998, il se produisit un évènement moins frappant mais similaire à l’évènement de la traversée du Parc que Tony décrit dans son livre. J’étais en train de jardiner et il bruinait. Me redressant, je regardais aux alentours : il y avait une subtile impression de moi n’étant pas là. […] Avec ce soudain évanouissement du moi, tout besoin de compréhension disparut, pendant que se révélait un savoir profond. […] Au fil de la journée, l’absorption en tant que “je” commença subtilement à réapparaître et à s’approprier cet évènement – qui était précisément la disparition du “je” – comme “mon” illumination, “mon” éveil. […] De toute évidence, l’évènement qui s’était produit dans le jardin n’avait aucune importance particulière… Sa survenue a seulement mis un terme à ma confusion, me permettant de me rendre compte comment j’avais subtilement attendu un évènement en guise de permission d’être ce que je suis déjà. Cette clarté ne dépend pas de l’absence ou de la présence du “je”. Si le “je” apparaît, il est simplement vu pour ce qu’il est. »

En tant que témoin d’éveil, Nathan Gill nous propulse de plein pied dans l’univers de l’être, pour nous percevoir à la fois dans l’identification aux manifestations de l’ego, et dans ce qui en nous est au-delà de toute identification. Au cours de ses entretiens avec des visiteurs de passage, de nombreux chercheurs dressent un bilan sans concession de leurs années d’errance spirituelle. L’auteur nous livre ces échanges émouvants dans leur intégralité et bien des lecteurs y trouveront un reflet de leur propre expérience. Dans un retour vers l’essentiel, il nous affirme constamment qu’il n’est aucune nécessité de changer ou d’atteindre quoi que ce soit pour être.

Nathan Gill déplace le questionnement habituel du chercheur spirituel.

« La recherche pour l’éveil se focalise en général sur “ se débarrasser du sens de l’individualité ”, comme s’il s’agissait de quelque chose de faux ou d’irréel. Mais s’il y a un sentiment d’individualité et une histoire tournant autour d’une recherche pour s’en débarrasser, c’est alors précisément cela la réalité.
Être n’exige absolument rien. Il n’est aucune nécessité de changer ou d’atteindre quoi que ce soit pour être. »

ÊTRE de Nathan Gill – Éd. Accarias L’originel 2008 – 160 p.

LA TRANSCENDANCE

20 décembre 2008

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Sokei-An Roshi

Les gens me demandent parfois : «Sokei-an, vous qui connaissez le monde de la transcendance, qui y demeurez continuellement, comment vivez-vous cela ?»

Ă€ quoi je rĂ©ponds : «J’avais dans les vingt ans quand j’ai pĂ©nĂ©trĂ© dans le monde de la transcendance pour ne plus en ressortir, et j’ai assez peu l’expĂ©rience de l’autre monde.

Comment ai-je accĂ©dĂ© Ă  la transcendance ? Je vous dirai la vĂ©ritĂ© : Un jour, j’ai effacĂ© toutes les reprĂ©sentations de mon esprit. J’ai renoncĂ© Ă  toutes les convoitises. J’ai Ă©cartĂ© tous les mots avec lesquels je pensais, et mon esprit s’est immobilisĂ©.
Une sensation quelque peu Ă©trange s’est alors emparĂ©e de moi – comme si j’avais Ă©tĂ© portĂ© quelque part ou que j’avais Ă©tĂ© mis en contact avec une puissance inconnue de moi. J’Ă©tais venu proche de cet Ă©tat antĂ©rieurement, j’en avais eu l’expĂ©rience Ă  plusieurs reprises, mais chaque fois j’avais secouĂ© la tète et Ă©tais parti en courant. Cette fois-lĂ , je dĂ©cidai de ne pas m’en Ă©loigner et, pfft ! j’y fus. Mon corps devint sans frontières. Naturellement, la peau Ă©tait toujours lĂ , mais le corps s’Ă©tendait jusqu’aux confins de l’univers.

Je m’Ă©loignai de deux, trois ou quatre mètres, mais restais au centre du cosmos. Je parlais, mais les mots avaient perdu tout sens. Je voyais les gens s’approcher de moi, mais tous Ă©taient le mĂŞme homme, c’est-Ă -dire moi-mĂŞme ! J’avais cru avoir Ă©tĂ© créé, mais j’ai dĂ» changer d’avis : je n’ai jamais Ă©tĂ© créé, je suis le cosmos, il n’existe aucun individu rĂ©pondant au nom de Sasaki.

Je me prĂ©sentai devant mon instructeur. Il me regarda et dit : «Raconte-moi ta nouvelle expĂ©rience, ton entrĂ©e dans le monde de la transcendance». Lui aurais-je rĂ©pondu, eus-je dit un seul mot, j’aurais Ă©tĂ© repoussĂ© de nouveau hors du monde dans lequel je venais de pĂ©nĂ©trer. Je regardai mon instructeur. Il souriait. Lui non plus ne prononça mot… Une seule clĂ© donne accès au monde de la transcendance. Je ne puis vĂ©hiculer l’expĂ©rience en un mot unique, mais peut-ĂŞtre en deux, Ă  savoir «transe Ă©clatante». Dans cette transe, Ă  la limpiditĂ© d’un cristal, l’on est projetĂ© dans le monde de la transcendance, sans que l’on y prenne garde. Cela se passe en un clin d’Ĺ“il ; en un clin d’Ĺ“il la vision se transforme du tout au tout.
Alors on comprend pourquoi les hommes construisent des églises, chantent des hymnes et font des choses singulières.

In Shigetsu Sasaki Sokei-an-Roshi, Sokei-An’s Ubertragung lies Zen – traduit en Français dans Le grand livre des symboles, Éditions MĂ©dicis. Vu sur le site Éveil Impersonnel http://eveilimpersonnel.blogspot.com/2007/08/le-monde-de-la-transcendance-sokei.html